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La FSSS–CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine dénonce les représailles de l’employeur

Ce matin, les syndicats FSSS–CSN du CISSS de la Gaspésie ont reçu une lettre de l’administration du CISSS où l’employeur exige de ceux-ci de ne plus se présenter sur les milieux de travail les menaçant de représailles. Pour la FSSS-CSN, cette lettre est une menace contre l’activité et la représentation syndicales du personnel affilié à la CSN du CISSS de la Gaspésie.

Pour Kent Denis, vice-président régional de la FSSS-CSN, « Il est complètement inconcevable qu’on se fasse dicter par le CISSS la façon dont nous allons travailler syndicalement. La défense de nos membres est la base de notre activité syndicale et nous allons soutenir nos syndicats dans leur lutte contre la mauvaise gestion du CISSS de la Gaspésie. »

Les deux syndicats FSSS–CSN du CISSS de la Gaspésie n’ont jamais nuit aux activités du CISSS et ils ne perturbent pas les services à la population. « Si nous sommes présents sur les aires de travail de nos membres, c’est pour être à l’écoute et répondre aux demandes qu’ils nous adressent. En aucun cas, nous n’avons perturbé le travail qu’ils effectuent, » lance Pierre-Luc Boulay, président du syndicat du personnel de soutien du CISSS de la Gaspésie–CSN.

Le CISSS de la Gaspésie nous envoie cette lettre pour nuire à notre représentation dans nos démarches de défense des travailleuses et des travailleurs que nous représentons. Ils ont peur de la pression que la FSSS–CSN peut mettre. Et, étrangement, cette menace patronale arrive quelques jours après notre dénonciation publique de la mauvaise gestion par certains cadres du CISSS. Pour Simon Rochefort, président du syndicat du personnel de bureau du CISSS de la Gaspésie–CSN, « Cette lettre vise des élu-es de nos syndicats qui sont allés à la rencontre de nos membres à la suite de leur demande. De plus en plus fréquemment, nous devons écouter des membres en larmes qui sont au bout du rouleau. Notre présence sur le plancher est la suite logique de la mauvaise gestion de l’employeur. Il est complètement faux de nous accuser de perturber les activités du CISSS. Nous ne faisons que notre travail syndical et nous ne laisserons pas le CISSS nous dicter la manière de le faire. »

Il est évident que l’on peut questionner la réaction du CISSS en cette période de détresse du personnel. Chaque jour, les syndicats de la FSSS–CSN sont à l’écoute du personnel épuisé. La FSSS-CSN réitère son intention de dénoncer la mauvaise gestion qui règne au CISSS et réclame que le régime de peur du CISSS de la Gaspésie arrête immédiatement.

Le syndicat du personnel de bureau dénonce l’inaction de la direction pour protéger son personnel

Le syndicat CSN qui représente le personnel de bureau et de l’administration du CISSS de la Gaspésie n’en peut plus des mauvaises pratiques de gestion qui règnent au sein de la direction. En plus de ne pas respecter régulièrement la convention collective, l’employeur cautionne et protège plusieurs gestionnaires qui maltraitent psychologiquement et harcèlent les membres du personnel. Le syndicat réclame la mise en place de bonnes pratiques de gestion.

« La culture du silence que l’employeur impose pèse très lourd et cela explique bien le fait que de moins en moins de personnes veulent venir travailler au CISSS. En effet, lorsqu’un employé ose dénoncer des situations inacceptables, il se voit rapidement réprimandé, suspendu ou menacé de congédiement », explique Simon Rochefort, président du Syndicat CSN du personnel de bureau du CISSS de la Gaspésie.

Autrefois un employeur de choix, le réseau de la santé et des services sociaux en Gaspésie ne réussit plus à attirer de nouveaux employé-es et il voit son personnel actuel quitter plus rapidement qu’il ne parvient à attirer du nouveau personnel. Former du nouveau personnel prend du temps et coûte cher, mais ce n’est rien comparé aux coûts d’assurance salaire que le CISSS doit débourser pour tous les employé-es et gestionnaires qui sont en arrêt de travail en raison de la surcharge et du mauvais climat de travail.

Pourtant, les mauvaises pratiques de gestion continuent d’être utilisées et lorsqu’elles sont dénoncées, rien ne change. Que ce soit le manque flagrant de respect, des paroles vexatoires, des traitements inéquitables et injustes envers des employé-es d’une même équipe, des menaces de désavantager volontairement quelqu’un, le refus d’octroyer à une personne les avantages ou le poste auquel elle a droit, ou que ce soit l’imposition d’une surcharge de travail pour des durées inhumaines, il est grand temps que cela cesse.

« Nous réclamons que l’employeur réponde à son devoir de bon gestionnaire et qu’il mette en place des pratiques de saine gestion, basées sur les valeurs de respect, de la justice et de l’équité. C’est ce dont le personnel a besoin pour continuer de donner de bons services à la population de la région », de conclure Kent Denis, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).