Les obstacles aux droits et à l’égalité des femmes encore trop nombreux

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Les obstacles aux droits et à l’égalité des femmes encore trop nombreux

Malgré le chemin parcouru, Denise Boucher déplore que l’égalité des femmes, leur droit au libre choix d’avoir des enfants et leur autonomie financière sont constamment des remis en question par des choix politiques à courte vue. « Les actes de foi publics envers l’égalité des femmes et des hommes ne donnent pas de pain aux femmes et à leurs familles, alors que la recherche du déficit zéro entraîne la réduction des mesures sociales de même que l’accessibilité aux études universitaires et à des soins de santé », soutient la vice-présidente de la CSN.

Elle rappelle que ce sont les plus démunis, en particulier les femmes, qui sont frappés de plein fouet par les récentes décisions budgétaires du gouvernement de Jean Charest sur les droits de scolarité et la taxe santé. Les plus récentes études scientifiques confirment que les femmes sont encore moins bien rémunérées que les hommes. En 2008, les femmes de 15 à 24 ans gagnaient 71 % de chaque dollar gagné par un homme. Ce sont donc elles qui consacreront un plus haut pourcentage de leurs gains pour rembourser les dettes d’études et pour assumer la taxe santé. De plus, bien qu’elles soient de plus en plus nombreuses à suivre des études universitaires, elles renoncent généralement après le premier cycle pour des raisons économiques, entre autres.

Denise Boucher constate que l’engagement de nombreuses jeunes femmes au sein du mouvement étudiant, du mouvement des indignés et de différentes organisations en quête de justice et de démocratie démontre, sans l’ombre d’un doute, que le féminisme est plus actuel que jamais. « Chaque fois qu’une femme se lève et s’engage pour améliorer le sort de la planète et les conditions de v ie de ses pairs, cette femme ajoute sa voix à toutes celles qui veulent rendre ce monde plus humain et égalitaire », affirme la vice-présidente.

La syndicalisation des femmes demeurent aussi un enjeu fondamental, pour Denise Boucher : «La syndicalisation demeure l’une des clés essentielles au développement de la condition des femmes à plusieurs niveaux, notamment pour leur permettre d’assumer à la fois les responsabilités professionnelles et familiales. »

En 2010, au Canada, seulement 12,5 % des femmes étaient syndiquées, par rapport à 19,0 % des hommes, dans le secteur privé. Ce taux, plus faible chez les femmes, reflète la prédominance des femmes dans des emplois du secteur de la vente et des services, des emplois souvent difficiles et moins rémunérés. Selon Statistiques Canada, les avantages salariaux des emplois syndiqués étaient généralement supérieurs de 7,7 % en 2010.

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