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5 éléphants !

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Empreinte écologique

Illustration : Alain Reno
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5 éléphants !

Comment réduire l’empreinte écologique du milieu de la santé ? C’est avec ce défi en tête que le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) a mis sur pied un projet environnemental intéressant. Chaque année, uniquement pour le CISSS, c’est l’équivalent d’environ cinq éléphants de plastiques hospitaliers qui sont récupérés et détournés de l’enfouissement.

« Au départ, on s’est demandé si ce programme allait entraîner des pertes d’emploi ou, au contraire, engendrer des tâches supplémentaires pour nos membres à l’entretien ménager. On se demandait ce que ça allait changer. Finalement, la seule chose que ça a changée, c’est la vie des personnes en réinsertion sociale qui travaillent pour le projet », explique avec un sourire dans la voix Luc Michaudville, agent de mobilisation, communication et vie syndicale au Syndicat des travailleurs et des travailleuses du CISSSME.

Le projet, instauré à l’Hôpital Pierre-Boucher et, depuis peu, à l’Hôtel-Dieu de Sorel, ne fait pas que réduire l’empreinte écologique des établissements. Il permet également à des personnes vivant des problématiques de santé mentale d’intégrer le milieu du travail. Grâce aux organismes Ateliers Transition et D’un couvert à l’autre et Carrefour Jeunesse Emploi, c’est environ une dizaine de personnes qui bénéficient de cette opportunité. « L’hôpital s’est doté d’équipement pour déchiqueter les papiers confidentiels. En un mois, l’investissement a été rentabilisé. Plutôt que de les envoyer à des compagnies externes comme avant, ces documents sont détruits ici même et ce sont des travailleuses et des travailleurs en réinsertion sociale qui font le travail », relate Luc Michaudville. L’intégration se déroule très bien, à un point tel que les travailleurs ont été invités au party de Noël des employé-es en hygiène et salubrité. « Leur participation au projet fait aussi en sorte de réduire le recours à des services en santé mentale, dont l’hospitalisation. » De plus, pour favoriser l’intégration, chaque membre de cette nouvelle équipe a rencontré les salarié-es qui travaillent en salubrité. Ils leur ont expliqué qui ils étaient et en quoi consistait leur maladie.

Papier, carton, plastique, matelas et nourriture
Avant l’instauration du programme, personne ne savait vraiment ce qu’il advenait des tonnes de papier envoyées aux compagnies privées. « Ils devaient détruire le papier. Mais pour le reste, on ne savait pas s’il était recyclé ou simplement jeté. Aujourd’hui, le papier est déchiqueté, pressé et envoyé dans un site de gestion des matières résiduelles. Même chose pour le carton et certains plastiques hospitaliers. Nous générons 1,6 tonne métrique de matière par semaine. Par année, c’est 83 tonnes métriques qui sont sauvées de l’enfouissement », note Luc Michaudville. Le plastique hospitalier, qui est composé notamment de sacs de soluté ou d’enveloppes de matériel stérilisé, est mis en bloc, déchiqueté et décontaminé chimiquement, avant d’être transformé en d’autres matières et devenir un banc de parc, à titre d’exemple.

En plus de ce matériel, les centres hospitaliers recyclent dorénavant entre 95 % et 99 % des vieux matelas, qui sont aussi transformés en d’autres matières. C’est quatre tonnes de matelas de moins par année qui sont enfouies. « Depuis mai 2019, nous récupérons aussi la nourriture. Plutôt que de la jeter, elle est donnée. Par an, c’est autour de 11 tonnes de nourriture qui est donnée, soit 31 247 portions offertes à des personnes dans le besoin. » Précisons que 25 % des déchets du réseau sont constitués de matière organique.

Finalement, ce projet aura permis au CISSSME de générer des économies intéressantes, d’offrir une qualité de vie à des personnes qui sont moins choyées et surtout de réduire de manière impressionnante l’empreinte écologique des établissements qui le constituent. Le projet est censé s’exporter aux autres CISSS et CIUSSS du réseau. À suivre.

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