Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable

Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, cette dernière présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population.

Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gestion difficile chez nous

« Dans les Laurentides, 120 postes ont été abolis et un gel d’embauche frappe la catégorie 3 ce qui amène une énorme surcharge de travail chez nos travailleuses et travailleurs. Pendant ce temps, des millions sont versés à des cliniques privées, soi-disant pour rattraper le retard. On supprime des postes, on n’embauche pas, mais on finance le privé. Je ne comprends pas comment Santé Québec prévoit être efficace et réduire les délais en investissant ainsi dans le privé. Il est ensuite facile de prétendre que le réseau public ne fonctionne pas. Santé Québec ne sert finalement que de paravent, permettant au ministre de se décharger de ses responsabilités », souligne Véronique Jean, vice-présidente du secteur santé du syndicat des travailleuse et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux–CSN.

« Sur le plancher, les travailleuses et les travailleurs manquent de tout. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, le gouvernement a choisi de consacrer des sommes considérables à une nouvelle couche de bureaucratie inefficace. C’est un véritable gâchis. On vient aussi museler les comités des usagers.

Santé Québec affaiblit le rôle de contre-pouvoir que ces comités exercent au nom des patientes et des patients. Leur mandat est pourtant essentiel : protéger les usagers, signaler les problèmes observés sur le terrain et informer la population. Leur autonomie vient d’être retirée au profit d’une gouvernance centralisée et autoritaire. » déplore Chantal Maillé, présidente du Conseil Central des Laurentides–CSN

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé se targuait de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés comme ceux que M. Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe adoptée à la ville de Mont-Tremblant

Il s’en est fallu de peu, mais des échanges intensifs ces derniers jours entre les parties ont permis d’en arriver à une entente. La nouvelle convention collective s’échelonnera sur 6 ans et inclut notamment des améliorations au niveau des congés et des primes, des ajustements pour réduire les écarts salariaux creusés par l’inflation, une bonification du fonds de pension par rapport à celui des cadres, ainsi que l’introduction d’une clause de protection du pouvoir d’achat. Au final, les travailleurs bénéficieront d’une augmentation de plus de 20 % et d’un fonds de pension amélioré.

Des membres du Syndicat représentant les cols blancs, les cols bleus, ainsi que les employés des installations sportives, réunis en assemblée le 12 décembre, ont pris connaissance de l’entente et ont voté en sa faveur à 71 %. Kuang Selao, président du Syndicat, explique : « Le résultat du vote est à l’image de l’entente conclue. Notre objectif n’était pas de faire la grève mais il a fallu en arriver là parce que les discussions qui se tenaient depuis un an tournaient en rond. Nous convenons que des avancées ont été faites, mais des points importants verront, dans l’application de la convention, la volonté de l’employeur de respecter l’esprit de la négociation. L’avenir nous le dira. »

« Nous félicitons les employés de la ville de Mont-Tremblant qui ont fait preuve de patience et de ténacité tout au long de ces négociations. Malgré les embuches, ils ont réussi à obtenir des améliorations alors que la position initiale de la Ville annonçait d’autres pertes du pouvoir d’achat. Il faut se rappeler que les employés municipaux sont également des résidents et celles et ceux qui offrent les services à la population », souligne Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

Selon Josée Dubé, vice-présidente responsable du secteur municipal de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN), « les négociations dans le secteur municipal ne s’appuient pas sur un modèle exportable partout. L’argumentaire des comparatifs est souvent amené aux tables de négociation, mais chaque ville a ses propres enjeux. Dans le cas de Mont-Tremblant, une ville en pleine expansion qui vise des services de qualité, un traitement équitable de tous les employés était incontournable. »

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant–CSN représente plus de 180 cols blancs, cols bleus et employés aux installations sportives à Mont-Tremblant. Il est affilié au Conseil central des Laurentides–CSN, à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

Mont-Tremblant: le syndicat annonce une grève dans les services municipaux le 25 novembre

Des membres du Syndicat représentant les cols blancs, les cols bleus de même que les employés des installations sportives se sont présentés à l’assemblée du Conseil municipal le lundi 11 novembre dernier. À cette occasion, Kuang Selao, président du syndicat, a rappelé aux dirigeants municipaux les revendications des employés et l’importance que les représentants de la ville fassent preuve d’ouverture pour éviter l’escalade et le recours à la grève pour faire avancer les négociations. La rencontre de négociation suivante du 13 novembre, en présence d’un conciliateur, n’a toutefois pas été suffisante pour conclure à une avancée. « La négociation achoppe sur des revendications financières que nous considérons pleinement justifiées, explique Kuang Selao. Depuis la dernière convention, signée avant la Covid, les employés de la ville ont vu leur pouvoir d’achat diminué de façon importante. Nos demandes visent particulièrement à réduire cet écart et à obtenir la parité avec les cadres en ce qui concerne les avantages du fonds de retraite. Une contre-offre syndicale a été déposée pour parvenir à un règlement. ».

 « Les employés de la ville de Mont-Tremblant peuvent compter sur notre appui et sur celui des syndicats de la région, soutient Chantal Maillé, présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN). Le syndicat a fait de nombreux efforts lors de ces négociations, c’est au tour de l’employeur de faire des pas. Faire la grève est un moyen de dernier recours et l’objectif n’étant pas de pénaliser la population, nous aspirons tous à un règlement le plus rapidement possible, mais il devra être équitable. »

Du côté de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN), Josée Dubé, vice-présidente responsable du secteur municipal, renchérit : « Les revendications des travailleurs de la ville de Mont-Tremblant n’ont rien d’excentrique. La ville ne cache pas son développement constant et est même reconnue comme étant la troisième ville touristique au Québec. Les dirigeants doivent veiller à ce que celles et ceux qui offrent des services à la population, contribuant ainsi à ce succès, aient des conditions de travail à la hauteur de cette réputation. »

Dans les circonstances, et comme les municipalités sont assujetties au maintien des services essentiels pour assurer la sécurité du public, le syndicat a fait parvenir au ministère du Travail un avis de grève devant être exercée le 25 novembre prochain, à moins d’un revirement à la table de négociation. Rappelons que le Syndicat dispose d’un mandat de grève de 5 jours adopté à 94%.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant (CSN) représente plus de 160 cols blancs, cols bleus et employés aux installations sportives à Mont-Tremblant. Il est affilié au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

À Mont-Tremblant, comme ailleurs: pas de profit sur la maladie !

Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) déplore de voir la mairesse de Mont-Tremblant, Dominique Laverdure, dérouler le tapis rouge au secteur privé en santé et services sociaux au détriment des besoins bien réels du secteur public.

« Le privé n’est pas complémentaire au public, ce n’est pas vrai, dénonce la vice-présidente du CCSNL–CSN, Judith Trudeau. La principale difficulté du réseau public, c’est qu’il manque de bras. Et là, on va subventionner le privé pour qu’il vienne lui soutirer encore plus de personnel. Pourquoi ? Pour permettre à des médecins-entrepreneurs de faire de plus gros profits. Collectivement, on ne peut pas laisser passer ça. »

Le conseil central attendait depuis longtemps de connaître la position de la mairesse de Mont-Tremblant dans le dossier de la nouvelle clinique privée à but lucratif sur son territoire, dont les investisseurs seront également propriétaires du bâtiment abritant le nouveau CLSC. De nombreuses questions demeurent quant à l’étendue de ce projet de privatisation. De toute évidence, ce projet ressemble à d’autres qui ont été tentés ailleurs. Les entrepreneurs y voient un moyen d’accaparer les activités les plus rentables de leur point de vue tout en pouvant compter sur les services publics à proximité pour s’occuper d’autres activités (d’éventuelles complications suivant des chirurgies effectuées dans le privé ou des suivis, par exemple). Il n’est pas étonnant que le projet soit dirigé par un ancien gestionnaire de la clinique privée à but lucratif Chirurgie 10/30, à Brossard.

« Les conséquences de la privatisation, on les voit au quotidien dans les établissements de la région, rappelle le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux–CSN, Dominic Presseault. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2024, 689 travailleuses et travailleurs membres de notre syndicat ont quitté le réseau public. C’était déjà difficile d’attirer et de retenir le personnel dans nos établissements. Alors qu’on parle encore de fermer l’urgence de Rivière-Rouge, on construit une clinique privée à but lucratif flambant neuve tout près… On est en train de saboter le réseau public. »

Le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, rencontrait d’ailleurs la population des Basses-Laurentides ce midi à Saint-Eustache aux côtés des représentantes et représentants syndicaux des Laurentides. « Le problème du privé en santé et services sociaux est bien résumé sur le site de la campagne pour un réseau VRAIMENT public de la CSN. Nous allons payer avec l’argent de nos taxes et de nos impôts pour faire faire dans le privé ce qu’on pourrait faire pour bien moins cher, sans marge de profits, dans le réseau public. Nous allons subventionner le concurrent direct au réseau public. Nous n’avons pas fini de dénoncer ça ! »

Ce n’est qu’un début
La CSN n’entend pas lâcher prise pour stopper la privatisation en santé et services sociaux. Dans les Laurentides, un plan d’action est en préparation afin de contrer cette nouvelle offensive.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux (STTLSSS–CSN) représente 8400 travailleuses et travailleurs du CISSS des Laurentides.

Formé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe quelque 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Le conseil central des Laurentides est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

Laurentides : la CSN dénonce la place grandissante du privé en santé

À l’occasion de la campagne nationale de la CSN pour un réseau « Vraiment public », le Conseil central des Laurentides–CSN profite de la période estivale pour sensibiliser la population aux conséquences néfastes de la privatisation du réseau public de santé et services sociaux. Des représentantes et représentants régionaux de la CSN iront à la rencontre des travailleuses et des travailleurs de tous les milieux d’activité pour parler de la nécessité de défendre des soins de santé et des services sociaux publics au Québec. Elle multipliera également les activités de visibilité au cours des prochaines semaines.

Depuis déjà quelques mois, des interventions ont été faites auprès des députés et ministres, notamment auprès de M. Youri Chassin, député de Saint-Jérôme et adjoint parlementaire du ministre de la Santé, Christian Dubé. L’adoption de la réforme Dubé consacre la centralisation extrême des pouvoirs au sein de l’agence Santé Québec et pave la voie à un nouvel élargissement du secteur privé. Cela accélèrera l’effritement du secteur public, au profit d’entreprises et des médecins-entrepreneurs.

« Permettre à des acteurs dont l’objectif premier est de faire du profit, de s’intégrer au réseau dans lequel ils puiseront tant leur main-d’œuvre que leur clientèle, aura pour effet de dépouiller davantage le secteur public de ses ressources. Bien que la CAQ tente de nous faire croire que le privé palliera les problèmes de fonctionnement du secteur public, nous ne sommes pas dupes », affirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

« Nous participerons énergiquement à cette campagne de la CSN à la grandeur de la région, explique le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux-CSN, Dominic Presseault. Nous sommes bien placés pour constater les effets pervers de la privatisation sur les citoyennes et les citoyens des Laurentides et pour en témoigner. »

Rappelons que le nombre de patientes et de patients sans médecins de famille dans les Laurentides est passé d’environ 64 000 en 2021 à 115 000 à la fin de 2023. La retraite de médecins ne peut tout expliquer. En effet, il n’y a aucune planification de la main-d’œuvre chez les médecins en raison de leurs statuts de travailleurs autonomes. Et que dire des divers spécialistes et des cliniques privées qui s’installent tout près des établissements de santé, bénéficiant d’une publicité de proximité pour se construire une clientèle ? La population québécoise paie à même ses impôts le réseau public de santé et subventionne en plus le privé. A-t-on oublié à quel point les CLSC publics ont été mis à mal par l’ouverture des groupes de médecine familiale ? Dans les faits, ces cliniques privées ont échoué à améliorer l’accessibilité au réseau.

