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Si Quebecor a les moyens d’acheter les Canadiens, pourquoi ne peut-il pas régler le conflit au Journal de Montréal ?

Du 31 juillet au 23 septembre 2022, les syndicats du secteur public de la CSN tiennent leurs assemblées générales sur les demandes de table centrale et de table sectorielle. Les 170 000 membres CSN de ce secteur sont invités à voter dans ces assemblées. Voir les détails.

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Si Quebecor a les moyens d’acheter les Canadiens, pourquoi ne peut-il pas régler le conflit au Journal de Montréal ?

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM–CSN) a, pour une deuxième fois en un mois, vu le pdg de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, refuser de renouer avec la négociation. Le 10 juin, les 253 lock-outés du Journal de Montréal ont manifesté d’une façon colorée devant le Centre Bell. Ils ont notamment disputé une partie de hockey telle qu’elle serait décrite sous l’emprise de Quebecor. « Après près de 20 semaines de conflit, il s’agit d’une attitude particulièrement méprisante non seulement à notre égard, mais aussi à l’endroit des annonceurs, des lecteurs et des lectrices du Journal, de déclarer Raynald Leblanc, président du STIJM–CSN, au cours d’une manifestation du syndicat devant le Centre Bell ce midi. À deux reprises, nous lui avons lancé un signal clair, sur la base du protocole qui avait permis, en décembre, de reprendre les pourparlers et à chaque fois, Pierre Karl Péladeau l’a dédaigneusement rejeté. » Selon le président du syndicat, l’héritier de l’empire des communications doit estimer que les 253 vrais artisans du quotidien qu’il a jetés sur le trottoir le 24 janvier se tiennent encore trop droit à son goût. « C’est sa façon de négocier depuis qu’il est à la tête de Quebecor : mettre à genoux ses employés pour leur faire avaler de force son plan d’affaires avec l’ensemble des reculs qu’il contient, a-t-il poursuivi. Il a rappelé les 14 syndicats œuvrant au sein de l’entreprise qui ont subi le lock-out au cours des 14 dernières années. Il nous a clairement dit que nous devions accepter ses demandes avant de reprendre la négociation. « Il se trompe ; notre détermination est sans faille. Certes, nous sommes prêts à revenir à la table de négociation avec toute l’ouverture nécessaire à l’obtention d’une entente qui garantirait autant la pérennité de l’entreprise que les emplois, mais pas question d’accepter son imbuvable projet de 230 demandes patronales. » Ce deuxième refus de Pierre Karl Péladeau intervient au moment où s’achevait l’audience devant la Commission des relations du travail qui entendait la plainte du syndicat concernant l’utilisation de scabs au Journal de Montréal. « Personne ne peut croire que ce journal est produit par seulement 25 cadres, a rappelé Raynald Leblanc. Nous l’avons démontré au commissaire et nous sommes confiants qu’il nous donnera raison sur le fait que la pseudo-agence QMI est une création de Quebecor pour alimenter en contenu le quotidien en lock-out. » Les auditions se sont terminées lundi et la décision du commissaire est attendue dans les prochaines semaines. Quebecor, propriétaire des Canadiens ? Le STIJM considère que si Pierre Karl Péladeau a les moyens d’investir des millions de dollars pour acquérir le Club de hockey Canadiens, il détient aussi la solution pour mettre fin rapidement au conflit. « On voit bien qu’il n’a nul besoin de chercher à éliminer près d’une centaine d’emplois, détenus de surcroît par des femmes qui ont contribué à bâtir sa fortune », a mentionné Raynald Leblanc. Selon ce dernier, l’héritier de l’empire Quebecor aime bien se présenter comme un Québécois qui peut ramener ce fleuron de notre culture dans le giron d’une entreprise d’ici. « Pourtant, il a déjà envoyé la mise en page du journal se faire en Ontario et cherche à y transférer de bons emplois par la sous-traitance. » Le STIJM lutte entre autres pour préserver les emplois et les clauses professionnelles de sa convention collective qui assurent le respect de règles d’éthique journalistique et le droit du public à l’information, menacés par le projet de Quebecor.

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