La Coalition syndicale très inquiète de la tournure des travaux

Au lendemain de la fin des travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi 3, la Coalition syndicale pour la libre négociation dresse un bilan gris foncé. Les représentants de la plupart des cols bleus, cols blancs, policiers, pompiers et chauffeurs d’autobus du Québec craignent que le ministre Moreau adopte à toute vitesse le projet de loi sans modification de fond.

Ils rappellent que leurs témoignages établissent que la situation des régimes de retraite du monde municipal est globalement saine. Ils martèlent que la libre négociation a fait ses preuves pour garder les coûts des régimes de retraite à des niveaux acceptables pour les contribuables. Malgré cela, les représentants des employés municipaux ont l’impression de n’avoir pas été entendus par le ministre des Affaires municipales.

« Nous avons démontré plusieurs choses au ministre Moreau. D’abord, qu’une approche « mur à mur », globalisante et simpliste ne fonctionne pas. Ensuite, que nos régimes sont bien capitalisés dans l’ensemble et que nous agissons avec vigueur pour redresser les quelques régimes qui sont en difficulté. Enfin, que nos membres acceptent des efforts applicables aux déficits passés à condition qu’on ne déchire pas les contrats signés », a mentionné Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Nous nous sommes heurtés à la froideur et à la précipitation d’un ministre dont l’idée semblait déjà faite. Mais nous ne jetons pas l’éponge. Nous allons tout faire pour que le gouvernement Couillard respecte la parole donnée aux retraités et aux employés, entende les maires qui rejettent le « mur à mur » et protège la paix industrielle dans les municipalités », ont conclu Denis Marcoux, président de la FEESP-CSN, Denis Côté, président de la FPMQ, Ronald Martin, président de l’association des pompiers de Montréal et Yves Francoeur, de la Fraternité des policiers de Montréal.

La Coalition regroupe plus de 65 000 cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Ses revendications sont expliquées sur le site librenego.com

Elle est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

La CSN rectifie le tir face au ministre Moreau

La CSN tient à corriger le tir concernant les propos déformés tenus par le ministre Pierre Moreau à la suite du passage de la confédération en commission parlementaire.

« Le ministre semble être à court d’arguments et prend tous les moyens pour défendre l’indéfendable, a déploré la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. La position que nous défendons est très claire et nous l’avons exprimée dans notre mémoire. Nous ne cautionnerons d’aucune façon une mesure qui permettrait de renier des engagements pris auprès des travailleurs lorsque ce n’est pas nécessaire. Seuls les régimes en réelle difficulté, c’est-à-dire en deçà de 85 %, doivent être ajustés et nous sommes prêts à travailler en ce sens. À partir de 85 %, la santé du régime est suffisante et ne requiert aucune mesure exceptionnelle. »

Des centaines de manifestants de la Coalition syndicale devant l’Assemblée nationale

Plusieurs centaines de manifestants de la Coalition syndicale pour la libre négociation se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale ce mercredi midi. Cette nouvelle mobilisation d’envergure marque le début des travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi 3 touchant les régimes de retraite du secteur municipal. Les employés municipaux ont scandé leur refus d’un projet de loi radical et inutile qui empoisonne les relations de travail, appauvrirait la classe moyenne et sert à faire oublier les scandales révélés à la commission Charbonneau.

« Nous ne sommes pas les seuls à sonner l’alarme. La plupart des commentateurs constatent que le projet de loi 3 est nettement excessif. Beaucoup de régimes sont en bonne santé financière. Pour ce qui est des régimes en difficulté, nous l’avons prouvé, il est possible de les stabiliser par la voie de la négociation et d’une manière qui convient à tout le monde. Mais nous ne pouvons pas emprunter cette voie du consensus, de la convergence et du compromis si messieurs Couillard et Moreau la bloquent avec une loi », a lancé Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

La Coalition regroupe plus de 65 000 cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Ses revendications sont expliquées sur le site librenego.com

Elle est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Les retraités et leurs leaders historiques manifestent

C’est dans la bonne humeur et le bruit des sifflets que se sont réunis les Retraités de la Coalition syndicale pour la libre négociation ce matin devant le bureau montréalais du premier ministre Philippe Couillard. Appuyés par de nombreux travailleurs encore actifs, ils ont étaient plus de 1000 à dénoncer le projet de loi 3 ainsi que les conséquences que ce projet aurait sur leur qualité de vie en tant que retraités.