La nomination de Geneviève Biron à la tête de Santé Québec, ex-PDG de Biron Groupe Santé, qui a largement contribué à la privatisation du réseau public, en dit long sur la philosophie de Messieurs Legault, Dubé et Chassin. Combien de patientes et de patients ont-ils été référés directement par leur médecin à une entreprise privée à but lucratif comme le Groupe Biron pour des examens de routine ?

La population sera interpelée
Tout au long de la période estivale, des activités publiques se tiendront dans les Laurentides afin d’informer la population des conséquences quant aux mauvaises décisions gouvernementales. Egalement au programme les solutions à envisager afin de maintenir et d’améliorer le réseau public québécois. La CSN entend également déployer des panneaux géants en certains lieux stratégiques de la région.

À propos
Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Le Conseil central des Laurentides est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

Industrie aéronautique : Sonaca doit se redonner des ailes

La multinationale belge Sonaca, qui possède une usine à Mirabel, doit offrir de meilleures conditions de travail afin de pourvoir ses nombreux postes spécialisés dans la fabrication d’ailes d’avion qui sont vacants en ce moment.

La négociation pour une nouvelle convention collective a commencé en février et est toujours en cours puisqu’elle ne progresse pas suffisamment en ce qui concerne la question salariale. Les 182 syndiqué-es ont rejeté la dernière offre patronale à 99,2 %.

« Il y a des écarts de 10 $ de l’heure pour certains métiers si l’on compare avec les taux horaires des employeurs concurrents. De plus, 30 postes sont non pourvus à l’heure actuelle », affirme Benoit Pépin, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Sonaca Montréal–CSN.

Ce dernier ajoute que le salaire d’entrée à 19,89 $ de l’heure est devenu totalement insuffisant pour attirer la relève. Si rien ne bouge à la table de négociation, la grève sera fort probablement déclenchée lorsque ce sera possible en fonction du Code du travail. Il y a d’autres moyens de pression qui sont également sur la table.

L’usine Sonaca de Mirabel fabrique des ailes pour Gulfstream, Boeing, Mitsubishi ainsi que pour Bombardier, notamment pour son avion Global 7500.

« La filière aéronautique du Québec doit être solide et un de ses maillons ne peut pas se retrouver à la traine des autres », ajoute Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Nous disposons d’un mandat clair de moyens de pression et il serait dommage pour le secteur que nous ayons à perturber la chaîne d’approvisionnement afin de faire avancer les négociations. Sonaca devrait par ailleurs constater les effets de la grève qui a été déclenchée chez Safran, usine voisine, justement par manque d’ouverture et de réalisme de la part de l’employeur face au contexte économique actuel », affirme Kevin Gagnon, président de la FIM–CSN.

Sonaca a un chiffre d’affaires de près de 1 G$ et 3 800 employé-es dans le monde. Elle a signé, en mars 2024, des contrats d’une valeur de 20 millions d’euros avec des clients nord-américains. L’entreprise veut développer ce marché nord-américain qui est le plus prometteur dans le monde pour l’aéronautique. L’usine de Mirabel fait partie de l’équation en étant la seule usine canadienne à pouvoir construire des pièces en aluminium (ailes et empennages) de 18 mètres de long sur trois mètres de large.

« Les Basses-Laurentides sont une région importante pour cette industrie, mais le coût de la vie augmente comme partout au Québec et les entreprises de pointe doivent suivre la parade », conclut Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides (CCSNL–CSN).

 

À propos 

La CSN est composée de près de 1 600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle est, entre autres, présente dans le secteur aéronautique.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Le conseil central des Laurentides est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

Grève chez Safran

Les travailleuses et les travailleurs de Safran, spécialisés dans la fabrication de système d’atterrissage pour les avions, ont déclenché une grève dans la nuit de mardi à mercredi en raison d’une stagnation à la table de négociation après pas moins de 22 jours de pourparlers. Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Safran–CSN avaient voté à 99,1 % en faveur d’une grève à exercer au moment opportun le 26 avril dernier.

« Après notre dernière convention collective de six ans, nous avons un grand rattrapage à faire en raison de l’inflation. L’employeur ne semble pas le comprendre et il nous offre moins sur trois ans que ce que nous demandons la première année dans le but de réaliser ce rattrapage », affirme Michael Durand, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Safran. L’employeur n’a pas non plus offert de bonification significative des assurances collectives ou du régime de retraite. Sous plusieurs aspects, la convention collective chez Safran est moins avantageuse que celles d’autres entreprises du secteur, comme Airbus. L’usine de Safran à Mirabel, qui compte quelque 130 syndiqué-es, sera en grève pour 24 heures. Il reste une banque d’heures de grève déjà votées qui pourront s’ajouter selon l’évolution de la négociation.

« La CSN estime qu’une multinationale comme Safran devrait pouvoir maintenir le pouvoir d’achat de ses employé-es. C’est encore plus vrai dans le secteur aéronautique, où le gouvernement du Québec s’attend à de bons salaires, comme il l’a réaffirmé cette semaine lors de l’annonce de Boeing », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« On a de bons règlements dans plusieurs industries ces derniers mois, il n’y a aucune raison que Safran et l’aéronautique fassent exception. Il faudrait que l’employeur finisse par atterrir à la bonne place », ajoute Sylvain Grenier, trésorier de la FIM–CSN.

« Les syndicats de la région demeurent solidaires avec les syndiqué-es de Safran. On doit tenir compte de l’inflation et du prix du logement qui ne cesse d’augmenter dans la région », déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

À propos 

La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL-CSN) regroupe 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Le conseil central des Laurentides est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

 

 

 

Pour la grève à 99 % chez Safran

Les travailleuses et les travailleurs de Safran ont voté à 99,1 % en faveur d’une grève à exercer au moment opportun. Le taux de participation était de plus de 87 % à l’assemblée du 26 avril.

« Après notre dernière convention collective de six ans, nous avons un grand rattrapage à faire en raison de l’inflation. Il faut s’assurer d’attirer et de maintenir le personnel nécessaire dans notre secteur spécialisé », affirme Michael Durand, le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Safran. Ce dernier ajoute que la cadence à l’usine est déjà élevée chez cet important fournisseur d’Airbus pour les systèmes d’atterrissage. Les offres patronales sont malheureusement bien en deça de ce qui permettrait d’accomplir ce travail de rétention du personnel, ce qui est pourtant névralgique pour l’avenir de l’usine de Mirabel qui compte quelque 130 syndiqué-es. Le régime de retraite n’est vraiment pas à la hauteur de ce qui se fait dans l’industrie et la couverture d’assurance collective est également moins généreuse que chez les compétiteurs.

« La CSN est fière de représenter de plus en plus de travailleuses et de travailleurs de l’aéronautique. C’est un secteur d’avenir, pourvu que la voix de celles et ceux qui construisent les avions soit entendue », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« C’est incompréhensible qu’une multinationale française de haute technologie ne puisse pas maintenir ou même améliorer le pouvoir d’achat de ses employé-es », ajoute Louis Bégin, président de la FIM-CSN.

« Les syndicats de la région sont solidaires avec les syndiqué-es de Safran. Leur réussite va donner un signal pour les autres entreprises », déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides – CSN.

À propos 

La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL-CSN) regroupe 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Le conseil central des Laurentides est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

 

 

 

Première journée de grève pour les employés de la ville de Mont-Laurier

Une première journée de grève, sur les trois prévues cette semaine, s’est tenue aujourd’hui par les employés de la ville de Mont-Laurier affiliés au Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Ville de Mont-Laurier (CSN), dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2022.

Cette première journée de grève était rendue inévitable en raison des offres salariales insuffisantes et du refus systématique des représentants de la Ville d’aborder certains enjeux d’aménagement du temps de travail. Le syndicat espère que la présence d’un médiateur du gouvernement favorisera l’ouverture des représentants de l’employeur. Le médiateur devrait normalement être en présence des parties à la rencontre du 15 mars. Toutefois, si la stratégie du maire consiste à ridiculiser les demandes des employés de la ville, le syndicat s’interroge sur la volonté de la ville d’avoir des échanges constructifs.

Services fermés : la ville a aussi des responsabilités

Sur sa page web, la ville indiquait la liste des services municipaux fermés « en raison de la grève », écrit-elle. Francis Ouellette, président du syndicat explique : « Il va de soi que le recours à la grève a des impacts sur les travailleurs de la ville et les services qu’ils offrent. La loi sur le maintien des services essentiels et les décisions juridiques ont défini les paramètres et c’est pourquoi nous avons une entente avec le Tribunal à ce sujet. Ce que la ville ne dit pas, c’est que l’entente prévoit la possibilité pour les cadres d’effectuer des tâches. Si elle a décidé de laisser ses cadres à la maison en télétravail, le syndicat n’a pas à en porter la responsabilité. »

« Les travailleurs en grève font le sacrifice de leur salaire pour faire avancer la négociation et leurs conditions de travail, mais ils ne perdent pas de vue que celles-ci sont liées à la qualité des services municipaux. Il est absolument déplorable que la ville ait demandé à l’organisme la Soupe populaire de fermer son service sans tout autre effort ! Si cette attitude est la même à la table de négociation, il ne faut pas se surprendre des résultats », conclut Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

Qui prend les décisions à la ville de Mirabel?

Lors de la dernière séance du conseil de ville de Mirabel, les syndicats des bleus et blancs de la municipalité de Mirabel se sont réunis lors de la séance du conseil municipal afin de poser quelques questions au maire. Le sujet principal était la modification de l’interprétation de l’article sur l’indice des prix à la consommation qui a été modifié, non pas une, mais bien deux fois depuis 2022. Cette situation préoccupe les travailleuses et les travailleurs, car en 2023, la municipalité a adopté une méthode de calcul encore moins favorable pour eux! L’article avait été négocié au début des années 2000 et avait été appliqué à deux reprises dans le passé sans aucun problème et sans qu’aucune demande de modification n’ait été formulée lors des négociations qui ont suivi.

