Dîners-causeries

Photo : Raynald Leblanc
6 juin 2017

Des présentations nourrissantes

Des espaces de discussion plus que nécessaires.

Comité national de la condition féminine

Trois féministes, un constat 

Les trois conférencières-invitées du dîner-causerie concernant l’égalité femmes-hommes en avaient long à dire sur les attaques subies au quotidien par les femmes et les féministes d’ici et d’ailleurs. Certes, les jeunes femmes n’hésitent pas à dénoncer les inégalités qui perdurent et à se qualifier elles-mêmes de féministes. Mais autant l’identification au féminisme revient en force, autant le ressac antiféministe est virulent. « Les autorités américaines ont déclaré la guerre aux femmes », a d’ailleurs lancé d’entrée de jeu Élizabeth Vallet. À ce titre, il n’est pas innocent que le premier geste de Trump ait été de couper le financement en santé reproductive, dont un volet portait sur l’avortement, et de tenter coûte que coûte d’envoyer l’Obamacare aux orties. De son côté, la coordonnatrice du Bouclier d’Athena, Maude Pontel, n’a pas pas mâché ses mots en attaquant les masculinistes. « Ils parlent de traitements inégalitaires envers les hommes. Ils dénoncent un supposé matriarcat et prétendent être constamment discriminés. Ils soutiennent que les hommes vivent autant de violence conjugale que les femmes. Bullshit. » Malgré le sombre constat, une chose malgré tout rassure, estime la journaliste de La Presse, Laura-Julie Perrault. « Le mouvement féministe a le vent dans les voiles, et c’est dans la durée qu’il est le plus fort. »


Comité confédéral des lesbiennes, des gais, des bisexuelles et des trans

Se défaire des masques

« Trop de travailleuses et de travailleurs dans nos milieux de travail se sentent obligés de porter des masques pour cacher leur orientation sexuelle ou leur identité de genre », a lancé d’entrée de jeu Dominique Dubuc, membre du comité LGBT de la CSN lors de la conférence qui s’est tenue hier sur l’heure du midi. Dans la même veine, la titulaire de la chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM, Line Chamberland, est venue expliquer pourquoi le travail est souvent le dernier milieu où on se défait de nos masques : « Les gens ont peur des conséquences, souvent parce qu’ils ont été témoins de propos transphobes ou homophobes dans leur milieu. Mais même si certains osent le faire, l’autocensure est importante. Les gens ne veulent pas se faire accuser d’étaler leur vie privée ». 

L’accent a aussi été mis sur le rôle important que peuvent et que doivent jouer les syndicats dans l’avancée de la cause des LGBT. 

Le comité a profité de l’occasion pour remettre à la soixantaine de participants la toute nouvelle brochure Ni plus ni moins comme tout le monde ! Tous les syndicats recevront ce guide d’animation sur la diversité sexuelle et de genre.  


Comité confédéral des relations interculturelles

Raciste, moi ? Ha! Ha ! Ha !

Tu viens d’où ? Une question souvent posée aux personnes des minorités visibles. Une question qui peut sembler anodine, mais qui s’inscrit dans le lot des microagressions subies tous les jours au Québec par bien des immigrantes et immigrants de première, deuxième et troisième génération. C’est, entre autres, de cette réalité encore méconnue qu’est venue parler Tamara Thermitus, présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. L’intervention de Mme Thermitus a aussi porté sur la discrimination systémique, comment celle-ci est souvent liée à la culture organisationnelle d’un groupe et les moyens qu’on peut se donner pour atteindre une réelle diversité en créant un environnement inclusif.

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