Coeur du Québec: mandat de grève en poche à 94 %

Réunis samedi en assemblée générale au Complexe Laviolette à Trois-Rivières, les membres du Syndicat régional des travailleuses et des travailleurs en CPE du Cœur du Québec – CSN (SRTTCPECQ) se sont prononcés fortement en faveur (94%) d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Ils veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les quelque 800 membres du SRTTCPECQ sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare Monsieur Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec. Elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Dominique Jutras, présidente du syndicat, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des Centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclut Mme Jutras.

Mandat de grève à 96 % dans Lanaudière

Réunis samedi dernier en assemblée générale à St‑Alexis de Montcalm, les 200 membres présents du Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière – CSN se sont prononcées à 96 % en faveur d’une banque de six (6) journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Les travailleuses des CPE de Lanaudière sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Elles envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare madame Francine Ranger présidente du Conseil central de Lanaudière-CSN. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Lili Tremblay, présidente du syndicat régional CSN explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclut Mme Tremblay.

À propos

Le Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière-CSN compte 22 installations en centres de la petite enfance regroupant plus de 400 travailleuses et travailleurs. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central de Lanaudière-CSN qui représente près de 13 000 membres répartis en plus de 85 syndicats sur son territoire. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Un mandat de grève à 96 % dans Québec Chaudière-Appalaches

Réunis en assemblée générale extraordinaire au Centres de foires de Québec, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) ont voté par scrutin secret à 96 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. D’autres votes se tiendront pour les CPE qui n’ont pas pu se présenter à cette assemblée.

Comme 9 500 collègues des autres régions qui ont fait ou s’apprêtent à faire de même, ces travailleuses veulent mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Déjà, les travailleuses des CPE de l’Abitibi-Témiscamingue, de la région de Drummondville, de l’Estrie, des Laurentides, de Montréal et de Laval ont adopté massivement leur mandat de grève.

Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit depuis 30 mois. Ce vote envoie un message très clair au gouvernement et aux employeurs, pas question de plier l’échine.

Louise Labrie, présidente du syndicat et membre du comité national de négociation des CPE, explique « Après trente rencontres de négociation, dont un blitz de cinq jours en mai dernier, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente depuis le début des pourparlers en décembre dernier. Dans cette négociation, les demandes des employeurs comportent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des salarié-es, mais aussi pour la qualité des services offerts aux enfants. Et c’est sans compter que nous n’avons toujours pas obtenu de réponses à nos demandes d’ordre monétaire, notamment ».

Mme Labrie ajoute : « Les compressions budgétaires de centaines de millions de dollars dans le réseau ont des impacts quotidiens énormes sur la charge de travail et la santé des travailleuses et travailleurs que nous représentons. Cette ronde de négociation doit nous permettre de contrer la volonté du gouvernement de nous imposer des reculs de plus de trente ans. Le vote d’aujourd’hui montre bien cette volonté des travailleuses de maintenir la qualité des services et des emplois. »

« Il y a là bien plus qu’un conflit entre employeurs et employées des CPE, déclare Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), qui constate que le milieu est composé d’une forte majorité de femmes. De par la nature de leur emploi, ces femmes ont une patience extraordinaire. Cependant, la patience a des limites en ce qui a trait à leurs conditions de travail, leurs salaires et la consolidation des CPE. Si le gouvernement pense qu’il peut faire n’importe quoi, il se trompe royalement. Par leurs revendications, ces travailleuses veulent clairement assurer un niveau de service adéquat ainsi que la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec il y a vingt ans, dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) regroupe plus de 1 500 membres dans 58 CPE de la région. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Un mandat de grève pour des CPE des Laurentides

Réunies samedi en assemblée générale à Blainville, les membres du Syndicat des travailleuses en CPE région Laurentides – CSN (STCPERL-CSN) se sont prononcés, par scrutin secret, à 93,6 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Jusqu’à maintenant, les travailleuses des CPE de l’Estrie et des Laurentides ont aussi voté en faveur d’un mandat de grève de six jours.

Comme près de 11 000 autres syndiqué-es au Québec, les quelque 800 membres du STCPERL-CSN sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides – CSN. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, madame Danielle Deschatelets, présidente du syndicat, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’ententes ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

Le réseau des CPE menacé

Le Syndicat est bien conscient que les employeurs et le gouvernement tenteront de discréditer les travailleuses en les accusant de prendre les parents en otage. « Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Nos revendications permettront d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réputé pour la qualité de ses services de garde. »

Elle ajoute : « Nous ne pouvons ignorer que l’actuel gouvernement a imposé de nombreuses coupes budgétaires et que les directions des CPE, de manière générale, ont choisi d’imposer des reculs dans les services et les conditions de travail pour équilibrer leur budget, choix discutable considérant la lourdeur de l’appareil administratif dont plusieurs CPE se sont dotés, ajoute madame Deschatelets. Si nous devons malheureusement en arriver à utiliser la grève pour nous faire entendre, ce ne sera pas de gaité de cœur et les parents seront avisés. Toutefois, notre négociation est cruciale pour le maintien du réseau », conclut-elle.

