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Un 14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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CSD, CSN, CSQ, FTQ : Non à l'austérité

Un 14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ répondent à l’appel de la Confédération syndicale internationale (CSI) et unissent leurs voix à celle de la Confédération européenne des syndicats (CES) pour lancer un message de solidarité aux syndicats européens qui se mobilisent dans le cadre de la journée d’action pour l’emploi et la solidarité, le 14 novembre 2012, et pour dénoncer les mesures d’austérité.

Pour les représentants de la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, il est important que les organisations syndicales s’opposent aux mesures d’austérité. Celles-ci, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. « Les populations européennes subissent brutalement les politiques d’austérité qui, quant à nous, ne constituent en rien un exemple à suivre. Nous mettons en garde nos gouvernements qui seraient tentés de prendre cette voie, notamment dans leurs prochains budgets. En Europe, ce sont maintenant les marchés qui dictent les politiques des gouvernements, ce qui compromet grandement la démocratie et le rôle que les citoyennes et les citoyens attendent de l’État. Loin de sortir les États de leur marasme économique, les politiques d’austérité les y ont enfoncés encore plus. Non seulement ces politiques ne sont pas la solution, elles font partie du problème », de déclarer les porte-parole syndicaux québécois.

Que des reculs Dans plusieurs pays d’Europe, les plans de licenciements se multiplient. La précarité s’accroît. Des millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent, voire régressent. On revoit aussi à la hausse l’âge légal de départ à la retraite. Le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter de mois en mois. Par exemple, en octobre, 4,3 millions d’Espagnols étaient au chômage et le taux de chômage des moins de 25 ans y atteignait 52 %.

Comme le rappellent les dirigeants syndicaux européens, les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même. Elle accroît aussi fortement les inégalités entre les travailleurs européens.

Si les conditions économiques des salarié-es se détériorent, leurs conditions de vie aussi. Les programmes sociaux sont attaqués de toutes parts. On dénombre également une hausse des taux de suicide, notamment en Grèce. « Après un sauvetage des banques ayant gonflé les dettes publiques des États, les gouvernements européens refilent maintenant la facture à leur population et s’attaquent aux acquis sociaux. C’est tout le modèle social européen qui est en péril », de commenter les porte-parole syndicaux québécois.

Garantir le progrès social Dans le cadre de cette journée d’action, la Confédération européenne des syndicats demande aux gouvernements de bâtir leurs politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique : une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ; la négociation d’un « contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les États, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ; 
des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi.

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