« Le système public, c’est l’accès aux soins pour tous! »

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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L'avenir de notre système de santé ?

« Le système public, c’est l’accès aux soins pour tous! »

par Valérie Lupien

Les professionnels de la santé sont au cœur de notre système de santé. Bon nombre d’entre eux s’inquiètent de l’intrusion croissante du privé dans le système public. En novembre dernier, le Collège des médecins du Québec a même tenu, sous le thème (sic) Le système de santé, c’est l’affaire de tous, un sommet sur la question. Plusieurs questions et problématiques y ont été soulevées. Et au terme de celui-ci, les intervenants se sont nettement prononcés en faveur du financement public quitte à explorer prudemment quelques pistes de collaboration public-privé pour la prestation de certains services de santé au Québec.

Pratiquant la médecine familiale depuis plusieurs années, le Dr Michel L’Étoile croit fermement aux avantages du système public et considère qu’on peut améliorer notre système de santé sans nécessairement faire plus de place au secteur privé.

« Le plus difficile en ce moment est de devoir refuser des gens… C’est impossible de travailler 24 heures par jour. Pourtant, lorsque j’ai amorcé ma pratique, les horaires de travail n’étaient pas aussi chargés », souligne le Dr l’Étoile. Selon le médecin, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. « Il y a présentement diminution des admissions dans les facultés de médecine et beaucoup de médecins sont partis à la retraite dans les années 1990. Et le vieillissement de la population n’est pas sans avoir un impact sur les services et sur ceux qui y travaillent. »

Partisan convaincu du système public, le Dr l’Étoile soutient « qu’un tel système de santé est une excellente façon de redistribuer la richesse. Le privé ne fera que drainer davantage nos ressources! » L’homme se dit convaincu qu’il est possible d’identifier de nouvelles stratégies d’intervention et d’organisation qui permettront d’améliorer le travail des professionnels de la santé et de raccourcir les listes d’attente. « Bien sûr, il y a place à amélioration dans ls système québécois et l’arrivée du privé n’est certe pas la solution », insiste monsieur L’Étoile pour qui manifestement, l’argent et le prfit ne sont pas des valeurs prioritaires.

Un système de santé accessible à tous constitue une question de justice sociale pour le médecin trifluvien. Il voit même un problème d’éthique dans le fait de réaliser des profits aux dépens de la santé de la population. « Dans le public, tout le monde a le droit d’être soigné, peu importe ses moyens financiers ou son état de santé. En milieu privé, ce ne sera assurément pas le cas! », prédit-il.

Comme un bon nombre de médecins québécois, le Dr L’étoile ne croit pas aux avantages d’une place accrue du privé en santé : « le son de cloche que j’ai, entre autres de mes patients, c’est que les Québécois sont plutôt réfractaires à l’idée d’aller vers le privé et ne sont surtout pas prêts à en payer la facture ».

Michel L’Étoile s’interroge à propos du déroulement des travaux de la Commission Castonguay. Son président, Claude Castonguay, a annoncé ses couleurs dès le début de l’exercice. « D’abord, il aurait fallu tenir une consultation publique sur le sujet afin de sonder l’opinion de la population qui est la première concernée par cet enjeu de société majeur », souligne-t-il. Rappelons-nous, conclut-il, de la période qui a précédé l’implantation du système de santé public et de l’insécurité financière des familles du temps. « Peut-on vraiment vouloir revenir en arrière ? »


Source : La Gazette de la Mauricie– 22 janvier 2008

Pour lire le dossier santé complet de La Gazette de la Mauricie (4,7 Mo)

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