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La Librairie Martin jette ses employés sur le trottoir

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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La veille de Noël!

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La Librairie Martin jette ses employés sur le trottoir

À une demi-heure de la fin de leur quart de travail et à quelques heures du réveillon de Noël, les employés syndiqués de la Librairie Martin ont été invités à quitter les lieux de travail. L’employeur venait d’annoncer qu’il décrétait un lock-out.

En négociation depuis le printemps dernier, les syndiqués de la Librairie René Martin étaient à pied d’œuvre pour négocier le renouvellement de leur contrat de travail. Ce dernier a pris fin le 31 juillet. Le processus de négociation s’étant amorcé avec l’annonce par l’employeur qu’il était aux prises avec de sérieuses difficultés financières. Conscient du contexte économique difficile pour les librairies indépendantes, le syndicat a dès lors offert plusieurs concessions, les mêmes qui par ailleurs ont permis aux employés syndiqués de s’entendre avec l’employeur voisin sur St-Viateur, BuroPlus Martin. L’employeur a refusé en alléguant que c’était nettement insuffisant. La partie syndicale a donc demandé à l’employeur de bien vouloir soumettre ses états financiers à une firme externe d’experts comptables aux fins d’analyse. L’employeur a refusé et les négociations se sont retrouvées dans l’impasse. Il aura donc fallu que la partie syndicale demande, au début de l’été, l’intervention du ministre du Travail pour qu’il y ait nomination d’une personne conciliatrice.

Depuis le début des négociations, l’employeur exige aux employés syndiqués de ramener l’ensemble de leurs conditions de travail au niveau de celles prévues aux normes du travail et de leur retirer leur assurance collective. L’employeur prétend qu’il s’agit de la seule alternative possible afin d’assurer la viabilité financière de l’entreprise.

Lors de la première séance de conciliation, le 29 septembre dernier, en présence de la conciliatrice nommée au dossier, l’employeur a finalement consenti, par avis aux lecteurs, à remettre ses états financiers à la firme d’experts comptables MCE Conseils. L’objectif de la démarche était de s’assurer que la précarité financière de l’entreprise exigeait de telles concessions de la part des syndiqués et soumettre à l’employeur, le cas échéant, d’autres alternatives pour permettre la viabilité de l’entreprise à long terme.

Lors de la dernière journée de négociations tenue le 15 décembre, les parties ont pu prendre acte des conclusions partielles de l’analyse financière réalisée par la firme comptable. Lors de leur présentation devant la conciliatrice du ministère du Travail, les experts comptables de MCE Conseils ont soutenu ne pas être en mesure de recommander aux employés de consentir aux concessions exigées par l’employeur. Trop de questions soulevées par eux demeurent sans réponse. L’employeur refusant toujours de soumettre plusieurs informations cruciales. Les experts ne sont donc pas en mesure d’élucider plusieurs questionnements et certaines incohérences soulevées dans les opérations et la gestion de l’entreprise, alimentant du coup le doute sur les difficultés financières soulevées par l’employeur. Par ailleurs, les experts comptables estiment que la rentabilité de l’entreprise n’est pas mise à mal par le fait de supporter les conditions de travail actuelles.

Au terme cette rencontre, les parties avaient convenu de reprendre les discussions au retour du congé des fêtes. La partie syndicale s’était d’abord engagée à rencontrer ses membres le 6 janvier afin de présenter les conclusions partielles des experts comptables et d’évaluer avec ces derniers les différentes alternatives s’offrant aux employés. Il n’y a donc jamais eu de rupture des discussions dans le processus de négociation actuel.

Cette décision de mettre les travailleurs syndiqués en lock-out est tout à fait outrageuse dans les circonstances. Aucune indication ne pouvait justifier le déclenchement d’un conflit de travail jusqu’à présent.

« Nous savions que les Martin étaient d’abord et avant tout des comptables avant d’être des libraires. Jamais on n’aurait pu penser que cette institution joliettaine pourrait manquer de cœur à ce point. C’est odieux d’attendre la veille de Noël pour déclencher un conflit de travail alors que la situation liée à la négociation et à la santé financière de l’entreprise est la même aujourd’hui qu’il y a plusieurs mois. C’est encore plus honteux lorsqu’on sait maintenant que même des concessions importantes de nos conditions de travail, en plus de celles déjà offertes à l’employeur, n’auraient peu ou pas d’impact significatif au montage financier de l’entreprise. Nous sommes conscients que l’employeur cherche à provoquer un choc et la stupeur parmi nos membres, mais ils ne sont pas dupes. On les avait prévenus que l’employeur brandissait une menace de fermeture imminente pour nous amener à cesser l’analyse financière et céder à son ultimatum. Les porte-paroles sont toujours en contact et, tel que soumis à nos membres, nous poursuivrons les discussions après les fêtes afin de regarder des alternatives à la situation financière de l’entreprise », soulève Benoit Sabourin, président du syndicat.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Librairie Martin (CSN), représente lui aussi une quinzaine de salariés à l’emploi de BuroPlus Martin situé sur la rue St-Viateur à Joliette. Celui-ci est affilié à la Fédération du Commerce de la CSN (FC) et au Conseil central de Lanaudière-CSN.

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