Fonderie Horne : le premier ministre Legault doit terminer le travail avant son départ

La CSN et les Métallos (FTQ) estiment qu’il est minuit moins une pour conclure une entente entre le gouvernement du Québec et la Fonderie Horne (Glencore), afin d’assurer la pérennité de la filière du cuivre. Rappelons que le début de la procédure de fermeture est prévu pour le 31 janvier prochain.

« Le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, doit finaliser une entente acceptable avec Glencore avant de quitter son poste. Sinon, le possible changement de gouvernement en octobre va faire perdre beaucoup de temps. On jouerait alors avec le feu pour l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Incertitude interminable

Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN ainsi que la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est tiennent à rappeler que la période d’incertitude sur l’avenir des emplois pèse lourdement sur la santé psychologique des travailleuses et travailleurs des deux usines ainsi que de l’ensemble de la communauté.

« Nos membres vivent avec une pression constante depuis 2018, et même depuis plus longtemps encore. Lorsque surviennent des événements hors de notre contrôle, comme l’annonce du premier ministre cette semaine, cela peut amplifier le stress, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité face à l’avenir », soulignent le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith, ainsi que celui de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est, Stéphane Côté.

Soulignons qu’à l’heure actuelle, la Fonderie Horne compte un peu plus de 50 travailleuses et travailleurs de moins qu’à pareille date l’an dernier. La polarisation médiatique et politique entourant le dossier n’est pas sans conséquences : presque aucun nouveau curriculum vitae n’est reçu, alors que l’usine doit continuer de produire au même rythme. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les équipes en place. « C’est intenable à moyen terme », précise Shawn Smith.

L’importance du cuivre

 Si la Fonderie Horne disparaît, l’usine CCR de Montréal fermerait aussi ses portes, puisqu’elle s’approvisionne principalement à l’usine de Rouyn-Noranda. « La norme de 15 nanogrammes d’arsenic permet d’assurer un équilibre entre la santé de la population et la pérennité des emplois et des communautés. Le Québec et le Canada au complet ont besoin de cuivre et ces deux usines sont essentielles au recyclage des batteries. Le suspense a assez duré, le gouvernement doit faire son lit », plaide le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

« Le cuivre est essentiel pour la transition énergétique, puisqu’il est une composante de tout appareil électrique ou électronique, de même que des lignes de transport d’électricité. Et c’est possible de produire du cuivre selon des normes environnementales comparables à celles du reste du Canada ou de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner une passe gratuite à Glencore, simplement d’être réaliste sur les objectifs », soutient Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Ce dernier ajoute que l’immense chantier prévu par Hydro-Québec dans les prochaines années nécessitera plusieurs tonnes de cuivre et qu’il serait hasardeux de dépendre complètement des importations en ces temps incertains.

Les discussions sur le rachat de Glencore par Rio Tinto ajoutent à l’incertitude. Si cette fusion de deux grandes multinationales advient, le géant qui en résulterait pourrait prendre de nouvelles décisions en fonction de l’ensemble de ses nombreuses usines partout dans le monde, surtout si l’incertitude persiste sur le droit de produire à la Fonderie Horne. « Il est donc urgent de régler si l’on veut que l’intérêt du Québec et du Canada compte dans la décision finale sur l’avenir de la Fonderie Horne », font valoir le président de la FIM-CSN, Kevin Gagnon, ainsi que le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

Instabilité politique pour la région

Depuis la fin du premier mandat de la CAQ en 2022, aucun député régional n’a occupé le poste de ministre responsable de la région. Pendant cette période, Mathieu Lacombe, Jean Boulet et François Legault se sont succédé dans ce rôle. Ce dernier va quitter à son tour et il n’a pas encore terminé ce mandat. « Cette instabilité n’envoie pas un signal positif, tant pour l’attractivité de Rouyn-Noranda que pour celle de l’ensemble de la région. », souligne Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central d’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

À propos

 Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

 

 

Deuxième grève chez Kruger à LaSalle

Les employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève de sept jours pour faire aboutir leur négociation. Les travailleuses et les travailleurs ont rejeté à 92,5 % les dernières offres sur la table, à la suite d’un compromis proposé par le conciliateur. Ce vote s’est tenu samedi dernier.

