Ville de Mont-Tremblant

10 octobre 2019

Abolition du service local de police et du centre d'appels

La décision de la Ville de remettre en question pour des impératifs budgétaires ce service de qualité, qui répond sans aucun doute aux besoins de la population, nous laisse perplexes et nous inquiète.

La Ville de Mont-Tremblant procédera, sous peu, à des consultations publiques pour transférer son service de police municipal par celui de la Sûreté du Québec. « Si, au terme de ces consultations, le Conseil de ville va de l’avant, les policiers municipaux pourront être remplacés par des policiers provinciaux et près d’une vingtaine d’employés de la Ville de Mont-Tremblant, répartiteurs et secrétaires du service 911 perdront leur emploi ou seront relocalisés dans d’autres villes », déplore Kuang Selao, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant (CSN). « Faut-il rappeler que ces policiers et employés sont, pour la plupart, des citoyens qui participent à l’économie locale et qu’aussi, ils possèdent une connaissance remarquable du milieu, du réseau routier, de la culture de la région et de ses besoins? » d’ajouter Kuang Selao.

Un service de qualité, à l’écoute de la population, au sein de la communauté

Mis en place en 2001, le service 911 a, depuis lors, reçu la certification de niveau 1 garantissant de courts délais de réponse, la connaissance du terrain et la qualité du service offert. Par connaissance du terrain, sur un territoire comme celui de Mont-Tremblant, il faut aussi, par exemple, prendre en considération les secteurs qui sont connus de manière spécifique par les résidents et qui, souvent, répondent à un nom différent.

« La décision de la Ville de remettre en question ce service de qualité qui répond sans aucun doute aux besoins de la population, pour des impératifs budgétaires, nous laisse perplexes et nous inquiète; il s’agit d’une approche à courte vue » affirme André Lajoie, secrétaire général de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN.

« Non seulement l’apport positif d’un service de police de proximité et d’un centre d’appels local est ignoré, mais l’impact économique et les conséquences humaines de la perte de ces emplois ne peuvent être passés sous silence. Des familles devront inévitablement faire le difficile choix de quitter la région. Nous nous attendions à plus, d’une ville prospère, il va sans dire. Mont-Tremblant a la possibilité de donner l’exemple et son administration devrait comprendre que la prospérité ne passe pas seulement par l’investissement dans des infrastructures, mais aussi par le bien-être de ses citoyens » s’indigne Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides (CSN).

Consultations publiques les 1er et 2 novembre : le syndicat invite la population à défendre son service local

Il s’agit d’un enjeu majeur pour le syndicat et les travailleuses et travailleurs du service de police ou du centre d’appels, mais tout autant pour la population en général. Le syndicat invite donc les citoyens de Mont-Tremblant à participer en grand nombre aux consultations publiques qui se tiendront vendredi 1er novembre à 19 heures et samedi 2 novembre 2019 à 10 heures.

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Région
  • Laurentides
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Pour information
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