La réponse du maire est claire pour lui, mais beaucoup moins pour les membres présents dans la salle. C’est un dossier qui ne relève ni de lui ni du conseil… c’est administratif! Encore plus étonnant, le maire affirme qu’il n’a pas de regard sur l’application de la convention collective et n’a pas donné le mandat de modifier l’interprétation. Il a également souligné l’importance de bien gérer l’argent des contribuables, mais comment le conseil peut-il s’assurer de bien dépenser l’argent s’il ne donne pas les mandats ou si le conseil ne peut intervenir? Ensuite il a ajouté que si les syndicats veulent négocier un règlement hors cour, il peut donner un mandat au directeur général à cet effet. Pour Dominic Chartrand, président du syndicat des cols bleus, c’est un peu dire une chose et son contraire! Il peut donner un mandat pour négocier un règlement avec les syndicats, mais il ne peut pas donner le mandat de respecter la convention collective signée de bonne foi entre les parties et dont l’article en litige n’a pas été renégocié lors d’aucune ronde de négociation depuis son introduction, même après son application à deux reprises!

Où est l’imputabilité du maire et du conseil? Qui doit rendre des comptes aux contribuables? Le directeur général?  Faut-il rappeler qu’il y a des frais juridiques qui sont actuellement engagés et qui sont payés avec l’argent des contribuables. Si le syndicat obtient gain de cause à l’automne, la somme sera colossale, car il y aura des frais d’intérêts en plus des frais pour des dommages punitifs et moraux réclamés par les syndicats pour avoir sciemment privé leurs membres de plusieurs milliers de dollars. Selon Judith Trudeau, vice-présidente au CCSNL–CSN, ces montants doivent déjà avoir été pris en compte dans le budget, étant donné que la clause en question existe depuis plus de vingt ans!

« Les syndicats reviendront au conseil pour s’assurer que l’argent des contribuables est bien dépensé et pour mieux comprendre qui prend les décisions au sein de la municipalité », d’ajouter Anabel Millette, présidente du syndicat des cols blancs.

À propos

Le Syndicat des employés municipaux de Mirabel–CSN et le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mirabel–CSN sont affiliés au Conseil central des Laurentides ainsi qu’à la Fédération des employées et employés de services publics qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Les membres du Front commun manifestent à Saint-Jérôme 

Inflation, retard salarial et impacts de la pénurie de main-d’oeuvre sur les travailleuses et les travailleurs des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et de l’enseignement supérieur, cette ronde de négociations dans le secteur public doit changer les choses. C’est le message qu’ont lancé les travailleuses et travailleurs membres du Front commun dans les Laurentides lors d’un rassemblement qui s’est tenu aux abords de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme. 

« Le gouvernement est fermé quant aux revendications des travailleuses et travailleurs et se concentre uniquement sur ses priorités. De notre côté, la phase d’intensification de la mobilisation bat son plein. Avec des offres carrément insuffisantes et des attaques sérieuses de notre régime de retraite, nos membres entendent se tenir debout pour améliorer leurs conditions de travail! Nos demandes sont légitimes », ont lancé les porte-paroles du Front commun dans les Laurentides : Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Sylvie Levert, vice-présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire en éducation de la Rivière-du-Nord (CSQ), Maxime Ste-Marie, président du Conseil provincial des affaires sociales SCFP (FTQ), et Marie-Ève Meilleur, représentante nationale de l’APTS dans les Laurentides. 

« Que ce soit en éducation, dans la santé et les services sociaux ou en enseignement supérieur, c’est très clair : les conditions d’exercice déjà difficiles sont alourdies et complexifiées par le manque de personnel, dans toutes les catégories d’emplois. Pour attirer et retenir notre monde, il faut améliorer les conditions de travail, assurer un rattrapage salarial et une protection contre l’inflation. Bref, il faut s’assurer que les travailleuses et les travailleurs cessent de s’appauvrir. Il est temps de renverser la vapeur et de parler de bonification et d’amélioration concrètes », ont renchéri les porte-paroles. 

Cette manifestation survient alors que l’Assemblée nationale étudie un projet de loi visant à augmenter de près de 30 % la rémunération des parlementaires au nom du besoin d’attirer la relève, d’effectuer un rattrapage et de protéger le pouvoir d’achat de la députation. Pour le Front commun, les critères qui guident cette orientation doivent aussi s’appliquer aux tables de négociation pour les travailleuses et travailleurs du secteur public. 

Inflation : des impacts concrets 

Lors de la dernière ronde de négociations, rappelons que des augmentations de 6 % au total sur trois ans ont finalement été soutirées, avec des augmentations additionnelles pour celles et ceux qui gagnaient le moins. Or, le coût du panier d’épicerie monte en flèche depuis des mois et les hausses liées à l’inflation font extrêmement mal aux travailleuses et aux travailleurs. Par exemple, de janvier 2022 à janvier 2023, le prix du beurre a augmenté de 40 %, du brocoli de 42 %, des pâtes alimentaires de 44 %, des oeufs de 14 %… Même le déodorant a augmenté de 16 %. On est bien loin du rythme d’augmentation des salaires du secteur public! 

C’est pourquoi le Front commun revendique un mécanisme permanent d’indexation basé sur l’indice des prix à la consommation (IPC), qui garantira l’ajustement des salaires chaque année en fonction du coût de la vie. « Il faut permettre aux travailleuses et aux travailleurs de se protéger contre la perte du pouvoir d’achat, et ce genre de mécanisme est le meilleur outil pour y arriver. On ne peut plus prendre le risque de subir une autre vague inflationniste », ont précisé les représentantes et représentants. 

Pour revaloriser les emplois du secteur public, le Front commun réclame, en plus du mécanisme permanent de protection contre l’inflation, un enrichissement visant un rattrapage salarial général. Ainsi, il revendique 100 $ par semaine pour l’année 2023 ou l’indice des prix à la consommation (IPC) + 2 % (selon la formule la plus avantageuse), l’IPC + 3 % pour 2024 et, finalement, l’IPC + 4 % pour 2025. 

La direction réduit la formation offerte aux éducatrices en services de garde 

Le Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSN) dénonce la décision du Centre de services scolaire des Mille-Îles de réduire considérablement la formation offerte aux éducatrices de services de garde, passant de 390 heures à seulement 90 heures, la limitant à deux exigences au lieu de onze. Ceci, dans un contexte critique où la violence et les crises se multiplient dans les écoles du territoire desservi par le CSSMI. 

Une décision locale 

Pour Josée Dufort, présidente du Syndicat du personnel de soutien, « il est d’autant plus étonnant que la direction choisisse cette avenue en regard des derniers évènements qui démontrent, au contraire, que la qualification du personnel pour répondre aux besoins est plus que jamais primordiale, il en va de la sécurité des enfants et du personnel ». De plus, le syndicat ne s’explique pas cette initiative puisque celle-ci ne serait reconnue que par le Centre de services des Mille-Îles. Il y a là incohérence puisque l’AEP (attestation d’études professionnelles) pour les services de garde offerte par le centre dans un de ses établissements scolaires ne reconnaît pas cette formation tronquée à 90 heures. 

La pénurie de main-d’oeuvre comme paravent 

Bien que le syndicat ait proposé d’autres alternatives, notamment la prolongation de la période de qualification afin de s’assurer de la qualité des services et le maintien du personnel à l’emploi, il s’est buté à un refus de l’employeur. Les conséquences risquent fort probablement de surtaxer le personnel pleinement qualifié qui devra prendre en charge les interventions auprès des enfants qui ne pourront être assumées par le personnel insuffisamment qualifié. 

Soutien de la CSN 

Le syndicat prendra tous les moyens nécessaires pour faire entendre raison à la direction. « Le Conseil central des Laurentides appuiera le syndicat dans ses démarches, car si des aménagements sont nécessaires, ceux-ci ne peuvent pas prendre la forme d’une recette maison, ils doivent répondre aux normes reconnues par le ministère de l’Éducation », affirme Chantal Maillé, présidente du CCSNL. « La FEESP–CSN revendique depuis 2003 la reconnaissance de l’apport des éducatrices en services de garde dans les services éducatifs, ce qui passe par la reconnaissance de leurs qualifications pour des services de qualité », mentionne Frédéric Brun, vice-président de la FEESP. 

La CSN exige plus de transparence de la part du Commensal

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs Les mets du Commensal, représentant les salarié-es de l’usine de Boisbriand, dénonce le manque de transparence et d’humanité de l’entreprise qui vient d’annoncer la fermeture de son établissement spécialisé dans la production de mets préparés végétariens.

Lors d’une rencontre convoquée hier par l’employeur, les travailleuses et travailleurs ont appris de façon brutale qu’ils perdaient leur emploi à la suite de l’annonce de la fermeture immédiate de l’usine. Après l’annonce, les travailleuses et travailleurs ont été invités à récupérer leurs effets personnels et à quitter les lieux.

À cette occasion, les représentants syndicaux et les employé-es ont tenté d’obtenir plus d’information concernant les raisons motivant la fermeture de l’usine de même que les projets de la compagnie, et ce, sans succès. L’employeur a simplement affirmé que différentes options étaient analysées. Pourtant, quelques minutes après cette rencontre, les travailleuses et travailleurs apprenaient dans le quotidien La Presse plusieurs détails qu’on leur avait cachés.

« C’est par les médias que les travailleuses et travailleurs ont appris que la production de Boisbriand sera cédée à un sous-traitant. Plusieurs employé-es de cette usine comptent plus de 20 années de loyaux services, certains même plus de 30 ans. Ils sont également plusieurs à résider dans la municipalité de Boisbriand. Cette fermeture a des impacts majeurs dans leur vie ! », souligne Chantal Maillé, présidente du Conseil central Laurentides–CSN.

Image de marque ternie
Depuis des années, les employé-es dénonçaient le laisser-aller des installations et s’inquiétaient des impacts sur l’avenir de l’usine et sur leurs emplois. À l’évidence, ce manque d’investissement ne découle pas de problèmes financiers.

En effet, l’entreprise se targue d’être la marque « la plus vendue en magasin au Québec dans la catégorie de repas préparés végétariens », avec des « parts de marché qui atteignent même les 80 % à 90 % dans certaines catégories spécifiques ».

« Le Groupe Commensal constitue un leader dans l’industrie florissante des mets végétariens. Il ne s’agit donc pas de capacité financière de l’entreprise pour moderniser ses installations, mais plutôt d’un manque de volonté d’inclure le capital humain dans l’équation, ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN. Et que dire de leur slogan : Commensal, créé pour l’humanité ? », s’interroge le dirigeant.

Soutien de la CSN
La CSN veillera à accompagner l’ensemble des travailleuses et des travailleurs et à faire respecter leurs droits. Le Conseil central des Laurentides–CSN a interpellé la ville de Boisbriand il y a déjà plusieurs semaines quant à l’avenir de l’usine Commensal afin de discuter de diverses pistes de solution pour en assurer la pérennité.

À propos
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses Les mets du Commensal–CSN est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Elle prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, plus démocratique, plus équitable et plus durable.

Victoire syndicale contre les briseurs de grève

Dans une décision rendue hier, le Tribunal administratif du travail (TAT) donne raison au Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland–CSN.

« Nous prétendions que notre employeur avait recours à des briseurs de grève afin de poursuivre ses opérations, et ce, depuis le premier jour où nous avons déclenché la grève, le 22 novembre dernier, puis à la suite du lockout qu’il a décrété le 26 novembre. Le TAT nous donne raison puisque le juge a ordonné à l’employeur de ne plus avoir recours aux services de 23 personnes dont les noms figurent dans sa décision », de souligner Elysa Bergin, présidente du syndicat.

