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Printemps 2007 – Congrès des Conseils centraux de la CSN

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Printemps 2007 – Congrès des Conseils centraux de la CSN

Congrès du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Ungava-CSN

Agir ici, maintenant

Les délégué-es de quelque 70 syndicats représentant 7000 travailleuses et travailleurs ont convergé vers La Sarre pour participer, du 14 au 16 mai, au 19e Congrès du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Ungava- CSN. « Mobilisés autour du thème Agir ici, maintenant », nous aurons l’occasion de débattre des moyens et des propositions à prendre pour conserver nos acquis collectifs et syndicaux si chèrement gagnés, ainsi que pour favoriser le développement régional », a déclaré la présidente du conseil central, Angèle Bouchard, en conférence de presse.

Participant au congrès, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, a observé que « le thème du congrès, Agir ici, maintenant, s’inscrit très bien dans la continuité de la tournée de réflexion politique Agir ensemble pour le Québecque la CSN avait organisée en 2006 ». Les membres du comité exécutif de la CSN étaient allés à la rencontre des travailleuses et des travailleurs de toutes les régions du Québec pour susciter des discussions sur le type de société que nous voulons nous donner.

Un parti pris pour la région

« Nous disions alors tous vouloir un Québec en croissance et plus égalitaire, des objectifs atteignables en soutenant le développement économique des régions », a rappelé Angèle Bouchard. Elle a d’ailleurs souligné que l’engagement du conseil central en faveur du développement de la région s’était également manifesté lorsqu’il avait invité les interlocuteurs régionaux à participer aux états généraux de novembre 2005 : Ensemble, forêt y penser ».

« Les exemples de ce parti pris pour la région pourraient être nombreux, d’ajouter Angèle Bouchard, mais soulignons entre autres que nous gardons un œil ouvert, en coalition régionale, sur l’exploitation commerciale de la meilleure eau du monde, celle des eskers d’Amos. Un œil ouvert aussi sur des lots qu’on retrouve à Baraute, à La Morandière et à Senneterre, et qui seraient convoités par des intérêts américains pour fin d’exploitation forestière. »

Une perte de 50 000 emplois au Québec

Pour les représentantes et les représentants du conseil central ainsi que pour la présidente de la CSN, ce congrès s’ouvre donc dans une conjoncture économique tout simplement désastreuse. L’économie régionale est en mutation et les emplois, notamment les emplois manufacturiers, sont à la dérive.

« Malheureusement, s’il est vrai que la région est frappée durement par le nombre croissant de personnes sur le chômage, voire sur l’aide sociale, c’est le Québec en entier qui est secoué par la crise manufacturière avec la perte de près de 50 000 emplois en une seule année. Pour nous, la protection et le développement de l’emploi est une priorité. Nous accentuerons les pressions à tous les paliers de gouvernement pour que des mesures appropriées soient mises en place afin de favoriser et de soutenir des actions concertées de tous les intervenants de ce secteur pour redresser la situation. Déjà, lors d’une réunion récente du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre, les représentants des différents organismes ont démontré leur volonté d’agir en ce sens. Je me réjouis de cette ouverture », de dire Claudette Carbonneau.

« Dans le contexte particulier que vous vivez, qui est marqué entre autres par la crise forestière et les fermetures temporaires ou indéterminées des scieries de la région, le thème de votre congrès prend tout son sens », a aussi déclaré la présidente de la CSN.

Propositions d’ici

Selon Angèle Bouchard, « un grand nombre de propositions qui seront soumises aux congressistes devraient avoir un impact régional. »

Investir dans le développement régional

Considérant que l’Abitibi-Témiscamingue-Ungava est une région ressource, les délégué-es syndicaux auront à se prononcer sur une proposition afin que le conseil central et les syndicats entreprennent des démarches auprès des organismes régionaux et les représentants politiques dans le but d’amener les entreprises à investir obligatoirement dans le développement régional.

Un fonds minier

Les délégué-es devront aussi disposer d’une recommandation afin que les organismes régionaux se dotent d’une politique claire sur la création d’un fonds d’aide au développement durable. Une autre proposition a pour but de sensibiliser les deux paliers de gouvernement de l’importance d’évaluer la mise sur pied d’un fonds minier. Celui-ci serait dédié uniquement à l’exploration afin de maintenir un minimum d’activité minière dans la région.

Attirer et retenir la main-d’œuvre

Les propositions soumises au congrès visent aussi à attirer et à retenir une main-d’œuvre compétente et formée dans le but d’éviter une pénurie de main-d’œuvre qui guette la région. Un manque qui serait causé par l’évolution des activités économiques et les exigences qui y sont rattachées, de même que par la prise de la retraite anticipée. Ainsi, il est proposé que le conseil central et les organismes concernés développent et fassent la promotion d’une stratégie régionale favorisant l’attrait et la rétention d’une main-d’œuvre de l’extérieur, en lien avec les emplois disponibles. Dans un même ordre d’idées, les militantes et les militants étudieront également une recommandation visant particulièrement à attirer la jeune main-d’œuvre.