Tour à tour, les leaders historiques des syndicats membres de la Coalition ont pris la parole. Parmi eux, Louis Larivière, président du Regroupement des syndicalistes à la retraite, et François Teasdale, président du Réseau Espaces 50+, tous deux représentants des Retraités de la Coalition, ainsi que Michel Bouliane, président des Retraités du 429 et Jacques Jacques Beaudoin, ex-dirigeant du syndicat des employés d’entretien de la STM-CSN, pour qui « le projet de loi 3, c’est renier la parole donnée. C’est renier les ententes conclues. C’est inadmissible et on ne va pas reculer pour faire valoir nos droits! »

Jean Lapierre, ancien président des cols bleus de Montréal, s’est adressé directement au gouvernement en condamnant le projet de loi 3 : « On ne vous laissera pas aplanir par le bas et démolir ce que des décennies de luttes ont construit afin que les générations futures profitent un peu du partage de la richesse! », a-t-il déclaré. « On ne les laissera pas davantage faire reculer la situation, pour en revenir au temps où la classe ouvrière, comme on le disait, vivait dans la pauvreté, pendant que l’écart entre les riches et les ouvriers s’agrandit continuellement », a ajouté M. Lapierre.

Gaston Fauvel, ex-président de l’Association des pompiers de Montréal, y est allé d’une sortie en règle contre les municipalités : « Plus d’une fois, pendant des années, on a cotisé comme de bons garçons à nos caisses de retraite pendant que la ville n’y mettait pas une cenne! », a-t-il lancé.

Yves Prud’homme, ancien président de la Fraternité des policiers de Montréal, a à son tour soulevé la foule avec des explications détaillées sur les efforts déjà faits à travers les décennies pour assurer un financement adéquat des régimes de retraite : « Ces millions-là, jamais ils n’ont été déposés dans notre caisse de retraite comme prévu. Où est passé tout cet argent aujourd’hui? Dans la collusion! », s’est-il exclamé sous les applaudissements des gens présents.

La manifestation s’est terminée par une invitation à toute la population à une grande marche de la Coalition le 20 septembre prochain, au parc Lafontaine, dès midi. Retraités et actifs ont bien l’intention d’y être en grand nombre, accompagnés de leur famille : « Ce n’est que le début des hostilités! », a rappelé Jean Lapierre.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Le projet de loi 3 sur les retraites viole les droits fondamentaux des travailleurs

En conférence de presse ce matin, la CSN a présenté les grandes lignes de son mémoire sur le projet de loi 3 qu’elle condamne pour atteinte à la liberté d’association et de négociation. La CSN déplore également certaines mesures de ce projet qui pourraient représenter un recul pour les femmes.

Violation des droits et détournement de l’épargne « L’inclusion d’un plafond sur la valeur des régimes de retraite équivaut à agir après coup, pour obtenir, par la force, une réduction de la rémunération des employé-es municipaux », dénonce la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque. Le transfert des risques liés au financement du régime aux travailleurs et le partage à 50-50 de la moitié du service courant viennent aussi modifier unilatéralement la rémunération déjà négociée et la compromettre pour l’avenir. »

Selon le président de la FEESP-CSN, Denis Marcoux, la possibilité de suspendre l’indexation de la rente des retraités constitue une négation des engagements contractuels et des promesses qui leur ont été faites. « Le comble, c’est que le résultat de la négociation est prévu d’avance. Le ministre Moreau n’est pas sérieux lorsqu’il invite les parties à négocier. D’ailleurs, de plus en plus de maires se positionnent contre ce carcan législatif. » Il s’agit là, selon Francine Lévesque, d’un aberrant travail de sape de l’épargne au Québec, à l’heure où l’endettement des ménages fait régulièrement les manchettes. « Des travailleurs ont épargné pour leurs vieux jours et le ministre leur tire le tapis sous les pieds en leur refusant cette retraite qu’ils se sont honorablement construite. C’est malhonnête. Il faut exactement faire le contraire et élargir l’accès à un régime de retraite pour tous. »

Discrimination envers les femmes Le projet de loi pourrait aussi avoir un effet de discrimination envers les groupes à prédominance féminine. « Plusieurs régimes devront réduire leurs bénéfices afin de respecter la limite de cotisations maximales de 18 % de la masse salariale. Si chaque groupe veut préserver la valeur de ses rentes, il en résultera un âge de retraite plus élevé pour les groupes où les femmes sont plus nombreuses, puisque celles-ci vivent plus longtemps », déplore-t-elle. Si ces travailleuses décident de prendre leur retraite au même moment que leurs collègues masculins, elles devront le faire avec des rentes réduites qui accentueront l’écart du revenu entre les femmes et les hommes », ajoute Francine Lévesque.

