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Printemps 2007 – Congrès des Conseils centraux de la CSN

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Printemps 2007 – Congrès des Conseils centraux de la CSN

Congrès du Conseil central de Lanaudière

60 ans de conviction… ensemble continuons !

« Depuis 60 ans, notre Conseil central est un lieu de rassemblement syndical majeur. Nous y accomplissons à tous les jours un travail de conviction pour améliorer le sort de nos membres et, plus largement, celui de la population de notre région. Après trois années de résistance aux politiques antisociales et antisyndicales du gouvernement Charest, notre congrès aura à débattre, cette semaine, de propositions pour nous permettre de continuer ensemble notre travail de conviction entrepris il y a 60 ans », a déclaré aujourd’hui, en conférence de presse, le président du Conseil central de Lanaudière (CSN), Daniel Tessier.

C’est sur le thème « 60 ans de conviction… ensemble continuons ! » que s’est ouvert aujourd’hui, à Saint-Charles-Borromée, le 61e congrès du Conseil central de Lanaudière (CSN). Les délégué-es de 80 syndicats CSN représentant 11 000 travailleuses et travailleurs s’y retrouvent.

Participant au congrès, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau a déclaré, lors d’une rencontre avec les médias, que « ce travail de conviction qui anime les militantes et les militants lanaudois est plus que jamais nécessaire pour conserver nos acquis, retrouver nos droits et se doter d’une société plus démocratique et plus égalitaire, une société dans laquelle la richesse est beaucoup mieux partagée. »

Une perte de 50 000 emplois au Québec

Pour la présidente de la CSN, « s’il est vrai, qu’en dépit de la crise forestière, la région est moins frappée par le chômage, il n’en demeure pas moins que c’est le Québec en entier qui est secoué par la crise manufacturière avec la perte de près de 50 000 emplois en une seule année. Pour nous, la protection et le développement de l’emploi sont des priorités. Nous accentuerons les pressions à tous les paliers de gouvernement pour que des mesures appropriées soient mises en place afin de favoriser et de soutenir des actions concertées de tous les intervenants de ce secteur pour redresser la situation. Déjà, lors d’une réunion récente du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre, les représentants des différents organismes ont démontré leur volonté d’agir en ce sens. Je me réjouis de cette ouverture » de dire Claudette Carbonneau.

Des propositions concrètes

La présidente de la CSN a aussi observé que « les propositions qui seront soumises aux congressistes me semblent bien ancrées dans la réalité du travail et de la région. » Le président du Conseil central, Daniel Tessier, souligne que ce qui fait la force de la région de Lanaudière « c’est sa diversité économique avec plusieurs industries, dont la forêt et l’agriculture comme base, des industries qui sont complétées par un secteur important de la transformation ainsi que par le secteur public. »

Selon Daniel Tessier, « cette même diversité a permis à la région de moins souffrir que d’autres régions malgré la crise forestière. C’est ainsi que notre taux de chômage est de 6,6 % en comparaison de 8,2 % pour l’ensemble du Québec. » Toutefois, a-t-il dit, « ces chiffres cachent des réalités dramatiques pour des couches importantes de population ». Il pensait aux familles des travailleurs des deux usines de Louisiana-Pacific à Saint-Michel-des-Saints qui ont fermé leurs portes à l’été 2006, de même qu’aux travailleuses et travailleurs de l’entreprise LFP qui vient de cesser ses activités. Il avait aussi en mémoire la fermeture du Centre d’accueil Saint-Thomas et sa reconversion en point de services des Centres jeunesse, une fermeture qui a bouleversé des dizaines de personnes âgées. Le décrochage scolaire (60 % dans certaines écoles) et le haut taux de suicide dans la région (70 décès par année) préoccupent grandement le militant syndical. Daniel Tessier songeait également aux syndiqué-es du secteur public qui se sont vus imposer leurs conditions de travail, ainsi qu’à leurs camarades du secteur privé qui, pour cause de mondialisation, voient malgré certaines victoires leurs droits attaqués, grugés et vivent une insécurité permanente.

Renforcer la vie syndicale

Dans ce contexte, les congressistes se prononceront donc sur des propositions qui tiennent compte de la réalité afin de renforcer la vie syndicale, d’améliorer la condition des travailleuses et des travailleurs, et, plus largement, de la population lanaudoise. Daniel Tessier en a présenté quelques-unes aux médias.

Conciliation famille-travail

Si la longue marche entreprise il y a quelques décennies par les femmes leur a permis de conquérir des droits qu’on leur refusait, cette mission demeure toujours, à ce jour, inachevée donc à parachever. Aussi, le congrès étudiera-t-il une résolution visant à organiser un colloque sur la conciliation famille-travail. Dans notre société, ce sont encore les femmes qui héritent de la tâche principale de s’occuper des enfants, même si on a enregistré des progrès à ce chapitre.

