Le problème demeure entier, rappelle la FSSS–CSN

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Relève infirmière

Le problème demeure entier, rappelle la FSSS–CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui représente quelque 8000 professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires, déplore que le comité de travail sur l’accès à la profession infirmière n’ait pas été en mesure de dégager des pistes de consensus sur les solutions à mettre en place dès maintenant, afin de favoriser davantage le relèvement de la formation des infirmières du Québec.

« Nous accueillons favorablement la tenue d’études sectorielles pour mieux documenter les problèmes et les solutions. Toutefois, pour nous, le défi demeure entier. La profession entre actuellement dans une période intense de renouvellement de la main-d’œuvre et cela aura des impacts importants sur la qualité de vie au travail de nombreuses infirmières sur qui reposera l’intégration massive de ces nouvelles recrues qui n’auront pas nécessairement toutes reçu la même formation », rappelle la vice-présidente de la FSSS-CSN, Nadine Lambert. Bien que la FSSS-CSN considère que les infirmières détentrices d’un diplôme d’études collégiales ont toute la compétence nécessaire pour accomplir leur mission et assurer des services de qualité, l’organisation syndicale considère que l’objectif du réseau doit être de compter de plus en plus sur des diplômé-es universitaires dont la formation prépare mieux les finissantes à remplir toutes les tâches qu’on leur confie, dès leur arrivée sur le marché du travail.

Au sein du comité, la FSSS-CSN a plaidé pour une solution qui maintiendrait le caractère qualifiant du DEC, tout en mettant en place les conditions gagnantes pour que de plus en plus d’infirmières poursuivent leur formation à l’université, un parcours que les infirmières choisissent d’ailleurs de plus en plus. La FSSS-CSN souhaitait que ces changements se fassent sans aucun préjudice à l’égard des infirmières actuellement en emploi ainsi que celles qui terminent leurs études.

« Nous demeurons inquiets quant à l’avenir, ajoute Nadine Lambert. Nous redoutons que la division ne s’agrandisse davantage entre l’infirmière bachelière et l’infirmière détenant un diplôme collégial, alors qu’elles sont pourtant toutes des infirmières et qu’elles devraient toutes être reconnues comme telles. Quant à nous, le problème du manque de reconnaissance de l’expérience et de l’expertise des infirmières issues du réseau collégial demeure entier. »

Les syndicats de la FSSS-CSN représentent quelque 130 000 travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux, dont 8000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires.

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