Le Syndicat des travailleuses en CPE de la région des Laurentides regroupe plus de 800 membres dans l’ensemble de la région. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central des Laurentides. La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Un mandat de grève pour des CPE de Montréal et de Laval

Réunis en assemblée générale extraordinaire au Stade olympique, les membres du Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et de Laval (ST CPE de Montréal-Laval), affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont voté par scrutin secret à 95 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. D’autres votes se tiendront pour les CPE qui n’ont pas pu se présenter à cette assemblée.

Photos : Michel Giroux

Comme 8500 collègues des autres régions qui s’apprêtent à faire de même, ces travailleuses veulent mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Déjà, les travailleuses des CPE de l’Abitibi-Témiscamingue, de la région de Drummondville, de l’Estrie et des Laurentides ont adopté massivement leur mandat de grève.

Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit depuis 30 mois. « Ce vote envoie un message très clair au gouvernement et aux employeurs, déclare Dany Lacasse, vice-président et responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Pas question de plier l’échine. Elles sont déterminées à obtenir une convention collective satisfaisante leur garantissant des conditions de pratique et de travail qui leur permettra d’offrir des services adéquats auprès des enfants. »

Tania Vladez, membre du comité national de négociation des CPE, explique « Après trente rencontres de négociation, dont un blitz de cinq jours en mai dernier, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’entente depuis le début des pourparlers en décembre dernier. Dans cette négociation, les demandes des employeurs comportent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des salarié-es, mais aussi pour la qualité des services offerts aux enfants. Et c’est sans compter que nous n’avons toujours pas obtenu de réponses à nos demandes d’ordre monétaire, notamment ».

Carole Leroux, présidente du syndicat ajoute : « Les compressions budgétaires de centaines de millions de dollars dans le réseau ont des impacts quotidiens énormes sur la charge de travail et la santé des travailleuses et travailleurs que nous représentons. Cette ronde de négociation doit nous permettre de contrer la volonté du gouvernement de nous imposer des reculs de plus de trente ans. Le vote d’aujourd’hui montre bien cette volonté des travailleuses de maintenir la qualité des services et des emplois. »

« Il y a là bien plus qu’un conflit entre employeurs et employées des CPE, déclare Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui constate que le milieu est composé d’une forte majorité de femmes. Si le gouvernement pense qu’il peut faire n’importe quoi, il se trompe royalement. Par leurs revendications, ces travailleuses veulent clairement assurer un niveau de service adéquat ainsi que la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec il y a vingt ans dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants. »

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de Montréal-Laval (CSN) compte des membres dans 107 CPE, totalisant 157 installations. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La CSN regroupe pour sa part quelque 300 000 syndiqué-es provenant de tous les secteurs d’activités tant publics que privés.

Pour plus d’informations : Faconnonsnotreavenir

La CSN fait invalider une disposition centrale de la Loi sur les services essentiels

Dans une décision historique rendue aujourd’hui, le juge Pierre Flageole, du Tribunal administratif du travail, déclare constitutionnellement inopérant l’article 111.10 du Code du travail qui fixe les pourcentages du personnel à maintenir durant une grève dans le secteur de la santé et des services sociaux. Le tribunal donne un an au gouvernement du Québec pour revoir cette disposition des services essentiels.

Ce recours avait été lancé par des syndicats du réseau public de la santé et des services sociaux affiliés à la CSN, alors qu’ils se préparaient à faire la grève à l’occasion des négociations en front commun de 2015. Pour le juge Flageole, les dispositions prévoyant un pourcentage minimum de salarié-es par unité de soins et par catégorie de services sont inconstitutionnelles car elles ne sont pas nécessairement conformes à la prestation de services réellement «essentiels» et il n’y a pas pas de recours au Tribunal administratif du travail afin de statuer sur le caractère essentiel ou non des tâches effectuées par les travailleurs. Ces seuils arbitraires ont donc pour effet de limiter le rapport de force et la capacité des salarié-es de faire la grève au-delà de ce qui serait strictement requis pour assurer le santé et la sécurité de la population. En cela, le juge s’appuie notamment sur la décision de la Cour suprême dans l’arrêt Saskatchewan–Federation of Labour, rendue en 2015, et déclarant constitutionnel le droit de faire la grève. 

Dans les faits, même en grève, les salarié-es de la santé et des services sociaux doivent effectuer plusieurs tâches qui ne sont pas «essentielles» en regard de la santé et de la sécurité de la population. C’est notamment ce qui ressort des nombreux témoignages entendus dans ce dossier. Cette décision aura des impacts pour tous les salarié-es visés par les dispositions relatives aux services essentiels.