Santé-sécurité au travail

Aujourd’hui, les problèmes de santé mentale comptent pour 30 % des absences au travail pour cause de maladie. Quant aux absences de longue durée attribuables à des problèmes de santé mentale, elles ont grimpé de 18 à 40 %, entre 1990 et aujourd’hui. Aussi, les congressistes seront saisis d’une proposition pour revendiquer auprès du gouvernement que la Loi sur la santé et sécurité du travail s’applique à tous les secteurs d’activité sans exception. C’est que les dispositions de la loi en matière de prévention, dont celles sur la mise en place d’un représentant à la prévention et sur la formation d’un comité de santé-sécurité, ne s’appliquent qu’à 14 % de la main – d’œuvre dont seulement 1 % est une main – d’œuvre féminine. Donc, plus de 85 % en sont exclus. Les délégué-es syndicaux devront aussi se pencher sur l’importance pour chacun des syndicats de revendiquer, en négociation, l’implantation de comité de santé-sécurité et des heures de libération rémunérées pour voir à la prévention. À son dernier congrès, le Conseil central avait aussi adopté une résolution afin de développer un réseau d’entraide parmi les syndicats affiliés. Les congressistes seront invités à poursuivre ces efforts.

Environnement

L’agrandissement des sites d’enfouissement de Lachenaie et de Saint-Thomas ayant soulevé un débat et des inquiétudes quant à la pollution, les syndicats CSN seront interpellés. Aussi, ils seront invités à exercer des pressions sur le gouvernement du Québec pour qu’il adopte une loi obligeant la récupération des 80 % des matières résiduelles dans le secteur institutionnel-commercial-industriel (ICI).

Arts et travail

Les congressistes sont conviés au lancement de l’autobiographie de Noël Lacas, mercredi 16 mai à 17 h. Rappelons que Noël Lacas fut l’un des fondateurs du Conseil central et qu’il est décédé en 2005.

Solidarité

D’autres recommandations, notamment celles portant sur l’information, visent à tisser davantage de liens unissant le monde syndical et le monde communautaire. C’est ainsi qu’il est proposé que Le Réseau, le journal du Conseil central, accorde aux groupes communautaires un espace dans ses colonnes. Il est suggéré également d’augmenter le tirage de la publication pour une diffusion dans les rangs syndicaux, mais aussi dans ceux des groupes communautaires.

Formation

Pour contrer le décrochage scolaire, 39 % chez les garçons du niveau secondaire contre 19 % chez les filles, les délégué-es seront appelés à voter en faveur d’une campagne de promotion de l’éducation supérieure dans Lanaudière.

Développement régional

Participant déjà à de nombreuses tables de concertation régionale, le Conseil central entend poursuivre et amplifier son action à ce chapitre. Le dossier de la relance de l’usine de panneaux gaufrés de la Louisiana-Pacific à Saint-Michel-des-Saints sera au cœur des interventions du Conseil central. Rappelons que la culture du chanvre, cultivé dans la région, qu’on pourrait utiliser comme produit de remplacement du bois des panneaux, suscite des espoirs à Saint-Michel-des-Saints, mais il faudra approfondir encore plus sa faisabilité.

Les congressistes débattront également de propositions portant sur les luttes des gais et lesbiennes, des jeunes, ainsi que sur la solidarité internationale.

Secteur public : les droits de 500 000 personnes bafoués !

Le 29 mars dernier, le Bureau international du travail (BIT), un organisme de l’ONU, rendait une décision qui condamnait le décret du gouvernement du Québec, en décembre 2005, venant imposer les conditions de travail aux 500 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. Le BIT demande au gouvernement du Québec d’amender sa loi pour en retirer les mesures répressives, de revoir avec les parties concernées le régime de négociation de manière à prévoir un véritable mode de solution des différends et finalement, de revoir la question salariale en s’appuyant au besoin sur une étude indépendante.

« Nous comptons interpeller le gouvernement, et les parties d’opposition, afin qu’il y donne suite, a expliqué Claudette Carbonneau. Il nous faut questionner le Parti libéral. Pourquoi ce dernier opte-t-il pour une solution négociée avec les médecins spécialistes et use-t-il du coup de force avec nous ? Où logera maintenant l’ADQ qui avait alors voté contre l’adoption de la loi 142 en dénonçant le caractère odieux du geste ? Puis le PQ, qui avait dans son programme électoral la révision du régime de négociation dans le secteur public et le retrait des mesures répressives de la loi 142, est-il prêt à agir en conséquence à l’Assemblée nationale et à endosser complètement les conclusions du BIT ? Nous vivons dans une société de droit et le coup de force du gouvernement lors des dernières négociations du secteur public est tout à fait inacceptable. Vouloir revoir les règles dans lesquelles ce processus se déroule, c’est une chose, mais les nier carrément, c’en est une toute autre. Je profite aujourd’hui de ma présence ici pour rappeler au premier ministre du Québec que les travailleuses et les travailleurs du secteur public québécois doivent retrouver leur droit de négocier », de conclure la présidente de la CSN.

Enfin, deux manifestations se tiendront à l’heure du dîner. La première aura lieu le jeudi 17 mai avec le député bloquiste Pierre Paquette sur la question de la loi de l’assurance-emploi et la seconde, vendredi le 18 mai, est en appui aux syndicats de la santé et des services sociaux aux prises avec la négociation locale.


Ce qu’ils ont dit à l’ouverture du congrès du Conseil central de Lanaudière :

La présence des conseils centraux permet d’adapter les revendications de la CSN à la réalité régionale, à celle des travailleuses et des travailleurs et de la population qui y vivent. Claudette Carbonneau, présidente de la CSN

La vie syndicale locale pose toujours des défis de renouvellement et de dynamisme. Daniel Tessier, président du Conseil central de Lanaudière

 


Source : CSN – 16 mai 2007

Pour renseignements : Michel Crête, Service des communications de la CSN, tél : 514 598-2454

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