Une chorale de Noël bien spéciale devant le siège social des Résidences Soleil

Ce matin, une chorale de Noël composée de plusieurs dizaines de salarié-es du Manoir Sherbrooke s’est installée devant le siège social des Résidences Soleil, à Boucherville. Sur l’air de Petit papa Noël, qui est devenu pour l’occasion Petit patron Soleil, et sur les airs de quelques autres chansons du temps des Fêtes, ces membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie (FSSS–CSN) sont venus revendiquer le droit à des conditions de travail décentes.

Les employé-es du Manoir Sherbrooke sont actuellement sans contrat de travail, et ce, depuis plus de deux ans. De concert avec des milliers de syndiqué-es provenant de plus de 40 centres d’hébergement privés dispersés à travers tout le Québec, ils ont adhéré à la négociation coordonnée et à sa plateforme de demandes portant sur les salaires, mais aussi sur l’échéance de la convention, la mise en place d’un comité de relation de travail et la formation. La grande majorité des centres qui s’étaient joints à la négociation coordonnée ont obtenu les éléments de la plateforme commune et ont déjà signé leur nouvelle convention collective.

À la table de négociation du Manoir Sherbrooke, rien ne va plus. Les dernières offres patronales déposées en octobre dernier ne répondent toujours pas aux conditions minimales formulées par les syndiqué-es. « En plus de refuser de répondre à nos demandes minimales, l’employeur souhaite transformer drastiquement nos horaires. Les changements qu’ils souhaitent apporter auraient pour effet de provoquer une baisse du salaire hebdomadaire pour la majorité des salarié-es », a affirmé Lyne Tanguay, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie et préposée aux résidents au Manoir Sherbrooke.

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN), l’attitude arrogante de l’employeur est inacceptable. « Nous en avons assez de ce propriétaire richissime qui accumule des profits sur le dos des travailleuses et des travailleurs. En Estrie, nous avons plus de 120 personnes qui se dévouent au quotidien pour assurer le bien-être de nos aîné-es dans les résidences du Groupe Savoie. Le grand patron, Eddy Savoie, doit réaliser que ces femmes et ces hommes sont le cœur de son entreprise et que sans eux, rien n’est possible ».

Le 19 octobre dernier, les travailleuses et les travailleurs se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée. Si aucune entente ne survient dans les prochaines semaines, la mobilisation s’intensifiera. « Avec un mandat de grève en poche, tous les scénarios sont sur la table », a conclu Lyne Tanguay.

Fermeture d’une quinzaine de cuisines

Quelques jours après la sortie du rapport sur les soins et services sociaux de la région du Pontiac, où l’on dénonce la centralisation de plusieurs services à Gatineau, c’est avec stupéfaction que le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais – CSN a appris vendredi dernier la centralisation des cuisines du CISSSO. Actuellement, il y a près de vingt cuisines à la grandeur de la région. Au terme du projet, il n’y en aura plus que quatre. Les anciennes cuisines deviendront seulement des centres de distribution. Par exemple, les repas seront acheminés de l’hôpital de Gatineau vers l’hôpital de Hull, l’hôpital de Buckingham et même vers le CHSLD de Saint-André-Avellin. 

« Selon l’expérience qu’on a eue avec la centralisation de la cuisine à l’hôpital de Maniwaki pour desservir toute la Vallée-de-la-Gatineau, ce nouveau projet s’annonce catastrophique pour la population de l’Outaouais. Le service sera évidemment moins personnalisé et moins près des besoins des résidents et des patients. Pourtant, l’alimentation est une composante essentielle dans un processus de guérison et de bien-être », mentionne Christian Meilleur, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN. 

Par ailleurs, la direction du CISSSO a entrepris de rencontrer les travailleurs sans en aviser le syndicat. « Ils ont même poussé l’odieux d’expliquer aux travailleurs concernés à travers un dépliant que le syndicat était associé à la démarche de réorganisation et de centralisation des cuisines. C’est inacceptable! Jamais nous n’avons été consultés. On nous a mis devant le fait accompli », souligne Josée McMillan, présidente du syndicat. Le syndicat a fait parvenir une mise en demeure au CISSSO à cet effet. 

Le syndicat et le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN demandent à la direction du CISSSO et au ministre Gaëtan Barrette d’entreprendre dès maintenant une tournée à travers la région pour consulter les citoyens sur les soins de santé et services sociaux de la région. Ils revendiquent également un moratoire sur toute centralisation d’ici la fin de ces consultations et demandent à la députation libérale de la région de s’associer à ce processus de consultation. 

« Les citoyens sont dépossédés de leur système public de santé et de services sociaux. Il est grand temps de se réapproprier ce bien commun comme collectivité », explique Michel Quijada, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN (CCSNO–CSN). 

Plus de 3500 travailleuses toujours sans convention collective nationale

Environ 130 centres de la petite enfance membres de l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) refusent de reconnaître l’entente de principe intervenue le 6 novembre dernier entre la Fédération de la santé et des services sociaux, le ministère de la Famille et plusieurs associations patronales. C’est pourquoi plus de 3500 travailleuses et travailleurs œuvrant dans des CPE en Estrie, en Montérégie, à Montréal-Laval et dans le Cœur du Québec participent aujourd’hui à une action de visibilité afin de réclamer que l’entente de principe soit intégrée dans leur convention collective.

L’action d’aujourd’hui coïncide avec la tenue d’une rencontre expresse demandée par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) avec les porte-paroles de l’APNCPE. La rencontre vise à leur présenter et à leur expliquer la teneur de l’entente convenue en novembre après plus d’une trentaine de séances de négociation. « Ça va faire bientôt trois ans que les travailleuses des CPE sont sans convention collective. Ça suffit ! », affirme Louise Labrie, membre du comité national de négociation et responsable du secteur des CPE à la FSSS–CSN. On espère que l’APNCPE va se résoudre à intégrer la totalité de l’entente négociée et ainsi accélérer la conclusion et la signature définitive des conventions collectives des travailleuses que nous représentons. Dans certaines régions, les négociations viennent à peine de débuter. Ça n’a pas de sens. »

En février 2016, l’APNCPE s’est retirée du processus de négociation nationale pour faire cavalier seul. D’ailleurs, ses cahiers de demandes patronales déposées aux syndicats dans quatre régions comportent des centaines de demandes pourtant déjà réglées au niveau national. Parmi les matières que l’APNCPE cherche à négocier en-dessous de ce qui a été conclu à la table nationale figurent les salaires, la garantie d’heures travaillées par les diverses appellations d’emploi, les ratios enfants/éducatrice, l’intégration de nouvelles appellations d’emploi et les exigences d’obtention de poste, les activités d’encadrement pédagogiques et la participation aux conseils d’administration et aux assemblées générales du CPE, sans compter plusieurs reculs majeurs pour toutes les travailleuses, particulièrement les travailleuses occasionnelles.