« C’est une reconnaissance supplémentaire que le droit de grève est protégé par la constitution, se réjouit le président de la Confédération des syndicats nationaux, Jacques Létourneau. Il ne s’agit pas de dire que la grève sera dorénavant totale dans un hôpital. Même avant l’adoption de la loi, dans les années 80, les syndicats respectaient un code d’éthique strict pour mener une grève et s’assuraient de donner les soins auxquels les citoyennes et les citoyens ont droit. Cependant, les règles ne pourront plus être arbitraires. Elles devront refléter la situation réelle et limiter le moins possible l’exercice d’un véritable rapport de force par les salarié-es. On peut penser que dans bien des cas, un meilleur rapport de force permettra de raccourcir la durée des conflits, voire d’en éviter plusieurs ».

Pour le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jeff Begley, cette décision constitue un tournant. « Lorsque des salarié-es en arrivent à la grève, c’est parce qu’ils ont tout essayé avant son déclenchement. La grève est le recours ultime. En exigeant arbitrairement qu’un nombre de salarié-es demeurent au travail, sans autre analyse de leurs tâches véritables, le Code du travail nous prive d’un véritable levier pour en arriver à une entente satisfaisante. C’est un grand jour aujourd’hui pour les droits de toutes les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux.»

Hausse des arrêts de travail pour cause psychologique dans les établissements de la santé et des services sociaux

Depuis cinq ans, on assiste à une augmentation de 11 % des arrêts de travail pour cause psychologique dans les établissements de santé et de services sociaux de la Côte-Nord. Pour la CSN, cette donnée préoccupante illustre l’effet de la réforme Barrette et des compressions budgétaires sur les personnes qui doivent prendre soin de la population.

Un syndrome de la réforme Barrette

Le personnel peine de plus en plus à porter le fardeau de la réforme Barrette « Notre travail, c’est de soigner la population. Mais ce qu’on remarque de plus en plus, c’est que notre monde a besoin d’être soigné pour passer au travers de la réforme insensée du ministre Barrette », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN, lors de son passage sur la Côte-Nord.

La surcharge de travail causée par la réforme Barrette et les compressions budgétaires qui s’accumulent depuis cinq ans ont des conséquences tangibles. C’est 374 travailleuses et travailleurs qui ont été en arrêt de travail en 2016-2017 pour des causes psychologiques. Leurs témoignages sont sans équivoque : il n’y a plus d’espace pour en exiger plus du personnel.

« Le ministre Barrette ne peut plus nier la réalité : non seulement sa réforme n’a pas amélioré l’accès aux soins dans la région, mais en plus, les travailleuses et travailleurs tombent malades. Les cas deviennent plus complexes, il manque de monde et le personnel en a par-dessus les oreilles ! », poursuit Gisèle Charette, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

« Le personnel connaît la chanson : on leur demande sans cesse de faire plus avec moins. S’ils ont enduré longtemps, on se rend maintenant compte qu’on a atteint le point de non-retour. Ce n’est pas normal que tant de travailleuses et travailleurs tombent au combat à cause de l’épuisement professionnel. Il faut que ça cesse ! », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord — CSN.

Les mauvaises conditions en cause

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est catégorique : le Regroupement québécois des résidences pour aîné-es se trompe de cible lorsqu’il dit que les résidences privées pour aîné-es peinent à trouver des préposé-es en raison de la concurrence déloyale du secteur public.

« Prétendre que le secteur public est en cause, c’est faire abstraction des très sérieux problèmes dans les centres d’hébergement privés, s’exclame le président de la fédération, Jeff Begley. Si ces centres ont du mal à recruter, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour en trouver les raisons : les conditions de travail dans ces centres sont souvent mauvaises. Dans bien des endroits, la rémunération frise le salaire minimum. Et maintenant, M. Desjardins et ses membres envahissent les tribunes en se disant surpris d’avoir du mal à trouver des préposé-es ? Moi, je ne pense pas qu’ils sont à ce point surpris . Je pense qu’ils connaissent le vrai problème. »

Pour Gilles Gagné, représentant du secteur des centres d’hébergement privés à la CSN, la difficulté de ces résidences à trouver des préposé-es résulte aussi, en grande partie, de la surcharge de travail et du manque de formation du personnel. « On demande aux travailleuses et travailleurs des résidences de tout faire : une cuisinière sera appelée à remplacer à la réception, une préposée aux chambres devra servir les résidents lors des repas… Les gens courent et sont à bout de souffle. Ce n’est pas étonnant du tout que le personnel ne reste pas. Dans certaines résidences, le taux de roulement est de 100 % ! », souligne-t-il.

« La condition des aîné-es dans ces résidences s’alourdit d’année en année alors que les préposé-es ne reçoivent pas la formation nécessaire pour faire face à cette clientèle. C’est intenable », ajoute Gilles Gagné.