Cette usine de Kruger est responsable de l’emballage carton de plusieurs produits connus dont certains sont fabriqués par Kruger même : Cashmere, Scotties et Sponge Towels. D’autres entreprises connues traitent avec l’usine de LaSalle, notamment dans les secteurs agroalimentaires et pharmaceutiques.

« On le répète, les offres de l’employeur doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, si l’on considère l’inflation élevée pendant la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger. Nous sommes un maillon important de la chaîne, essentiel à l’expédition des produits d’autres divisions de Kruger », affirme le président du syndicat de Kruger à LaSalle, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre dernier.

Kruger, le milliardaire

« Le grand patron milliardaire, Joseph Kruger II, devrait être en mesure de bien payer ses employé-es. Aujourd’hui, c’est une demande de négociation, mais c’est aussi une question de justice quant à la redistribution de la richesse. C’est d’autant plus pertinent que l’entreprise Kruger bénéficie d’importantes subventions de l’État québécois depuis plusieurs années. Ces subventions proviennent des impôts payés par toute la population, y compris par ses travailleurs et travailleuses. M. Kruger peut mettre fin à cette grève rapidement s’il le décide », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Kruger procède à l’expansion de sa production à Sherbrooke et construira une nouvelle usine aux États-Unis. Les affaires vont bien, il est possible de régler ce conflit rapidement si la volonté est là, » ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une semaine de grève

« Je tiens à saluer le courage des travailleuses et des travailleurs qui ont décidé de se tenir debout, de ne pas plier et de continuer la bataille jusqu’à l’obtention d’une convention satisfaisante », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

Fonderie Horne : mobilisation syndicale à l’hôtel de ville

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN accompagné d’autres syndicats régionaux ainsi que de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda seront présents ce soir à l’hôtel de ville pour défendre l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada. L’objectif : éviter l’imposition d’une norme irréaliste qui entraînerait la fermeture de l’usine.

« Il nous faut une norme environnementale réaliste qui va atteindre des standards plus élevés que par le passé, tout en garantissant les emplois dans l’usine et ceux de plusieurs fournisseurs dans la région. Il est temps que cesse la menace de fermeture et que le gouvernement du Québec s’entende avec Glencore sur une solution durable », affirme le président du Syndicat de la mine Noranda–CSN, Shawn Smith.

Enjeu québécois

« Nous avons récemment interpellé le premier ministre Legault, responsable de la région d’Abitibi-Témiscamingue, pour qu’il établisse une cible d’émission d’arsenic atteignable, conciliant santé publique et maintien des emplois. Nous souhaitons le rencontrer rapidement afin de conclure ce dossier à l’avantage des travailleuses, des travailleurs et de la population de Rouyn-Noranda. Nous devons mettre fin à l’incertitude », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Notons d’ailleurs que le premier ministre Legault est attendu à Rouyn-Noranda mardi le 9 décembre.

Enjeu canadien

Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN rappelle : « Il est essentiel de préserver la production de cuivre au Canada, dans un marché mondial instable. C’est d’autant plus important que notre économie québécoise et canadienne doive procéder à l’électrification du transport et à la transition énergétique. »

Enjeu régional

« Les syndicats CSN de la région ont voté une résolution d’appui au syndicat de la fonderie et des représentants de certains autres syndicats sont venus à l’hôtel de ville ce soir. Il faut que ce dossier avance enfin », conclut le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

Fonderie Horne : le premier ministre doit sécuriser les emplois

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN souhaite vivement que le premier ministre François Legault, qui est aussi responsable de la région au gouvernement, règle enfin la question du permis d’opérer de la Fonderie Horne.

« La rumeur persistante de fermeture est insupportable pour les travailleuses et les travailleurs. On croit qu’il est possible d’assurer l’avenir de l’usine de Rouyn-Noranda tout en garantissant la sécurité de la population et de l’environnement. Le premier ministre a toute l’autorité nécessaire pour faire en sorte que ça aboutisse enfin », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Comment se fait-il qu’on n’ait pas accès au premier ministre Francois Legault, ministre responsable de la région, alors que les rumeurs qui menacent les emplois circulent ? Le droit de produire de la fonderie doit être assuré avec des conditions claires et techniquement atteignables. Les échanges en cours entre le gouvernement et Glencore doivent pouvoir se conclure », ajoute le président du Syndicat, Shawn Smith.

