Le gouvernement a muselé les travailleuses et les travailleurs

L’Alliance syndicale dénonce l’adoption du projet de loi 142. « Cette loi porte atteinte au droit fondamental d’association puisqu’il entrave le droit de négocier et d’exercer un rapport de force en empêchant les travailleurs de faire la grève. Cette intervention du législateur est plus qu’intrusive. C’est une loi antidémocratique », a martelé Michel Trépanier, porte-parole syndical de l’Alliance syndicale.

« La loi spéciale ne reflète pas du tout l’attitude constructive que nous avons eue. Depuis le début, nous avons porté une attention particulière pour répondre aux demandes et recommandations de la ministre », a dénoncé le porte-parole syndical.

L’Alliance syndicale examine les recours possibles pour contester cette loi spéciale devant les tribunaux. Cependant, elle respectera le retour au travail prévu pour le 31 mai 2017 et répondra positivement aux convocations des médiateurs.

L’Alliance syndicale remercie ses membres pour leur support tout au long de ce processus et pour leur engagement. Elle espère maintenant que le retour au travail s’effectuera dans le respect des conventions collectives. D’ailleurs, tout travailleur victime d’intimidation ou de représailles de la part de son employeur est invité à communiquer avec son représentant syndical.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Le gouvernement du Québec en conflit d’intérêts

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, s’adressera ce matin à 11 h 30 aux travailleurs et travailleuses de la construction réunis devant l’Assemblée nationale pour protester contre l’adoption imminente d’une loi spéciale et en profitera pour souligner le conflit d’intérêts dans lequel se trouve le gouvernement du Québec, qui compte parmi les plus gros donneurs d’ouvrage de l’industrie.

« Encore une fois, le gouvernement intervient avec une loi spéciale qui vient nier le droit fondamental à la libre négociation pourtant reconnu par la Charte. Mais il y a plus, explique Jacques Létourneau. Les parties à la table de négociations sont, d’un côté, les organisations syndicales chapeautées par l’Alliance syndicale, et de l’autre, les associations patronales. Or, des acteurs de l’industrie brillent par leur absence à cette table, et ce sont les donneurs d’ouvrage. Il se trouve pourtant que l’un des principaux d’entre eux, le gouvernement du Québec, a le pouvoir de décréter les conditions des travailleurs dans la construction. Comment croire à son impartialité dans cet exercice, lui qui a tout intérêt à réduire ses dépenses justement parce qu’il commande et paye une grande partie des travaux d’infrastructures au Québec ? », questionne le président de la CSN.

Pierre Brassard, le président de la CSN-Construction, abonde dans ce sens et rappelle que les négociations de la construction se font alors que le cadre et les coûts de plusieurs projets de construction sont déjà fixés. Il estime du coup que cette négociation s’est déroulée dans un contexte nettement déséquilibré, où ceux qui ont réellement un intérêt à tirer les conditions de travail vers le bas influencent la table de négociation. « Est-ce que les augmentations de salaire des travailleurs sont prévues lors de l’acceptation des projets d’infrastructures ? Les donneurs d’ouvrage s’organisent-ils avec les représentants patronaux présents à la table de négociation pour faire payer aux syndiqué-es la baisse des coûts relatifs aux travaux ? On peut se poser ce genre de question. Si tel est le cas, les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction se trouvent pris en otage dans un jeu de dupes. »

Pour ces raisons, entre autres, la CSN dénonce fermement l’action du gouvernement libéral dans ce dossier. « Avec la menace d’une loi spéciale, le gouvernement du Québec veut contraindre les travailleurs et travailleuses de la construction à renoncer à leurs demandes, qui sont plus que raisonnables. Mais en tant que donneur d’ouvrage, il semble jouer un jeu parallèle au déroulement des négociations et se place ainsi en position de juge et partie. Par le fait même, il donne toutes les apparences de conflit d’intérêts. Cette situation est tout simplement intolérable », conclut Jacques Létourneau.

 

L’Alliance syndicale refuse les offres finales des patrons

L’Alliance syndicale de la construction refuse les offres finales qui ont été déposées par les associations patronales dans tous les secteurs de l’industrie de la construction.

Dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel, l’Association de la construction du Québec a remis de l’avant ses demandes attaquant la conciliation travail-famille. C’est ces demandes qui sont au centre du conflit de travail actuel.

Dans tous les secteurs, les offres salariales présentées étaient aussi insuffisantes. L’Alliance syndicale refuse que les 175 000 travailleuses et travailleurs de la construction s’appauvrissent au cours des quatre prochaines années.

