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Le principe vital

L’œuvre de Pierre Vadeboncoeur, décédé en 2010, est constituée de 29 ouvrages, dont le dernier La clef de voûte paru en 2008.
Par Constance Roussy
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De toutes les saisons, l’automne est celle de la grande rentrée. Et bien que nous l’évoquions dans sa grande singularité, cette rentrée est bien sûr multiple : tantôt scolaire et universitaire, tantôt politique et (parfois) électorale… La nôtre est syndicale avant tout. Mais il en est une autre plus rarement évoqué, parce que vécue dans l’individualité, celle qui nous pousse à rentrer en soi et à nous poser, malgré l’effervescence collective engendrée par nos luttes et revendications. Fort heureusement, elle coïncide avec la rentrée littéraire et ses incontournables salons du livre.

C’est d’ailleurs au Salon du livre de Montréal, en novembre, que la CSN décerne depuis neuf ans le prix Pierre-Vadeboncœur à un ou une auteure pour le meilleur essai en science humaine, sociale ou politique publié durant l’année au Québec. Vadeboncœur, bien connu dans notre organisation pour y avoir été conseiller syndical de 1950 à 1975, est surtout un écrivain d’exception, qui a remporté de nombreux prix et distinctions sur plus de 30 ans. La ligne du risque (1963) est l’une de ses œuvres les plus connues. Mais qui connaît L’Absence, un recueil d’une vingtaine de textes qui abordent des sujets comme l’art ou la littérature, la correspondance, et l’amour aussi ? « Il faut que vous entendiez bien ceci : qu’il est un tiers état dans l’être, où s’anéantit la distinction de la possession et la non-possession et où cette opposition ne veut plus rien dire. (…) La vie y est tout à fait libre. Présence

Avec une grande sensibilité, l’auteur mène sa réflexion vers plus de liberté (de penser, d’agir), de joie (de vivre) et vers l’Autre aussi, avec beaucoup d’humanité. Son écriture à la fois dense et limpide – parfois, ce qui semble a priori impénétrable, soudain, devient lumineux – porte à la méditation, si les conditions sont réunies. Sur le ton de la confidence, le propos vibre de ce que l’auteur nomme lui-même le « principe vital ». Et c’est là l’essentiel.

L’œuvre de Pierre Vadeboncoeur, décédé en 2010, est constituée de 29 ouvrages, dont le dernier La clef de voûte paru en 2008.

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