Un cas concret de transition juste

« Faire avancer l’industrie vers une production plus respectueuse de l’environnement et de la santé de la population est primordial. C’est ça la transition juste dans un dossier concret. Il faut absolument le faire avec les travailleuses et avec les travailleurs, pas contre eux. Pour y arriver, monsieur Legault doit cesser de nous éviter et il doit commencer à prendre ses responsabilités », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« Le premier ministre, comme responsable de notre région, est bien placé pour ficeler ce dossier difficile et le régler pour plusieurs années. L’Abitibi-Témiscamingue doit pouvoir tourner cette page et avancer », conclut le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

Un premier contrat de travail pour le CPE Abinodjic-Miguam

Les travailleuses et travailleurs du CPE Abinodjic-Miguam ont adopté à 93 % leur première convention collective et obtiennent de nombreux gains. Au cours de la même semaine où se déroulait la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CPE Abinodjic-Miguam–CSN, se prononçait en assemblée générale le 2 octobre, sur sa première convention collective. Celle-ci faisait suite à l’entente de principe survenue le 18 septembre dernier.

Pour la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lyne Massicotte, « ce premier contrat de travail permet à ces travailleuses d’obtenir, bien sûr, le règlement survenu l’été dernier avec le ministère, mais aussi une disposition faisant la promotion de l’embauche de travailleuses autochtones », une première dans nos conventions collectives en région dans les CPE, mentionne la vice-présidente régionale.

Pour sa part, le président du Conseil central de l’Abitibi-TémiscamingueNord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur, considère que cette nouvelle convention collective viendra régulariser les conditions de travail dans ce CPE.

« Nous sommes particulièrement fiers, car en plus, on aura réussi à maintenir les valeurs d’appartenance autochtones propres à ce CPE » d’ajouter le président du CCATNQ–CSN. « C’est dire comment à la CSN, on se préoccupe d’avoir des conventions collectives adaptées à la réalité locale des syndicats affiliés et de ses membres », poursuit-il.

« Après les membres du STT du CPE chez Caliméro–CSN la semaine dernière, c’est maintenant à celles du STT CPE Abinodjic-Miguam–CSN de se doter d’une première convention collective CSN, moins d’un an après avoir joint nos rangs », de conclure Félix-Antoine Lafleur.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constitue l’organisation syndicale la plus importante dans le secteur des centres de la petite enfance (CPE) au Québec. Elle regroupe 80 % des CPE syndiqués, soit près de 13 000 travailleuses et travailleurs.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les salarié-es de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda interpellent leur direction

En processus de négociation de leur convention collective depuis près de deux ans, les travailleuses et les travailleurs de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda enjoignent leur direction de mettre l’épaule à roue pour arriver à une entente avant l’été.

Dans une lettre remise à Chantal Parent, directrice générale de la caisse, le syndicat explique que la lenteur des négociations est due aux nombreuses demandes de reculs des conditions de travail faites par l’employeur.

«En ce moment, on se bat grosso modo pour quelques jours de congé, notamment durant le temps des fêtes, ainsi qu’une carte-cadeau remise aux salarié-es qui s’absentent peu. Ce sont des bénéfices qu’on a déjà, et que l’employeur veut échanger contre des grenailles. C’est déplorable que l’on traite les travailleuses et travailleurs de la sorte, surtout alors que les finances de la caisse se portent bien, en partie grâce à notre travail», explique Samuel Grenier, président du syndicat.

«Dans le cadre de notre travail, nous sommes fiers de respecter des normes élevées en matière de service à la clientèle, notamment dans le retour des appels qui ne dépassent jamais les 48 heures. Dans ces circonstances, nous avons de la difficulté à comprendre comment les retours patronaux peuvent être aussi longs», ajoutent les signataires de la lettre en rappelant qu’ils sont, eux aussi, membres de Desjardins.