« C’est une situation complètement absurde, affirme pour sa part Dany Lacasse, vice-président à la FSSS–CSN et responsable des secteurs privés. Pour nous, il n’est pas question d’accepter que les conditions de travail du personnel soient non seulement différentes mais inférieures selon que le CPE est représenté par l’APNCPE ou par une association patronale qui a participé de bonne foi à la négociation nationale. Il est difficile de comprendre que des parents siégeant au conseil d’administration de leur CPE donnent le mandat à leur association patronale de détériorer les conditions de travail des travailleuses qui s’occupent de leurs enfants au quotidien, malgré qu’une entente nationale soit intervenue. Si l’APNCPE persiste dans cette voie, nous n’aurons d’autre choix que de relancer la mobilisation avec l’appui des 11 000 travailleuses que nous représentons. »

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses et travailleurs syndiqués répartis dans les quelque 400 CPE sont regroupés dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN. Ces syndicats sont aussi affiliés à la CSN qui compte plus de 305 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Des administrateurs du privé ont remplacé la population dans l’administration du réseau

De plus en plus de personnes issues de l’industrie privée des soins de santé occupent des postes d’administrateurs au sein du réseau de la santé et des services sociaux. C’est ce que démontre une étude menée par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) qui met également en lumière la disparition complète des citoyennes et citoyens dans l’administration des établissements issus de la réforme Barrette. Pour la FSSSCSN, cette évolution soulève de nombreux questionnements et il est urgent de donner un coup de barre pour favoriser la participation citoyenne en santé et services sociaux.

La réforme Barrette élimine la population de l’administration du réseau
Lors de la conférence de presse de fin de session parlementaire, le premier ministre Couillard a défendu les méthodes du ministre Barrette en prétendant que ce dernier avait l’intérêt des patientes et patients en tête. Pourtant, l’étude menée par la FSSSCSN illustre la diminution drastique de la place de la population dans l’administration des établissements du réseau. Entre 2002 et aujourd’hui, le nombre de représentantes et représentants élus par la population sur les conseils d’administration est passé de 1400 à 0, en plus d’assister à l’élimination des forums de la population, qui sont passés de 18 à 0.

« Les derniers jours ont laissé place à plusieurs critiques légitimes des méthodes du ministre Barrette. Ce ministre intimidateur a pris le contrôle du réseau en concentrant le pouvoir entre ses mains. Comment le gouvernement Couillard peut-il prétendre mettre les besoins du patient au centre de ses priorités ? Au-delà des grands discours, nous devons juger un gouvernement sur ses actes. La réforme Barrette est celle qui est venue fermer la porte à la population dans l’administration de son réseau public de santé et de services sociaux », explique Jeff Begley, président de la FSSSCSN.

Bien des questions se posent sur les administrateurs des établissements du réseau
L’étude de la FSSSCSN s’intéresse aussi aux profils des membres des CA des établissements du réseau. En procédant à l’examen de tous les administrateurs des établissements, la FSSS a établi trois familles de cas types qui soulèvent de sérieuses questions en matière de gestion des conflits d’intérêts potentiels. Il y a d’abord les membres de CA ayant des liens avec des multinationales de l’industrie de la santé, ensuite ceux qui font affaire dans l’hébergement privé et finalement des médecins qui ont des intérêts privés.

« Comment se fait-il que ces personnes aient été sélectionnées alors pourtant que la législation sur la question des conflits d’intérêts est présente ? Ces administrateurs “indépendants” apparaissent au même moment où le personnel et la population perdent leur place dans l’administration des établissements. C’est tout le contraire qu’on doit faire pour redonner une voix à la population en santé et services sociaux », de conclure Jeff Begley.

 

210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau en grève le 20 décembre

À moins d’un revirement à la table de négociation avec la Corporation d’Urgences-santé, les 210 répartiteurs, répartitrices et employées de bureau du centre de communications vont déclencher une première journée de grève le mardi 19 décembre prochain jusqu’au 20 décembre à 23 h. Le Tribunal administratif du travail (TAT) vient d’ailleurs d’approuver une entente sur les services essentiels à maintenir en cas de grève sur l’ensemble des territoires de Montréal et de Laval.

En déclenchant la grève, ces travailleuses et travailleurs, membres du Syndicat des employés d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), veulent mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation qui tarde alors que leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2015. En cas d’échec des pourparlers, neuf autres journées de grève, votées à 82 % les 30 novembre et 1er décembre, pourraient être utilisées.

Des négociations avec l’employeur se tiennent aujourd’hui même. Deux autres séances sont aussi prévues les 15 et 19 décembre. Jusqu’à maintenant, il y a eu 28 séances de négociation qui n’ont pas permis de régler l’ensemble de la convention collective.

Pour Martin Joly, président du syndicat : « Cette annonce du recours à la grève pour le 20 décembre envoie un message clair à Urgences-santé : nous sommes prêts et surtout très sérieux dans notre volonté de négocier de manière intensive. Notre objectif n’est pas de faire la grève, mais bien de conclure une nouvelle convention collective satisfaisante pour les travailleuses et travailleurs que nous représentons. »

Les négociations achoppent notamment sur la parité de certaines conditions de travail, tant pécuniaires que non pécuniaires, avec les salarié-es du secteur public parmi lesquelles figurent les salaires, les primes diverses, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, ainsi que les mécanismes de protection des emplois du personnel de bureau.

Le syndicat rappelle que la partie patronale souhaite imposer différents reculs dans les conditions de travail, dont une diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, ce qui entrainerait une baisse de leur revenu de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année. En outre, plusieurs postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de la convention collective.

Quant aux salaires et aux primes, l’employeur propose des conditions inférieures à ce qui a été négocié tout récemment chez les paramédics et les employé-es de soutien d’Urgences-santé et chez le personnel du réseau de la santé et des services sociaux. « Le personnel de bureau et les répartiteurs et répartitrices méritent la même reconnaissance », ajoute Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

À propos du SEUS et de la CSN

Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que du personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 90 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que douze autres conseils centraux régionaux.

Comme une ambulance sans roue !

Des paramédics et des membres du personnel du secteur préhospitalier ont déposé aujourd’hui une ambulance dont trois roues sont manquantes devant les bureaux montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. Ils ont ensuite livré les trois roues manquantes au bureau du premier ministre, Philippe Couillard, l’invitant à prendre contact avec M Barrette pour favoriser un déblocage rapide des négociations. Les syndicats CSN du secteur préhospitalier sont sans convention collective depuis le 31 mars 2015. Ils manifestent actuellement et jusqu’à 13 h, devant le 2021, avenue Union, à Montréal et se rendront ensuite aux bureaux montréalais de Philipe Couillard.

« Nos négociations n’avancent plus, explique le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Cela fait un bout de temps que nous avons convenu de la carrosserie. Ce qui nous manque maintenant, ce sont trois roues : la surcharge de travail, les horaires de faction et les matières monétaires avec la CSAQ,  Une ambulance ne peut pas rouler sans ces trois roues ; nous ne pouvons pas régler l’ensemble des conventions sans ces trois éléments. Une entente est à portée de main mais du travail reste à faire. »

Enjeux
Partout au Québec les syndicats CSN représentant 3600 paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien de tout le Québec sont tous à la recherche de contrats de travail s’appuyant sur les paramètres qui ont permis de conclure une entente de principe chez Urgences-santé en juillet dernier.

Pour compléter une entente de principe, il faudra :

  • Un comité de fardeau de tâches dans toutes les entreprises représentées par la Coalition (CETAM, CTAQ, CTAE, APAR) et par la CSAQ permettant d’agir sur la surcharge de travail à partir de données probantes. Les syndicats veulent traiter les problèmes dès qu’ils se manifestent. La surcharge de travail entraîne des délais d’intervention auprès de la population.
  • La conversion immédiate d’horaires de faction (7/14) en horaires à l’heure dans les zones prioritaires et des règles claires de conversions futures. Ces horaires font en sorte qu’en plusieurs endroits du Québec, les paramédics n’ont pas de cadre horaire. Ils doivent plutôt être pleinement disponibles, sur appel, durant une période de 7 jours consécutifs ce qui entraîne des délais d’intervention auprès de la population.
  • Une entente entre la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ), l’un des deux regroupements d’employeurs privés, et le ministère de la Santé et des Services sociaux, afin de nous permettre de finaliser une entente de principe sur les matières monétaires.

Chez Urgences-santé, le Syndicat du préhospitalier, représentant quelque 950 paramédics de Montréal et de Laval a conclu une entente de principe en juillet dernier. Toutefois, elle n’est complète seulement que depuis hier soir, 21h15, heure à laquelle ont été complétées les négociations avec toutes les parties au nouveau régime de retraite provincial.

Abolition de la fonction de commissaire à la santé et au bien-être : une erreur

En adoptant le projet de loi 150, le gouvernement fera disparaître définitivement le poste de Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE). Ce serait une erreur, déplorent les intervenants du milieu de la santé et des services sociaux réunis en collectif autour de 15 grandes solutions visant à assurer la pérennité du système de santé. Ils déplorent que le gouvernement ait fermé la porte à toute consultation sur cette décision lourde de sens. Rappelons que cette fonction avait été créée par le premier ministre, Philippe Couillard lui-même, alors qu’il était ministre de la Santé et des Services sociaux, en 2005.

« Gérant plus de la moitié du budget de l’État, le ministère de la Santé et des Services sociaux doit être suivi de près par un organisme qui a les coudées franches, qui ne dépend pas du ministre lui-même », explique le président de l’Association médicale du Québec (AMQ), Dr Hugo Viens.

« Très souvent, les interventions du commissaire, véritable chien de garde du système de santé ont permis d’identifier des problèmes concrets et ont contribué à améliorer les choses.  C’est un contre-pouvoir très important », renchérit le vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lacharité.

« C’est aussi un forum qui permet à tous les acteurs de s’exprimer sur l’état du réseau pour l’améliorer en dehors du carcan partisan. On nous promet que le rôle du commissaire continuera d’être assumé par des organismes à l’intérieur même du ministère. Nous n’y croyons pas », ajoute le président de l’Alliance des patients pour la santé (APS), Jérôme Di Giovanni.

Le 23 octobre, l’APS, l’AMQ, la CSN et l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS) présentaient 15 solutions pour redresser le système de santé. « Nous pensons que la gouvernance du réseau ne va pas dans le bon sens actuellement. Nous croyons qu’il faut renforcer les mécanismes de participation et de consultation de la population, réviser le partage des pouvoirs au sein des mégastructures et les dépolitiser. Quant à la fonction de Commissaire à la santé et au bien-être, relevant non pas du gouvernement, mais de l’Assemblée nationale, elle demeure essentielle à nos yeux », conclut la présidente de l’ACSSSS, Carole Trempe.

210 salarié-es du centre de communication santé bientôt en grève

Réunis en assemblées générales les 30 novembre et 1er décembre dernier, environ 210 travailleuses et travailleurs d’Urgences-santé, affectés au centre de communication santé pour Montréal et Laval, ont voté dans une proportion de 81,8 % en faveur d’une banque de dix jours de grève à utiliser au moment jugé opportun. Sans convention collective depuis le 31 mars 2015, ces syndiqué-es composés des répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence et du personnel de bureau déclencheront bientôt la grève, à moins d’un déblocage majeur à la table de négociation.

« Ça fait maintenant 33 mois que nous sommes sans contrat de travail et, malgré 27 séances de négociations, nous en sommes toujours à négocier des clauses dites non pécuniaires. C’est sans compter que l’employeur nous demande d’importants reculs à plusieurs niveaux. Il faut que ça change ! », déclare Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN).

Bien qu’elles se poursuivent, les négociations achoppent notamment sur la parité de certaines conditions de travail, tant pécuniaires que non pécuniaires, avec les salarié-es du secteur public parmi lesquelles figurent les salaires, les primes diverses, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, les mécanismes de protection des emplois du personnel de bureau.

« Parmi les reculs souhaités par la Corporation, explique Martin Joly, il y a la diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, qui entrainerait une baisse de leur niveau de rémunération de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année. En outre, plusieurs postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de notre convention collective. Quant aux salaires et aux primes, l’employeur propose rien de moins que des conditions  inférieures à ce qui a été négocié chez le personnel du réseau de la santé. C’est inadmissible ! »

Bien que les membres du comité de négociation demeurent disponibles en tout temps pour poursuivre les pourparlers, plusieurs actions de visibilité sont prévues dans les prochaines semaines. Incidemment, l’ensemble des travailleuses et travailleurs vont se faire entendre de différentes façons auprès de la partie patronale d’Urgences-santé, mais aussi du ministère de la Santé et des Services sociaux, bailleur de fonds.

À propos de la CSN

Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi que du personnel de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 90 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que treize conseils centraux régionaux.

Ensemble, préparons un monde sans VIH/SIDA !

Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA, le comité LGBT de la FSSS-CSN a tenu un kiosque en marge du conseil fédéral régulier pour sensibiliser les délégué-es sur les enjeux de cette journée.

C’est près de 400 délégué-es qui ont été rencontrés et qui ont été invités à porter le ruban rouge pour commémorer la mémoire de ceux et celles qui sont décédés en raison du VIH/SIDA. Ce kiosque était aussi l’occasion de sensibiliser le public au sida et à la pandémie du virus du VIH.

Agir en prévention pour un monde sans VIH/SIDA

Durant la journée, les représentants du comité LGBT de la FSSS-CSN ont entretenu les délégué-es sur certaines approches de prévention du VIH/SIDA.

Le comité a notamment présenté l’usage correct et régulier du Truvada oral à titre de Prophylaxie préexposition (PrEP) et l’usage correct et régulier du condom.

La PrEP peut être utilisée par les hommes et les femmes qui estiment avoir un risque élevé d’acquisition du VIH, souhaitent renforcer leur protection contre le VIH (condom + PrEP) ou n’utilisent pas ou peu le condom pour des raisons diverses. C’est aussi un outil de prévention adapté pour les couples sérodifférents dont la personne vivant avec le VIH n’a pas une charge virale indétectable.

La PrEp diminue les risques de transmission du VIH, mais non des autres infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS).

Ce traitement peut être prescrit pour un patient qui a un ou plusieurs partenaires infectés par le VIH, ou encore à un patient qui a une activité sexuelle dans un environnement ou un milieu social où la prévalence est élevée et remplit une ou plusieurs des conditions suivantes :

  • Utilisation non systématique ou absence d’utilisation de préservatif (condom)
  • Diagnostic d’infection transmise sexuellement
  • Échange de relations sexuelles contre des biens tels que l’argent, de la nourriture, un abri ou de la drogue
  • Utilisation de drogues illicites ou dépendance à l’alcool
  • Incarcération
  • Partenaires dont le statut sérologique pour le VIH-1 est inconnu, mais qui remplissent n’importe laquelle des conditions ci-dessus.

La consommation de ce médicament est étroitement surveillée avec des suivis aux 3 mois en général. Le Truvada est maintenant disponible en générique (Teva emtricitabine Tenofovir), ce qui permet d’en réduire le coût de façon importante pour les patients.

Plusieurs études démontrent l’efficacité de la PrEp pour réduire la présence du VIH/SIDA. Le ministère de la Santé et des Services sociaux cite d’ailleurs plusieurs de ces études dans cet avis.

Pour vous informer sur ce traitement, nous invitons à consulter cette brochure sur la PrEp.

Tous ensemble, continuons de préparer un monde sans VIH/SIDA !

Donner de l’oxygène au personnel du réseau de la santé et des services sociaux

Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), les négociations locales qui débutent dans plusieurs CISSS et CIUSSS du Québec doivent être l’occasion de donner de l’oxygène au personnel de plus en plus essoufflé du réseau. C’est le message que les délégué-es de la FSSS-CSN ont lancé ce midi en faisant une chaîne humaine devant l’Hôpital Sainte-Croix, à Drummondville.

Pour une bonne convention locale négociée
Rassemblés en conseil fédéral à Drummondville, les 400 délégué-es de la FSSS-CSN ont profité de l’occasion pour débuter la mobilisation en appui aux négociations locales. Suite à la fusion des accréditations syndicales dues à l’adoption du projet de loi 10, l’ensemble des syndicats touchés par les fusions doivent négociées de nouvelles conventions collectives locales. Si certaines clauses font partie des conventions collectives nationales, d’autres sont à négocier au niveau local.

« Les négociations locales débutent un peu partout au Québec. Nous suivons ça de près. Tous les indicateurs sont au rouge dans le réseau de la santé et des services sociaux. Les arrêts de travail atteignent des sommets inégalés. Les gens quittent le réseau en raison de la surcharge de travail. Il faut profiter de ces négociations pour changer de cap et redonner de l’oxygène au personnel. C’est la seule manière d’améliorer les services à la population. Ces négociations locales sont une opportunité pour les employeurs des méga-établissements d’établir un dialogue avec les syndicats. C’est un dialogue essentiel si on va trouver des moyens pour améliorer le climat de travail », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

Des négociations locales cruciales !
Ces négociations sont d’une importance cruciale. Les parties locales sont responsables de la négociation de 26 stipulations locales. La FSSS craint que les CISSS et CIUSSS aient pour objectif d’augmenter la mobilité et la flexibilité du personnel durant ces négociations. De tels objectifs ne permettent pourtant pas d’atténuer les nombreux problèmes vécus actuellement par le personnel du réseau.

« Si on veut aider le personnel épuisé du réseau, on doit faire tout autrement que de poursuivre sur la voie de la flexibilité à tout prix ! C’est pourquoi nous aurons des priorités de négociation pour améliorer les conditions de travail, notamment pour exiger plus de stabilité, pour la conciliation famille-travail-études et pour moins de précarité au travail. Le personnel du réseau subit la réforme Barrette et les compressions budgétaires et il ne passe pas une semaine sans qu’on ne parle des problèmes qu’ils vivent. Il est temps que les employeurs entendent ce message de détresse ! », de conclure Jeff Begley.

Pour des solutions durables

Pour les syndicats du secteur préhospitalier affiliés à la CSN, l’annonce faite aujourd’hui par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, quant à l’ajout de ressources va dans le bon sens, mais elle ne répond pas entièrement aux priorités des 3600 paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien du secteur préhospitalier.

« En ce qui a trait à la surcharge de travail, l’annonce d’aujourd’hui permettra certainement d’améliorer la situation, explique le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Toutefois, nous maintenons qu’il faut mettre en place un comité permanent de fardeau de tâche dans chaque entreprise ambulancière. En fait, un tel mécanisme nous permettra d’agir dès les premiers symptômes pour répondre plus rapidement aux besoins de la population. Ainsi, nous éviterons au ministre, selon ses propres paroles, de devoir réagir à nos dénonciations publiques. »

« Quant à la conversion des horaires de faction en horaires à l’heure, un autre pas est fait dans la bonne direction, mais il demeure certaines zones où les horaires devraient être convertis de façon prioritaire. De plus, les critères sur lesquels les évaluations sont faites pour modifier les horaires de factions doivent être partagés par l’ensemble des intervenants du secteur. Ce n’est pas normal que de telles décisions — qui vont dans le sens de l’amélioration des services à la population — reposent chaque fois que sur notre capacité de mobilisation syndicale », poursuit Jean Gagnon.

Négociations
Par ailleurs, la FSSS–CSN partage la préoccupation du ministre quant à la négociation. La FSSS–CSN considère que des ententes de principe sont à portée de main à toutes les tables, à condition que toutes les parties se rallient au nouveau régime de retraite à prestations déterminées. Par ailleurs, il faut que tous les employeurs acceptent l’introduction d’un comité de fardeau de tâche. Enfin, les syndicats attendent du Ministère qu’il s’engage à regarder, avec les syndicats, des solutions à long terme sur l’important enjeu de la conversion des horaires de faction.

STT de la Fondation Santé Gatineau (FSSS–CSN)

À la suite du dépôt de la requête en accréditation, le 25 septembre 2017, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Fondation Santé Gatineau (FSSS–CSN) a été accrédité pour représenter : Tous les salariés au sens du Code du travail, à l’exclusion des employés administratifs.

Ce groupe de travailleurs, oeuvrant pour un organisme à but non lucratif, a décidé très majoritairement de se joindre à la CSN.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

Les ministres David et Barrette doivent se parler

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) est très préoccupée par l’impact sur les étudiantes et les étudiants en soins préhospitaliers d’urgence du litige opposant les ambulanciers et le ministre Gaétan Barrette. Près de 400 futurs ambulanciers risquent de ne pas intégrer le marché du travail dans les délais prévus, faute de pouvoir effectuer un stage. Le ministre de la Santé et des Services sociaux n’est donc pas le seul impliqué par la situation. La ministre de l’Enseignement supérieur l’est tout autant. 

« Dès janvier 2018, les finissants en soins préhospitaliers d’urgence doivent effectuer 225 heures de stage. Si ce n’est pas possible en raison de l’attitude du ministre, c’est la valeur même du diplôme qui pourrait être remise en question. Les activités compensatoires comme les simulations n’offrent pas le même impact pédagogique qu’un stage », précise Nicole Lefebvre, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN.

Partageant de toute évidence ce point de vue, le Collège Shawinigan s’est entendu avec le ministère de la Santé et des Services sociaux pour ne pas octroyer de diplôme aux finissants qui n’auront pas effectué de stage. Le collège envisage même de reporter celui-ci à l’été ou l’automne prochain. La dizaine d’autres collèges qui offrent la formation au Québec risquent d’emboiter le pas occupant entre temps les étudiants et les étudiantes à d’autres activités de formation à défaut de quoi leur financement et les prêts et bourses des étudiants pourraient même être amputés.

Pour la fédération, le conflit n’a que trop duré. Le ministre Gaétan Barrette s’indigne du peu de vision des autres partis politiques sur les difficultés de recrutement dans le réseau, mais ses décisions, voire son entêtement à repousser le règlement avec les syndicats de paramédics affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, va contribuer à accentuer le manque de ressources.

« Le ministre Barrette joue dangereusement et c’est la population et les finissants en soins préhospitaliers d’urgence qui risquent d’écoper. La ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David doit intervenir auprès de son collègue afin que les parties parviennent à une solution négociée dans les prochains jours » de conclure Jean Murdock, président de la FNEEQ-CSN.

Régler la pénurie en améliorant les conditions de travail et salariales

C’est aussi bien les établissements publics de santé et de services sociaux que les résidences privées qui sont aux prises avec une pénurie de préposé-es aux bénéficiaires. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN), cette pénurie illustre bien l’ampleur des problèmes que vivent quotidiennement les préposé-es. Pour régler cette pénurie, il faut mettre en place des mesures pour mieux attirer et retenir les préposé-es aux bénéficiaires. Il faut notamment améliorer les conditions de travail et de salaire des préposé-es.

Le reportage diffusé hier sur les ondes de Radio-Canada permettait de mieux saisir l’ampleur de la pénurie de préposé-es aux bénéficiaires, qui touche à la fois les ressources intermédiaires, les centres d’hébergement privés et les établissements publics. Cette pénurie se maintient alors pourtant que le ministre Barrette a annoncé en septembre dernier des investissements dans les CHSLD pour embaucher des préposé-es aux bénéficiaires. Le reportage démontre notamment qu’il y a plusieurs places disponibles dans les écoles de formation et que le taux de placement est excellent.

« Dans plusieurs centres d’hébergement privés, nous poursuivons nos interventions pour améliorer les conditions de travail des préposé-es et de l’ensemble du personnel. Il faut que les employeurs regardent le problème en face : la seule raison pour laquelle ils ont de la difficulté à embaucher, c’est parce qu’ils n’offrent pas de bonnes conditions de travail et de salaire. Il faut s’attaquer à cette question pour le bien-être de nos aîné-es », lance Dany Lacasse, vice-président de la FSSSCSN.

Avec des salaires moyens de 13 $/heure dans les centres d’hébergement privés et des salaires entre 19,47 $ et 21,37 $/heure dans le réseau public, force est de constater que les conditions salariales ne permettent pas d’attirer de nouveaux préposé-es aux bénéficiaires. À cela s’ajoute des conditions de travail plus que difficile qui ont pour effet de dissuader plusieurs personnes de choisir ce métier et qui a pour conséquence d’entraîner un important taux de roulement, aussi bien dans le public que dans le privé.

« La pénurie de préposé-es aux bénéficiaires nous démontre l’effet de l’austérité libérale. On a tellement coupé dans les dernières années qu’il est de plus en plus difficile d’aller chercher des gens pour travailler dans le réseau. Quand on sait à quel point les arrêts de travail sont nombreux pour le personnel du réseau, on ne peut pas se surprendre qu’on ne parvienne pas à attirer. Pourtant, c’est un métier incontournable pour les usagères et usagers. Il est temps que le ministre Barrette prenne acte de cette situation déplorable et agisse pour améliorer les conditions salariales et de travail des préposé-es aux bénéficiaires », indique Guy Laurion, vice-président de la FSSSCSN.

Ces 40 000 enfants qui nous échappent 

Blogue de Véronique De Sève

Le projet de loi 143 encadrant entre autres les services de garde en milieu familial non régis aura fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers jours. À quelques heures de son adoption et au moment où le sort des tout-petits est sur plusieurs lèvres, rappeler les vrais enjeux qu’il comporte me parait essentiel.

Les influenceurs de droite ont tenté de nous convaincre que d’encadrer les services de garde en milieu familial non régis était antiféministe et mènerait inévitablement à la faillite des femmes à la tête de ces organismes. C’est bien là tout le drame : la droite n’en a que pour son idéologie économique, où le privé doit pouvoir sévir coûte que coûte. Et les tout-petits dans tout ça? Poser la question c’est y répondre.

40 000 enfants 
Ce projet de loi avait notamment pour objectif, avant qu’il ne soit amendé par le ministre de la Famille Luc Fortin, de réduire de six à quatre le nombre d’enfants qu’une personne physique peut recevoir en milieu familial, en ne détenant ni permis ni reconnaissance en vertu de la loi, et ce, en incluant ses propres enfants. Or, le ministre a reculé devant la pression. De ce fait, ce sont 40 000 enfants qui échapperont à la législation.

La réalité est la suivante : la garde non régie n’a pas à répondre aux mêmes contrôles et aux mêmes obligations à l’égard de la santé, de la sécurité, du développement, du bien-être et de l’égalité des chances des enfants. Cette garde non régie échappe aussi aux nouvelles obligations de fournir des services de nature éducative et de favoriser la réussite chez l’enfant, tel que le propose le projet de loi.  De plus, en lui permettant de continuer à émettre des reçus officiels pour fins d’impôts, la conséquence sera la suivante : créer auprès des parents une fausse impression de sécurité et l’illusion d’une garantie gouvernementale de la qualité du service fourni.

Avoir à cœur le meilleur développement possible de nos tout-petits ne devrait-il pas passer avant des considérations économiques non fondées ?
Car il faut se le dire : les femmes à la tête des services de garde en milieu familial ne déclareront pas faillite. Celles qui souhaiteraient maintenir leur ratio à six enfants pourraient très bien le faire en s’inscrivant simplement auprès d’un bureau coordonnateur et en se soumettant à une procédure de reconnaissance, et ce, sans frais. La menace imminente de la fermeture de plusieurs services de garde non régis n’est pas sérieuse et ne l’a jamais été.

En attendant, ce sont 40 000 enfants qui vont continuer à nous échapper.
En attendant, nous continuerons de scander notre slogan : Pas de profit sur le dos des petits.

 

Plusieurs syndicats de paramédics durcissent leur grève

À compter de minuit ce soir, les paramédics membres de la CSN dans les Laurentides, en Mauricie, dans le Centre-du-Québec (Manseau), en Moyenne et Basse-Côte-Nord et en Abitibi-Témiscamingue reprendront la grève, pour laquelle le Tribunal administratif du travail permet des moyens de pression renforcés.

 

Ainsi, les paramédics ont pu faire reconnaître le caractère non essentiel de tâches supplémentaires qu’ils font habituellement, mais qu’ils ne feront plus à compter de minuit ce soir. Il s’agit de gains importants pour l’établissement du rapport de force des salarié-es, notamment en ce qui a trait à la facturation des patients et au rôle des cadres en temps de grève. Ceux-ci s’ajoutent aux moyens déjà prévus aux services essentiels depuis le début des grèves, en mars 2017. Ces moyens ont un impact sur l’administration des entreprises ainsi que sur le gouvernement.

 

Entre autres, les paramédics

  • Ne rempliront plus le formulaire AS–810 qui permet de facturer le patient ;
  • Rempliront le formulaire AS–803 sur format papier seulement, et ne les remettront qu’aux établissements, sans information personnelle sur le patient qui permettrait de reconstruire la facturation ;
  • Dans les cas de transferts d’un patient d’un établissement à un autre, ils ne se déplaceront plus à l’intérieur des établissements, sauf dans des situations particulières ;
  • Ne feront plus de liste exhaustive de tâches et de commissions connexes allant de la gestion du bac de récupération à la gestion des factures d’essence de l’employeur. Les cadres des entreprises devront effectuer plusieurs de ces tâches connexes durant la grève;
  • Ne feront plus de retour à domicile de priorité 8, sauf entre 12h et 17 h, du lundi au vendredi ;
  • Ne feront plus de retour d’escortes médicales, habituellement une infirmière, lorsqu’il n’y a pas de patient à bord ;
  • Verbaliseront les codes radio de communication sans utiliser le protocole ;
  • Ne se rendront plus disponibles durant la rédaction de formulaires ;
  • N’accueilleront plus de stagiaire ;
  • Ne participeront plus au « briefing » de début de quart ;
  • Ne participeront plus aux formations données par l’employeur, à l’exception de celles qui sont obligatoires ;
  • Ne feront plus le lavage intérieur sauf si requis pour la prévention des infections. Ils ne feront plus le lavage extérieur sauf les éléments requis pour la sécurité routière ;
  • Ne rempliront plus les formulaires demandés par l’employeur et non obligatoires en vertu des lois ;
  • Ne récolteront plus les informations bancaires auprès des non-résidents canadiens ;

 

Enfin, il n’y aura plus de service dédié aux athlètes et aux artistes dans le cadre d’évènements spéciaux. Il n’y aura plus de paramédics dans les véhicules dédiés à des festivals, expositions et autres opérations de relations publiques. Le service d’ambulance dédié ne sera plus assuré sur les plateaux de tournage, comme les films.