« Nous l’avons répété depuis le début de notre négociation coordonnée : les travailleuses et travailleurs de ce secteur méritent mieux. Beaucoup mieux. Ils travaillent à la sueur de leur front pour nos aîné-es à des conditions dérisoires. Tout au long de cette négociation, nous avons notamment revendiqué une augmentation de salaire de 1,50 $ l’heure sur trois ans, et une meilleure formation des employé-es. Bien sûr, nous avons eu gain de cause dans plusieurs endroits, mais non sans batailler ferme. Ce n’est qu’un petit pas dans la bonne direction. Les employeurs se font encore tirer l’oreille alors qu’il s’agit de demandes tout à fait raisonnables. Qu’ils cherchent donc dans leur cour les raisons de leurs problèmes de rétention de personnel, ils vont trouver les réponses », conclut Jeff Begley.

 

Syndicat des paramédics de Charlevoix (FSSS–CSN)

Au cours des derniers jours, un vaste mouvement de grève s’est levé dans le secteur préhospitalier. Dans ce secteur soumis aux services essentiels, la stratégie de grève déployée par la CSN exerce dans les faits une pression très importante sur l’ensemble des décideurs du réseau. Les conséquences de la grève sont multiples pour l’administration et la régie interne des entreprises du secteur.

Une ambulance en moins pour le secteur d’Oka

Pendant une période de huit heures, les règles de santé et sécurité des services préhospitaliers, jumelées au non-remplacement de deux travailleurs, ont eu pour conséquence de priver le secteur d’Oka d’un véhicule ambulancier, vendredi le 28 juillet.

En effet, les horaires de faction appelés « 7-14 » font en sorte qu’un paramédic doit être disponible 24 heures sur 24 sur une période de sept jours, mais que s’il effectue 16 heures de travail consécutives, il a droit à une pause de huit heures. Yan Bonhomme, président du Syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière – CSN, explique : « C’est ce qui s’est produit aujourd’hui vendredi. Le véhicule habituellement affecté au secteur Oka n’était pas sur place entre 8 h 30 et 16 h 30 et contrairement à l’habitude, il n’y a pas eu de véhicule de remplacement. M. Bonhomme ajoute que c’est alors les paramédics du secteur de St-Eustache qui doivent couvrir le secteur d’Oka et que 15 minutes de route séparent les deux secteurs. « Nous ne pouvons en tant que syndicat, passer sous silence cette situation ».

La présidente du conseil central des Laurentides (CSN), Chantal Maillé, est très préoccupée. « Il est inadmissible et irresponsable qu’en pleine période de vacances, un endroit populaire et très fréquenté en raison de la plage d’Oka et du parc aquatique de Pointe-Calumet, soit privé d’un véhicule ambulancier. Faut-il attendre l’irréparable ?»

Les horaires de travail au cœur des négociations
Pour Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN et responsable politique du dossier des services préhospitaliers, il s’agit là un exemple concret de l’aberration de ce type d’horaire, qui fait en sorte d’épuiser les paramédics en raison d’une obligation de disponibilité excessive. « De toute évidence, la situation représente un risque potentiel de bris de service pour certaines régions. Il n’est donc pas surprenant que la question des horaires et de la surcharge de travail soit un point essentiel des actuelles négociations tant dans les Laurentides qu’à la grandeur du Québec », conclut-il.

À propos de la CSN
La CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, dont la Fédération de la santé et des services sociaux, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux. Le Conseil central des Laurentides regroupe quant à lui près de 90 syndicats de la région.

 

Buanderie Lavérendière: la CSN salue la décision du ministre de la Santé de choisir le public

Après plusieurs années de tergiversation, tantôt en faveur, tantôt hésitant, et malgré les pressions soutenues du secteur privé, le gouvernement du Québec choisit finalement – et de manière définitive – la construction d’une nouvelle buanderie publique pour desservir le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière. Il s’agit d’un projet autofinancé de plus de 20 millions de dollars.

« C’est grâce à la solidité du dossier étoffé par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Lanaudière (STTCSSSNL–CSN) et par la CSN que le gouvernement a finalement compris que le secteur public offre un service irréprochable à un coût imbattable, se réjouit Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Nous saluons donc la décision du ministre Gaétan Barrette ».

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) souligne également la détermination et la grande mobilisation de la cinquantaine d’employé-es de la buanderie Lavérendière. « Sans jamais se décourager, ils incarnent la passion des travailleuses et des travailleurs du réseau d’offrir des services publics de qualité. » affirme Guy Laurion, vice-président de la FSSS–CSN.

Rappelons qu’en mars 2016, le ministre donnait le feu vert à la construction de deux buanderies publiques (Partagec à Québec et Lavérendière à Saint-Charles-Borromée). Il justifiait son choix du public en se basant notamment sur une étude sérieuse et indépendante réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton sur la viabilité des projets de buanderies publiques en comparaison du secteur privé. Mais, à la suite de la frustration exprimée par l’entreprise privée Buanderie Blanchelle inc., le ministre semblait tergiverser à nouveau.