«Ce que l’on constate à la table de négociation, c’est que l’employeur veut se débarrasser des conditions de travail dont il se vante quand vient le temps de recruter de nouvelles et de nouveaux salariés. Retirer des mesures de conciliation travail-famille en 2025, ça n’a pas de sens», explique Alexandre Filiatrault, vice-président de la Fédération du commerceCSN.

«En octobre dernier, on sortait dans les médias pour dénoncer la lenteur du processus de négociation. Sept mois plus tard, les salarié-es sont à bout de patience. Ça prend absolument un règlement avant l’été», de conclure Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’AbitibiTémiscamingue–Nord-du-QuébecCSN.

Le syndicat bénéficie d’une banque de trois jours de grève quil pourrait utiliser sans préavis.

Neuf heures de grève pour obtenir une entente de principe

Réunis en assemblée générale hier soir, les membres du STT du Relais routier du KM 381-CSN, affiliés au Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN et à la Fédération des employées et employés des services publics-CSN (FEESP) se sont prononcés en faveur de l’entente de principe convenue avec la Société de développement de la Baie-James le 19 octobre 2024 au matin après une grève de 9 heures. « C’est donc à 95% que les travailleuses et travailleurs se donnent un nouveau contrat de travail de 5 ans » de dire Rémy Boily, président du syndicat.

« Bien sûr, les attentes des membres étaient élevées considérant certains retards à rattraper au fil des années » d’ajouter le président. Ils pourront toutefois bénéficier d’améliorations intéressantes à leur contrat de travail, notamment :

  • Augmentation salariale de 17.4% sur 5 ans (6 -2.8– 2.6– 2.5– 3.5) identique au secteur public rétroactif au 1er janvier 2024 avec une protection face à l’IPC (indice de prix à la consommation).
  • Instauration d’un régime d’assurance collective
  • Mise sur pied d’un régime de retraite
  • Augmentation de la prime de nuit de 3.5 %
  • Allocation pour les souliers de travail passant de 100$ à 150$
  • Prime de 5% pour un maximum de 3 jours pour former les nouveaux employés
  • Indemnisation du temps de déplacement représentant 8 heures maximum par déplacement
  • Indemnisation des congés maladie et fériés sur une base de 12.5 heures/jour

« Bien sûr qui dit négociation, certaines concessions font partie aussi du résultat, soit notamment l’obtention d’une chambre privée après 1 an d’ancienneté pour les nouveaux salariés réguliers et la prise des pauses de 15 minutes sur place » de poursuive Rémy Boily.

De son côté, le président du CCATNQ Félix-Antoine Lafleur, salue la détermination des membres du Syndicat du Relais routier du KM 381-CSN. « En 2024 ce n’est jamais facile de se doter d’un mandat de grève et de l’appliquer pour faire avancer la négociation » d’affirmer le président du conseil central. « C’est encore plus vrai quand vous travaillez en milieu isolé tenu de maintenir des services essentiels » de préciser Félix-Antoine Lafleur. Ce nouveau contrat de travail, facilitera certainement l’attraction et la rétention de la main-d’oeuvre bien que certaines améliorations devront être négociées lors des prochains contrats de travail, de conclure celui-ci.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres oeuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec – CSN (CCATNQ) compte plus de 60 syndicats affiliés représentant plus de 6500 membres dans les secteurs public et privé.

Les employé-es de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda s’arment d’un mandat de grève

Réunis en assemblée générale le 16 octobre dernier, les quelque 50  travailleuses et travailleurs de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda ont voté à l’unanimité pour un mandat de grève de trois jours.

« Les employé-es de la caisse sont prêts à se tenir debout pour améliorer leurs conditions de travail. Il est temps que l’employeur reconnaisse l’apport essentiel de ce groupe majoritairement composé de femmes dans le succès de Desjardins et qu’il négocie en conséquence », explique le président de la Fédération du commerce (FC–CSN), Alexandre Laviolette.

« Un mandat unanime, ça signifie que les membres parlent d’une seule voix. Le message ne pourrait pas être plus clair : la négociation doit avancer, autrement les membres n’hésiteront pas à débrayer », ajoute le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN), Félix-Antoine Lafleur.

La semaine dernière, les travailleuses et les travailleurs se sont rassemblés devant la caisse Desjardins pour signifier leur impatience quant à la lenteur du processus de négociation qui perdure depuis octobre 2023.