Le gouvernement du Québec déposera une loi spéciale demain matin à l’Assemblée nationale. « Demain, nous verrons qui le gouvernement choisira entre les 175 000 travailleurs et travailleurses et leurs familles ou les patrons et leurs chums », a déclaré Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

L’Alliance syndicale dénonce la mauvaise foi de l’Association de la construction du Québec

L’Alliance syndicale a annoncé qu’elle déposera, lundi, des procédures judiciaires pour négociation de mauvaise foi contre l’Association de la construction du Québec et son négociateur, Dominic Proulx.

Hier soir, à la table du secteur institutionnel-commercial et industriel, l’ACQ a présenté une nouvelle offre qui nous ramène en arrière de plusieurs semaines. Dans leur proposition, les patrons ont ramené dans leurs demandes :

  • Les changements des horaires de travail;
  • L’abolition de l’horaire de 5 jours consécutifs;
  • Le temps supplémentaire.

Ces demandes avaient été échangées contre deux demandes syndicales de première importance soit l’inflation à la fin de la convention et le droit de rappel. Cela ne fait que démontrer l’attitude arrogante de la partie patronale à la table institutionnel-commercial et industriel .

« L’ACQ a menti aux négociateurs, aux médias et à la population en disant qu’ils retiraient leurs clauses sur la conciliation travail-famille. Le représentant de l’ACQ a dit qu’il allait prendre TOUS les moyens pour atteindre son but et qu’au pire il l’atteindrait par une loi spéciale  » a expliqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

« Nous sommes donc obligés de dénoncer publiquement la situation, car nous devons prendre les moyens appropriés pour défendre les intérêts de nos travailleuses et travailleurs », a conclu monsieur Trépanier.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

 

Construction : une mobilisation monstre partout au Québec

Deuxième journée de grève dans la construction. Des milliers de travailleuses et de travailleurs ont envahi les rues de plusieurs villes au Québec pour faire entendre leur message : il est hors de question qu’ils sacrifient leur vie de famille au profit, et c’est le cas de le dire, des entrepreneurs de l’industrie. À Montréal, Québec, Sherbrooke, Chicoutimi, Rimouski, Cap-aux-Meules, Paspébiac, les syndiqué-es et leur famille ainsi que des sympathisants à leur cause ont déambulé pour dire non aux demandes de recul inacceptables des patrons. « Moi, le samedi, je vais avec ma fille à son cours de natation. Elle aime ça, que je sois là pour l’encourager, mais là, on veut m’obliger à reprendre le travail ce jour-là s’il ne fait pas beau dans la semaine. Et à taux simple en plus. Vraiment, les boss exagèrent. Ma vie de famille est aussi importante que celle des boss », a souligné un travailleur de la CSN-Construction. Les patrons demandent également aux travailleurs d’accepter des horaires variables et d’accepter des modifications à celui-ci à quelques heures d’avis. « Quand j’apprends la veille que je dois rentrer à 5 h du matin le lendemain matin, ça marche pas. J’ai les enfants une semaine sur deux, donc une semaine sur deux c’est moi qui vais les conduire à la garderie. Je fais quoi ? » a-t-il renchéri.

Menace de loi spéciale – un rebuffade envers les arpenteurs

Dès le premier jour de grève, la ministre du Travail, Dominique Vien, a invité d’urgence les deux parties à poursuivre les négociations et s’est dite confiante qu’elles en arrivent à une entente. Un plan et des dates de négociation ont été proposées par la partie syndicale, qui a confirmé la reprise des négociations dans tous les secteurs. Toutefois, le premier ministre Couillard a commencé à brandir la menace d’adoption d’une loi spéciale dès le lundi 29 mai. « On veut une entente négociée, commente le président de la CSN-construction, Pierre Brassard. C’est ça qui est le plus profitable pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. »

L’Alliance syndicale déclenche la grève générale illimitée

Devant l’impasse qui persiste dans les négociations, l’Alliance syndicale n’a d’autre choix que de déclencher la grève générale illimitée. « Les employeurs nous demandent de sacrifier du temps avec nos familles pour être disponible au travail. Il y a des limites à ne pas dépasser et elle est atteinte », s’insurge Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.

« La grève était le seul choix qui nous restait. Nous avons négocié jusqu’à la dernière seconde afin de tenter d’en venir à une entente. D’ailleurs, nous avons accepté à plusieurs reprises de collaborer avec la conciliatrice afin d’accepter un règlement qui évite un conflit. Malheureusement, les employeurs se sont entêtés à conserver leurs demandes déraisonnables et n’ont pas voulu accepter les propositions de la conciliatrice. Leur objectif est clair, ils veulent prolonger les négociations pour continuer à tirer profit de l’absence de rétroactivité. Ils misent sur une loi spéciale », dénonce Michel Trépanier.