« Cette histoire est cousue de fil blanc. L’employeur tente de nous faire croire qu’il ne savait pas qu’il enfreignait la loi, tout en ayant recours à des méthodes dignes des pires employeurs. Lorsqu’il a refusé de laisser entrer les enquêteurs du Ministère du travail afin de vérifier s’il avait recours à des briseurs de grève – une première au Québec –, il nous cachait clairement la vérité. Nous attendons donc avec impatience le rapport des inspecteurs afin de faire toute la lumière sur cette histoire », de préciser Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

« Depuis le début, nous suivons de très près les comportements de l’employeur et l’évolution de ce conflit. Ses techniques d’intimidation envers un groupe de salarié-es presqu’entièrement constitué de femmes sont démesurées et manquent carrément de classe. Au début du conflit, l’employeur a fait appel au service de police et a demandé l’arrestation des salarié-es en grève sur les lieux de piquetage alors qu’aucun événement ne le justifiait. En pleine situation de pénurie de main-d’œuvre, nous expliquons très mal ces comportements dépassés et ce manque flagrant de vision. Nous sommes fiers de voir que face aux agissements insensés de cet employeur, les travailleuses et les travailleurs demeurent solidaires et debout. Les syndicats de la CSN ont déjà déployé toutes les ressources, tant au niveau de la mobilisation qu’à celui du soutien financier afin de leur permettre d’aller jusqu’au bout », de conclure Kevin Gagnon, vice-président de la FIM–CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland–CSN regroupe environ 30 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec. Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides regroupe près de 90 syndicats et plus de 16 000 membres dans tous les secteurs d’activité de la région des Laurentides.

L’employeur décrète un lockout

Ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland–CSN se sont butés à des bureaux fermés à la suite d’un lockout décrété par leur employeur. Réunis en assemblée générale dans les heures qui ont suivi, le syndicat a voté à 91 % en faveur de la grève générale illimitée.

« Depuis le début de la négociation, l’employeur n’a jamais démontré une véritable intention de négocier des conditions de travail équitables. Une de nos revendications touche à la disparité de traitement dans notre régime de retraite : alors que les plus anciens jouissent d’un régime à prestations déterminées, les plus jeunes bénéficient d’un régime à cotisations déterminées famélique. De plus, l’employeur veut introduire des critères de qualifications qui empêchent les salarié-es d’obtenir des promotions. Historiquement, Rolland s’affichait fièrement comme un employeur de choix mais pour nous, ce temps est carrément révolu », de dénoncer Elysa Bergin, présidente du syndicat.

Les salarié-es sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans. Depuis mars 2018, plus d’une vingtaine de rencontres de négociation et de conciliation se sont tenues.

« Le syndicat vit une véritable campagne d’intimidation de la part de l’employeur. Lors du premier jour de grève, le 22 novembre dernier, il a envoyé une mise en demeure interdisant aux grévistes de manifester en face de leur milieu de travail. Fort de la présence de six autopatrouilles de la police, il leur a demandé de procéder à l’arrestation des grévistes alors que ceux-ci ne commettaient aucun acte illégal. Il a même refusé la visite des agents du ministère du Travail afin que ceux-ci puissent vérifier si l’employeur avait recours à des briseurs de grève, ce que nous prétendons », de souligner Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN

« Il n’y a qu’un mot pour décrire le comportement de cet employeur : épouvantable. En plus d’intimider ses travailleuses et ses travailleurs avec des tactiques moyenâgeuses, celui-ci se comporte en patron-pas-de-classe et impose un lockout à moins d’un mois du temps des fêtes. La Fédération de l’industrie manufacturière sera aux côtés du syndicat jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail qui respectera leurs revendications », de conclure Kevin Gagnon, vice-président de la FIM–CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland–CSN regroupe environ 30 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec. Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides regroupe près de 90 syndicats et plus de 16 000 membres dans tous les secteurs d’activité de la région des Laurentides.

Grève des employés de bureau aux entreprises Rolland de Saint-Jérôme

Exaspérés par le déroulement des négociations, les employés de bureau de Rolland, située sur le boulevard Jean-Baptiste Rolland à St-Jérôme sont en grève depuis le vendredi 22 novembre, 7 h 00.

Par cette première journée de grève, les quelques 30 employés, syndiqués à la CSN depuis la fin de décembre 2016, veulent démontrer à la direction des Entreprises Rolland qu’il est temps de négocier pour en arriver à un règlement avec celles et ceux qui occupent des postes très variés, mais qui sont essentiels au fonctionnement et à la rentabilité de l’entreprise. Depuis le mois de mars 2018, plus d’une vingtaine de séances de négociation et de conciliation se sont tenues sans que l’employeur démontre une véritable intention de négocier sur des bases équitables.

Deux poids, deux mesures
« Depuis le début de la négociation, nous ne sentons pas que notre employeur respecte nos principales revendications, notamment celle mettant fin à la disparité de traitement du régime de retraite » explique Elysa Bergin présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des entreprises Rolland – CSN. Bien que le syndicat se réjouisse du fait que leurs collègues de l’usine bénéficient d’un contrat de travail négocié depuis le mois de mars 2019, les employées de bureau devraient, elles aussi, compter sur le respect de l’employeur, d’autant plus que la convention collective est échue depuis plus de deux ans. Les postes qu’ils occupent, bien qu’indirectement liés à la production, font en sorte que l’entreprise livre la marchandise auprès de sa clientèle canadienne, sa clientèle américaine ainsi que sa clientèle internationale (Chili, Équateur, Mexique, Colombie, Pérou, Philippines). Ces emplois garantissent à la compagnie une image de marque; ils sont donc essentiels au maintien d’une clientèle fidèle.

La présidente ajoute « qu’au contraire, non seulement la direction ne fournit pas les efforts pour régler, mais qu’en plus, elle tente d’imposer des reculs, plus particulièrement concernant les critères de qualification rendant presque impossibles les promotions à l’interne. »

La grève comme dernier recours
Selon Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides (CSN) : « Ce n’est pas de gaieté de cœur que les salariées se privent de salaire pour faire valoir leur point de vue. Pourtant, les enjeux sont assez importants pour ce faire et d’autres jours de perturbation sont à prévoir si la situation stagne. Nous souhaitons que l’entreprise centenaire, fondée en 1882 et emblème de la région, plus particulièrement de Saint-Jérôme, donne l’exemple. Le travail de qualité de ses salariés, en pleine période de pénurie de main-d’œuvre, devrait être reconnu et les iniquités, éliminées. »

Les travailleuses et travailleurs des Autobus Le Promeneur rejoignent les rangs de la CSN

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des autobus Le Promeneur–CSN a déposé une requête en accréditation afin de représenter tous les salarié-es des Autobus Le Promeneur à Mont-Tremblant. Les salarié-es sont dotés d’un syndicat CSN et peuvent maintenant espérer négocier une première convention collective à la hauteur de leurs attentes.

« Nous sommes très fiers d’accueillir ces travailleuses et travailleurs au sein du Conseil central des Laurentides et de les accompagner tout au long de leur vie syndicale. Beaucoup de travail reste à faire dans le milieu du transport scolaire afin d’améliorer les conditions de travail des conductrices et conducteurs », selon Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides.

Au Québec, plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Ce syndicat sera également affilié à la Fédération des employées et employés de services publics—CSN qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs du transport scolaire. Ils se joignent ainsi à plus de 425 syndicats affiliés à cette fédération représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les employé-es des autobus La Diligence renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence de Sainte-Adèle (CSN), du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence de Sainte-Marguerite (CSN) et du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence de Sainte-Agathe (CSN) se sont prononcés à 93 % en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de 3 ans, du 1er juillet 2017 au 1er juillet 2020, le nouveau contrat de travail de ces syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la CSN, prévoit des augmentations de salaire totalisant jusqu’à 6,75 % pour les trois années. À la fin de la convention collective, le salaire horaire des chauffeurs d’autobus atteindra 20,82 $ de l’heure.

En outre, les salarié-es ont défendu et maintenu leurs acquis. À titre d’exemple, les chauffeurs continueront de bénéficier d’une banque monnayable de dix journées de maladie, d’une garantie hebdomadaire de salaire équivalant à 41 semaines, d’un mode avantageux de rémunération des circuits. Enfin, des gains ont également été faits en termes de rémunération des voyages nolisés, le tarif pour le nettoyage des autobus et les modalités de prise des congés sans traitement.

Une négociation longue appuyée par la mobilisation des membres

Selon Madame Gisèle Breton, présidente du STT des Autobus La Diligence de Sainte-Adèle (CSN), « l’employeur était agressif et a fait de très nombreuses demandes de reculs. Nous nous expliquons mal cette stratégie. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les employeurs semblent avoir de la difficulté à comprendre que l’heure n’est pas aux reculs, mais à la bonification des conditions de travail. Encore une fois, c’est grâce à la mobilisation des membres et à l’annonce d’une menace de grève que nous avons pu faire des gains. »

« Malgré le fait que la convention collective des Autobus de la Diligence soit un modèle dans le secteur, notre métier de chauffeur est encore mal reconnu », souligne Madame Nathalie Lafleur, présidente du STT des Autobus La Diligence de Sainte-Agathe (CSN). « Nous faisons un travail essentiel, nous ne transportons pas du gravier ou des vidanges, mais bien des enfants. Ça demande du tact, on doit respecter les règles de la sécurité routière en plus de faire de la discipline et des interventions auprès des enfants. »

Le syndicat se prépare déjà pour une prochaine ronde de négociation qui se tiendra à l’échéance de la convention en 2020. « Malgré le fait que nous venons de signer, nous préparons déjà nos demandes en vue de la prochaine négociation. Nous espérons que l’employeur a pris acte de la détermination de nos membres », souligne Gisèle Breton.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence – Sainte-Adèle (CSN), le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence – Sainte-Marguerite (CSN) et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence – Sainte-Agathe représentent près de 75 chauffeurs d’autobus scolaire. Ils sont affiliés au Conseil central des Laurentides (CSN), à la Fédération des employées et employés de services publics – CSN ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

Le STT de la Ville de Mont-Tremblant suspend la grève prévue le 15 février

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant – CSN annonce aujourd’hui qu’il suspend la journée de grève prévue pour vendredi le 15 février. Suite à une rencontre avec la directrice générale de la Ville de Mont-Tremblant, Julie Godard, le Syndicat se réjouit que l’employeur ait accepté de retourner à la table de négociation.

Devant la lenteur des négociations, les salarié-es se sont dotés le 3 décembre dernier d’un mandat de grève de six jours, à exercer au moment jugé opportun. Sans convention collective depuis deux ans, le Syndicat tient à réitérer son désir de poursuivre les négociations et continuera de privilégier cette approche.

Grève de 24 h le 15 février 2019

Malgré plusieurs relances et devant l’inertie de la Ville de Mont-Tremblant à vouloir négocier, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant (CSN) déclenchera une grève de 24 heures, le 15 février 2019.

