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Les agents correctionnels sont exonérés et acquittés dans le cas d’Ashley Smith

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Les agents correctionnels sont exonérés et acquittés dans le cas d’Ashley Smith

Les agents correctionnels sont exonérés et acquittés dans le cas d’Ashley Smith

Ce matin, durant la troisième semaine d’une enquête préliminaire, à Kitchener, en Ontario, un juge a accepté la recommandation des procureurs de la Couronne d’innocenter de toutes les accusations de négligence criminelle ayant causé la mort, trois agents correctionnels à l’établissement pour femmes Grand Valley. C’est à la suite de la mort d’une jeune détenue, Ashley Smith, à cette prison le 19 octobre 2007, que ces trois agents correctionnels avaient été accusés, le 23 octobre 2007.

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) accueille très favorablement cette décision, qui innocente sans l’ombre d’un doute ces agents correctionnels.

« Comme nous l’avons dit dès le début, ces agents correctionnels sont innocents de toute action fautive dans la mort de cette détenue, a déclaré Jason Godin, le président régional de l’Ontario de UCCO-SACC-CSN. Encore une fois, nous voulons offrir nos condoléances à la famille d’Ashley Smith. C’est pourtant important de noter que cette décision démontre que ces agents correctionnels ont tout fait pour sauver la vie d’Ashley Smith dans des conditions extrêmement difficiles. »

Le président national de UCCO-SACC-CSN, Pierre Mallette, a félicité les agents correctionnels fédéraux à l’établissement Grand Valley et partout au Canada pour avoir appuyé leurs collègues dans les pires moments. « Comme syndicat, nous sommes particulièrement fiers des efforts fournis par nos membres qui se sont tenus debout et ont demandé justice », a-t-il soutenu.

Cependant, M. Mallette déplore le traitement que le Service correctionnel du Canada (SCC) a réservé aux agents correctionnels de l’établissement Grand Valley. En effet, quatre autres agents correctionnels ont été suspendus sans solde pour une période de trois mois, et il note que les trois agents correctionnels innocentés aujourd’hui ont été congédiés par le SCC et leurs réputations ont été entachées dans leur communauté.

« L’employeur aurait dû appuyer son personnel de première ligne, a insisté M. Mallette. Au lieu de cela, le SCC les a laissé tomber, ce qui a donné l’impression qu’ils étaient coupables. À la lumière de la décision d’aujourd’hui, il faut absolument que le SCC corrige ses erreurs. »

À long terme, UCCO-SACC-CSN espère que des leçons seront retenues de ce cas tragique. Au mois d’octobre dernier, le syndicat a publié un rapport intitulé « Jugement hâtif », lequel fait état de l’année passée en prison fédérale par Ashley Smith (le rapport est disponible sur le Web à www.uccosacc.csn.qc.ca).

Le rapport décrit en détail la propension d’Ashley Smith à la violence et à l’automutilation, particulièrement son habitude tenace de vouloir s’étrangler avec toutes sortes de cordons de tissu jusqu’à en perdre connaissance. Dans les divers établissements où elle a séjourné pendant sa détention fédérale, la direction du SCC a ordonné aux agentes et aux agents correctionnels de ne pas intervenir au cours de ces incidents, à moins que celle-ci ne cesse de respirer. À l’établissement Grand Valley, la direction a même organisé une séance de formation obligatoire pour s’assurer que les agents correctionnels s’abstiennent d’entrer dans la cellule d’Ashley Smith lors de ses tentatives quasi quotidiennes de s’étrangler.

Le rapport du syndicat a signalé qu’Ashley Smith avait passé presque tout son séjour en établissement fédéral confinée dans une cellule d’isolement. Tout comme les autres délinquantes à risque élevé, elle n’avait accès à aucun programme, ni à aucun travail rémunéré et ne pouvait avoir d’échange verbal qu’avec d’autres détenues perturbées et à risque élevé dans les unités d’isolement.

UCCO-SACC-CSN fait pression pour la mise en place d’une unité spéciale de détention pour délinquantes à risque élevé — comme il en existe pour les hommes détenus. Comme le précisait une proposition faite par le syndicat en 2005, cette unité rendrait possible une plus grande participation aux programmes et aux activités, de sorte que les délinquantes à risque élevé pourraient par la suite se joindre à la population à sécurité maximale d’une manière plus saine et plus sécuritaire.

« Nous sommes très contents de la décision d’aujourd’hui, a répété Jason Godin. Nous savons, pourtant, que nous aurons beaucoup de travail dans l’avenir afin de réclamer et de mettre en place des réformes dont nous avons besoin pour rendre, au Canada, les prisons pour femmes plus humaines et plus sécuritaires. La mort d’Ashley Smith n’était pas nécessaire, mais nous espérons qu’elle ne sera pas vaine. »


Source : CSN — 8 décembre 2008

Pour renseignements : Lyle Stewart, Service des communications-CSN, 514 796-2066

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