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Un député du PQ parraine une pétition pour faire pression sur son propre gouvernement

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Conditions de travail dans les centres d'hébergement privés

Un député du PQ parraine une pétition pour faire pression sur son propre gouvernement

Il s’avère plutôt rare de voir un député du parti au pouvoir parrainer une pétition afin d’inciter son propre gouvernement à prendre ses responsabilités sur une question donnée. C’est pourtant ce qui se produit dans le dossier des centres d’hébergement privés, ont annoncé en point de presse des représentants de la CSN. Aujourd’hui, à 14 h, ceux-ci procéderont au dépôt de quelque 7500 signatures d’une pétition visant la création d’un comité d’examen sur les conditions de travail des salarié-es en centres d’hébergement privés et sur les conditions de vie des résidents. Parrainée par le député du Parti Québécois Denis Trottier, cette pétition illustre de façon éloquente la pertinence et l’urgence de la demande qui est adressée au gouvernement depuis maintenant deux ans. Sans ce comité, les conditions de travail dans ce type de résidence de même que la qualité de vie des aîné-es vont continuer à se dégrader, estime la représentante provinciale du secteur des centres d’hébergement privés, Danielle Lemire. « Le vieillissement de la population fait en sorte que les centres d’hébergement privés prennent de plus en plus de place dans l’offre de soins et de services aux personnes âgées. Pourtant, la rémunération y est dérisoire. On parle en moyenne de 12 $ l’heure! », s’exclame-t-elle. « La mise sur pied de ce comité est d’une extrême nécessité, ajoute-t-elle. Notre travail n’est pas reconnu à sa juste valeur et ce sont les aîné-es qui en payent le prix. L’organisation du travail déficiente, la surcharge de travail, l’absence de comité de santé et de sécurité, la rémunération qui frise le salaire minimum, la formation inadéquate, toutes ces questions doivent faire au plus vite l’objet de discussions sérieuses. » Pour le président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (FSSS-CSN) Jeff Begley, deux ans à faire attendre les salariés de ces centres et à perpétuer des conditions de travail inacceptables qui ont des répercussions directes sur les services rendus, c’est deux ans de trop. « Dès 2011, nous avons lancé la campagne Ouvrez les yeux. L’ensemble des régions du Québec a participé à des actions pour sensibiliser des députés de tous les partis et de toutes les circonscriptions à cet enjeu. Nous avons ensuite créé le blogue www.ouvrezlesyeux.info, », a-t-il rappelé. Les syndiqué-es du secteur sont en action constante depuis plus de deux ans. En 2013, 1300 cartes postales ont été signées et déposées au bureau du ministre Hébert, qui n’a pas bronché. Celui-ci ne peut pas ignorer aujourd’hui l’appel de milliers de travailleurs et de travailleuses et celui du député de son propre parti », a aussi affirmé Jeff Begley. « Le ministère est au courant depuis longtemps de notre requête. Il connaît très bien les problèmes dans le secteur privé, a finalement souligné le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. Ces établissements peinent à attirer et à retenir la main-d’œuvre pour y offrir des services adéquats. Réjean Hébert a une responsabilité pour assurer la qualité des services et des conditions de travail décentes dans les résidences privées. Cette responsabilité est d’autant plus grande qu’il fait de plus en plus appel à ces résidences pour pallier le manque de places disponibles dans les CHSLD publics. Le ministre vient d’ailleurs d’annoncer la fermeture de lits dans les CHSLD de plusieurs régions, dont 500 à Montréal au cours des deux prochaines années. Ces fermetures mal avisées pourraient avoir pour effet d’augmenter le nombre de résidents en perte d’autonomie dans les centres d’hébergement privés. La CSN est donc d’avis qu’il faut agir dès maintenant et répondre positivement à la demande des salarié-es de ces centres pour y améliorer leurs conditions des travail et les conditions de vie des ainés », a-t-il conclu. Le secteur des centres d’hébergement privés CSN regroupe près de 3000 salarié-es au Québec. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), laquelle syndique plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La CSN compte pour sa part 300 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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