C’est la deuxième grève générale illimitée dans l’industrie de la construction en quatre ans. « En 2013, les employeurs avaient mis de l’avant les mêmes demandes. La grève en 2017 ne peut pas surprendre les patrons. Les mêmes demandes, la même fermeture et la même arrogance ne pouvaient que nous amener au même résultat », s’exclame le porte-parole syndical.

Tous les secteurs de la construction sont en grève. Des piquets de grève seront installés à l’entrée de plusieurs chantiers et les travailleurs sont invités à se mobiliser pacifiquement. L’Alliance syndicale rappelle qu’il est important que toutes ces actions se fassent dans le calme et le respect.

Enfin, l’Alliance syndicale souhaite rassurer ses membres. Plusieurs travailleuses et travailleurs ont peur de se faire mettre à la porte s’ils exercent leur droit de grève. « Si vous recevez de telles menaces, contactez votre syndicat ! Le droit de grève est un droit légalement reconnu que les patrons se doivent de respecter », conclut Michel Trépanier.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

 

 

Non au couperet d’une loi spéciale dans la construction

La CSN reproche au gouvernement libéral de laisser planer la menace d’une loi spéciale pour régler les négociations dans l’industrie de la construction.

« La partie syndicale met toutes ses énergies pour en arriver à une entente négociée avec les associations patronales, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Il faut les laisser poursuivre leur démarche et éviter à tout prix la loi spéciale qui nie le droit à la libre négociation. »

Le président de la CSN dénonce la pratique des libéraux qui, encore une fois, se préparent à attaquer le droit à la libre négociation, comme ils l’avaient fait dans le cas du projet de loi 3 et des régimes de retraites des employé-es municipaux. « Ce que le gouvernement est en train de dire, c’est qu’il va empêcher les travailleuses et travailleurs de la construction d’exercer ce droit fondamental, qui est reconnu par la Charte des droits et libertés. On ne peut pas tolérer ça », affirme Jacques Létourneau.

Rappelons que la Cour suprême a rendu une décision dans laquelle elle réprimande le gouvernement de la Saskatchewan qui voulait restreindre le droit de grève des employé-es des services publics en santé. « C’est une décision historique dont le gouvernement du Québec a l’obligation de tenir compte », conclut le président de la CSN.

L’Alliance syndicale appuie les sinistrés des inondations

Alors qu’elle a annoncé une grève dans l’industrie de la construction le 24 mai prochain s’il n’y avait pas d’entente pour le renouvellement des conventions collectives, l’Alliance syndicale tient à rassurer les sinistrés affectés par les inondations. Les syndicats de la construction ont décidé que les travaux en cours sur des résidences dans les zones inondées pourront se poursuivre après le 24 mai, et ce, même en cas de déclenchement d’une grève générale illimitée.

« Nous considérons que ces travaux sont essentiels afin de permettre aux familles affectées par ce terrible drame de réintégrer leur domicile dans les plus brefs délais. Nous allons permettre à ces travaux de se poursuivre. Nous tenons à l’annoncer aujourd’hui afin d’éviter un stress inutile à ces gens », a indiqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

Des milliers de bénévoles disponibles
L’Alliance souhaite favoriser le bénévolat de ses membres dans les corvées de nettoyage dans toutes les régions affectées. Une invitation sera envoyée aux travailleuses et travailleurs afin qu’ils participent, avec leurs familles, aux efforts qui seront faits durant la fin de semaine prochaine.

En cas de grève, l’Alliance incitera et mobilisera ses membres afin qu’ils effectuent du bénévolat auprès des sinistrés. « Les travailleurs de la construction sont des gens de cœur. La bataille que nous menons pour la conciliation travail-famille ne doit pas affecter les sinistrés. Nous espérons encore une entente négociée, mais nous tenons à faire savoir que, s’il y a grève, les travailleuses et les travailleurs seront à pied d’œuvre bénévolement pour accélérer le rétablissement de la situation dans les zones inondées », a conclu Michel Trépanier.

L’Alliance syndicale est entrée en communication avec le Centre national de coordination gouvernementale (CNCG) de la sécurité civile afin de s’assurer que les municipalités soient avisées de cette proposition de support. Les villes désirant bénéficier de cette main-d’œuvre sont invitées à communiquer leurs besoins directement au 514-377-1102 ou par courriel au victor@flanaganrp.com.