Manifestation
Le 15 février prochain, sur l’heure du dîner, le Conseil central des Laurentides (CSN) maintient donc la manifestation prévue en soutien aux grévistes. « On ne peut pas accepter que la Ville se comporte ainsi, explique la présidente du conseil central, Chantal Maillé. Après deux ans sans convention, je pense que personne ne peut dire que les cols blancs et les cols bleus ne se sont pas montrés patients ».

Grève
Le syndicat dispose, à cet effet, d’un mandat de grève de six jours à exercer au moment jugé opportun. Après négociation, les services essentiels seront assurés par le syndicat pour la population de Mont-Tremblant.

Le syndicat CSN de la santé des Laurentides à la rencontre de Gaétan Barrette

Le STTLSSS–CSN a profité de la visite à l’hôpital régional de Saint-Jérôme du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, pour faire un suivi des deux dernières rencontres et pour le sensibiliser sur certaines questions, notamment au sujet de la privatisation des services publics et de l’engagement de son parti à améliorer la buanderie de l’hôpital de Rivière-Rouge.

« Le parti libéral du Québec s’est engagé il y a déjà trois ans à procéder à la mise à niveau de la buanderie de l’hôpital de Rivière-Rouge. Il est temps que les promesses se concrétisent réellement. De plus, lorsque les travaux seront terminés, le résultat sera bénéfique pour les travailleuses et les travailleurs de l’hôpital de Rivière-Rouge, mais également pour la population et pour l’économie de la région. Nous allons profiter de chacune des occasions pour rappeler au ministre l’importance et l’urgence d’agir dans ce dossier », a dénoncé Steve Bouchard, vice-président du STTLSSS–CSN. »

« Lors de cette rencontre, nous avons également discuté de récentes réalisations et de différentes pistes de solutions avec Monsieur Barrette. Nous avons pu lui démontrer que d’énormes économies pour le CISSS des Laurentides ont été réalisées en mettant à profit les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux. Par la même occasion, cette décision nous permet d’éliminer définitivement la sous-traitance », a souligné Dominic Presseault, président du STTLSSS–CSN ».

Les positions irresponsables de l’employeur dénoncées

Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant–CSN, la volonté patronale de revoir immédiatement toute la structure salariale de la Ville de Mont-Tremblant met en péril l’objectif de convenir d’une entente satisfaisante à court terme.

En négociation, la Ville de Mont-Tremblant a présenté au syndicat une proposition visant à revoir complètement sa grille salariale. Au cours de la rencontre de négociation du 20 mars, le syndicat s’est montré prêt à s’engager dans un exercice sérieux de relativité salariale, après en avoir obtenu le mandat auprès de ses membres qui étaient contre cette idée au départ. Toutefois, le syndicat souhaite que cela se fasse par l’entremise d’un comité paritaire qui mènerait ses travaux au cours des prochains mois, permettant de conclure dès maintenant une entente satisfaisante pour le renouvellement de la convention collective.

« Jusqu’à maintenant, ce que l’employeur nous a déposé, c’est un document qu’il a bâti seul de son côté. Un exercice de relativité salariale ne peut pas être imposé unilatéralement ni être discuté à la va-vite sur le coin d’une table. Nous sommes prêts à nous engager dans une démarche sérieuse, mais il faut se donner les moyens d’y arriver dans le respect de toutes et de tous, souligne le président du syndicat Kuang Selao. Il y a donc deux conditions incontournables pour nous : le processus doit être mené de façon paritaire et on doit avoir une période de temps raisonnable pour le faire. Ce travail a été fait dans des villes de taille comparable et cela a pris au moins un an. Nous ne voulons pas étirer indûment les négociations.» La proposition syndicale permettrait de finaliser les travaux de la relativité salariale avant la prochaine révision de l’équité salariale de 2020.

Rappelons que de son côté, le syndicat ne porte pas de demandes ayant une importante incidence financière, ce qui devrait faciliter la conclusion d’une entente satisfaisante. Le syndicat cherche des améliorations normatives. Par exemple, mieux aménager les conditions de travail afin de favoriser la conciliation famille-travail-loisir de la centaine de cols bleus et cols blancs qui assurent les services municipaux à Mont-Tremblant.

« S’il y a des problèmes dans la structure de rémunération à Mont-Tremblant, ils ne sont pas apparus tout d’un coup. C’est complètement irréaliste de penser qu’on pourrait régler cela en quelques heures de négociation, poursuit la vice-présidente de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN), Stéphanie Gratton, qui représente des milliers de travailleuses et de travailleurs dans le secteur municipal. Nous avons déjà mené ce type d’exercice ailleurs et nous savons très bien comment il faut procéder. Mont-Tremblant fait fausse route en tentant d’imposer ses vues comme elle le fait ».

Suivant la recommandation du médiateur au dossier, le syndicat a accepté l’idée de rencontrer le maire, Luc Brisebois, afin de faire le point sur l’état des négociations, mais celui-ci a refusé la tenue d’une telle rencontre.

«Il semble difficile pour le maire d’accepter l’idée que les travailleuses et les travailleurs devraient avoir un mot à dire sur leurs propres conditions de travail, enchaîne la présidente du Conseil central des Laurentides (CSN), Chantal Maillé. C’est déplorable parce que les cols blancs et les cols bleus ont fait un bout de chemin important en acceptant de réaliser un programme de relativité salariale comme le demande la Ville. Quant à nous, nous ne baisserons jamais les bras. Toute la CSN appuiera ces travailleuses et ces travailleurs ».

Rappelons qu’au moment où la Ville de Mont-Tremblant dépose un projet de grille salariale qui ferait reculer les salaires de 60 % de ses employé-es, le maire de la Ville reçoit près de 80 000 $ par année alors qu’il est au travail environ deux journées par semaine.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant–CSN représente une centaine de cols blancs et de cols bleus à Mont-Tremblant. Il est affilié au Conseil central des Laurentides (CSN), à Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

Les salarié-es du CISSS des Laurentides rencontrent Gaétan Barrette

Des travailleuses et des travailleurs du CISSS des Laurentides ont profité de la visite de Gaétan Barrette à l’hôpital de Lachute pour sensibiliser le ministre aux graves problèmes de surcharge de travail et d’épuisement professionnel qui touchent l’ensemble du personnel du CISSS des Laurentides.

 « La réforme très centralisatrice, couplée aux compressions budgétaires des trois dernières années ont mis à mal notre capacité d’assurer les services de qualité auxquels la population a droit, déplore le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux (STTLSS–CSN), Dominic Presseault. L’élastique est étiré au maximum. C’est au prix de notre propre santé que nous parvenons à éviter un bris de service. C’est extrêmement démoralisant d’autant plus qu’à la fin de notre quart de travail, nous n’avons pas le sentiment d’avoir donné à nos patientes et à nos patients toute l’attention qu’ils méritent ».

La surcharge de travail sévit à tous les niveaux du CISSS. Du personnel administratif aux préposé-es aux bénéficiaires, en passant par tout le personnel paratechnique, la pression est ressentie à tous les maillons de cette grande chaîne. Une conséquence sans équivoque de la dégradation de la situation est l’augmentation considérable du nombre de salarié-es qui ont eu recours à l’assurance salaire au cours des derniers mois.

Solutions
Le syndicat a des pistes de solutions à proposer, notamment à l’occasion des négociations locales actuellement en cours. « Nous pensons notamment qu’il faut viser une plus grande stabilisation des emplois et favoriser la conciliation famille-travail-études, poursuit Dominic Presseault. En plus d’améliorer la situation pour les travailleuses et les travailleurs, c’est ainsi qu’on pourra convaincre la relève à venir travailler avec nous. En négociation locale, jusqu’à maintenant, l’employeur veut plus de flexibilité, plus de polyvalence alors qu’on est déjà à bout de souffle. Nous pensons que le ministre Barrette doit rappeler les établissements à l’ordre ! »

Salubrité
Par ailleurs, le syndicat a profité de cette rencontre avec le ministre pour faire le point sur les coupes de poste en salubrité au CISSS des Laurentides. Cette décision administrative est lourde de conséquences. Non seulement risque-t-elle d’entraîner une recrudescence des éclosions d’infections nosocomiales, mais de plus, elle alourdit encore davantage la surcharge de travail des préposé-es aux bénéficiaires et des aides de service de l’établissement qui doivent assumer ce travail.

Le syndicat mène d’ailleurs une campagne depuis quelques mois afin de convaincre le CISSS de faire marche arrière. Une capsule vidéo devenue virale  dès son lancement le mois dernier, mettant en vedette le comédien Stéphane E. Roy.

 À propos
Le STTLSSS représente 5800 salarié-es du CISSS des Laurentides. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux. Avec près de 110 000 adhérents en santé et services sociaux, la CSN est l’organisation la plus représentative du secteur et la seule à réunir des travailleuses et des travailleurs de tous les titres d’emploi du réseau.

Un mandat de grève pour des CPE des Laurentides

Réunies samedi en assemblée générale à Blainville, les membres du Syndicat des travailleuses en CPE région Laurentides – CSN (STCPERL-CSN) se sont prononcés, par scrutin secret, à 93,6 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Jusqu’à maintenant, les travailleuses des CPE de l’Estrie et des Laurentides ont aussi voté en faveur d’un mandat de grève de six jours.

Comme près de 11 000 autres syndiqué-es au Québec, les quelque 800 membres du STCPERL-CSN sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides – CSN. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, madame Danielle Deschatelets, présidente du syndicat, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’ententes ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

Le réseau des CPE menacé

Le Syndicat est bien conscient que les employeurs et le gouvernement tenteront de discréditer les travailleuses en les accusant de prendre les parents en otage. « Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Nos revendications permettront d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réputé pour la qualité de ses services de garde. »

Elle ajoute : « Nous ne pouvons ignorer que l’actuel gouvernement a imposé de nombreuses coupes budgétaires et que les directions des CPE, de manière générale, ont choisi d’imposer des reculs dans les services et les conditions de travail pour équilibrer leur budget, choix discutable considérant la lourdeur de l’appareil administratif dont plusieurs CPE se sont dotés, ajoute madame Deschatelets. Si nous devons malheureusement en arriver à utiliser la grève pour nous faire entendre, ce ne sera pas de gaité de cœur et les parents seront avisés. Toutefois, notre négociation est cruciale pour le maintien du réseau », conclut-elle.

Le Syndicat des travailleuses en CPE de la région des Laurentides regroupe plus de 800 membres dans l’ensemble de la région. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central des Laurentides. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Le syndicat du Parc régional de la Rivière-du-Nord en moyens de pression

En réaction à la lenteur du conseil d’administration du parc d’entériner l’entente de principe négociée, les employé-es syndiqués CSN ont unanimement choisi, en assemblée générale, d’utiliser des moyens de pression.

Les employé-es du Parc régional de la Rivière-du-Nord ont choisi de se syndiquer afin de régulariser leurs conditions de travail. Un processus de négociation s’est enclenché et une entente de principe sur la future convention collective est intervenue, le 24 février, entre les représentants du parc et ceux du syndicat. « Malheureusement, depuis ce temps, le conseil d’administration reporte l’entérinement de l’entente », indique Jean-Michel Lapointe, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Parc régional de la Rivière-du-Nord (FEESP–CSN). « À plusieurs reprises, dont la dernière en date du 19 avril, le point n’a pas été abordé en rencontre des gestionnaires. La prochaine rencontre du CA est fixée au 17 mai et rien ne nous garantit qu’il procèdera. C’est inadmissible », ajoute M. Lapointe.

