Une maintenance imprévue de nos serveurs aura lieu ce jeudi de 19 h à 22 h. Le site de la CSN ainsi que nos sites affiliés seront indisponibles durant cette période. Nous sommes désolés des inconvénients engendrés.

Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

L’orientation des Conservateurs doit être dénoncée

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

Du même SUJET

Menace de grève à l’ITHQ : la table c’est aussi pour négocier

Menace de grève à l’ITHQ : la table c’est aussi pour négocier

Après quatre séances de conciliation et trente-deux séances de négociation depuis mars 2021, le Syndicat des…
Entente de principe chez Autobus Chambly

Entente de principe chez Autobus Chambly

À la suite d’une ultime séance de médiation tenue ce lundi 28 novembre, une entente de…
Villa d'Alma - En route vers la grève!

Villa d'Alma - En route vers la grève!

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Centres d’hébergement privés de la région Saguenay–Lac-Saint-Jean…
Équité salariale pour le personnel de bureau: des actions de visibilité

Équité salariale pour le personnel de bureau: des actions de visibilité

Des militantes et des militants de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)…
La FTQ, la CSN et la CSQ demandent une banque de congés d’isolement de 10 jours

La FTQ, la CSN et la CSQ demandent une banque de congés d’isolement de 10 jours

« Pour s’assurer que les consignes de la Santé publique puissent être respectées, encore faut-il que…
Distribution 2020 : une première journée de grève aujourd’hui

Distribution 2020 : une première journée de grève aujourd’hui

Le Syndicat des employé-es de Distribution 2020 (CSN), une quincaillerie spécialisée, annonce la première journée de…

Aide au développement international

L’orientation des Conservateurs doit être dénoncée

Il y a maintenant quelques semaines que DEVELOPPEMENT ET PAIX a reçu une réponse de l’Agence canadienne de développement international (l’ACDI) au sujet de sa demande de financement. L’organisation avait déposé une programmation de 49,2 M$ pour 5 ans qui couvrait vingt pays et permettait de travailler avec 136 partenaires. Celle-ci avait été déposée il y a plus de 18 mois. Il aura fallu tout ce temps à l’Agence pour rendre sa réponse et nous annoncer que nous ne recevrons que 14,5 M$ sur 5 ans, et pour travailler dans seulement 7 pays avec une quarantaine de partenaires. Réponse désastreuse pour DEVELOPPEMENT ET PAIX et ses partenaires. Ce seront des dizaines voire des centaines d’emplois qui se perdront chez nos partenaires des pays du Sud. Il faut savoir que DEVELOPPEMENT ET PAIX est l’une des rares organisations qui financent des infrastructures de travail et des salaires dans les groupes que l’organisme appuie. En plus des emplois perdus au Sud, ce seront au moins une douzaine d’emplois qui seront perdus à travers le Canada suite aux coupes effectués par le gouvernement canadien. Déjà plusieurs partenaires ont dû absorber des coupes puisque depuis le 1er septembre dernier DEVELOPPEMENT ET PAIX ne fonctionne qu’avec l’argent amassé directement auprès du public canadien. Malgré la générosité de la population, c’est évidemment insuffisant pour maintenir le même niveau de financement. Ce sont des années de travail, d’efforts, de démocratisation et de développement qui sont compromis par la décision du gouvernement canadien Que penser de ces coupes? Comment les interpréter? Le Syndicat des employées et employés de DEVELOPPEMENT ET PAIX, fait un lien très clair entre le travail d’éducation que fait DEVELOPPEMENT ET PAIX au Canada et la décision du gouvernement canadien. Le gouvernement Harper a été particulièrement dérangé par la campagne qu’a menée DEVELOPPEMENT ET PAIX depuis 2006 au sujet de la responsabilité sociale des entreprises minières dans les pays du Sud, campagne qui a permis de recueillir plus de 500 000 signatures auprès des canadiennes et des canadiens pour que notre pays se dote de mécanismes pour réglementer le comportement des compagnies canadiennes, à l’étranger.

Le gouvernement canadien manque à tous ses devoirs. À plusieurs reprises, le Canada s’est engagé à augmenter le montant de l’Aide publique au développement (APD) et à le porter à 0,7 % du PIB. Non seulement, il n’a fait aucun effort en ce sens, mais il a coupé dans l’APD lors du dernier budget portant celle-ci à 0,29 % du PIB. C’est une honte qu’un pays riche comme le nôtre se désolidarise ainsi des plus pauvres de la planète.

Plus largement, nous constations aussi une dérive dangereuse dans la vision de l’APD portée par le gouvernement canadien. Plusieurs autres organisations canadiennes qui, comme nous, soutenaient les efforts d’organisation de la société civile au Sud ont elles aussi été coupées. Le nouveau système d’appel d’offres implanté par l’ACDI fait en sorte que les priorité d’aide sont maintenant dictées par le gouvernement et non par les ONG porteuses des projets ou encore leurs partenaires. Notre gouvernement choisit de plus en plus de répondre aux besoins au Sud par des services aux populations, déresponsabilisant ainsi les États, au lieu de lutter contre les causes des problèmes en supportant les actions de la société civile pour une meilleure gouvernance. De plus en plus de projets financés par l’ACDI ont aussi une éthique douteuse, par exemple des projets en alliance avec des compagnies minières canadiennes, dont les ravages environnementaux et sociaux sont réparés par des ONG d’ici, subventionnées par de l’argent public canadien. Souhaitons-nous vraiment que l’aide au développement de notre pays serve à restaurer l’image des compagnies minières canadiennes et à leur donner bonne conscience? 

La promotion de la justice sociale est au cœur de la mission de DEVELOPPEMENT ET PAIX. Nous ne pouvons nous taire, il y va de la mission même de l’organisation. Le syndicat a choisi dans un premier temps d’appuyer les deux actions lancées par les membres de l’organisation. Ceux-ci organisent un jeûne du vendredi saint pour protester contre les coupes et faire pression sur le gouvernement. Des membres font aussi la promotion d’une campagne du dollar, où des membres invitent tous les autres membres à aller rencontrer leur député et à lui remettre une pièce de un dollar pour que celui-ci la fasse suivre à l’ACDI et demande à ce que DEVELOPPEMENT ET PAIX reçoive un financement qui lui permettra de continuer son travail avec ses partenaires du Sud. Nous invitons d’ailleurs toute la population à se joindre à ces actions.

L’exécutif du syndicat des employées et employés de DEVELOPPEMENT ET PAIX a convoqué une assemblée générale extraordinaire de ses membres, le 14 avril prochain, pour discuter et décider d’actions à entreprendre face à cette situation.

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket