Centre de communication d’Urgences-santé

Nouvelle grève de deux jours des 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau

1 février 2018

Absolument rien ne justifie une attente de 34 mois sans convention collective. On veut un règlement rapide, mais pas à n’importe quel prix.
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Sujets
Région
  • Montréal métropolitain
Source
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Pour information
François Forget
Conseiller à l’information à la CSN 514 212-7383 francois.forget@csn.qc.ca

Leur convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015, 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau du centre d’appels d’Urgences-santé ont pour la deuxième fois déclenché la grève, hier soir, laquelle se poursuivra ce 2 février. Ils dénoncent l’absence de volonté de la Corporation d’Urgences-santé de régler leur contrat de travail de même que de nombreux reculs dans leurs conditions de travail.

Manifestation devant l’Hôtel de Ville

Dès 10 h ce matin, ces syndiqué-es se sont rassemblés devant l’Hôtel de Ville de Montréal en appui à leurs représentants venus pour rencontrer Alex Norris, conseiller municipal associé à la sécurité publique, afin qu’il intervienne éventuellement auprès du conseil d’administration de la corporation publique, un siège leur étant dévolu. Une opération similaire est aussi prévue vendredi matin devant l’Hôtel de Ville de Laval. Toutefois, madame Sandra Desmeules, qui siège aussi sur le conseil d’administration d’Urgences-santé pour la Ville de Laval, a refusé de rencontrer la délégation syndicale.

Fort d’un mandat de dix jours de grève voté à la fin de novembre dernier, ces syndiqué-es membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont débrayé une première fois, le 20 décembre, en plus de recourir à une série de moyens de pression pour démontrer leur exaspération.

Une entente, mais pas à n’importe quel prix
« Absolument rien ne justifie une attente de 34 mois sans convention collective. On veut un règlement rapide, mais pas à n’importe quel prix. Et surtout pas au détriment de la parité de nos conditions de travail avec celles des autres employés de l’état québécois ou avec celles de nos collègues ambulanciers-paramédics et employés de soutien d’Urgences-santé qui ont récemment conclu des ententes avec l’employeur, lance Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la FSSS–CSN. »

Près d’une quarantaine de séances de négociation ont eu lieu jusqu’ici, dont vingt devant une conciliatrice du ministère du Travail. Les négociations achoppent sur les hausses de salaire que l’employeur voudrait inférieures à celles pourtant négociées avec les autres salarié-es de la corporation et ceux du réseau de la santé et des services sociaux. Les autres points en litige portent sur les primes, l’assurance collective, les temps de pause, les modalités de prise des divers congés, la protection contre la sous-traitance, ainsi que les mécanismes de protection des emplois et la structure des postes.

Les syndiqué-es se battent aussi pour contrer d’importants reculs, dont une diminution du nombre d’heures de travail des répartitrices et répartiteurs d’urgence médicaux, qui entraînerait une baisse de leurs revenus de 3,43 %, soit plus de 1600 $ par année, et ce, malgré la pénurie de main-d’œuvre qui occasionne souvent du temps supplémentaire obligatoire. En outre, des postes de commis sont menacés d’être abolis et transformés en postes non protégés par les dispositions de la convention collective.

Vent de répression

Enfin, les syndiqué-es dénoncent le vent de répression patronal qui sévit depuis quelques jours et qui mine inutilement le climat de travail. Plusieurs employé-es ont fait l’objet de mesures disciplinaires et de menaces de suspension. « L’employeur devrait consacrer ses énergies à négocier plutôt qu’à réprimer les aspirations de ses employé-es qui veulent simplement améliorer leurs conditions de travail », de conclure le président du syndicat.

Pour Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « La répression ne règle absolument rien. Ces employé-es méritent la même considération que tous les autres salarié-es d’Urgences-santé. Nous allons les soutenir jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. »

À propos

Le SEUS–CSN regroupe 102 répartitrices et répartiteurs médicaux d’urgence ainsi qu’une centaine d’employées de bureau. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 100 000 membres dans les secteurs privé et public. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) qui regroupe sur une base régionale quelque 95 000 membres. La CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que de 12 autres conseils centraux régionaux.

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Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.