« Un délai additionnel aurait été inadmissible pour la population de notre région et pour celles et ceux qui œuvrent au quotidien à la buanderie. Le ministre Barrette devait lancer un message clair et s’opposer à toute tentative d’influence en provenance d’une entreprise privée qui s’acharnait à miner le secteur public en embauchant à grands frais plusieurs lobbyistes. » rappelle Patricia Rivest, vice-présidente du Conseil central de Lanaudière (CCL–CSN).

« Après les retards et les reports, cette lutte étant désormais derrière nous, nous pouvons nous tourner vers l’avenir afin d’œuvrer dans une nouvelle buanderie à construire rapidement, afin de toujours mieux servir les Lanaudoises et les Lanaudois » d’ajouter Thérèse Martin, présidente du STTCSSSNL–CSN.

Entente de principe avec Urgences-Santé

Le comité de négociation national du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN est parvenu à conclure une entente de principe avec Urgences-Santé, qui inclut un volet normatif négocié au préalable par le comité de négociation du Syndicat du préhospitalier. Ce règlement fixe la hauteur des conditions à atteindre pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur préhospitalier, au regard de leurs enjeux et matières nationales communes.

« Le gouvernement offre à tous les travailleurs et les travailleuses du secteur préhospitalier une nouvelle solution quant au régime de retraite, qui prend la forme d’un régime à prestations déterminées assujetti à la loi RCR (régimes complémentaires de retraite) », explique Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« La négociation est loin d’être terminée, seule la première période est jouée », lance Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier. « Le message à l’ensemble des employeurs du secteur préhospitalier à travers le Québec doit être clair : peu importe les divergences qui les opposent au gouvernement, nous ne devons pas en faire les frais, et le règlement ne saurait se faire sans une entente sur les horaires de faction. »

Le comité de négociation national laisse quelques semaines aux employeurs et au gouvernement pour qu’ils nous reviennent avec les mandats nécessaires pour un règlement à la hauteur de nos demandes.

Sur la route

Tout l’été, une caravane a sillonné les routes du Québec. Pour les représentantes et représentants du secteur préhospitalier, c’était l’occasion d’aller à la rencontre des 3600 paramédics, répartitrices, répartiteurs et employé-es de soutien, en grève depuis plus de quatre mois. Leurs conventions collectives sont échues depuis mars 2015 et les négociations sont ardues, notamment parce que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a décidé de se désengager complètement des discussions. Les salaires, la retraite ainsi que la réduction de la charge de travail et l’abolition des horaires de faction sont au cœur de leurs priorités.

Le ministre Barrette sous influence ?

En retardant depuis des mois la construction d’une buanderie publique autofinancée au coût de 21,4 millions de dollars, le ministre Gaétan Barrette se rend-il coupable de céder à une influence malsaine de la part d’un compétiteur privé frustré d’avoir perdu un appel d’offres, il y a un an et demi ? Après des années d’analyses et de démarches, le ministre a conclu que la solution publique était la meilleure en comparaison du secteur privé, en l’occurrence la Buanderie Blanchelle inc. Que s’est-il passé dans le dossier de la buanderie Lavérendière, dans Lanaudière, alors que dans le même temps, un autre projet public, Partagec à Québec, a reçu l’aval du ministre et que les travaux de construction vont bon train ?

Le respect des règles

Dans sa décision du 24 mars 2016, le ministre justifiait son choix du public en se basant notamment sur une étude sérieuse et indépendante réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton sur la viabilité des projets de buanderies publiques en comparaison du secteur privé. Il concluait que la mise en commun des résultats d’un appel d’offres avec les analyses du secteur public avait permis d’appuyer sa décision de garder ces services dans le secteur public, en s’assurant de la rentabilité du modèle retenu.

Or, deux jours plus tard, le 26 mars 2016, le propriétaire de Blanchelle, Pierre Ferron, fustigeait cette décision ministérielle sous prétexte d’un traitement inéquitable envers le secteur privé, impliquant des enjeux de près de 55 millions de dollars. Buanderie Blanchelle a pu compter sur cinq lobbyistes renommés payés à prix fort (en plus de près de 100 000 $ versés en frais d’inscription au registre des lobbyistes) pour tenter d’obtenir la révision du programme de construction de buanderies publiques.

Déjà en 2014, deux lobbyistes œuvraient à tenter de « convaincre le gouvernement de cesser d’investir dans la construction de nouvelles buanderies publiques et de confier plutôt ces services au secteur privé, qui, aux dires de Blanchelle inc., peut le faire mieux et à meilleur coût, notamment en procédant par appel d’offres et non par des décisions unilatérales (sic !) », selon les mandats apparaissant au registre des lobbyistes.

Les cibles de ces lobbyistes ? Le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère des Finances, le ministère du Conseil exécutif, le premier ministre (ministère du Conseil exécutif) et le Secrétariat du Conseil du trésor. Les moyens de communication utilisés ? Des rencontres, des communications écrites et des appels téléphoniques auprès des décideurs publics dont des ministres, le tout derrière des portes closes.