À propos de l’Alliance syndicale
L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Une grève le 24 mai dans la construction ?

Alors que les négociations durent depuis des mois, l’intransigeance patronale force la main de l’Alliance syndicale. « Pour débloquer les négociations, nous sommes obligés de demander à nos membres de se préparer pour la grève dès le 24 mai », a annoncé Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

Réunis dans une assemblée extraordinaire qui se déroulait simultanément dans onze villes du Québec, les membres de l’Alliance syndicale se sont indignés devant les demandes patronales. « Les patrons souhaitent abolir la semaine de travail de cinq jours. Ils veulent changer notre horaire de travail n’importe quand, selon leur volonté, sans indemnités supplémentaires. La conciliation travail-famille serait impossible. Nous ne plierons jamais devant de telles demandes parce que nous défendons nos familles et notre dignité », a affirmé Michel Trépanier.

Des demandes syndicales raisonnables

Les demandes syndicales de cette négociation sont raisonnables. Les syndicats de la construction demandent que les travailleurs et travailleuses de l’industrie de la construction maintiennent leur pouvoir d’achat, concilient plus facilement le travail et la famille ainsi qu’une bonification de leurs régimes de retraite et d’assurances collectives. « En octobre dernier, nous avons rencontré la ministre du Travail qui nous a demandé d’être responsables et raisonnables dans nos demandes, ce que nous avons fait. Les patrons, eux, ont décidé de présenter des demandes abusives qui auront des conséquences directes sur nos familles. En cette semaine québécoise des familles, il nous apparaît raisonnable de nous assurer que notre vie au travail se fasse dans les meilleures conditions, sans affecter nos proches »,  a expliqué le porte-parole syndical.

Aucun intérêt à négocier pour les patrons

Depuis le 30 avril, les employeurs empochent, sur le dos de chaque travailleur, plus de  51 dollars par semaine. C’est la conséquence directe de l’interdiction de négocier des clauses rétroactives dans les conventions collectives de la construction. « La loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction encourage les patrons à retarder les négociations. C’est un déséquilibre total qui doit changer », a dénoncé Michel Trépanier.

La semaine dernière, l’Alliance syndicale a déposé une pétition de plus de 40 000 signataires à la ministre du travail. La pétition portait spécifiquement sur les questions de la rétroactivité et des dispositions contre les briseurs de grève. « Nous sommes confiants que la ministre responsable du Travail prendra position pour que tous les syndiqués au Québec soient traités de la même façon », a conclu le porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les cinq syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

 

 

Bénévolat dans les travaux de construction – Un projet de règlement inacceptable

La Confédération des syndicats nationaux encourage les citoyennes et les citoyens à s’impliquer bénévolement dans leur communauté. Or, le projet de règlement présenté par la ministre du Travail, Dominique Vien, prend prétexte du manque de personnel dans les services publics et de l’état de délabrement des bâtiments publics, causé par les politiques d’austérité et le sous-financement récurrent, pour imposer une très large dérèglementation des travaux de construction avec des conséquences importantes sur l’industrie de la construction comme sur la santé et la sécurité de la population. C’est bien à cause du sous-financement des réseaux que des édifices doivent aujourd’hui faire l’objet de travaux majeurs, voire être carrément démolis puis reconstruits et pour la CSN c’est sur le volet du financement qu’il faut agir afin d’assurer la pérennité de nos bâtiments publics.

« Nous appelons le gouvernement à être transparent et à se mettre en mode écoute lors des consultations à venir, auxquelles nous participerons. Si l’objectif du règlement est de favoriser l’engagement bénévole, nous pensons que le gouvernement ne s’y prend pas de la bonne façon et qu’il créera beaucoup plus de problèmes qu’il n’en solutionnera », réagit le président de la CSN, Jacques Létourneau.

« Cela fait des décennies que nous prévenons le gouvernement comme les gestionnaires des réseaux publics des dangers de ne pas financer adéquatement l’entretien des édifices. La réponse à des années de compressions ne peut pas être de se délester collectivement de nos responsabilités à cet égard », souligne le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Guy Laurion.