À propos

Le CCATNQ–CSN compte plus de 60 syndicats affiliés représentant plus de 6500 membres dans les secteurs public et privé.

La FC–CSN regroupe près de 30 000 membres partout au Québec dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, démocratique, équitable et durable.

Les syndiqué-es du relais routier du km 381 choisissent la grève

Lundi en fin d’après-midi, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Relais routier du km 381–CSN n’a eu d’autre choix que de déposer un avis de grève au ministère du Travail, grève devant s’amorcer le 19 octobre prochain.

Depuis janvier 2024, le syndicat a déposé son avis de négociation et malgré plusieurs messages, l’employeur fait la sourde oreille, préférant gagner du temps et refusant ainsi de régler les problèmes de rétention et d’attraction de la main-d’œuvre en milieu isolé. Pour la porte-parole du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, Geneviève Morin, « ce genre d’employeur est digne de mention puisque lié au gouvernement du Québec », de préciser la porte-parole.

« Le Relais routier km 381 a une réalité géographique très particulière, c’est un endroit extrêmement isolé, avec toutes les contraintes que ça impose. C’est d’autant plus dur de trouver du personnel pour y travailler ce qui rend la tâche très lourde pour les travailleuses et les travailleurs sur place. L’employeur doit réaliser l’ampleur du problème », d’ajouter la porte-parole régionale de la CSN.

De son côté, Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ne mâche pas ses mots : « Les gens qui ont le pouvoir de débloquer cette négociation sont au gouvernement, assis bien au chaud dans des bureaux à Québec, pendant que nos membres sont surchargés, dans des conditions météorologiques souvent difficiles, dans un environnement où tout coûte plus cher. Si celles et ceux qui ont le contrôle de la bourse venaient passer 24 h ici pour constater le travail à faire et l’importance dans la région du relais routier km 381, ils réaliseraient rapidement qu’il faut que ça débloque. »

Les 2 et 3 octobre derniers, le porte-parole syndical a clairement avisé la porte-parole patronale qu’après 9 mois d’attente, la négociation devait s’activer. Malgré son engagement, la rencontre du 7 octobre s’étant amorcée vers 15 h 30 plutôt qu’en matinée, l’employeur a procédé à un nouveau dépôt, mais toujours très loin des objectifs syndicaux.

« Devant le peu de progrès depuis tout ce temps, le syndicat du relais routier du km 381, affilié au CCATNQ et à la FEESP, a réagi au choix de la SBDJ (Société de développement de la Baie-James) », de conclure les porte-parole syndicaux.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés, dont les 65 000 membres œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) compte plus de 60 syndicats affiliés représentant plus de 6500 membres dans les secteurs public et privé.

La CSN prévoit un été difficile dans les établissements de santé de l’Abitibi-Témiscamingue

Les travailleuses et les travailleurs de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont appris la semaine dernière que cet été, près du tiers des quarts de travail seront laissés vacants dans le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, faute de personnel. La centrale syndicale craint que les impacts de ce bris de service n’affectent pas que les services à la population, mais aussi la santé du personnel.

Même en se tournant vers la main-d’œuvre indépendante (MOI), plus de 76 quarts de travail par période de 15 jours sont toujours à découvert et sans solution. Parmi les impacts de ces possibles bris de services, la centrale dénombre notamment le retrait du deuxième bain pour les aîné-es en CHSLD.

« Très peu de solutions ont été trouvées à ce moment-ci, outre le rappel de retraité-es et les heures supplémentaires volontaires pour notre personnel déjà épuisé. Tout ça, parce que le gouvernement n’a pas entendu nos cris d’alarme lancés d’année en année. Pire, voilà qu’avec la centralisation des décisions à Québec, la nouvelle orientation sur le contrat unique pour les agences de placement met dans l’embarras le CISSS en question et surtout le personnel et les services à la clientèle », explique Lyne Massicotte, présidente du Syndicat régional du personnel paramédical des services auxiliaires et métiers du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue.