 

Les négociations sont présentement au point mort avec l’association patronale représentant toutes les entreprises visées, la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ). Pour le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux, Jean Gagnon, le renforcement de la grève doit forcer le gouvernement et les entreprises à faire leurs devoirs. « Nos conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015 et quant à nous, un règlement est tout à fait à portée de main. Mais nos employeurs privés veulent nous utiliser dans le conflit qui les oppose au gouvernement. Le ministre Barrette, pour sa part, a complètement échoué à faire atterrir les négociations du secteur préhospitalier, bien que son ministère soit le bailleur de fonds du secteur et malgré que nous nous soyons entendus avec lui en juillet, chez Urgences-santé, quant aux grands paramètres qui doivent s’appliquer à l’ensemble des salarié-es du secteur. Ça ne peut plus durer ».

 

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) regroupe quelque 3600 paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien du préhospitalier. Elle compte plus de 120 000 membres dans les services de santé, les services sociaux et les services de garde. Elle est affiliée à la CSN qui compte 300 000 adhérents de tous les secteurs d’activité.

Réussite éducative et égalité des chances : le gouvernement doit protéger les enfants avant tout

L’Association québécoise des CPE (AQCPE), la Fédération des commissions scolaires, la Fédération des comités de parents, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ), la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec et l’Association des cadres de CPE (ACCPE) interpellent le ministre de la Famille sur le manque de détermination avec lequel il défend la mise en place de mesures favorisant la réussite éducative et l’égalité des chances pour tous les enfants, avec ses modifications proposées au projet de loi no 143.

L’AQCPE et ses partenaires sont les principaux acteurs du continuum éducatif de la naissance jusqu’au secondaire. Ensemble, ils réclament que tous les services de garde éducatifs à la petite enfance, sans exception, qu’ils soient régis, non régis, subventionnés, non subventionnés, en installation ou en milieu familial, soient soumis à des exigences équivalentes en termes de qualité des services éducatifs, afin d’en arriver réellement à l’égalité des chances. Cela implique nécessairement un contrôle de l’État, une formation du personnel, une évaluation obligatoire de la qualité et du soutien pédagogique, entre autres, de manière à offrir des garanties à tous les parents qui décident de confier leur enfant à un service de garde éducatif.

Une belle occasion ratée 
« Les signataires de la Déclaration pour la reconnaissance du droit de chaque enfant à une éducation de qualité dès la naissance représentent plus de 2 millions de citoyens qui veulent que la qualité de l’éducation à la petite enfance soit une priorité. À moins d’un an des élections, il nous semble que le gouvernement est en train de rater une belle occasion d’être au diapason avec la population sur ce point, » a déclaré Louis Senécal, président-directeur général de l’AQCPE.
« En matière de réussite éducative, le gouvernement doit être cohérent. La Politique de la réussite éducative, dévoilée en juin par le ministre Proulx, stipule que l’application du principe d’égalité des chances exige des stratégies préventives auprès de tous les enfants. Afin d’atteindre cet objectif, le ministre de la Famille doit mettre en place toutes les mesures requises pour réduire le nombre d’enfants commençant leur parcours scolaire avec une vulnérabilité, » a déclaré Hélène Roberge, représentante de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Le libre choix des parents 
« Les parents n’auront vraiment le libre choix que lorsqu’ils auront l’assurance que tous nos enfants reçoivent une éducation de très grande qualité, et ce, quel que soit leur choix de service de garde éducatif » a déclaré Corinne Payne de la Fédération des comités de parents.
« Comme signataires de la Déclaration, nous avons tous pris des engagements fermes envers nos plus jeunes citoyens. Nous ne pouvons accepter que le ministre de la Famille recule sur les exigences minimales liées à la qualité de l’éducation à la petite enfance, » a déclaré Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).« Nous avons fait le choix comme société, il y a 20 ans, d’un réseau public de services de garde éducatifs à la petite enfance, régis et subventionnés, dont la mission première est le développement global de l’enfant. Voilà ce que devrait défendre le ministre. La qualité et la sécurité des services pour tous les enfants, ça n’a pas de prix! » a déclaré Sonia Éthier, première vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
« Le recul du ministre de la Famille est une bien mauvaise nouvelle pour ceux comme nous qui croyaient son prédécesseur quand il prenait des engagements pour la qualité des services éducatifs à la petite enfance, » a déclaré Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ et vice-présidente de la FTQ.

L’égalité des chances passe par les mêmes exigences pour tous 
« Si les personnes qui accueillent des enfants dans des milieux non régis veulent continuer à oeuvrer auprès des enfants, il est logique et légitime qu’elles acceptent de se soumettre aux mêmes exigences que les autres, » a déclaré Samir Alahmad, président de l’Association des garderies privées du Québec.
« Le ministre de la Famille ne doit pas reculer sur les exigences minimales prévues dans le projet de loi déposé par son prédécesseur. Des millions de Québécois sont prêts pour que l’égalité des chances soit enfin une priorité, c’est le temps d’aller de l’avant! » a déclaré Marie-Claude Collin, présidente de la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec. « Jamais le Québec n’atteindra son objectif réussite éducative en étant timide sur les moyens » a déclaré Isabelle Palardy, directrice générale de l’Association des cadres des CPE.
La priorité aux enfants, pas aux modèles d’affaires « Nous demandons au gouvernement de protéger les enfants plutôt que les modèles d’affaires, a précisé Hélène Gosselin, présidente du conseil d’administration de l’AQCPE. Nous lui demandons aussi de revenir à l’esprit qui nous guidait lors de l’adoption de la politique familiale il y a 20 ans, soit que le Québec devienne plus égalitaire en permettant à ses plus jeunes citoyens d’accéder à des services de garde éducatifs de grande qualité. »

Le ministre Barrette doit assurer des services de proximité à la population des Escoumins

Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, doit agir pour assurer des services de proximité à la population des Escoumins. La FSSS-CSN réagit à l’annonce du CISSS de la Côte-Nord à l’effet de réduire le nombre de lits d’hospitalisation à l’installation des Escoumins.

Une intervention est nécessaire pour assurer les services à la population des Escoumins
Le 13 novembre dernier, le CISSS de la Côte-Nord émettait un communiqué de presse pour annoncer la réduction des services d’hospitalisation aux Escoumins. L’employeur y explique que cette décision est prise en raison de la pénurie de médecins dans cette localité. Pour la FSSS-CSN, c’est la responsabilité du ministre Barrette de s’assurer que les citoyennes et citoyens des Escoumins puissent compter sur des services de proximité dans leur localité.

