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Nous défendons les droits des travailleuses
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Un plan de financement des universités sur le dos des étudiantes et des étudiants

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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La communauté universitaire solidaire contre la hausse des frais de scolarité

Un plan de financement des universités sur le dos des étudiantes et des étudiants

La Table des partenaires universitaires (TPU), qui réunit les associations étudiantes nationales ainsi que tous les personnels enseignants et non enseignants des universités, dénonce vigoureusement les mesures avancées dans le plan de financement des universités annoncé dans le dernier budget du ministre Bachand il y a deux semaines, un plan qui vient frapper une fois de plus la classe moyenne et les moins nanti-e-s de la société québécoise. « Le ministre parle de la « juste part » que doivent payer les étudiantes et les étudiants, mais il oublie qu’ils et elles paieront aussi toutes les augmentations annoncées, à savoir la hausse de la taxe de vente, la hausse du bloc patrimonial d’Hydro-Québec à partir de 2014, l’imposition de la contribution santé et toutes les autres mesures de tarification des services publics » déclarent les porte-paroles de la TPU, rappelant la condition déjà précaire de plusieurs étudiantes et étudiants.

Des solutions ignorées par le gouvernement Depuis plusieurs mois, la TPU joint sa voix à celle des étudiantes et des étudiants pour dénoncer la hausse des droits de scolarité comme étant la seule voie pour financer l’université. La TPU a tenu, le 25 novembre dernier, une journée de réflexion nationale où des intervenants et des chercheurs ont présenté d’autres solutions pour injecter de l’argent neuf dans le système universitaire sans augmenter les droits de scolarité. Ces solutions innovantes et créatives ne font pas l’objet du « Plan de financement des universités équitable et équilibré ».

« Nous déplorons les propos tenus dans les médias à l’effet que les étudiantes et les étudiants ne sont pas appuyés par les centrales syndicales ni par les organisations universitaires, qu’ils sont seuls dans leur lutte contre la hausse des frais. Rappelons que tous les membres de la TPU présents le 6 décembre dernier à la Rencontre des « partenaires de l’éducation » convoquée par le gouvernement ont quitté cette rencontre dite de consultation sur le financement des universités parce que les décisions avaient déjà été prises en coulisse » déclarent les porte-paroles de la TPU. À de nombreuses reprises, dont le 12 mars dernier, des dizaines de milliers de citoyennes et de citoyens sont descendus dans la rue pour exiger du gouvernement des choix équitables. Encore une fois, ils n’ont pas été écoutés !

Des mesures peu crédibles Ce budget annonce que 332 millions de dollars proviendront de la hausse des droits de scolarité et que 35 % de cette somme retournerait aux étudiantes et aux étudiants par l’intermédiaire du Programme d’aide financière aux études. « Nous pouvons sérieusement douter de la valeur d’un engagement du gouvernement à ce sujet, lui qui a provoqué la plus grande grève étudiante de l’histoire du Québec en 2005 en sabrant les bourses étudiantes à hauteur de 103 millions de dollars » poursuivent les porte-paroles de la Table, rappelant du même souffle que les mesures annoncées ne feront que stabiliser ou augmenter l’endettement des étudiants qui atteint déjà un niveau critique au Québec.

Pour une université libre et accessible L’introduction d’ententes de partenariat pour « améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche, et [qui] profiteront ainsi directement aux étudiants », nous laisse également perplexes. Nous craignons que la conception prônée par le gouvernement Charest de « l’université pilier important de l’économie du savoir » ne transforme les missions fondamentales des établissements universitaires. « Nous redoutons qu’une université au service de l’économie oublie sa mission d’université publique, accessible à toutes et à tous et qu’elle verse dans l’utilitarisme. Que restera-t-il du Québec lorsque ses institutions d’enseignement supérieur seront devenues des machines à produire une main-d’œuvre pour l’industrie de pointe ? Nous nous y objectons fermement ! » enchaînent les porte-paroles. « Nous réitérons la nécessité de tenir des États généraux qui permettraient un débat de fond sur l’actualisation du rôle des universités dans la société québécoise afin que les décisions budgétaires soient prises en fonction de choix sociaux. Sinon, ce sont les choix budgétaires qui imposeront un modèle d’enseignement supérieur. Est-ce vraiment ce que souhaite la population québécoise ? » concluent les porte-paroles de la TPU. La Table des partenaires universitaires se compose de toutes les associations étudiantes nationales ainsi que de tous les personnels enseignants et non enseignants des universités québécoises.

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