Présent à Rouyn-Noranda, le vice-président de la CSN et responsable de la campagne Vraiment public, David Bergeron-Cyr, n’est pas surpris de ce qui se passe dans la région. « Depuis des années, on avise ce gouvernement que tôt ou tard on va frapper un mur ; on y est ! Au lieu d’ouvrir la porte en grand au privé en santé, le gouvernement devrait valoriser le public. En ce moment, le réseau se fait cannibaliser par le privé », explique-t-il.

« Début mai, le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue a dû reporter l’ouverture de la Maison des aînés de Val-d’Or, faute de personnel, laissant une bâtisse construite à coups de millions aux frais des contribuables, complètement vide. Depuis trop longtemps, nous n’arrivons pas à combler les besoins en CHSLD. Le gouvernement doit trouver des mesures concrètes d’attraction pour le personnel du réseau public, il y a urgence d’agir, particulièrement dans notre région », ajoute Lyne Massicotte.

Une campagne d’envergure nationale

Depuis l’adoption sous bâillon du projet de loi 15, la CSN a augmenté d’un cran sa mobilisation contre la privatisation du réseau public à travers sa campagne nationale Pour un réseau vraiment public !

« L’utilisation des heures MOI est un exemple éloquent de la présence du privé en santé, mais ça va beaucoup plus loin que ça. De plus en plus, on voit apparaître des médecins-entrepreneurs à la tête de grandes cliniques privées qui s’enrichissent sur la maladie. Tout ça avec nos taxes et impôts, affaiblissant du même coup les services publics », conclut M. Bergeron-Cyr.

Pour pallier les bris de services en régions, mais aussi pour décentraliser le réseau, la CSN revendique un réseau de la santé entièrement public.

À propos

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) représente plus de 6 000 membres répartis dans plus de 50 syndicats affiliés à la CSN. La CSN représente près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

Fonderie Horne: le syndicat veut que Glencore investisse

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda a été surpris par l’annonce médiatique sur l’avenir de la Fonderie Horne ce matin.

« Nos membres demeurent notre priorité et il est temps de les rassurer, affirme Shawn Smith, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN). L’investissement de 750 M$ doit absolument se faire à notre usine. C’est essentiel pour conserver nos emplois, mais aussi ceux des autres usines et des fournisseurs qui dépendent de la Fonderie. Ce que nous fabriquons est aussi essentiel à la transition en cours, laquelle vise à remplacer le pétrole par l’électricité. »

« Les travailleuses et les travailleurs doivent demeurer au cœur de la transition juste vers une économie plus verte, d’une part pour préserver les emplois concernés, mais d’autre part, pour atteindre les normes environnementales en matière de salubrité de l’air et de santé publique. En ce sens, les investissements annoncés à la Fonderie Horne doivent être confirmés dès que possible », insiste Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Cette fonderie est essentielle pour la filière batterie en raison du recyclage de métaux rares et de sa production de cuivre. Elle est la seule usine du genre en Amérique du Nord », ajoute Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Il est dommage que les travailleuses et les travailleurs soient inquiétés périodiquement sur leur avenir. L’entreprise et le gouvernement devraient éviter de créer des peurs inutiles qui risquent de compliquer l’embauche et la rétention du personnel », soutient Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

Rappelons par ailleurs que le gouvernement a imposé à la Fonderie Horne une baisse des émissions d’arsenic à 15 nm/m3 et le dépôt d’un plan pour l’atteinte de 3 nm/m3, le tout pour 2027.

Les avocates et les avocats de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec viennent grossir les rangs de la CSN

Une vingtaine d’avocates et d’avocats de l’aide juridique de l’Abitibi-TémiscamingueNord-du-Québec fait le choix de grossir les rangs de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Ce groupe de travailleuses et de travailleurs de l’aide juridique est le quatrième à rejoindre la CSN au cours des derniers mois. « Avec l’arrivée de ce nouveau groupe, ce sont maintenant sept syndicats d’avocates et d’avocats qui sont affiliés à la Fédération des professionnèles (FP–CSN). C’est un plaisir et un honneur de les accueillir dans notre grande famille », souligne Danny Roy, le président de la FP–CSN.

En avril dernier, les syndicats CSN ont obtenu une entente de principe permettant aux avocates et aux avocats de l’aide juridique de maintenir leur parité salariale avec les procureur-es de la Couronne.