« Les gens de la région ont le droit d’avoir des services de santé de proximité comme partout ailleurs au Québec. Déplacer les patientes et patients vers Baie-Comeau pour des séjours d’hospitalisation de plus de 72 heures ne fait pas de sens. On est en train de dire aux familles qu’elles devront faire plus de 170 kilomètres pour visiter leurs proches en hospitalisation. Il faut trouver une autre solution! », lancent Robert Blais et Verna Jean, présidents des deux syndicats du CISSS de la Côte-Nord, affiliés à la CSN.

La réforme Barrette réduit les services de proximité dans la région
Depuis l’entrée en vigueur de la réforme Barrette, la FSSS-CSN s’inquiète du niveau de prestation de services de proximité dans l’ensemble des régions du Québec. La réduction de services aux Escoumins illustre bien cette conséquence néfaste de la réforme Barrette en s’en prenant directement aux services de proximité pour la population.

« La réforme Barrette, c’est une centralisation abusive de notre réseau de la santé et des services sociaux. Cela mène à des situations déplorables comme ce qui se passe actuellement aux Escoumins. Nous demandons au ministre Barrette d’agir. Il doit se mettre au travail pour s’assurer que les citoyennes et citoyens des Escoumins puissent continuer d’avoir des services dans leur localité », de conclure Gisèle Charette, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN et Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN.

 

Les paramédics bloquent le ministère

Sans convention collective depuis le 31 mars 2015 et en grève depuis près de neuf mois, le personnel du secteur préhospitalier frappe un grand coup ce matin en bloquant tous les accès aux bureaux du ministère de la Santé et des Services sociaux situés au 1075, chemin Sainte-Foy.

« Nous invitons les employé-es du MSSS à demeurer chez eux ce matin, car l’édifice sera inaccessible aujourd’hui, explique le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Dany Lacasse. Nous espérons que le ministre Barrette mesurera correctement le niveau d’exaspération des paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien que nous représentons. Avec un peu de volonté politique de la part du ministre, nous sommes capables de régler rapidement les enjeux qui demeurent à la table soit, en plus du régime de retraite, la charge de travail des paramédics et les horaires de travail désuets (faction). Une entente sur ces deux questions permettra d’améliorer les services à la population en écourtant les délais d’intervention qui sont trop longs dans plusieurs zones du territoire québécois. »

Échec
Alors qu’une entente de principe avait été conclue en juillet, chez Urgences-santé à Montréal et Laval – toujours incomplète quatre mois plus tard – le ministre Barrette s’est montré incapable de finaliser les négociations avec tous les intervenants du secteur dont son ministère est le bailleur de fonds. Il porte l’entière responsabilité de cet échec. « Ce n’est pas pour rien que dans le passé, nous négociions directement avec le MSSS pour les matières communes à tout le secteur. Le ministre lui-même a décidé de se retirer des négociations, en avril 2016, pour en confier des parties à différents regroupements d’employeurs, d’autres aux établissements. Or, c’est la désorganisation complète du côté patronal et c’est nous qui en faisons les frais. Le ministre seul peut prendre les décisions qui s’imposent pour instaurer ces changements, au bénéfice de toute la population, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN et membre du comité de négociation, Jean Gagnon. Après neuf mois d’une grève exemplaire, personne ne pourra nous reprocher de manquer de patience ! »

Siège
Le siège se poursuivra au moins toute la matinée. Des porte-parole sont sur place pour rencontrer les représentants des médias.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) regroupe quelque 3600 paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien du préhospitalier.

Le ministre joue sur les mots

Dans un communiqué émis hier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, prétend rectifier les faits sur le décès survenu jeudi matin à Val-Bélair. Selon lui, il y aurait eu quatre ambulances disponibles au cours de cette intervention et non deux. « Le ministre joue sur les mots », affirme Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN).

Frédéric Maheux, Association des travailleurs du préhospitalier

« Ce que le ministre ne dit pas, c’est que deux des quatre ambulances dont il parle étaient en pause-repas, donc pas disponible immédiatement », explique le président de l’ATPH–CSN. Les véhicules en pause-repas ne sont pas considérés comme des ressources de premier plan parce qu’il y a des délais pour les faire intervenir. « Dans le cas précis de l’appel de jeudi matin, on ne peut dire que les normes ont été respectées à partir du moment où l’appel a changé de priorité. Le compteur ne recommence pas à zéro quand la priorité change. Ce qui compte pour le patient et sa famille, c’est le délai entre l’heure de l’appel et l’heure d’arrivée. On manipule les chiffres ici. S’il y avait eu assez de véhicules sur le terrain, nous serions arrivés avant que l’état du patient ne se détériore parce que le point stratégique le plus proche aurait été couvert, ce qui n’était pas le cas », déplore Frédéric Maheux. « Soit le ministre est mal informé, soit il tord la vérité pour marquer des points dans l’opinion publique », s’insurge M. Maheux.

« Les deux cas récents de décès ne sont que la pointe de l’iceberg », insiste Frédéric Maheux. Chaque jour les paramédics sont confrontés à des dizaines de cas de délais d’affectation anormaux à cause du manque de ressources. « Il ne s’agit pas d’inquiéter la population, mais de dénoncer une situation inacceptable et dangereuse», soutien Frédéric Maheux dont le syndicat n’a pas attendu les décès récents avant de tirer la sonnette d’alarme (rappelons qu’un communiqué sur la question a été émis le 27 septembre dernier).

« Je trouve déplorable que le ministre laisse entendre que les sorties sur le manque d’effectifs ambulanciers soient liées aux négociations », s’indigne Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Nous intervenons régulièrement sur la question depuis 2003, les paramédics ne sont quand même pas en négociation depuis plus de 15 ans ! »

Actuellement, tant le CIUSSS de la Capitale-Nationale que les entreprises ambulancières, les syndicats et les paramédics sur le terrain déplorent le manque d’effectifs. « Le ministre ne peut pas se cacher derrière les négociations pour faire la sourde oreille et se fermer les yeux sur la réalité. Il se doit d’agir afin d’assurer la sécurité de la population », réplique Ann Gingras.

Rappelons que le dernier ajout d’ambulances dans la région de Québec date de 2012 et que les études s’accordent pour dire que les changements dans la population commanderaient d’en ajouter encore.

L’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN) regroupe 330 paramédics de la région de Québec. Le Conseil central de QuébecChaudière-Appalaches (CSN) regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.