Travailleuse sociale

Une professionnelle essentielle en réadaptation

Photo : Patrick Sicotte
Le rôle de la travailleuse sociale est d’offrir le support nécessaire à la famille souffrante afin que celle-ci soit prête et disponible à accueillir la réadaptation.
Par Julie Letendre, coordonnatrice du Programme au CRME
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Tatiana Kitsikis travaille au Programme des amputés et des lésions musculosquelettiques du Centre de réadaptation Marie Enfant (CRME) du CHU Sainte-Justine depuis 2001. Elle œuvre au sein d’une équipe interdisciplinaire dans laquelle le caractère psychosocial est inhérent au processus de réadaptation. Son apport dans cette équipe est immense.

L’ennui, connais pas
La réadaptation est un milieu stimulant par la diversité de la clientèle et des besoins. La vie avec un enfant aux besoins particuliers est une épreuve difficile et la travailleuse sociale est une personne-clé dans l’accompagnement des familles. Au CHUSJ, le médical côtoie la réadaptation. Deux visions différentes apprennent donc à s’écouter et à collaborer entre elles, ce qui rejoint les valeurs de Tatiana et la passionne.

Le rôle de la travailleuse sociale dans l’équipe interdisciplinaire est complémentaire à celui des autres professionnel-les. Elle s’assure d’offrir le support nécessaire à la famille souffrante afin que celle-ci soit prête et disponible à accueillir la réadaptation. Son évaluation psychosociale nous piste vers une meilleure compréhension du contexte familial, un élément crucial au développement du jeune.

« Les déterminants sociaux ont des impacts sur les dynamiques familiale et sociale. Mon rôle est de les prendre en considération et de vulgariser l’information médicale (diagnostics, chirurgies, etc.) ainsi que le processus de réadaptation aux parents », explique-t-elle. Tatiana se voit ainsi comme la spécialiste du lien et de la communication entre la famille, les intervenantes et intervenants, et l’équipe médicale.

L’humanité, une valeur incontournable
La présence de la travailleuse sociale dans l’équipe rappelle le côté « humain » de la réadaptation, comme quoi il ne s’agit pas seulement d’un bras ou d’une jambe sur lesquels il faut faire des exercices. La santé psychosociale des familles est souvent le facteur déterminant pour une réadaptation réussie.

Pour Tatiana, une approche interdisciplinaire incluant une travailleuse sociale promeut l’humanité et transparait dans nos interventions auprès des familles. La travailleuse sociale ne le répétera jamais assez : nous travaillons avec des humains.

Le travail social en réadaptation est une discipline peu reconnue, mais ô combien importante pour les équipes et les familles ! Cette contribution au travail interdisciplinaire est inestimable et il est bien temps que le gouvernement et les institutions le reconnaissent.

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