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Les lock-outés du Journal de Montréal portent un message à Joseph Facal

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Les lock-outés du Journal de Montréal portent un message à Joseph Facal

Plus d’une cinquantaine de lock-outés du Journal de Montréal ont livré un message particulier à Joseph Facal, alors qu’il donnait un cours dans la salle Proctor & Gamble, à HEC Montréal, ce midi. Les membres du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM–CSN) reprochent au chroniqueur non seulement de continuer à écrire dans le quotidien durant le conflit, mais d’avoir doublé sa contribution en signant deux chroniques par semaine. Ce faisant, estime le STIJM–CSN, il enfreint la loi anti-briseurs de grève en remplaçant un syndiqué. Le 31 mars, le syndicat a déposé une plainte à la Commission des relations du travail pour contester l’utilisation de scabs au Journal de Montréal. Dans cette plainte, Joseph Facal est visé en raison de la deuxième chronique qu’il signe, plutôt qu’une seule comme avant le début de la phase de négociation. Il s’agit, aux dires du syndicat, d’un des nombreux subterfuges utilisés par Quebecor Media pour alimenter le Journal durant le conflit de travail, chose impossible avec les 25 cadres qui y œuvrent. Dans sa requête à la CRT, le syndicat demande à la commission d’émettre une ordonnance enjoignant l’employeur à cesser de publier dans le Journal tout texte et toute photo provenant des publications et sites Internet de 7 jours, 7jours.ca, 24 heures, 24heures.ca, Ici, canoe.ca, argent.ca ainsi que des hebdos régionaux appartenant à Quebecor qui transitent par l’agence QMI, une création de l’empire pour fournir en contenu le quotidien en lock-out. La plainte vise aussi des textes ou des photos en provenance du Journal de Québec traitant d’événements qui se produisent hors de son territoire, comme le prévoit la convention collective du STIJM. Elle porte également sur la publication de caricatures de YGreck.ca et les photos provenant de photographes à leur compte ou à l’emploi d’autres employeurs. Concernant le travail des collaborateurs externes, comme Joseph Facal, le syndicat demande à la commission de faire en sorte que le Journal s’en tienne à la situation qui prévalait avant le début de la phase de négociation, conformément au Code du travail et à sa convention collective. Ainsi, selon le syndicat, Joseph Facal, qui a décidé de poursuivre sa collaboration malgré le déclenchement du lock-out, aurait dû s’en tenir à la rédaction d’une seule chronique par semaine. Attitude honteuse « L’attitude de Joseph Facal, qui a été membre du cabinet du Parti québécois, est honteuse, inacceptable et foncièrement méprisante à l’endroit des lectrices et des lecteurs, des annonceurs et des vrais artisans du Journal de Montréal, ont indiqué les porte-parole syndicaux. Souvenons-nous que c’est le PQ, en 1977, qui a voté la loi anti-scabs. Joseph Facal devrait avoir un problème de conscience. » Les syndiqué-es demandent à Joseph Facal de cesser d’appuyer Quebecor Media qui a jeté ses employé-es sur le trottoir le 24 janvier. En continuant de signer des chroniques, il fait indument perdurer le conflit de travail. Pour les syndiqué-es, il devrait suivre l’exemple de tous ceux et celles, comme Bernard Landry, Daniel Green, Jacques Demers et Martin Brodeur qui ont cessé leur collaboration au Journal de Montréal. Par le dépôt d’une plainte à la CRT, les 253 lock-outés du quotidien de la rue Frontenac veulent rétablir le rapport de force avec leur employeur. La première journée d’audition est le 15 avril. Au cours des prochaines semaines, le STIJM–CSN continuera de multiplier les occasions de dénoncer les agissements de l’empire, qui bafoue le Code du travail et le droit du public à une information de qualité, afin qu’il revienne à la table de négociation.

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