Pistes de solution « Nous sommes ouverts pour travailler à trouver des moyens pour régler la situation des régimes réellement en difficulté. Il n’y a aucune raison de contraindre tous les régimes à cet exercice, d’autant plus que la situation financière de l’ensemble s’est grandement améliorée », explique Denis Marcoux. Seuls les régimes capitalisés en deçà de 85 % devraient faire l’objet d’une restructuration obligatoire. Le gouvernement et les villes ont aussi le devoir de respecter les engagements pris envers les travailleurs. »

Des solutions existent pour stabiliser et pérenniser les régimes, insiste Francine Lévesque. « Des outils doivent être mis à la disposition des syndicats pour les aider à négocier des régimes solides. Nous exhortons aussi le gouvernement à prévoir un droit de retrait pour les municipalités et leurs syndicats afin qu’ils puissent échapper aux prescriptions de la loi et négocier librement. C’est une question de justice, de respect des droits fondamentaux et de préservation de la paix industrielle », conclut Francine Lévesque.

«Des modifications fondamentales doivent être apportées au projet de loi 3»

Des représentants de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont lu ce midi une déclaration commune à l’intention du gouvernement libéral et de son projet de loi 3 sur les régimes de retraite municipaux. Cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, professionnels et employés de sociétés de transport à travers le Québec se sont mobilisés pour assister à cette lecture dans neuf villes du Québec et au bureau montréalais du premier ministre Philippe Couillard.

La déclaration, qui fut ensuite remise aux députés visités, rappelle que de nombreux travailleurs ont « renoncé à des augmentations salariales pour qu’en contrepartie, l’employeur accepte de contribuer à [leurs] régimes. » Il y est aussi précisé qu’« employeurs et syndiqués ont fait des choix historiques en exerçant le droit fondamental à la libre négociation que le gouvernement nie radicalement avec son projet de loi ».

« Le ministre Moreau a décidé de foncer dans le tas, sans aucun discernement, et de s’attaquer à tous les régimes de retraite, y compris aux nombreux régimes qui sont en bonne santé. C’est tout à fait excessif et injustifié », a plaidé le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger, en rappelant que le gouvernement prend soin de passer sous silence l’amélioration de la situation financière de plusieurs régimes.

Aux yeux des travailleurs, le projet de loi a été conçu «pour nous refuser cette retraite que nous avons honorablement construite. Voilà qui est terriblement injuste et inéquitable. C’est une rupture de contrat et nous prendrons tous les moyens appropriés pour que nos droits soient protégés», peut-on lire dans la déclaration. Avec ce projet de loi, le gouvernement « remet en question la qualité de vie de milliers de retraités et de futurs retraités. De la sorte, c’est à toutes les générations qu’il s’en prend. Du jamais vu », poursuit-on.

«Des solutions imaginatives existent pour régler les régimes en difficulté et nous voulons continuer à les mettre de l’avant. Contrairement à ce qui est véhiculé par certains élus, nous sommes ouverts à la négociation. Le projet de loi 3, dans sa forme actuelle, coupe toute possibilité d’en arriver à des règlements négociés dans l’avenir», a ajouté Denis Marcoux, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN.

La Coalition demande donc aux parlementaires de tout mettre en œuvre pour éviter de se rendre complices d’une si grande injustice et précise qu’un nombre grandissant de maires sont conscients que le projet de loi 3 va trop loin : eux aussi priorisent la négociation. «Les parlementaires doivent empêcher ce gâchis annoncé», conclut-on.

À propos de la coalition

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Hausse du salaire des députés – « Incohérent et inadmissible »

C’est avec consternation que les membres de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont pris connaissance hier matin de l’intention du premier ministre Couillard d’augmenter le salaire des députés de l’Assemblée nationale du Québec. « Dans le contexte où le gouvernement s’apprête à imposer des reculs majeurs à l’ensemble des employés municipaux, vouloir augmenter de 46 000 $ le salaire des élus est inadmissible », a déclaré Marc Ranger, porte-parole de la Coalition. « Il est de plus grossier de profiter des vacances estivales pour rendre publique cette information », ajoute-t-il.