Une rencontre spéciale est exigée

Le syndicat exige que le CA tienne une rencontre spéciale avant le 17 mai pour entériner l’entente. Les reports du CA font en sorte que le nouveau contrat de travail de même que les ajustements de salaire ne sont pas effectifs. Le syndicat n’accepte plus cette nonchalance et fort de son mandat obtenu en assemblée générale le 25 avril, il utilisera des moyens de pression. « Nous n’avons pas pour objectif de perturber les activités du parc, mais notre employeur doit comprendre, après plus de deux mois, qu’il doit respecter la négociation », conclut le président.

Le CCSNL demande au CISSS des Laurentides de reconsidérer sa décision

Alors que le CISSS des Laurentides s’apprête à annoncer des coupes de postes au Service de l’hygiène et de la salubrité au Centre hospitalier de Saint-Eustache, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) appelle la haute direction de l’établissement à reconsidérer les conséquences d’une telle décision.

« Ce n’est pas la première fois que l’on questionne les sommes supplémentaires investies en hygiène et en salubrité à Saint-Eustache, rappelle la présidente de CCSNL–CSN, Chantal Maillé. Que ce soit un expert mandaté par le ministère, en 2013, ou la firme Raymond Chabot Grant Thornton, en 2015, chaque fois, on a conclu que les ressources investies étaient justifiées. Les performances globales de l’hôpital en termes de propreté et de gestion des éclosions de maladies nosocomiales sont très bonnes. Grâce à la réorganisation intervenue en 2005, le temps requis pour assurer le transfert des patients a été réduit de moitié, permettant un meilleur accès aux services pour la population. Le CISSS ne doit pas prendre une décision strictement comptable à l’aveuglette et doit mettre les résultats probants dans la balance ».

Le président du Syndicat des employé(e)s du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes, Dominic Presseault, a appris récemment que la CISSS comptait couper ces postes. Il estime que le CISSS fait une mauvaise lecture de la situation lorsqu’il conclut que l’Hôpital de Saint-Eustache dépense trop en matière d’hygiène et de salubrité. « Ici, nous avons réorganisé le travail en 2005. Nos préposé-es à l’entretien ménager effectuent des tâches de désinfection et de préparation des lieux, qui ailleurs sont généralement exécutées par les préposé-es aux bénéficiaires. Ceci permet à nos préposé-es aux bénéficiaires de se consacrer davantage aux personnes qui sont hospitalisées, ce qui est précisément le travail pour lequel ils ont été formés. Si le CISSS coupe aveuglément dans l’entretien ménager, la conséquence c’est que nos préposé-es aux bénéficiaires, déjà à bout de souffle, verront leur charge de travail augmenter. Ça ne fait aucun sens », déplore-t-il.

Pour Chantal Maillé, le CISSS devrait carrément envisager de prendre le chemin inverse. « Les résultats sont là à Saint-Eustache. C’est incroyable de toujours devoir le répéter, mais pour nous la seule façon d’améliorer les services sans que le personnel ne croule sous des charges de travail insoutenables, c’est de revoir l’organisation du travail afin d’utiliser au maximum les compétences de chacun. J’invite la direction du CISSS à reprendre l’analyse globalement, en mettant dans la balance ce que ça coûtera de payer d’autres salarié-es pour faire un travail que peuvent parfaitement faire les spécialistes de l’hygiène et de la salubrité, ce que ça coûtera en contrats au secteur privé pour venir désinfecter les chambres en cas d’éclosions de maladies à cause de coupes en prévention, ainsi que l’inconfort pour les patients de l’Hôpital de Saint-Eustache, qui devront attendre que la préposée aux bénéficiaires surchargée ait le temps de venir préparer la chambre après le passage de l’équipe d’hygiène et de salubrité qui, elle, devra revenir une seconde fois ensuite pour terminer le travail. Peut-être qu’au final ils réaliseront que la solution serait d’instaurer partout un dialogue avec les travailleuses et les travailleurs pour rechercher de véritables solutions ».

Les employés de la Caisse Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts entérinent l’entente de principe

Il aura fallu tout près de deux ans aux salariées de la Caisse Desjardins de Sainte-Agathe pour renouveler leur convention collective, échue depuis le 31 décembre 2012. La dernière séance de négociation du 8 décembre aura enfin permis aux parties d’en arriver à une entente de principe. Entente, par la suite, entérinée par les salariées réunies en assemblée générale le 15 décembre.

Un employeur gourmand mais des salariées tenaces

Les négociations se sont déroulées dans un contexte où l’employeur tentait par tous les moyens de récupérer des sommes sur la masse salariale. «Desjardins affiche des résultats plus que positifs avec des profits mirobolants comme le reste du secteur bancaire mais ce n’était pas assez, déplore Dany Caron, vice-présidente du syndicat. Par leur ténacité, les salariées de la Caisse peuvent être fières, car elles ont tout de même réussi à conserver la plupart de leurs acquis et ont posé les premiers jalons d’un mécanisme reconnaissant leurs efforts dans l’atteinte des objectifs fixés par Desjardins. À ce sujet, le syndicat souhaite remercier les citoyens et la clientèle, qui tout au long des dernières semaines, ont démontré leur appui aux travailleuses», ajoute-t-elle.

Plus précisément, les salariées se sont opposées à une nouvelle forme de rémunération exigée par la Fédération lors de mises à pied ou d’abolitions de poste. Elles ont limité les transferts de tâches et l’abolition de postes consécutifs à la création par Desjardins de centres de services centralisés.

La vigilance s’impose

Plus que jamais, cette négociation a été marquée par l’omniprésence de la Fédération des caisses. Ainsi, ce sont des exigences provinciales, sans égard à la situation spécifique de la Caisse de Sainte-Agathe, qui ont été avancées par les représentants de l’employeur. D’ores et déjà, le syndicat sait que des pressions de rendement seront exercées mais il fera respecter la convention. «D’autres de nos collègues sont en négociation et feront face aux mêmes impératifs. Nous sommes de tout cœur avec eux !», affirme la trésorière du syndicat, participante à la table des négociations, Marie- France Marenger.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts (CSN) représente tout près de quarante-cinq salariées à l’emploi de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts. Celui-ci est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides-CSN qui représente, quant à lui, quelque 16 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs.

L’Austérité à l’ordre du jour

Le Conseil central des Laurentides a organisé, le 20 novembre dernier, une soirée ayant pour thème les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. Quelque 250 membres des syndicats CSN de la région des Laurentides étaient présents pour partager leur indignation face aux actions du gouvernement qui prétend vouloir réduire le déficit de l’État et qui, finalement, démantèle peu à peu les services publics.

En première partie de la soirée, les membres de l’exécutif du conseil central ont pris la parole, dont la présidente, Louise Jetté. On en a profité pour expliquer les conséquences des mesures d’austérité du gouvernement, que ce soit en rapport avec la loi 3 concernant les régimes de retraite, ou les lois 10 et 15, qui concernent cette fois une autre réforme dans le secteur de la santé et le contrôle des effectifs dans le secteur public.

Tous s’entendent pour dire que le gouvernement veut réduire au minimum les services accessibles offerts par l’État, laissant de plus en plus de place au privé. Le but de la soirée était une façon de remercier les personnes militantes pour leur travail, leurs convictions, leur militantisme, leur imagination militante et de profiter de l’occasion pour qu’ils transmettent à leur entourage, à d’autres militants ou à leur famille et amis, une invitation pour qu’un maximum de personnes participe au grand rassemblement national contre l’austérité prévu le 29 novembre, à Montréal.

Pour cet événement du 29 novembre, la CSN met au service des militants et de la population des autobus pour favoriser une large participation de toutes et tous. Convaincue que le mécontentement est largement partagé, elle collabore en ce sens avec d’autres centrales syndicales de la région, et ce, avec pour objectif de lancer un message sans ambiguïté au gouvernement Couillard.

La CSN est consciente du fait que les projets de loi annoncés, l’augmentation des tarifs des CPE, la privatisation de la SAQ, les fusions des commissions scolaires, l’abolition des centres locaux de développement, pour ne nommer que ces mesures, soulèvent beaucoup d’inquiétude auprès de la population.

Cette soirée, qui se déroulait au Centre des congrès, à Tremblant, a permis aux personnes présentes d’aborder les problématiques provoquées par le gouvernement Couillard de façon sérieuse, mais aussi dans une atmosphère festive. En deuxième partie de la soirée, l’humoriste Guy Nantel a présenté son spectacle « Corrompus », qui a mis en lumière, avec le cynisme qu’on lui connait, les travers du monde politique notamment. Un événement qui a connu un très grand succès.

Une vigie aux chandelles contre l’austérité

À l’initiative du Conseil central des Laurentides – CSN et de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), de nombreux salarié-es du réseau de la santé, des services sociaux, des services de garde et des CPE de la région des Laurentides et de Lanaudière, ont manifesté ce midi. Réunis devant le CLSC de Saint-Jérôme, ils ont tenu une vigie aux chandelles pour dénoncer les politiques d’austérité annoncées par le gouvernement de Philippe Couillard.

L’austérité détruit

Pour Louise Jetté, présidente du Conseil central des Laurentides, il ne fait aucun doute que le saccage imposé par le parti libéral aura des conséquences désastreuses pour les Laurentides. « Chaque semaine, le gouvernement nous annonce de nouvelles mesures d’austérité qui mettent en péril l’économie de notre région. Les salarié-es des services publics sont un moteur économique régional important, 25 % des travailleuses et des travailleurs y œuvrent. Grâce à eux, 1 milliard de dollars sont injectés dans l’économie régionale », explique la présidente.

L’austérité est un échec

« Ça fait des années que les gouvernements qui se succèdent à Québec imposent des réformes austères au réseau de la santé et des services sociaux sans résultats probants. Nous en sommes encore aujourd’hui à couper dans les services aux plus démunis alors que la démonstration de l’échec de telles mesures, ici ou ailleurs, est sans équivoque », note pour sa part Hélène Lavoie, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

D’autres solutions existent

Pour la CSN, il est primordial que le gouvernement cesse de considérer les finances publiques et la dette comme un problème lié aux dépenses. Il doit plutôt trouver des solutions pour augmenter ses revenus et ainsi régler la situation. « Le gouvernement dit qu’il a besoin de récupérer des milliards dans le budget de la santé. À titre d’exemple, pourquoi ne pas simplement racheter les deux contrats en PPP de Montréal et ainsi économiser des centaines de millions de dollars ? », questionne Hélène Lavoie.