D’autres résolutions encouragent le conseil central à agir encore plus aux différentes tables de concertation pour augmenter le taux de scolarisation et encourager la formation dans les milieux de travail.

Autochtones

Des propositions visent à signer des déclarations d’amitié avec le Centre d’amitié autochtone, à combattre toutes formes de préjugés envers les communautés autochtones et à soutenir leur intégration au marché du travail.

Santé-sécurité au travail

Au chapitre de la vie au travail, il est recommandé que le conseil central et les organismes affiliés à la CSN exercent des pressions politiques pour faire modifier à la baisse les normes de vibration permises sur les outils vibrants. Les vibrations répétées des foreuses et des marteaux piqueurs dans les mines et la construction font en sortent que plusieurs travailleurs sont atteints du syndrome de Raynaud, ou « la maladie des doigts blancs », après quelques années d’utilisation.

D’autres propositions portent sur la condition féminine, les droits des gais et lesbiennes, la solidarité internationale et la promotion de la santé des employé-es.

Secteur public : les droits de 500 000 personnes bafoués !

Le 29 mars dernier, le Bureau international du travail (BIT), un organisme de l’ONU, rendait une décision qui condamnait le décret du gouvernement du Québec, en décembre 2005, venant imposer les conditions de travail aux 500 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. Le BIT demande au gouvernement du Québec d’amender sa loi pour en retirer les mesures répressives, de revoir avec les parties concernées le régime de négociation de manière à prévoir un véritable mode de solution des différends et finalement de revoir la question salariale en s’appuyant au besoin sur une étude indépendante.

« Nous comptons interpeller le gouvernement, et les parties d’opposition, afin qu’il y donne suite, a expliqué Claudette Carbonneau. Il nous faut questionner le Parti libéral. Pourquoi ce dernier opte-t-il pour une solution négociée avec les médecins spécialistes et use-t-il du coup de force avec nous ? Où logera maintenant l’ADQ, qui avait alors voté contre l’adoption de la loi 142 en dénonçant le caractère odieux du geste ? Puis le PQ, qui avait dans son programme électoral la révision du régime de négociation dans le secteur public et le retrait des mesures répressives de la loi 142, est-il prêt à agir en conséquence à l’Assemblée nationale et à endosser complètement les conclusions du BIT ? Nous vivons dans une société de droit et le coup de force du gouvernement lors des dernières négociations du secteur public est tout à fait inacceptable. Vouloir revoir les règles dans lesquelles ce processus se déroule, c’est une chose, mais les nier carrément, c’en est une toute autre. Je profite aujourd’hui de ma présence ici pour rappeler au premier ministre du Québec que les travailleuses et les travailleurs du secteur public québécois doivent retrouver leur droit de négocier », de conclure la présidente de la CSN.

Nouveaux membres

Au cours des trois dernières années, le conseil central a accueilli 750 nouveaux membres regroupés dans les syndicats suivants: SAQ, Agents correctionnels du Québec, les techniciens ambulanciers et paramédics de Ville-Marie et Baraute, intervenants en milieu résidentiel pour adultes, centre d’hébergement Le domaine des pionniers, Indépendances 65 +, Ben Deshaies, Noracon, et transformation du bois Domtar.

Invités et conférence

En plus de la présidente de la CSN, de nombreux invités s’adresseront également aux congressistes durant ces trois jours, dont le président de la Fédération de la métallurgie de la CSN, Alain Lampron, et celui de la CSN-Construction, Alain Mailhot. De nombreuses autres personnalités prendront également la parole à ce congrès : madame Athanasie Mukarwego, héroïne du film « Mère courage », de Léo Kalinda, traitera de la situation dramatique vécue par les femmes au Rwanda (14 mai à 17 h) ; madame Lyne Fortin, responsable des communications à Emploi-Québec (15 mai à 9 h) rencontrera aussi le congrès ; monsieur Luc Bouthillier, professeur à l’Université Laval, donnera une conférence sur la forêt (15 mai à 13 h 30) ; on entendra aussi un témoignage sur le commerce équitable (16 mai à 9 h) ; le vice-président de la CSN, Roger Valois, traitera de l’implication de la CSN auprès de Leucan au cours des dix dernières années (16 mai 10 h 45) ; et madame Édith Cloutier, du Centre d’amitié autochtone de Val d’Or, donnera une conférence portant sur les communautés autochtones (16 mai à 14 h).

Le Conseil central de l’Abitibiti-Témiscamingue-Ungava (CSN) regroupe quelque 70 syndicats représentant 7000 travailleuses et travailleurs. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) représente 300 000 travailleuses et travailleurs évoluant tant dans le secteur public que dans le secteur privé.


Source : CSN – 14 mai 2007

Pour renseignements : Michel Crête, Service des communications de la CSN, tél : 514 598-2454

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