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L’industrie hôtelière est loin de la crise

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Le point sur la fermeture des hôtels

L’industrie hôtelière est loin de la crise

La Fédération du commerce (CSN), qui représente 60 syndicats de travailleuses et de travailleurs du milieu de l’hôtellerie, a présenté la semaine dernière son analyse de la conjoncture hôtelière du Québec. Contrairement à l’Association des hôteliers du Québec, qui voulait faire croire que l’industrie était en crise et que les temps durs n’étaient pas encore passés, il y a lieu de parler de restructuration plutôt que de tracer un portrait apocalyptique de la situation.

Des hôtels en majorité non syndiqués

Selon des données de l’étude réalisée par MCE Conseil pour le compte de la fédération, 66 établissements ont fermé leurs portes en 2013, en incluant le Holiday Inn Montréal Midtown et le Loews Le Concorde de Québec qui ont servi des clients en 2014. Parmi les hôtels disparus, seulement dix hôtels employaient des travailleuses et des travailleurs syndiqués. Sept d’entre eux étaient affiliés à la CSN.

Examen de conscience à faire

La plupart des hôtels qui ont fermé ne souffraient pas d’un problème de rentabilité. Les propriétaires auraient pu renverser la tendance en réalisant des investissements importants. Ils auraient pu s’ajuster aux nouvelles attentes des voyageurs, avec un service plus personnalisé. Mais les propriétaires ont plutôt préféré vendre leur immeuble à profit. Ils ont ainsi engrangé des profits pendant des années sans jamais investir dans leurs établissements et dans la formation de leurs employés. Qui plus est, auparavant, les hôtels appartenaient à de vrais hôteliers. Aujourd’hui, ce sont souvent des fonds d’investissement et des caisses de retraite qui les possèdent. Leur objectif est le profit à court terme. Pas la satisfaction de la clientèle.

Des conditions salariales loin d’être exagérées

Lors des négociations avec leurs employé-es syndiqués, le discours de la rentabilité est toujours utilisé par les employeurs, sans que ces derniers présentent nécessairement leurs chiffres. Le rôle de la FC n’est pas de faire fermer les hôtels. La FC a toujours collaboré avec les hôteliers qui le désiraient pour trouver des solutions si un problème financier s’avérait.

D’ailleurs, les conditions de travail négociées par la FC l’ont été de bonne foi et sont loin d’être au-delà de la capacité financière de l’industrie. La fédération existe depuis 75 ans, œuvre dans le secteur de l’hôtellerie depuis 30 ans et travaille avec les syndicats en négociation coordonnée depuis 25 ans. Il y a trente ans, il faut se rappeler que les employé-es gagnaient à peine cinq ou dix sous l’heure de plus que le salaire minimum et ne bénéficiaient pas de régimes de retraite ni même d’assurance collective. La FC a contribué à la professionnalisation des métiers de l’hôtellerie et à leur reconnaissance. Aujourd’hui, le salaire moyen oscille entre 20 000 $ et 40 000 $ par année. Les gens qui oeuvrent au sein de cette industrie ne font pas 40 heures de travail par semaine toute l’année et même lors des fortes saisons, c’est fluctuant. On peut donc affirmer que le salaire des professionnel-les de l’industrie hôtelière oscille entre le seuil minimum de pauvreté et le salaire moyen du Québec… c’est loin d’être le Pérou!

Une croissance à court terme dans les prochaines années L’étude précise ainsi que le taux d’occupation des hôtels et le prix moyen des chambres ont progressé légèrement de 2012 à 2013. Le taux d’occupation est passé de 53 à 53,3 % dans l’ensemble du Québec, mais il atteint 67 % dans la région de Montréal et 58 % dans la région de Québec. On prévoit d’ailleurs des records d’achalandage dans les prochaines années, à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal, entre autres. Quant au prix moyen enregistré pour les chambres, il est passé de 120 à plus de 122 $ pour l’ensemble du Québec. À Montréal le tarif moyen a atteint 142 $ alors qu’il s’est chiffré à 130 $ à Québec.

Pour la ville de Québec, le Conference Board table sur une hausse de la fréquentation touristique de 2,1 % par année jusqu’en 2017, le tout assorti d’une augmentation des dépenses des visiteurs de l’ordre de 4,6 % par année.

Dans le cas de Montréal, le Conference Board est plus optimiste encore, et prévoit une croissance de la fréquentation touristique de 2,2 % par année en moyenne de 2014 à 2016 inclusivement et de 5,8 % en 2017, grâce aux festivités entourant le 375e anniversaire de la métropole. Les dépenses des visiteuses et des visiteurs augmenteront de quelque 4,7 % par année pour la période 2014 2016 et de 10 % en 2017. La chute de la valeur de la devise canadienne par rapport au dollar américain devrait également contribuer à apporter de l’eau au moulin de l’industrie touristique québécoise.

Loin d’être en crise, mais plutôt en restructuration, l’industrie hôtelière connaît et connaîtra donc une croissance.

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