Pour Louise Jetté, bien d’autres solutions doivent être envisagées avant d’imposer des mesures d’austérité qui viendront défaire le modèle social québécois unique au Canada et en Amérique du Nord. « Par exemple, le report de l’atteinte du déficit zéro sur une plus longue période empêcherait les pertes d’emplois, le démantèlement des programmes sociaux et la dégradation de l’économie. Pour nous, il est primordial que les Québécoises et les Québécois participent en grand nombre aux manifestations du 29 novembre prochain qui se tiendront à Québec et à Montréal. Il faut faire comprendre au gouvernement de Philippe Couillard qu’il n’a jamais obtenu le mandat de sabrer ainsi dans nos services. Il faut refuser l’austérité ! »

Les cols blancs CSN rejettent les offres finales de la Ville

Les membres du Syndicat des cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts – CSN se sont réunis en assemblée générale, le 21 janvier dernier, afin de se prononcer sur la dernière offre de l’employeur qualifiée par ce dernier de finale et globale.

« L’offre de la Ville n’était ni plus ni moins que la même offre que celle déposée en octobre dernier », déplore la présidente par intérim du syndicat, Janie Miron. L’assemblée générale a été catégorique à l’égard de cette offre en se prononçant à 95 % en faveur de son rejet. Cette proposition patronale clairement rejetée renie toujours les enjeux syndicaux fondamentaux au cœur du litige de la négociation en cours depuis plus de trois ans.

La Ville camoufle son entêtement derrière une fausse préoccupation envers l’équité entre cols bleus et cols blancs, prétendant ne pas vouloir octroyer aux cols blancs une enveloppe salariale supérieure à celle accordée aux cols bleus de la Ville récemment.

Pourtant, la structure salariale actuelle des cols blancs est manifestement, aux yeux de l’employeur, une panacée en matière d’iniquité et d’injustice. Son incohérence alimente et engendre des inégalités importantes en matière d’équité salariale, en plus de placer le niveau de rémunération en dessous de ceux des cols blancs des villes avoisinantes de la région. Les études du Conseil des municipalités du Québec démontrent même un recul de 2$ l’heure comparativement à la moyenne provinciale pour les mêmes types d’emploi.

De plus, la contribution actuelle de l’employeur au REER des syndiqués est la plus basse de la région. Avec la maigre contribution de la Ville au REER des employés cols blancs, après 35 ans de service, un salarié retraité n’arrive pas à atteindre le seuil minimum recommandé pour une retraite décente. Des injustices inacceptables pour une municipalité qui se dit d’autant plus préoccupée par les questions d’équité.

« Pour ajouter l’insulte à l’injure, après avoir conclu la convention collective des cols bleus, la Ville vient de bonifier de façon significative les avantages sociaux de ses cadres. Il est clair que nous sommes les négligés de la Ville. Les dirigeants ont manifestement peu de considération pour nos fonctions et responsabilités qui sont en pratique des catégories d’emplois à prédominance féminine. », ajoute madame Miron. La demande d’ajustement des salaires de la partie syndicale représente un investissement de 32 000 $ de la part de la municipalité et ferait passer l’écart salarial de 15% à 13% entre les cols blancs et bleus de la Ville.

Les parties se rencontreront le 27 janvier prochain

Au terme de leur assemblée générale du 21 janvier, les membres ont renouvelé leur mandat de grève, ainsi que leur fond de soutien en appui à leur lutte et se sont dirigés à la séance du conseil municipal pour annoncer leur décision aux élus de la municipalité. Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2010. Le Syndicat des cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts – CSN représente une vingtaine d’employées et d’employés et est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP-CSN) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Mobilisés plus que jamais

Les membres du Syndicat des cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts – CSN se sont réunis en assemblée générale, le 4 décembre dernier, afin de se doter d’un fonds de grève.

« Nous sommes à un tournant de notre lutte. Malgré les trois années de négociation sans résultats tangibles, nos membres sont tous aussi déterminés qu’au premier jour. Nous allons poursuivre les négociations et gagner cette guerre d’usure », déclare la présidente par intérim du syndicat, Janie Miron.

Aucune séance de négociation n’a eu lieu depuis le 23 octobre dernier. Depuis cette dernière rencontre, la partie syndicale est toujours en attente d’un retour de l’employeur sur les éléments de négociation encore en litige.

« L’employeur refuse toujours de prioriser notre négociation. Voilà près de trois ans que nous sommes sans contrat de travail. Il est clair, pour nous, qu’il tente de mener une guerre d’usure, mais nous ne nous laisserons pas abattre », ajoute madame Miron.

Les cols blancs ont exercé des moyens de pression à chaque semaine depuis le début de l’automne et entendent bien poursuivre la démonstration de leur solidarité au retour des Fêtes et ce, jusqu’à la signature de leur nouveau contrat de travail.

Les parties se rencontreront les 9 et 27 janvier prochain.

Plusieurs enjeux de la négociation demeurent toujours à négocier. Le cœur du litige concerne, essentiellement, les augmentations annuelles des salaires, un rattrapage salarial de la majorité des titres d’emploi, la bonification de la contribution de l’employeur au REER collectif, un réaménagement des échelons salariaux, l’intégration d’horaires d’été, l’augmentation du plancher d’emploi et la bonification des conditions de travail des salarié-es temporaires.

Rappelons que leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2010. Le Syndicat des cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts – CSN représente une vingtaine d’employées et d’employés et est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP–CSN) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Les travailleurs syndiqués interpellent le conseil d’administration

Excédés par la lenteur des négociations et par la mauvaise foi des porte-parole patronaux de la Régie à la table de négociation, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Régie intermunicipale des déchets de la Rouge – CSN ont assisté, hier, à la séance publique du Conseil d’administration de la Régie.

Les syndiqués ont obtenu, le 7 mars 2012, leur accréditation auprès du ministère du Travail. Neuf mois plus tard, en janvier 2013, les parties commençaient la négociation de la toute première convention collective de travail des syndiqués. Au total, 13 rencontres ont eu lieu entre les parties patronale et syndicale, sans que ceux-ci puissent en arriver à une entente. De ces 12 rencontres, neuf ont eu lieu en présence d’un conciliateur du ministère du Travail du Québec.

Rappelons que c’est à la demande du syndicat que le ministre du Travail a procédé à la nomination d’un conciliateur.

L’objectif syndical demeure toujours le même, c’est-à-dire l’intégration à la convention collective des conditions de travail existantes et en vigueur au moment où le syndicat a obtenu son accréditation, l’ajout des clauses usuelles régissant les activités syndicales, de légères modifications assurant le traitement juste et équitable de ces travailleuses et travailleurs et des augmentations salariales concurrentielles.

L’employeur, lui, ne l’entend pas ainsi. Il persiste à vouloir réduire les conditions de travail actuelles des syndiqué-es, en leur octroyant des droits inférieurs à ceux en vigueur au moment de la syndicalisation. Il propose, notamment, l’abolition des horaires de travail et des définitions de tâches et veut limiter l’action syndicale, en contestant l’ajout à la convention collective de dispositions permettant notamment des libérations syndicales.

« Nous avons interpellé le Conseil d’administration de la Régie, hier, afin de les sensibiliser au fait qu’il y a manifestement de la mauvaise volonté de la part de leurs représentants à la table des négociations et que nos revendications sont légitimes et loin d’être hors normes. Cette démarche, nous l’avons fait dans l’objectif d’en arriver rapidement à un règlement négocié de la convention collective tout en évitant l’affrontement », déclare Benoit Houle, le président du syndicat.

Ce dernier ajoute que si cette démarche de sensibilisation auprès du Conseil d’administration de la Régie ne permet pas d’accélérer le processus de négociation vers un règlement rapide de la convention collective, c’est sans hésitation que le syndicat accentuera l’intensité et la fréquence des moyens de pression au cours des prochaines semaines.

La Régie intermunicipale des déchets de la Rouge est située sur le chemin du parc industriel à Rivière-Rouge. Celle-ci emploie une dizaine d’ouvrières et ouvriers chargés de l’enfouissement de déchets domestiques, du tri de matières recyclables domestiques et de la gestion des déchets domestiques dangereux. 36 municipalités de trois MRC différentes de la région acheminent leurs déchets à la Régie.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Régie intermunicipale de la Rouge – CSN représente une douzaine d’employé-es et est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Première journée de grève le 27 septembre

Réunis en assemblée générale, le 16 septembre dernier, les employées et employés syndiqués cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts avaient adopté à l’unanimité une résolution permettant à leur syndicat de déclencher la grève au moment jugé opportun. Les syndiqués souhaitaient que le message soit entendu par le Conseil municipal qui se réunissait au lendemain de ladite assemblée générale syndicale. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Une séance de négociation a par la suite eu lieu le 18 septembre dernier et les parties n’ont pas été en mesure de s’entendre.« Manifestement, les élus de la Ville ne nous prennent pas au sérieux. Avec un degré d’intérêt digne d’un employeur qui respecte ses employé-es et avec un peu de volonté politique, le conseil de ville et le maire auraient pu facilement éviter l’escalade des moyens d’action et le déclenchement d’une première journée de grève », souligne madame Janie Miron, présidente par intérim du syndicat.

Plusieurs enjeux de la négociation demeurent toujours à négocier. Le cœur du litige concerne, essentiellement, les augmentations annuelles des salaires, un rattrapage salarial de la majorité des titres d’emploi, la bonification de la contribution de l’employeur au REER collectif, un réaménagement des échelons salariaux, l’intégration d’horaires d’été, l’augmentation du plancher d’emploi et la bonification des conditions de travail des salariés temporaires. Ce jeudi 26 septembre, les employé-es syndiqués ont fait du piquetage devant l’hôtel de ville entre 11h30 et 13h30.

Aucune autre rencontre de négociation n’est prévue entre les parties. Le syndicat n’a d’autre choix que de mettre en application son mandat de grève. Une première journée d’arrêt de travail a eu lieu aujourd’hui, le 27 septembre. Les employés syndiqués étaient sur place, devant l’hôtel de ville tôt en matinée. Rappelons que la convention collective de ces travailleuses et travailleurs est échue depuis le 31 décembre 2010.

Le Syndicat des cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts – CSN représente une vingtaine d’employées et d’employés et est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP–CSN) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Nouveau contrat de travail pour les employé-es syndiqués

Réunis en assemblée générale le 18 septembre dernier, les employés syndiqués cols bleus et cols blancs de la Ville de Mont-Tremblant ont adopté leur nouveau contrat de travail dans une proportion de 96 %.

L’entente d’une durée de cinq ans prévoit notamment des augmentations générales des salaires de 14%, ainsi que la mise en place d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant – CSN représente une centaine de cols bleus et cols blancs. Celui-ci est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP–CSN) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Une première convention collective pour les travailleurs de Lumi-O de Saint-Jérôme

Réunis en assemblée générale le samedi 14 septembre 2013, les travailleuses et travailleurs de Lumi-O International, dont l’usine est située à Saint-Jérôme, ont adopté l’offre soumise par l’employeur. Il s’agira de leur première convention collective qui couvrira la période du 16 novembre 2012, date de leur requête en accréditation syndicale, au 30 septembre 2014.

Une fois les discussions terminées sur la syndicalisation et la décision de la Commission des relations du travail rendue, les négociations sont allées bon train. Les travailleurs de Lumi-O peuvent désormais compter sur des règles claires quant à l’ancienneté et le rappel au travail, sur des échelles salariales qui éviteront les discordances entre travailleurs qui occupent les mêmes fonctions, de même que sur des comités en santé-sécurité et en relations de travail qui favoriseront le règlement des problèmes au fur et à mesure.