« Nous sommes toujours heureux d’accueillir de nouveaux groupes de travailleuses et de travailleurs dans nos rangs », a commenté Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-TémiscamingueNord-du-Québec (CSN), « les avocates et avocats de l’aide juridique de l’Abitibi-TémiscamingueNord-du-Québec peuvent être assurés qu’ils trouveront à la CSN, toute l’écoute et le soutien dont ils ont besoin pour améliorer leurs conditions de travail. »

« Au nom des 330 000 membres de la CSN et du comité exécutif, je tiens à souhaiter la bienvenue aux avocates et aux avocats de l’aide juridique de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec. Vous faites désormais partie de ce grand mouvement qui nous permet d’améliorer au quotidien le sort des centaines de milliers de travailleuses et travailleurs », a souligné la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des avocates et avocats de l’aide juridique de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), au Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

Pour une fonderie propre à Rouyn-Noranda

Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de la CSN pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, Stéphane Larente, président du STMN-CSN et Kevin Gagnon, vice-président de l’industrie manufacturière-CSN. Crédit photo: Ian-Thomas Bélanger

Après son récent appel au calme, le syndicat de la Fonderie Horne a invité la population et les élu-es de Rouyn-Noranda à venir dialoguer et à collaborer afin d’obtenir une fonderie propre à Rouyn-Noranda dans les meilleurs délais.

« Il faut à tout prix éviter le laxisme des élu-es des dernières décennies. Il va falloir atteindre le seuil de 15 nanogrammes par mètre cube d’ici l’été 2027 au plus tard, et il va falloir continuer à travailler ensuite pour atteindre la norme nationale de trois nanogrammes par mètre cube d’air », affirme Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda-CSN.

Ce dernier rappelle que divers projets vont contribuer à l’atteinte du premier objectif de 2027, soit les projets Vélox, Phénix, ECCO, R3 et la zone de transition. D’autres approches seront ensuite nécessaires pour viser des émissions de trois nanogrammes ou moins sur l’ensemble du territoire. L’atteinte de l’objectif de 2027 fera en sorte que la norme de trois nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air sera respectée sur 84 % du périmètre urbain de la ville.

Le STMN-CSN réinvite la population à se prononcer sur cet enjeu majeur pour Rouyn-Noranda dans la consultation publique en cours jusqu’au 20 octobre. « Il faudrait cesser d’opposer les emplois et l’environnement et de diviser la population. On peut laisser la fonderie ouverte et améliorer la qualité de l’air comme jamais auparavant », enchaîne Stéphane Larente.

« On salue la diminution d’arsenic proposée, mais on ne doit pas se satisfaire de ça. Il faut ensuite atteindre la cible de 3 ng/m3 », ajoute le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN (FIM-CSN), Kevin Gagnon. La FIM-CSN souligne d’ailleurs que des investissements importants pour l’environnement représentent un signal positif pour la pérennité de la fonderie et pour l’économie de la région.

Transparence et suivi serré

La CSN insiste pour que les avancées qui se trouvent en ce moment sur la table ne soient pas seulement des promesses en l’air. « Le nouveau député et le gouvernement qui viennent d’être élus doivent absolument divulguer clairement, sans aucune cachette, les progrès de la fonderie de Glencore chaque année. Sans ce suivi serré, sans cette transparence, la population de la région ne pourra jamais reprendre confiance dans le processus de suivi environnemental », soutient Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN.

Responsabilité collective

« Tout le monde s’entend pour dire qu’il faut un virage vert à la Fonderie Horne. C’est une responsabilité partagée des élu-es et de Glencore de faire en sorte qu’on avance dans la bonne direction, une bonne fois pour toutes. Le temps des beaux discours est terminé, on doit passer à l’action », renchérit Yvan Duceppe, trésorier et porte-parole de la CSN sur les enjeux environnementaux. Ce dernier demande par ailleurs au nouveau gouvernement de ne pas mettre ce dossier sur pause sous prétexte que de nouveaux ministres responsables seront nommés. La CSN prône une transition juste qui tient compte de l’environnement, mais aussi des travailleuses et des travailleurs.

