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Le bon goût de la solidarité

Avec le soutien de l’ensemble du mouvement CSN, le SEMB–SAQ a su réaliser des percées inspirantes qui contribueront à améliorer concrètement la qualité de vie des salarié-es.
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La lutte menée par les 5500 membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) se sera terminée sur des gains majeurs, notamment pour une bonne partie des salarié-es les plus précaires de la société d’État.

Avec le soutien de l’ensemble du mouvement CSN, le SEMB–SAQ a su réaliser des percées inspirantes qui contribueront à améliorer concrètement la qualité de vie des salarié-es. Notons que cette entente de principe est actuellement soumise aux membres dans le cadre d’une tournée provinciale.

« On a travaillé très fort pour faire disparaître le plus possible les disparités de traitement entre les salarié-es et pour améliorer la conciliation famille-travail pour tous les membres. Nous sommes très fiers du résultat », explique la présidente du syndicat, Katia Lelièvre. Rappelons qu’à la ligne de départ des négociations, les demandes patronales de la SAQ allaient dans le sens complètement opposé. La société d’État portait des demandes touchant aux horaires de travail qui auraient complexifié encore davantage la conciliation famille-travail pour les salarié-es.

Au bout du compte, l’entente prévoit la reconnaissance de nombreux droits pour les employé-es à temps partiel, dont les congés, les assurances, les journées maladie et les vacances. Auparavant, ces avantages ne leur étaient pas pleinement accessibles. Aussi, toutes les travailleuses et travailleurs connaîtront leur horaire de travail dix jours à l’avance, ce qui facilitera leur vie quotidienne.

Quelque 350 personnes obtiendront le statut d’employé régulier : les salarié-es seront dorénavant 1750 réguliers alors qu’ils étaient 1400 avant la négociation. Par ailleurs, les membres ont obtenu une cinquième semaine de vacances après 20 ans de service. Côté salarial, le SEMB–SAQ a su obtenir des augmentations suffisantes pour assurer la protection du pouvoir d’achat.

Si l’entente de principe est adoptée par les membres lors des consultations se tenant jusqu’à la fin février, la nouvelle convention collective sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2023. La précédente est venue à échéance le 31 mars 2017.

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