Un acharnement aveugle

En outre, Buanderie Blanchelle a frappé aux portes du Vérificateur général et de la Commission permanente de révision des programmes, apparemment sans succès. À l’évidence, Blanchelle n’a jamais accepté les règles du jeu, sauf celles qui consistent à user de tous les moyens à sa disposition pour tenter d’influencer de façon indue les décideurs.

Pour leur part, la cinquantaine de travailleuses et de travailleurs de la Buanderie Lavérendière et les décideurs de Lanaudière ont respecté entièrement les règles du jeu, en présentant un projet assurant à la fois le maintien des buanderies dans le secteur public ainsi que des emplois bien rémunérés, sans cette contrepartie que sous-tend la notion de profit à tout prix, même au détriment de l’éthique publique.

Le ministre doit mettre fin à l’incertitude créée par certains chantres de la privatisation, et donner les autorisations nécessaires pour, enfin, permettre le début des travaux de construction et ainsi rassurer la population de Lanaudière et les travailleuses et travailleurs concernés. Au ministre de montrer qu’il peut se soustraire à toute forme d’influence pour mieux préserver l’intérêt public.

Jean Lacharité, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Pour de bons services préhospitaliers d’urgence, partout !

La caravane provinciale des grévistes du secteur préhospitalier était de passage aujourd’hui, à Brossard. Les paramédics de la Montérégie, en grève depuis plus de quatre mois, portent des revendications qui auront pour effet d’améliorer non seulement leurs conditions de vie et de travail mais également la qualité des services à la population. La diminution de la charge de travail et la modernisation des horaires de travail constituent en effet une priorité pour les syndicats, tout comme les salaires et la retraite.

« La question de la charge de travail et des horaires de travail des paramédics est centrale, rappelle le secrétaire-trésorier du conseil central de la Montérégie, Louis-André Boulay. Dans plusieurs localités, le volume d’appels est tel que les ressources en place ne suffisent plus. Cela entraîne des délais non seulement pour des transports moins urgents mais même pour les urgences prioritaires. Les compagnies d’ambulances savent très bien que c’est intenable. Le ministre Barrette aussi, de même que les centres intégrés de santé et de services sociaux. Les maires, les préfets et les députés de ces communautés le savent aussi. Cela fait des décennies qu’on remet à plus tard la recherche de solutions. Nous avons décidé que cette fois, nous limiterions nos demandes à quelques priorités afin de régler le problème une fois pour toute. »

Aux tables de négociation, les propositions patronales font complètement l’impasse sur les priorités des syndicats. Les entreprises soutiennent que les contrats de service qui les lient au gouvernement ne permettent pas de dégager les fonds nécessaires à la conclusion d’une entente satisfaisante. En ce qui a trait à la charge de travail et aux horaires de travail, les entreprises renvoient la balle aux établissements qui fixent les normes alors que le ministre de la Santé et des Services sociaux clame qu’il n’a aucune responsabilité dans ces négociations. Pour les syndicats, la partie de ping-pong doit cesser et tous les intervenants touchés doivent prendre leurs responsabilités.

« Nous demandons aujourd’hui l’appui de toute la population car les gains que nous réaliserons en ces matières profiteront à tout le monde en assurant la meilleure qualité de services possible, en tout temps, explique le président du Syndicat du préhospitalier de la Montérégie, Gaétan Dutil. Je dois dire que nous sentons ce soutien lorsque nous en parlons autour de nous. Il faut que nos députés, le ministre Barrette et nos employeurs entendent ce message et posent les gestes qui s’imposent. »

 

 

Le ministre Barrette sommé de mettre fin aux retards indus

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et le Parti québécois (PQ) sonnent l’alarme au sujet de la construction d’une nouvelle buanderie publique dans Lanaudière. Ce projet accuse d’importants retards d’exécution au point de compromettre ce développement attendu depuis près de dix ans par la population et par les travailleuses et les travailleurs de la région.

Constatant qu’au moins trois lobbyistes ont tout récemment été mandatés par la Buanderie Blanchelle inc. pour exercer leur influence et remettre en cause le projet de construction de plus de 20 millions de dollars entièrement autofinancé, la CSN et le PQ somment le ministre Gaétan Barrette de donner sans délai toutes les autorisations nécessaires à la réalisation de la buanderie qu’il a d’ailleurs autorisée le 24 mars 2016, non sans avoir pesé et soupesé les tenants et aboutissants.

