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Sixième mois du conflit au Journal de Montréal

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Aucune perspective de règlement en vue

Sixième mois du conflit au Journal de Montréal

Ce vendredi 24 juillet marquera le sixième mois de conflit au Journal de Montréal et aucune perspective de règlement n’est en vue. Les 253 vrais artisans du quotidien de la rue Frontenac ont souligné aujourd’hui ce sombre anniversaire par une manifestation dans le parc Valentin-Jautard, situé devant les bureaux du Journal de Montréal, au 4545, rue Frontenac. « Nous profitons de ce moment pour réitérer à Pierre Karl Péladeau notre volonté de reprendre les discussions pour en arriver à une entente qui assure la pérennité du Journal, a déclaré Raynald Leblanc, président du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (CSN). Ce conflit n’a pas de raison d’être et nous déplorons l’attitude méprisante des dirigeants du Journal à l’égard de la population, de ses annonceurs et de celles et ceux qui ont directement participé à l’émergence de cet empire des communications. Nous craignons aussi, si nous reprenons un jour notre travail, que le quotidien ne puisse jamais reprendre la place qu’il occupait avant le 24 janvier. » Le porte-parole des 253 lock-outés veut également profiter de cette occasion pour rappeler aux lectrices et aux lecteurs du Journal de Montréal que leur quotidien préféré n’est plus fait par ses vrais artisans et qu’ils contribuent malheureusement à faire perdurer le conflit en continuant de le lire. Tous les jours, nous recevons des lettres et des courriels de sympathie de la part de personnes qui sont outrées du comportement arrogant des dirigeants de Quebecor Media et qui cessent de l’acheter. Mais avec tous les moyens dont dispose l’empire et la distribution massive de journaux gratuits dans plusieurs endroits de Montréal et des environs, nous sommes conscients que plusieurs lecteurs oublient que nous avons été mis sur le trottoir il y a six mois. » Le syndicat poursuit d’ailleurs sa campagne pour inviter la population à ne plus lire le Journal. Des affiches sont placardées dans la métropole, ainsi que dans quelques villes de la Montérégie, de Lanaudière et des Laurentides, et des feuillets sont distribués régulièrement dans les différents festivals de la région. Un avion sillonne aussi le ciel de Montréal et des environs avec le message Péladeau + Quebecor = festival du lock-out ! RueFrontenac.com. La réponse de la population est toujours positive. Les négociations au point mort Depuis que les porte-parole patronaux ont quitté la table de négociation, le 22 janvier, aucune discussion n’a eu lieu malgré les demandes répétées du STIJM-CSN. « À chaque fois que nous avons invité l’employeur à reprendre les pourparlers, nous avons essuyé un refus, a poursuivi Raynald Leblanc. Pour qu’il revienne à la table, il faudrait que nous acceptions son plan d’affaires qui consiste à sabrer dans notre convention collective, d’envoyer à la rue près d’une centaine d’employé-es, principalement des femmes qui œuvrent au journal depuis plus de 30 ans pour la plupart, et que nous laissions tomber des clauses professionnelles qui assurent les règles d’éthique journalistique. Il en n’est pas question. » Le STIJM déplore l’attitude patronale qui se comporte comme si le Journal de Montréal était à deux doigts de la faillite. Selon lui, il a engrangé des profits de 50 millions de dollars, sur un chiffre d’affaires de quelque 200 millions, l’an dernier. « De toute façon, si le journal était en difficulté, nous n’hésiterions pas à mettre l’épaule à la roue, de dire le président du syndicat. Ce n’est pas ça qui est en cause. Il s’agit plutôt d’une vision de l’information qui est davantage basée sur la recherche absolue de profits que sur la qualité et le respect de règles de déontologie : c’est ce que nous appelons la convergence illimitée et la diminution des sources d’information. Ce n’est certes pas en diminuant les sources d’information, comme cherche à le faire l’héritier de l’empire, que la population du Québec sera mieux desservie. Il y a là, au contraire, un danger pour la démocratie. » Devant la volonté de Quebecor et de son pdg d’affamer les 253 vrais artisans du Journal de Montréal pour les forcer à accepter son train de reculs, ces derniers opposent toujours une grande solidarité et une véritable volonté de rester debout le temps qu’il faudra pour faire obstacle au plan d’affaires de Pierre Karl Péladeau.

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