Conscients de la conjoncture économique rendue plus difficile par une saison estivale qui n’a pas favorisé les ventes de la compagnie, les travailleurs ont fait preuve de sagesse en acceptant l’offre patronale. Ils ont convenu que l’échéance prochaine de la convention leur permettra de faire le point rapidement sur la hauteur des salaires.

Le président du syndicat, Robert De Roy, a déclaré : « La première étape visant un assainissement des conditions de travail peut maintenant être franchie, le prochain objectif portera sur la reconnaissance monétaire du travail accompli. Il ajoute «Nous nous sommes syndiqués pour obtenir le respect de l’employeur, nous avons maintenant un outil pour réaliser cet objectif, soit une première convention collective.»

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lumi-O – CSN est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière FIM–CSN et au Conseil central des Laurentides CSN qui représente 16 000 membres provenant de 90 syndicats de tous les secteurs économiques des Laurentides.

Vote à 94 % en faveur du déclenchement de la grève

Réunis en assemblée générale, le 16 septembre, les employées et employés syndiqués cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts ont adopté à l’unanimité une résolution permettant à leur syndicat de déclencher la grève au moment jugé opportun. Rappelons que la convention collective de ces travailleuses et travailleurs est échue depuis le 31 décembre 2010.

Depuis, près d’une vingtaine de rencontres de négociation ont eu lieu sans que les parties puissent en arriver à une entente. En décembre 2012, à la demande des deux parties, le ministre du Travail a procédé à la nomination d’un conciliateur au dossier. Les négociations ont été suspendues à l’arrivée de la saison estivale, à la fin du mois de juin, pour ainsi reprendre les 3 et 5 septembre dernier. Manifestement, ces deux dernières rencontres n’ont pas permis aux parties d’en arriver à une entente. À la veille du déclenchement des élections et de la dissolution du conseil municipal actuel, les membres du syndicat ont pris collectivement, dans une proportion de 94%, la décision de se doter du moyen ultime d’atteindre leurs objectifs. Ils en ont ras le bol de la lenteur des négociations et du manque flagrant d’intérêt et de volonté politique des élus municipaux pour clore définitivement cette négociation.

« Notre objectif est d’en arriver à une entente négociée rapidement. Nous revendiquons des conditions de travail à la hauteur du professionnalisme de nos membres et de la qualité du travail qu’ils offrent au quotidien. Nos membres méritent un traitement équitable et, en ce sens, il est tout à fait légitime de vouloir atteindre un niveau de rémunération comparable aux cols blancs d’autres municipalités, de la même envergure que celle de Sainte-Agathe-des-Monts. », souligne madame Janie Miron, présidente par intérim du syndicat. Bien que plusieurs enjeux de la négociation demeurent toujours en discussion, le cœur du litige concerne le rattrapage salarial de la majorité des titres d’emploi, les augmentations annuelles des salaires et la bonification de la contribution de l’employeur au REER collectif. « La détermination de nos membres est à son apogée. Notre patience a ses limites. Nous sommes sans contrat de travail depuis presque trois ans. En cette veille de campagne électorale municipale, nous sommes à la croisée des chemins. Si la Ville nous y contraint, c’est sans aucune hésitation que nous nous ferons voir, que nous nous ferons entendre et que nous exercerons notre mandat de grève », ajoute madame Miron. Les parties se rencontreront pour une prochaine séance de négociation au lendemain de la prochaine séance tenante du Conseil municipal qui aura lieu ce jour même, le 17 septembre.

Le Syndicat des cols blancs de la Ville de Sainte-Agathe-des-Monts – CSN représente une vingtaine d’employées et d’employés et est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP–CSN) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Agressions à la hausse à l’encontre du personnel

La CSST a pris la décision d’enquêter sur les méthodes de travail des agents d’intervention du Centre jeunesse des Laurentides du campus de Sainte-Sophie, à la suite du dépôt d’une plainte au service de prévention inspection de la CSST, le 8 avril dernier.

Tout comme le syndicat le dénonce depuis plusieurs années, la plainte fait état d’interventions physiques auprès de la clientèle en crise, de façon individuelle et sans équipement de protection.

« Depuis trop longtemps, nous tentons de trouver avec l’employeur des solutions à ce problème important, qui expose le personnel syndiqué à des situations dangereuses mettant ainsi leur intégrité physique et leur santé en jeu. Il aura malheureusement fallu l’intervention de la CSST afin de donner le poids nécessaire à l’application de nos recommandations », souligne monsieur Bernard Lanthier, président du Syndicat des employés du Centre jeunesse des Laurentides (CSN).

Au fils des ans, le profil de la clientèle, mais aussi du personnel, a passablement changé. Une proportion de plus en plus élevée de femmes (26 %) sont appelées à intervenir physiquement et seules auprès de la clientèle en crise. Une clientèle de 6 à 17 ans avec un gabarit imposant et plus costaud qu’auparavant.

Le nombre de blessures du personnel syndiqué affecté à ces tâches est lui aussi en hausse remarquable.

Il existe une procédure d’intervention appelée ITCA (Intervention thérapeutique lors de conduite agressive), qui guide les interventions auprès du personnel en crise dans tous les Centres jeunesse du Québec. Cette procédure précise notamment les conditions dans lesquelles une intervention physique est requise, mais surtout, elle précise que ladite intervention ne peut se faire seule par l’agent d’intervention et doit donc être soutenue par une, voire même deux personnes supplémentaires. C’est la problématique au cœur de la récente intervention de la CSST.

De plus, au moment de l’enquête, la CSST a constaté que seulement une seule des quatre personnes agente d’intervention avait reçu la formation de l’employeur sur cette procédure.

Dans son rapport, la CSST souligne aussi l’absence de méthodes d’intervention commune, l’absence de moyens de communication individuels et constate donc le risque de blessures pour les agents d’intervention, les éducateurs et les jeunes.

Ainsi, à la conclusion de son rapport d’intervention, la CSST a émis une décision qui force l’employeur à prendre quelques mesures permanentes afin de corriger la situation dont notamment :

·        préconise que le personnel ait sur lui un moyen de communication efficace, afin de lui permettre de requérir le support et l’aide nécessaire lors d’intervention;

·        ordonne que les interventions se fassent selon les méthodes enseignées par ITCA;

·        recommande que tout le personnel agent d’intervention soit formé par l’employeur selon les normes établies par l’ITCA.

Au moment d’écrire ces lignes, la direction du Centre jeunesse a informé le syndicat et la CSST qu’elle conteste cette décision.

« C’est une situation malheureuse, car ce rapport corrige une situation problématique que l’on dénonce depuis longtemps. Notre seul objectif est de préserver l’intégrité physique et la santé de nos membres syndiqués, mais aussi de la clientèle du Centre jeunesse. Il y a manifestement des coûts liés à l’application des recommandations de la CSST mais, pour nous, il n’y a pas de prix pour la santé et la sécurité. Il faut que l’employeur agisse rapidement. Ce n’est qu’une question de volonté politique et de choix budgétaire judicieux », conclut M. Lanthier.

Le Syndicat des employés du Centre jeunesse des Laurentides (CSN) représente un peu plus de 800 membres et est affilié à la Fédération de la santé et de services sociaux. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central des Laurentides qui regroupe plus de 15 000 membres de tous les secteurs économiques de la région.

Renouvellement des conventions collectives

Les représentants syndicaux des municipalités de Lac-du-Cerf, Notre-Dame-de-Pontmain, Notre-Dame-du-Laus et St-Aimé-du-Lac-des-Îles ont signé leur convention collective les 13, 14 et 17 juin.

Cela met un terme au court processus de négociation qui s’est entamé au lendemain des échéances des quatre conventions collectives le 31 décembre dernier.

Rappelons que les quatre unités syndicales avaient été mandatées par leurs assemblées générales respectives, afin d’entamer des négociations sur une base regroupée à une seule table de négociation. C’est ainsi qu’ont débuté les négociations pour les deux premières rencontres et, par la suite, la négociation s’est poursuivie en quatre tables distinctes, jusqu’à sa conclusion. Au chapitre des gains, les nouvelles conventions collectives permettent notamment l’introduction d’un régime de retraite simplifié, avec contribution progressive de l’employeur jusqu’à 4% du salaire brut annuel.

Chacun des nouveaux contrats de travail prévoit des augmentations générales annuelles des salaires de 2% et une rétroactivité sur les salaires de 2%, à compter du 1er janvier 2013.

En plus, des augmentations générales annuelles des salaires, les travailleuses et travailleurs journaliers et préposés à la patinoire verront leur salaire réajusté jusqu’à 2 dollars de l’heure supplémentaire.

D’une durée de quatre ans, les nouvelles conventions collectives entrent en vigueur rétroactivement au 1er janvier 2013 pour se terminer le 31 décembre 2016.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Lièvre-Sud – CSN regroupe les quatre certificats d’accréditation des 45 employés syndiqués cols bleus et cols blancs des municipalités de Notre-Dame-du-Laus, Notre-Dame-de-Pontmain, Lac-du-Cerf et St-Aimé-du-Lac-des-Îles. Il est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP) et au Conseil central des Laurentides CSN.

Les travailleuses et les travailleurs élèvent d’un cran leurs moyens de pression

À l’aube du demi Iron Man, à la fin du mois de juin, les employé-es syndiqués de la Ville de Mont-Tremblant n’ont d’autres choix que d’élever d’un cran la mobilisation en appui à leur négociation. Ce mercredi 5 juin, un diner syndical sera tenu devant la Mairie, afin de souligner le lancement de cette deuxième phase d’actions en appui à la négociation.

Rappelons que, lors de l’assemblée générale du 29 janvier dernier, la centaine de travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant avaient voté en faveur du déclenchement de moyens de pression.

De plus, en février, la partie syndicale avait requis du ministre du Travail la présence d’un conciliateur afin de poursuivre les négociations.

Malgré l’engagement ferme du directeur de la Ville d’en arriver à une entente avant le début de l’été 2013, les cinq rencontres de négociations qui ont eu lieu depuis l’arrivée du conciliateur n’ont permis aucune avancée significative à la table de négociation. Les parties demeurent toujours en discussion sur les termes normatifs de la négociation.

« C’est aussi notre objectif d’en arriver à une entente avant l’été. Le problème est que la volonté de la Ville ne se traduit pas à la table de négociation. Nous n’avons d’autres choix que d’accentuer nos moyens de pression. Loin de nous l’idée de perturber les services, mais nous comptons bien nous faire entendre et nous faire voir. À défaut d’un règlement rapide de la négociation, nous n’hésiterons pas à utiliser des fenêtres importantes de visibilité, telles que le demi Iron Man, en juin, l’Iron Man en août et, s’il le faut, les élections municipales de novembre », souligne Kuang Selao, président du Syndicat.

Les travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2011. Une douzaine de rencontres de négociation ont eu lieu depuis l’échéance de la convention collective, sans que l’employeur ait déposé d’offres à la partie syndicale.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant – CSN représente une centaine de cols bleus et cols blancs. Celui-ci est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP) et au Conseil central des Laurentides CSN.