Le projet de règlement ne fait pas que permettre le recours à des bénévoles pour de menus travaux de rafraîchissement des bâtiments publics. Il ouvre la porte à la réalisation de travaux importants qui nécessitent une expertise et une imputabilité. « Par exemple, l’amiante est omniprésent dans nos écoles. Des travaux mal faits favorisent les infestations de moisissures. Les ouvriers spécialisés des établissements sont formés et dotés d’équipements particuliers. Ils doivent respecter des protocoles rigoureux. Ce qui est en cause, c’est la santé et la sécurité de la population et du personnel œuvrant dans nos écoles, nos cégeps, nos établissements de santé et de services sociaux. C’est aussi celle des parents et des bénévoles qui n’ont pas l’expertise pour effectuer des travaux majeurs dans les bâtiments publics », explique le président de la Fédération des employées et employés de services publics, Denis Marcoux.

La CSN dénonce par ailleurs le fait que par l’entremise de ce règlement, le gouvernement exclut des travaux aux règles normalement applicables à l’industrie de la construction. « Ce règlement n’est pas un assouplissement de certaines règles trop rigides, c’est la concrétisation d’un fantasme patronal de dérèglementation tous azimuts. On parle de « bénévolat », mais il s’agit ici de désassujettissement du secteur de la construction sans débat. C’est troublant ! », ajoute le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard.

L’Alliance syndicale demande au gouvernement de ne pas renouveler les mandats des médiateurs

L’Alliance syndicale de la construction a demandé, par écrit, à la ministre du Travail de ne pas renouveler les mandats des médiateurs afin d’éviter un prolongement inutile et couteux de la négociation pour les travailleurs et travailleuses.

« À partir 30 avril prochain, les travailleurs perdront 51 $ par semaine en augmentation de salaire, lesquels iront directement dans les poches des employeurs, et ce, à cause de l’absence de rétroactivité dans la loi qui régit l’industrie », a indiqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de l’industrie de la construction. « Dans ces circonstances, un renouvellement des mandats des médiateurs aux différentes tables entrainerait une période de négociation supplémentaire de 30 jours durant lesquels les travailleurs et travailleuses laisseraient plus de 35 millions de dollars sur la table », a poursuivi le porte-parole de l’Alliance syndicale.

En effet, l’industrie de la construction ne possède pas de clause de rétroactivité dans la loi qui la régit. Par conséquent, l’augmentation de salaire prévue à partir du 1er mai dans les soumissions des entrepreneurs ne sera pas versée avant qu’une nouvelle entente ne rentre en vigueur.

Par ailleurs, la loi prévoit une période de 21 jours après la fin de la médiation avant que des moyens de pression ne puissent être exercés. « Nous considérons que cette période de 21 jours est amplement suffisante pour que les employeurs entendent raison et laissent tomber leurs demandes abusives qui affecteraient considérablement la vie de famille de tous nos travailleurs », a ajouté monsieur Trépanier.

Parmi ces demandes, nous retrouvons la diminution de la rémunération des heures supplémentaires travaillées dans tous les secteurs de l’industrie. Dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel, la partie patronale demande aussi la reprise obligatoire des heures perdues pour intempérie durant la semaine le samedi à taux simple, l’abolition de l’horaire de travail fixe et la disponibilité obligatoire des travailleurs de 5 h à 20 h.

« Nos membres méritent une négociation qui se réalise sur un pied d’égalité. À partir du 30 avril, chaque journée de négociation supplémentaire entraine un gain monétaire pour les entrepreneurs et une perte pour les travailleurs. Ce déséquilibre ralentit la négociation et nous empêche de réaliser notre objectif ultime : obtenir une entente négociée dans les meilleurs délais pour le bien des travailleurs et de leur famille » a expliqué Michel Trépanier.

L’Alliance syndicale pense que le gouvernement peut envoyer un signal fort en décidant de ne pas renouveler le mandat des médiateurs pour l’ensemble des secteurs de l’industrie de la construction. « Ne pas renouveler le mandat des médiateurs augmentera la pression sur toutes les parties pour obtenir une entente négociée. C’est ce que nos membres nous demandent de faire », a conclu le porte-parole de l’Alliance syndicale.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

Signez la pétition: modifications à la loi R-20 pour l’ajout de clauses sur les briseurs de grève et la rétroactivité

L’Alliance syndicale demande au gouvernement d’inclure des dispositions contre les briseurs de grève et le droit pour les syndicats de négocier des augmentations de salaire rétroactives dans les conventions collectives. Ces demandes se basent sur ce qui existe déjà dans la loi qui régit les relations de travail pour les autres syndiqués au Québec, le Code du travail.

Les syndicats de la construction estiment qu’il est injuste que les travailleuses et les travailleurs de la construction ne soient pas traités de la même manière que les autres syndiqués québécois.