« Il n’y a aucun motif justifiant que le ministre refuse ou retarde inutilement les autorisations afin d’assurer la phase d’exécution de cette buanderie, soit l’élaboration des plans et des devis définitifs pour entreprendre rapidement les travaux de construction, lance Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Le ministre doit lancer un message clair à ceux qui s’acharnent à empêcher la réalisation de ce projet public : il doit dire non à toute tentative d’influence qui n’est ni légitime ni conforme au processus qui l’a conduit à donner clairement son aval au projet d’une buanderie publique. »

« Voilà plus d’un an que le ministre a annoncé que le projet de buanderie publique Lavérendière irait de l’avant, après avoir lancé un appel d’offres et soumis les résultats à une firme indépendante pour analyse, d’affirmer Diane Lamarre, députée et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soutien à domicile. Les conclusions étaient sans équivoque : les projets publics ont démontré qu’ils étaient moins coûteux que ceux du secteur privé. Pourquoi les choses tardent autant à se mettre en branle dans Lanaudière? Qu’est-ce qui bloque? »

Thérèse Martin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Lanaudière (STTCSSSNL-CSN), souligne que c’est la deuxième fois que le processus menant à la construction de la buanderie Lavérendière est retardé. « En avril 2014, le même projet a été stoppé à l’arrivée du gouvernement libéral alors que toutes les autorisations avaient déjà été accordées sous le précédent gouvernement. Et aujourd’hui, on se retrouve à devoir attendre encore et encore. C’est inadmissible pour la population de la région et pour les travailleuses et les travailleurs de la région. »

À propos

Le STTCSSSNL-CSN représente près de 4000 membres qui font partie du personnel para-technique, services auxiliaires et de métier ainsi que du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CISSS de Lanaudière. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 110 000 membres et au Conseil central de Lanaudière (CCL–CSN) qui représente 13 000 syndiqué-es. Pour sa part, la CSN regroupe plus de 300 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, tant publics que privés.

Importante victoire de la FSSS–CSN

Après plusieurs mois de démarches juridiques, la FSSS–CSN est parvenue à une entente aujourd’hui avec le Conseil du trésor permettant aux agents d’intervention en milieu psychiatrique du réseau de la santé et des services sociaux de recevoir d’importants ajustements salariaux rétroactivement au 13 avril 2011.

Rappelons que lors de la négociation du secteur public en 2010, la FSSSCSN avait obtenu la création du titre d’emploi d’agent d’intervention en milieu psychiatrique (AIMP). À ce moment, le MSSS et le Conseil du trésor ont déterminé unilatéralement une échelle salariale.

En vertu de l’article 31 de la convention collective de la FSSSCSN, le comité national des emplois devait discuter du libellé et déterminer le juste salaire de ce nouveau titre d’emploi. À défaut d’entente entre les parties, les litiges pouvaient être soumis à l’arbitrage. Après plusieurs mois de discussions, le Conseil du trésor et le MSSS se sont entêtés à ne modifier ni le libellé ni l’échelle salariale. Déterminée, laFSSSCSN a poursuivi la bataille avec un arbitrage qui a débuté le 6 juin 2016.

Une entente pour reconnaître la contribution des agents d’intervention en milieu psychiatrique

L’entente prévoit que l’échelle salariale des AIMP sera modifiée dans les 30 jours de la signature de l’entente ainsi que le libellé, ce qui permettra une plus grande accessibilité à l’emploi. Le titre d’emploi des AIMP sera maintenant classé au rangement 8, et ce, rétroactivement au 13 avril 2011. Au maximum de l’échelle salariale, au 13 avril 2011, les AIMP recevront une augmentation de 1,46 $ de l’heure, soit un ajustement salarial de 7,78 %.

C’est la ténacité de la FSSS-CSN qui a fait fléchir un gouvernement qui prétendait que les AIMP avaient un juste salaire et que le libellé était conforme.  « Le gouvernement libéral va continuer de trouver la FSSSCSN sur son chemin pour s’assurer que le personnel du réseau reçoit un juste salaire », déclare Josée Marcotte, vice-présidente à la FSSSCSN.

« La FSSSCSN va continuer de tout faire pour que le personnel du réseau soit mieux valorisé. Les travailleuses et travailleurs veillent sur la population. Il faut leur donner les meilleures conditions pour donner les services », lance Guy Laurion, vice-président de la FSSSCSN.

Victoire de la CSN contre un CHSLD privé des Laurentides

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) obtient une victoire importante contre la privatisation des soins d’hébergement des aîné-es dans les Laurentides. Le tribunal d’arbitrage a donné raison à la FSSS-CSN en suspendant l’appel d’offres lancé par le CISSS des Laurentides. Cette décision permet de suspendre l’octroi d’un contrat de plusieurs millions de dollars à un CHSLD privé et donne une occasion à la FSSS-CSN de développer une alternative publique en faveur des aîné-es et du personnel. « Cette décision obtenue par la FSSS-CSN est une victoire pour toutes les catégories d’emploi du CISSS des Laurentides et surtout pour la population de la région », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

Un article paru ce matin dans Le Devoir présente les détails de ce dossier. La décision du tribunal d’arbitrage rendu le 7 juin se range aux arguments de la FSSS-CSN : le CISSS des Laurentides a passé outre à son obligation d’informer le syndicat avant de débuter le processus d’appel d’offres pour un CHSLD privé. L’employeur tentait ainsi de donner un contrat de 99 places en CHSLD privé pour une période de vingt ans. Pour la FSSS-CSN, cet appel d’offres s’apparente en tout point à un CHSLD en PPP, un modèle qui a démontré son échec dans les dernières années.

