Négociations nationales en centres de la petite enfance

Un mandat de grève pour des CPE des Laurentides

11 septembre 2017

« Nos revendications permettront d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réputé pour la qualité de ses services de garde. »
Partager
Dossiers
Source
Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN)
Pour information
Josée Chapdelaine
Conseillère syndicale SAMVR Laurentides – CSN 450-438-4196 450-712-6292

Réunies samedi en assemblée générale à Blainville, les membres du Syndicat des travailleuses en CPE région Laurentides – CSN (STCPERL-CSN) se sont prononcés, par scrutin secret, à 93,6 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Jusqu’à maintenant, les travailleuses des CPE de l’Estrie et des Laurentides ont aussi voté en faveur d’un mandat de grève de six jours.

Comme près de 11 000 autres syndiqué-es au Québec, les quelque 800 membres du STCPERL-CSN sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides – CSN. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, madame Danielle Deschatelets, présidente du syndicat, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’ententes ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

Le réseau des CPE menacé

Le Syndicat est bien conscient que les employeurs et le gouvernement tenteront de discréditer les travailleuses en les accusant de prendre les parents en otage. « Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Nos revendications permettront d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réputé pour la qualité de ses services de garde. »

Elle ajoute : « Nous ne pouvons ignorer que l’actuel gouvernement a imposé de nombreuses coupes budgétaires et que les directions des CPE, de manière générale, ont choisi d’imposer des reculs dans les services et les conditions de travail pour équilibrer leur budget, choix discutable considérant la lourdeur de l’appareil administratif dont plusieurs CPE se sont dotés, ajoute madame Deschatelets. Si nous devons malheureusement en arriver à utiliser la grève pour nous faire entendre, ce ne sera pas de gaité de cœur et les parents seront avisés. Toutefois, notre négociation est cruciale pour le maintien du réseau », conclut-elle.

Le Syndicat des travailleuses en CPE de la région des Laurentides regroupe plus de 800 membres dans l’ensemble de la région. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central des Laurentides. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

← Précédent Un mandat de grève pour des CPE de Montréal et de Laval 9 septembre 2017
Suivant → Les employé-es municipaux de Port-Cartier occupent bruyamment le conseil municipal 12 septembre 2017

URL de ce document :

https://www.csn.qc.ca/actualites/un-mandat-de-greve-pour-des-cpe-des-laurentides/
Logo de la CSN

Confédération des syndicats nationaux

www.csn.qc.ca

1601, avenue De Lorimier
Montréal (Québec) H2K 4M5
Téléphone sans frais : 1 866 646-7760

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.