Marc Ranger dénonce le double discours du gouvernement qui, d’un côté, demande des sacrifices aux employés du secteur public et de l’autre, accorde aux députés une augmentation de salaire injustifiée et disproportionnée. « C’est un affront direct aux retraités à qui le gouvernement impose une coupure de leur prestation de retraite. C’est un affront direct aux dizaines de milliers d’employés municipaux visés par le projet de loi 3 qui veut modifier rétroactivement leur régime de retraite », affirme M. Ranger.

De plus, la Coalition trouve insultant de voir que le premier ministre affirme qu’il faut adopter une approche globale pour l’ensemble des conditions de travail quand on parle de la rémunération des élus, alors qu’il n’en est pas question en ce qui concerne les employés municipaux : «Qu’on veuille saccager nos régimes de retraite sans même nous permettre de considérer la rémunération globale, c’est à n’y rien comprendre! Surtout que la négociation permet de revoir tous les aspects liés aux salaires en même temps, ce que le projet de loi 3 nous empêche de faire», précise M. Ranger.

La Coalition se questionne sérieusement sur ce double standard qui s’ajoute à l’affaire Bolduc, qui mettait au jour l’existence de primes mirobolantes aux médecins pour simplement faire leur travail : « Comment le premier ministre explique-t-il que les députés aient droit à des augmentations de salaire importantes pour compenser les modifications à leur régime de retraite, mais pas les employés municipaux ? », se questionne Marc Ranger. « Ce deux poids, deux mesures est inacceptable, en plus de prouver que le projet de loi 3 est improvisé et qu’il doit être retiré », conclut-il.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Les cols bleus de Gatineau prêts à déclencher la grève

C’est avec une solide majorité (91,2 %) que les membres du Syndicat des cols bleus de Gatineau (CSN), réunis en assemblée générale le 8 juillet dernier, ont choisi de donner à leur exécutif syndical un mandat clair pour que leur convention collective soit renouvelée le plus rapidement possible. Rappelons que les employé-es de la Ville qui œuvrent au maintien et à l’entretien des infrastructures municipales sont sans contrat depuis le 31 décembre 2012. Ils sont même prêts à déclencher une grève générale illimitée si les négociations continuent de traîner en longueur.

Les cols bleus gatinois dénoncent également le fait que la Ville veuille s’arrimer au projet de loi du gouvernement Couillard sur les régimes de retraite dans les municipalités. Ils s’insurgent d’ailleurs contre les dispositions prévues dans ce projet de loi, particulièrement le désaveu des ententes passées convenues de bonne foi entre le syndicat et la ville, mais aussi le non-respect du droit à négocier librement les modalités du régime de retraite auquel ils ont cotisé ou cotisent toujours.

« Plutôt que de s’asseoir avec nous et de négocier, le maire Pedneaud-Jobin trahit sa parole et se cache derrière les demandes de l’Union des municipalités du Québec en appuyant les dispositions du projet de loi », dénonce avec véhémence le président du syndicat des cols bleus (CSN), Denis Savard.

Les impacts directs des dispositions du projet de loi sur les travailleuses et les travailleurs seraient une augmentation considérable de leur cotisation de même que la baisse des bénéfices futurs.

Au cours des prochaines semaines, le comité de mobilisation mettra en place un plan d’action en appui à la négociation locale, auquel s’ajouteront les actions prévues par la coalition nationale sur le régime de retraite. Une première action aura lieu le 20 août prochain à Montréal, alors que les employé-es municipaux de partout au Québec, de même que les retraité-es, seront invités à manifester leur mécontentement.

À propos du Syndicat des cols bleus de Gatineau (CSN)

Créé en 2002, lors de la fusion des municipalités d’Aylmer, Buckingham, Gatineau, Hull, Masson-Angers et de la Communauté urbaine de l’Outaouais, le Syndicat des cols bleus de Gatineau (CSN) représente 760 travailleuses et travailleurs qui œuvrent au maintien et à l’entretien des infrastructures municipales, tels les routes, les aqueducs, les parcs et les arénas, ainsi qu’à la filtration et à l’épuration de l’eau, pour ne nommer que ces activités.