Texte de la pétition :

MODIFICATIONS ÀLA LOI R-20 POUR L’AJOUT DE CLAUSES SUR LES BRISEURS DE GRÈVE ET LA RÉTROACTIVITÉ
CONSIDÉRANT QUE la Loi sur les relations du travail dans l’industrie de la construction ne permet pas de négocier de clauses rétroactives à la signature de la convention collective ;

CONSIDÉRANT QUE l’absence de mesures rétroactives crée une dynamique où les associations patronales n’ont pas intérêt à régler rapidement une négociation de convention collective avant la menace d’un conflit de travail ;

CONSIDÉRANT QUE les travailleurs auraient pu obtenir 100 millions $ de plus en 2013-2014 si les augmentations de salaires négociées avaient pu être appliquées rétroactivement ;

CONSIDÉRANT QUE la Loi sur les relations du travail dans l’industrie de la construction ne prévoit pas de mesures anti-briseurs de grève ;

CONSIDÉRANT QUE l’absence de mesures anti-briseurs de grève crée des tensions entre les travailleurs lors des conflits de travail ;

CONSIDÉRANT QUE des mesures anti-briseurs de grève sont inscrites dans le Code du travail depuis 1977 ;

CONSIDÉRANT QUE des clauses rétroactives et des dispositions anti-briseurs de grève apporteraient plus d’équilibre dans le rapport de force entre les associations patronales et syndicales ;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec qu’il modifie la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’oeuvre dans l’industrie de la construction pour :

• Inclure des dispositions anti-briseurs de grève dans l’industrie de la construction ;

• Permettre la négociation de clauses rétroactives dans les conventions collectives
de l’industrie de la construction.

 

L’Alliance syndicale demande la médiation dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel

L’Alliance syndicale de la construction vient de demander la médiation à la ministre du Travail pour la négociation concernant le renouvellement de la convention collective dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel. Dans le cadre de cette négociation, l’Alliance syndicale négocie avec l’Association de la construction du Québec (ACQ).

En plus de cette négociation, l’Alliance syndicale est aussi responsable de négocier le renouvellement des conventions collectives dans le secteur résidentiel et celui du génie civil et de la voirie.

Les négociations avec l’ACQ sont difficiles depuis le début

Dans tous les autres secteurs de la construction, l’Alliance syndicale s’est entendue en une seule rencontre sur les modalités de négociation avec l’association patronale concernée. Seule l’entente avec l’ACQ a nécessité plus de trois rencontres pour obtenir le même résultat et ce, malgré la présence d’une conciliatrice.

Dans les autres secteurs, l’Alliance syndicale et les associations patronales n’ont toujours pas demandé un processus de conciliation ou de médiation.

La médiation est un processus plus proactif que la conciliation. Par contre, dans les deux cas la personne nommée n’a pas de pouvoir contraignant sur les parties qui négocient.

Les conventions collectives viendront à échéance le 30 avril prochain et l’Alliance syndicale est déterminée à s’assurer que les travailleuses et travailleurs auront droit à leurs augmentations de salaire sans délai.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

La CSN-Construction salue les nouvelles mesures visant à accroître la présence des femmes dans l’industrie de la construction

La CSN-Construction (CSN-C) salue les modifications à trois règlements de l’industrie de la construction adoptées aujourd’hui même par le gouvernement du Québec et la Commission de la construction du Québec (CCQ).

« À partir du 12 décembre 2016, quatre nouvelles mesures vont soutenir l’embauche de femmes sur les chantiers au Québec. Issues du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF) 2015-2024, ces mesures visent une hausse à 3 % d’ici 2018 de la portion de la main-d’œuvre féminine dans notre domaine. La CSN-Construction a participé activement aux consultations qui ont mené à ces avancées qui vont favoriser l’accueil et le maintien des femmes en construction », de préciser Karyne Prégent, secrétaire générale de la CSN-C et responsable de la condition féminine.

Les quatre mesures vont accélérer la délivrance d’un certificat de compétence pour les femmes diplômées ; faciliter l’accès des non-diplômées à l’apprentissage en chantier ; permettre aux compagnons de superviser une apprentie de plus que la proportion apprenti-compagnon prévue sur un chantier ; et assouplir les règles pour qu’une femme titulaire d’un certificat de compétence puisse travailler hors de sa région de domicile plus rapidement.