« Quand on a vu passer cet appel d’offres, je suis tombé en bas de ma chaise. Le MSSS nous indiquait pourtant qu’il n’avait pas l’intention de rejouer le mauvais film des CHSLD en PPP. Il n’y a aucune raison de faire appel au privé pour donner des soins aux usagères et usagers des CHSLD. Ces personnes ont de lourds profils de perte d’autonomie et ont besoin des meilleurs soins. Et ces soins, ils sont donnés dans les établissements publics », explique Guy Laurion, vice-président de la FSSS-CSN.

Une victoire signée CSN pour la qualité des soins dans l’hébergement de longue durée

C’est grâce aux clauses de la convention collective de la FSSS-CSN que l’appel d’offres a été suspendu. Les employeurs se sont en effet engagés à « maintenir des services publics de qualité », à « travailler au maintien et au développement de l’expertise des personnes salariées du réseau public de la santé et des services sociaux » et à « privilégier le travail à l’interne ». Ils doivent de plus permettre au syndicat d’obtenir les informations pour déposer une alternative publique à un projet de privatisation. Le CISSS des Laurentides n’a pas répondu à ces exigences avant de lancer son appel d’offres.

« L’intervention de la FSSS-CSN vise à accentuer l’offre de soins en hébergement de longue durée dans le secteur public. En parvenant à faire suspendre l’appel d’offres, cette décision bénéficie à l’ensemble du personnel du CISSS des Laurentides et aux usagères et usagers qui ont besoin de soins en CHSLD. Que le ministre et les établissements se le tiennent pour dit, ils trouveront la FSSS-CSN sur leur chemin à chaque occasion où ils voudront privatiser notre réseau public de santé et de services sociaux », de conclure Jeff Begley.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire. 

Manifestation des représentantes des 11 000 travailleuses et travailleurs membres de la CSN

Réunies à Québec à l’occasion de leur instance de négociation, une centaine de représentantes de 37 syndicats regroupant 11 000 travailleuses et travailleurs en CPE, membres de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont manifesté aujourd’hui devant les bureaux du ministère de la Famille. Dénonçant notamment la lenteur des négociations alors que leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015, les délégué-es recommanderont à leurs membres de mettre en place un plan d’action lourd, incluant le recours à la grève applicable à l’automne prochain.

Depuis le début des échanges le 8 décembre 2016, il y a eu 25 rencontres de négociation avec le ministère de la Famille et onze associations patronales, dont cinq séances ont eu lieu sous la forme d’un blitz entre le 31 mai et le 4 juin dernier. Seules les dispositions à incidence non pécuniaire ont été négociées et réglées. Quant au volet d’ordre financier, tout reste à convenir, dont les salaires et l’assurance collective.

« Ça fait plus de deux ans qu’on est sans convention collective. Les travailleurs et les travailleuses que nous représentons sont très impatientes d’obtenir un règlement à la hauteur de leurs attentes, affirme Louise Labrie, membre du comité de négociation des syndicats de CPE de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Malheureusement, on est encore très loin de la coupe aux lèvres sur le plan monétaire. L’écart entre nos positions et celles du ministère de la Famille et des employeurs est encore trop grand. Et il est certain qu’on ne négociera pas au rabais. »

« La Fédération va soutenir les syndicats de CPE dans leurs négociations afin d’assurer aux travailleuses et travailleurs des conventions collectives satisfaisantes qui, il faut le préciser, ne doivent pas entraîner une baisse de la qualité des services dispensés aux enfants, lance Dany Lacasse, vice-président de la FSSS–CSN. On sait très bien que c’est cette qualité des services, reconnue dans plusieurs études, qui distingue le réseau des CPE des autres services éducatifs à la petite enfance de celui des garderies privées subventionnées ou non. Jamais les travailleuses n’acquiesceront au saccage des services éducatifs en CPE. »

Pour Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches : « Après des années de compressions budgétaires en CPE, il est temps que le gouvernement reconnaisse l’expérience et le savoir-faire des travailleuses en CPE de même que la qualité des services éducatifs qui contribuent chaque jour au développement et au bien-être des enfants, ceux-là mêmes qui seront les adultes de demain. Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches va les soutenir jusqu’à la dernière minute. »

À propos des CPE et de la CSN

Environ 11 000 travailleuses et travailleurs syndiqués répartis dans quelque 400 CPE sont regroupés dans 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN. Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches regroupe sur une base régionale environ 45 000 membres issus tant des secteurs privé que public. Pour sa part, la CSN est composée de plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.