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Avril 2003 – Le développement économique régional – une priorité pour les Gaspésiens et les Madelinots

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Avril 2003 – Le développement économique régional – une priorité pour les Gaspésiens et les Madelinots

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN)

Le développement économique régional, une priorité pour les Gaspésiens et les Madelinots

Le taux de chômage pour la région de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine demeure toujours très élevé : 21,1 % au mois de mars comparativement à 22,7 % à la même période l’an passé. Le déclin démographique se poursuit. Depuis 1986, on note une baisse d’environ 18 000 personnes, soit près de 16 % de la population totale. En l’espace de 15 ans, le nombre de jeunes a chuté de plus de 50 %.

De passage à Chandler, à l’occasion de l’assemblée générale du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, où il sera principalement question des élections, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, s’est livrée à un vibrant plaidoyer en faveur du développement économique régional. « Pour combattre l’exode des jeunes, pour éloigner la pauvreté, les candidates et les candidats de la région doivent s’engager à développer l’emploi ! »

En matière de développement économique et régional, l’intervention de l’État est certainement essentielle, selon la présidente de la Confédération des syndicats nationaux. D’ailleurs, le plan de relance de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine instauré par le gouvernement soutient actuellement le développement économique de la région. Un investissement de 181 M$ a permis de créer 4850 emplois en région.

L’intervention de l’État doit toutefois demeurer la plus souple possible afin de s’adapter aux réalités de la région. Il faut donner aux collectivités locales et aux représentants de la société civile (CRD, CLD, groupes communautaires et syndicaux) le pouvoir et les moyens de prendre en charge leur développement. C’est là un des grands consensus du récent Rendez-vous national des régions. « Nous interpellons aujourd’hui les partis politiques pour qu’ils prennent position sur les engagements pris lors de ce sommet », affirme la présidente du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, France Boulay.

Dans une entente signée au Rendez-vous des régions, quatre créneaux d’excellence ont été retenus : ressources, sciences et technologies marines, récréotourisme, développement du secteur éolien et des produits forestiers à valeur ajoutée. Ainsi, la région veut promouvoir l’image de marque du « Québec maritime » avec le développement de six champs d’activité : la pêche, l’aquaculture, la transformation des ressources, la construction et les réparations navales, les biotechnologies et les technologies marines. La région mise aussi sur le développement de produits récréotouristiques de calibre international et le développement des clientèles du tourisme santé et de congrès. Le créneau éolien semble très prometteur. Les accords de Kyoto viennent renforcer la tendance à la croissance de la production de cette énergie. Hydro-Québec s’est engagée à acheter au moins 1000 mégawatts d’énergie éolienne au cours des 10 prochaines années. La croissance moyenne des ventes d’énergie éolienne dans le monde est de 40 % depuis 1994. Finalement, les ressources forestières abondantes (sapin et peuplier faux tremble) offrent d’intéressantes opportunités de développement.

« Nous croyons que les efforts doivent se poursuivre dans ces secteurs d’activité », poursuit la présidente du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, France Boulay, pour qui la création d’emplois doit continuer à faire partie des grandes priorités gouvernementales, particulièrement en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

« Contrairement à ce qu’affirment certains, laisser faire les lois du marché ne peut tenir lieu de politique pour contrer le chômage et les inégalités qu’il entraîne. » Selon la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, « il faut des interventions qui orientent les investissements et structurent leurs effets sur l’emploi. Il faut également des politiques qui soutiennent le développement des qualifications de la main-d’œuvre. Nous croyons aussi, à la CSN, qu’il est grand temps de revoir la réglementation portant sur les licenciements collectifs afin de contraindre les entreprises à rendre compte de leurs décisions ».

La CSN appuie les projets qui visent à maximiser les retombées économiques de la mise en valeur des ressources naturelles. Pour la centrale syndicale, il faut favoriser des interventions structurées qui favoriseront le développement des activités de deuxième et de troisième transformation.

Pour la CSN, une politique d’emploi passe nécessairement par des mesures pour contrer le sous-développement des territoires. À cet égard, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a insisté sur deux points. « Premièrement, il est impérieux que les politiques gouvernementales s’adaptent aux réalités locales et renforcent le soutien aux initiatives venant du milieu. Deuxièmement, il faut renforcer l’appui aux coopératives et autres entreprises d’économie sociale qui sont bien ancrées en région. À notre avis, celles-ci doivent bénéficier d’un soutien au moins équivalent à celui accordé aux entreprises privées. »

Selon la CSN, les questions environnementales doivent aussi être incluses dans les grandes priorités du prochain gouvernement. « Nous considérons que nous avons collectivement le devoir de transmettre aux générations futures un patrimoine naturel ou environnemental dans un état au moins équivalent à celui dans lequel il était quand nous l’avons reçu. C’est un principe de justice fondamentale entre les générations. C’est pourquoi il faut viser un développement durable.»

« En matière de politique budgétaire et fiscale, la priorité doit être accordée aux investissements pour, entre autres, améliorer les services publics, lutter contre le chômage, la pauvreté et les inégalités de développement. Si l’on veut répondre aux besoins urgents, on ne peut pas se permettre actuellement de baisser les impôts. »

La présidente de la CSN demande enfin aux partis politiques de préciser quel plan d’action ils comptent mettre en œuvre pour lutter contre les inégalités et l’exclusion sociale afin de jeter les bases d’un Québec sans pauvreté. Pour la CSN, il est essentiel que ce premier plan d’action comprenne des mesures immédiates et urgentes, comme l’augmentation des prestations de la sécurité du revenu et l’instauration d’un barème plancher en deçà duquel aucune coupe ne peut être appliquée, l’augmentation et l’indexation automatique du salaire minimum en fonction de l’évolution du salaire moyen, la construction de logements sociaux et la gratuité des médicaments pour les prestataires de la sécurité du revenu et pour les personnes âgées recevant le supplément de revenu garanti.

La CSN représente plus de 270 000 membres dans quelque 2700 syndicats.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) (CCGIM-CSN) représente 4193 travailleuses et travailleurs dans quelque 81 syndicats.

Source : CSN — 09-04-2003 Pour renseignements : France Boulay, présidente du CCGIM-CSN, tél. : (418) 689-2294 ; Michelle Filteau, directrice du Service des communications de la CSN, tél. : (514) 598-2155

   


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