« Nous sommes satisfaits de ces nouvelles mesures préférentielles et nous pensons que celles-ci demeurent nécessaires afin de changer réellement la situation des travailleuses dans l’industrie. Toutefois, la mesure la plus importante, celle qui obligerait l’embauche pour tous les contrats gouvernementaux, n’a toujours pas été mise de l’avant par le Conseil du trésor, de déplorer madame Prégent. Tant que cette obligation ne sera pas mise de l’avant, les femmes devront vivre avec des obstacles plus importants que leurs collègues masculins. »

Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 12 500 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Une victoire pour la CSN–Construction

Le Tribunal administratif du travail (TAT) vient de donner raison à la CSN-Construction dans sa décision du 8 juillet 2016.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la CSN-Construction se réjouissent de la décision rendue par la juge administrative Kim Legault, de la Commission des relations du travail, reconnaissant l’existence d’un système d’intimidation et de discrimination orchestré par la FTQ-Construction et certains de ses agents d’affaires sur les chantiers de la Côte-Nord, dans le but de favoriser l’embauche de ses membres au détriment de ceux des autres organisations syndicales de l’industrie de la construction (Communiqué de presse du 2 avril 2013).

La CSN-Construction revendique un suivi sérieux du comité de vigie

À titre d’organisation participante au Comité de vigie sur la référence de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction, la CSN-Construction revendique un suivi sérieux des recommandations soumises par les membres de ce comité.

« Le 30 septembre 2014, le comité de vigie publiait un rapport d’évaluation du système de référence après les deux premières années de fonctionnement. Nous nous attendions donc à ce qu’un suivi rigoureux soit fait afin d’améliorer les lacunes que nous avions observées durant cette période. Or, de l’avis même du sous-ministre du Travail, aucun suivi formel n’a été fait sur les neuf recommandations formulées dans le rapport de la Commission de la construction du Québec (CCQ) », de déplorer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

« Une de ces recommandations prévoyait la mise en place d’une liste unique de référence sans mention de l’allégeance syndicale. L’application d’une telle règle aurait définitivement brisé la dynamique de favoritisme que le système de référence visait à combattre. Une autre recommandation, plus pratique celle-ci, visait à retirer des listes les travailleuses et les travailleurs déjà en emploi afin de faciliter l’utilisation des listes publiées par la CCQ pour les employeurs. Du fait que ce sont les travailleuses et les travailleurs qui procèdent à leur mise en disponibilité, cette procédure assurerait un accès direct à celles et ceux qui veulent et peuvent travailler », de souligner monsieur Brassard.

Un changement de mentalité

« Les organisations syndicales qui ont largement bénéficié du favoritisme lié au placement syndical sont les premières à revendiquer la mise à mort du système de référence. Si nous désirons sérieusement mettre un terme à la discrimination sur les chantiers, il faut impérativement mettre en place des règles et des procédures qui vont assurer un bon fonctionnement du système », de conclure le président de la fédération.

À propos
Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

La CSN-Construction dénonce l’absence de consultation

La CSN-Construction dénonce l’absence de consultation liée à un amendement inséré dans le projet de loi 83 qui viendra modifier l’article 19 de la loi R-20 qui porte sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction.

« À titre d’organisation intéressée par les projets de loi modifiant toute règle qui régit les conditions des travailleuses et des travailleurs de la construction, la CSN-Construction tient à dénoncer cette modification de la loi R-20 presque passée sous silence dans le projet de loi 83 dont l’objet est de tout autre nature. Au lieu de proposer cet amendement au grand jour afin qu’il soit justement débattu en commission parlementaire, celui-ci a été inséré en catimini, alors que les parties intéressées avaient terminé leurs représentations », de dénoncer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

Cette modification de la loi permet aux municipalités de confier des travaux de construction à des salarié-es permanents embauchés directement par des communautés métropolitaines et des municipalités au lieu d’obliger le recours à des travailleurs et des travailleuses de la construction, en vertu des décrets actuels en vigueur.

« Dans une publication récente portant sur cet amendement, la Commission de la construction du Québec (CCQ) évalue que près de 6,9 millions d’heures seraient perdues. Il s’agit d’environ 5 % de toutes les heures travaillées dans le secteur, soit l’équivalent de 7500 salarié-es de l’industrie qui seraient touchés. En terme de salaires, le manque à gagner pourrait atteindre 269 millions de dollars. Dans le contexte actuel où le nombre d’heures totales est particulièrement bas dans la construction, cet amendement vient encore réduire la possibilité de toucher une revenu annuel intéressant », de préciser monsieur Brassard.

À propos
Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Le retrait du ministère nous ramènerait 30 ans en arrière

Photo : Clément Allard
Photo : Clément Allard

En annonçant son intention de se désengager de la négociation collective à la faveur de la refonte des contrats de service du secteur préhospitalier, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, sème la confusion car cette position tranche radicalement avec les énormes progrès réalisés au cours des 30 dernières années.

