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Mars 2003 – Les principaux déposants à la Caisse de dépôt et placement du Québec réitèrent leur confiance en la direction

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Mars 2003 – Les principaux déposants à la Caisse de dépôt et placement du Québec réitèrent leur confiance en la direction

Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP)

Les principaux déposants à la Caisse de dépôt et placement du Québec réitèrent leur confiance en la direction.

En dépit des rendements plus que décevants enregistrés à la caisse du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) en 2002, les cinq organisations syndicales, qui représentent près de 400 000 travailleuses et travailleurs dans les secteurs public et parapublic au comité de retraite du RREGOP, réitèrent leur confiance en la direction actuelle de la Caisse de dépôt et placement du Québec et appuient la série de mesures mises en place pour une meilleure gestion de la Caisse.

La capacité du RREGOP à s’acquitter de ses engagements n’est compromise d’aucune manière. Les causes de ces mauvais rendements sont assez bien circonscrites et ne méritent pas de jeter le discrédit sur l’ensemble des gestionnaires de la Caisse, ont fait savoir cet après-midi la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ), la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ) et le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ). Les membres de ces cinq organisations syndicales sont parmi les principaux déposants à la Caisse. Ils y contribuent à hauteur de 30 milliards de dollars au RREGOP seulement, ce qui représente près du quart de son actif.

Des causes bien circonscrites

La piètre performance des marchés boursiers et des carences dans la gestion de la Caisse sont à l’origine des pertes importantes encaissées par le fonds RREGOP. Pour l’année 2002, le rendement, avant déduction des frais de gestion, est de – 8,52 pour cent. La valeur du fonds est passée de 29, 9 milliards de dollars à 27, 2 milliards de dollars. Cela se traduit par une perte de plus de 2 milliards et demi de dollars.

De cette perte, un peu plus de la moitié (-4,59 pour cent) dépend de la mauvaise performance des marchés. L’autre partie de cette perte (-3,93 %) est attribuable aux déficiences dans la gestion effectuée par la Caisse de dépôt et placement.

Ces déficiences sont très localisées : elles s’expliquent par un nombre restreint de décisions ayant des impacts massifs. La gestion des placements privés et les activités de répartition d’actif ont produit des résultats particulièrement négatifs. Cette situation est d’autant plus malheureuse que dans l’ensemble des activités courantes, la très grande partie des gestionnaires de la Caisse n’ont pas subi de pertes, connaissant plutôt une année ordinaire en moyenne et remarquable dans le cas des obligations et de l’immobilier.

Sur la voie du redressement

De l’avis des cinq organisations syndicales, cette situation indique un problème de gouvernance d’entreprise. Il n’est pas normal que quelques décisions puissent effacer tout le travail de l’ensemble des gestionnaires de la Caisse. Heureusement, la nouvelle direction a posé une série de gestes qui sont de nature à empêcher la répétition d’une telle expérience. La CSN, la CSQ, la FTQ, la FIIQ et le SFPQ entendent soutenir les efforts de la Caisse en ce sens. Les cinq partenaires syndicaux apprécient particulièrement que la direction de la Caisse ait pris les moyens pour :

– instaurer un système efficace et intégré de mesure et de gestion du risque ;

– recentrer davantage les activités de la Caisse sur sa mission de gestionnaire de fonds ;

– améliorer la reddition de compte aux déposants ;

– clarifier les différentes activités de gestion ainsi que les produits financiers offerts par la Caisse ;

– subordonner plus clairement la contribution au développement économique du Québec à une gestion minutieuse du rapport rendement-risque des portefeuilles de ses clients ;

– revoir les façons de procéder de manière à permettre une gestion mieux adaptée aux besoins des clients ;

– clarifier les responsabilités réciproques des clients et des gestionnaires de la Caisse, notamment par la signature d’une entente de service ;

– empêcher que le président-directeur général puisse prendre seul l’initiative d’amorcer des transactions, particulièrement des transactions susceptibles d’avoir un impact important sur le rendement des fonds sans en informer ses clients et sans leur accord.

Des actifs supérieurs aux engagements

Les très mauvais rendements de 2002 ne mettent nullement en danger la capacité du RREGOP à s’acquitter de ses engagements. Du point de vue des rendements, les effets à long terme de l’année 2002 sont significatifs, même s’ils sont en partie compensés par les rendements exceptionnels de certaines des années antérieures. Pour les dix dernières années, le rendement annuel moyen est maintenant de 8,01% et le rendement réel (rendement – inflation) s’établit pour sa part à 6,24 %.

Nos actifs demeurent supérieurs à nos engagements, indiquent les cinq organisations syndicales. Il y a encore dans la caisse des sommes suffisantes pour payer les prestations promises. Il en est ainsi parce que pendant les périodes de haut rendement, nous avons engrangé des surplus. C’est un effet de notre méthode d’évaluation actuarielle: quand il y a des surplus, ils sont étalés sur plusieurs années à venir. C’est ce qui permet, quand il y a des mauvais rendements, d’étaler leur effet sur plusieurs années, ont rappelé les organisations syndicales.

Toutefois, ces rendements négatifs ne sont pas sans conséquences: sans compromettre la capacité du régime à s’acquitter de ses engagements, ils peuvent exercer des pressions sur le taux de cotisation.

À titre de principaux déposants, les organisations syndicales membres du comité de retraite s’assureront d’être entendues et écoutées sur la gouvernance de la Caisse, entre autres en ce qui concerne des ententes de service qui baliseront la gestion des comptes des clients et la représentation des déposants au conseil d’administration de la Caisse.

Source : CSN 10-03-03 Renseignements : CSN : Thérèse Jean : 514-349-1317 ou 598-2172; CSQ : Isabelle Gareau : 514-237-4432; FTQ : Louis Cauchy : 514-235-3996; FIIQ : Micheline Poulin : 514-987-1300, poste 307 ou 514-916-8697; SFPQ : Stéphane Caron : 418-564-4150

   


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