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Contre la précarité, pour la stabilité

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Casinos du Québec

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Contre la précarité, pour la stabilité

Les 2100 travailleuses et travailleurs des casinos membres de la CSN et de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) font partie des 600 syndicats qui renouvelleront leur convention collective en 2017. Le dépôt des demandes a débuté au mois de février et s’est poursuivi jusqu’au mois de mars. Leur convention collective arrivait à échéance le 31 mars 2017.

La CSN représente en tout sept unités de négociation réparties dans les quatre casinos du Québec situés à Charlevoix, à Gatineau, à Montréal et à Mont-Tremblant. Il s’agit d’un secteur très diversifié. Ainsi, les syndicats représentent des personnes qui travaillent dans la restauration, la sécurité, l’entretien, le jeu et plusieurs autres corps d’emploi. C’est une des raisons pour lesquelles, tout comme lors des dernières négociations, l’objectif des syndicats est d’avoir une négociation regroupée avec une table centrale pour traiter des questions salariales.

La précarité dans la mire

Pour Stéphane Larouche, président du syndicat du Casino de Montréal, la précarité est l’un des enjeux majeurs de cette négociation, notamment avec le remplacement automatique des absences. Cette mesure implique que l’employeur doit respecter le nombre d’heures de travail qu’il attribue chaque année, ce qui n’est pas toujours le cas lorsque des employé-es ne peuvent se présenter au travail de façon ponctuelle, à court terme ou à long terme.

« Nous demandons à l’employeur de respecter le nombre d’heures qui sont attribuées à chacun des casinos en début d’année lorsqu’on alloue les budgets pour chacun des corps d’emploi. Comme nous n’avons pas la sécurité d’emploi, nous demandons qu’au moins ces heures soient utilisées. Souvent, lorsqu’un employé est absent, il n’est pas remplacé. Cela crée beaucoup de stress et d’incertitude pour les travailleurs occasionnels et à temps partiel, en plus d’affecter le service à la clientèle », affirme Stéphane Larouche.

Cette question risque d’être au cœur de la négociation puisque parallèlement, tout comme dans l’ensemble des secteurs public et parapublic, l’employeur souhaite prendre la direction inverse en voulant augmenter son droit de gérance. Comme l’ajoute le président du syndicat, « on s’attend à davantage de demandes sur la flexibilité ».

Avec l’arrivée de nouveaux restaurants, les syndicats des quatre casinos souhaitent aussi resserrer les clauses de sous-traitance, toujours en gardant à l’esprit de s’attaquer à la précarité.

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