Sans convention collective depuis le 31 mars 2015, les paramédics, répartiteurs et le personnel de soutien du secteur préhospitalier refusent de faire les frais de cette volte-face. Soulignons que des représentants du ministère indiquaient, dès le printemps 2015, qu’ils souhaitaient négocier les matières nationales aux côtés des associations patronales, prévoyant même la mise en place d’une table commune de discussion pour les enjeux touchant l’ensemble du Québec. Dans la même veine, pas plus tard que l’automne dernier, le ministère et les entreprises convenaient entre eux du partage des responsabilités de négociation quant aux matières normatives.

« Nous ne croyons pas que le ministre souhaite voir naître de nouvelles disparités régionales dans les conditions de travail, et par conséquent, dans la qualité des services, explique le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Dany Lacasse. Au cours des années, par la négociation nationale, nous avons, entre autres, assuré un même haut niveau de formation pour tous les services préhospitaliers du territoire. Nous avons stabilisé la main-d’œuvre et l’emploi et nous avons su professionnaliser le secteur et moderniser les pratiques. C’est difficile d’imaginer que qui que ce soit souhaite un retour en arrière à cet égard. C’est pourtant ce qu’entraînerait un retrait du ministère. Nous ne laisserons pas faire ça. »

Photo : Clément Allard
Photo : Clément Allard

« Les syndicats du secteur préhospitalier ont donné mandat à notre comité de négociation provincial de défendre nos revendications communes auprès du ministère, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon, et c’est ce que nous ferons. Qu’il s’agisse de la surcharge de travail, de l’organisation du travail ou encore des horaires de travail qui, dans certains cas, sont complètement désuets et inadéquats et mettent des vies en danger, nous avons l’obligation de trouver des solutions, maintenant. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer nos conditions de travail, mais également d’assurer à la population de tout le Québec une même qualité de service, peu importe où on habite. Le ministère ne peut pas ignorer cette réalité. »

Les négos piétinent

Malgré l’annonce du ministre Barrette du 21 avril 2016 qui entendait remettre l’entièreté de la négociation dans les mains de la multitude d’entreprises du secteur, les négociateurs patronaux affirment n’avoir aucun mandat de la part du ministère pour faire avancer les négociations. Par conséquent, les travaux piétinent, plus de 15 mois après l’échéance de la convention collective.

Les 3600 salarié-es du secteur préhospitalier déploieront dans les prochains jours une série de moyens de pression afin de forcer les employeurs et le ministère à prendre leurs responsabilités pour faire débloquer les travaux sans tarder. Ces moyens de pression se poursuivront jusqu’à ce que les représentants syndicaux obtiennent une table pour négocier les priorités communes à l’ensemble du personnel du secteur préhospitalier.

Photo : Clément Allard
Photo : Clément Allard

 

La CSN-Construction : ton meilleur outil

Très tôt ce matin, dans toutes les régions à la grandeur du Québec, des militantes, des militants et des salarié-es de la Confédération des syndicats nationaux se sont mobilisés afin de participer à la distribution d’un numéro spécial du Bâtisseur, le premier journal syndical du secteur de la construction.

photo : Michel Giroux
photo : Michel Giroux

« Le syndicalisme de combat que nous pratiquons à la CSN-Construction est basé sur de nombreuses valeurs dont la solidarité et le respect des travailleuses et des travailleurs de la construction, bien entendu, mais aussi de tous les autres secteurs économiques. L’information constitue une de nos grandes forces et le Bâtisseur spécial que nous distribuons ce matin vise à exposer clairement le travail que nous faisons et l’énergie que nous déployons tous les jours afin de répondre aux besoins des membres de notre organisation syndicale. Si tu travailles dans la construction, “la machine CSN”, c’est ton meilleur outil », de déclarer Pierre Brassard, président de la CSN-Construction.

« J’invite tous les travailleurs et travailleuses de la construction à prendre connaissance du contenu de ce Bâtisseur spécial afin de constater la culture syndicale préconisée à la CSN. Non seulement nous établissons des liens personnalisés avec nos membres, mais nous nous assurons qu’elles et ils aient accès aux meilleurs services possibles, et ce, peu importe le problème ou la situation qui se présente », de renchérir Jacques Létourneau, président de la CSN.

Photo : Michel Giroux
Photo : Michel Giroux

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Fondée en 1924, par et pour les travailleurs, la CSN-Construction offre à ses membres tous les outils nécessaires pour défendre et améliorer leurs conditions de travail. Présente et engagée partout au Québec, la CSN-Construction représente plus de 18 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.