Le syndicat de la Fonderie Horne lance un appel au calme

Après des mois à se focaliser sur le débat public à Rouyn-Noranda concernant l’arsenic et la Fonderie Horne, certains citoyens ont perdu le sens de la mesure et lancent même des commentaires haineux envers ceux et celles qui y travaillent. Dans un reportage de Radio-Canada du 17 septembre, on cite des travailleuses et travailleurs qui se font traiter, par exemple, de « tueurs d’enfants » ou « d’empoisonneurs de femmes enceintes ».

« Après l’élection, il va falloir continuer à vivre ensemble et je crains que cette division dans la population laisse des séquelles. Nous ne sommes pas des criminels, seulement des travailleurs », insiste Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN. Ce dernier rappelle que les membres de son syndicat sont les premiers à vouloir une diminution des émissions de l’usine, puisqu’ils y travaillent tous les jours. « Plutôt que d’accuser les travailleurs, la population devrait participer à la consultation publique sur la proposition de diminution des émissions d’arsenic à 15 nanogrammes, qui se tiendra jusqu’au 20 octobre », propose le président.

« Le débat sur l’arsenic prend une telle ampleur qu’il occulte tous les autres enjeux importants pour la région comme la santé, l’éducation, la pénurie de main-d’œuvre ou encore de logements », s’inquiète Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

« Il faut voir la Fonderie Horne comme un élément important dans l’économie du Québec et dans le recyclage des appareils électroniques, des batteries de cellulaire, d’ordinateur ou encore de voiture électrique. On va faire quoi avec tous ces appareils si on la ferme ? », s’interroge Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN. Ce dernier rappelle que le syndicat s’est déjà prononcé pour la réduction la plus importante techniquement possible de l’arsenic dans l’air. « Le syndicat a tout intérêt à ce que des investissements massifs soient réalisés pour rendre la fonderie plus acceptable socialement et ainsi assurer sa longévité », ajoute Louis Bégin. En attendant, plusieurs travailleuses et travailleurs s’inquiètent d’une éventuelle fermeture de la fonderie, une possibilité qui revient d’ailleurs relativement régulièrement dans le débat public.

« La transition juste prônée par la CSN ne doit pas se faire sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Il faut que le gouvernement et la population facilitent le virage qui sera nécessaire pour plusieurs entreprises, y compris la Fonderie Horne. L’enjeu du climat est le plus important de notre époque. La Fonderie Horne ne sera donc pas la seule usine à devoir changer ses pratiques dans les prochaines années et nous devrons accompagner celles et ceux qui y travaillent avec bienveillance », soutient Yvan Duceppe, porte-parole de la CSN sur les enjeux environnementaux.

Le syndicat invite Glencore et le gouvernement à plus de transparence

Afin de protéger la santé des travailleuses et des travailleurs, de leur famille et de leurs concitoyens de Rouyn-Noranda, le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN) demande à Glencore international de s’entendre le plus rapidement possible avec le gouvernement sur un échéancier précis qui permettra d’obtenir la plus grande réduction techniquement possible d’arsenic dans l’air.

Après avoir pris le temps de consulter ses membres et de se concerter la semaine dernière, les membres du comité exécutif du syndicat ont conclu qu’il est possible de réduire significativement les émissions à la sortie de l’usine dans le but de conserver les emplois à long terme tout en obtenant une meilleure acceptabilité sociale.

« On demande aussi à Glencore d’être plus transparente et de faire connaître ses intentions. Ce serait à notre employeur d’exprimer clairement sa position sur la place publique. Le gouvernement devrait lui aussi prendre position quant à une réduction qui serait acceptable à long terme de façon à permettre un investissement majeur de l’employeur qui ne se fera pas sans une garantie sur plusieurs années », explique Stéphane Larente, président du STMN–CSN.

Le syndicat est au courant que divers projets de réduction des émissions d’arsenic sont sur la glace, en attente d’approbation par Glencore international, comme les projets Velox/Phenix, la filtration de l’air des évents ou le nettoyage des environs de l’usine. Certains travaux de recherche pourraient également permettre des réductions d’émissions si les résultats s’avèrent concluants et compatibles avec les procédés de l’industrie. Aucune solution possible ne devrait être négligée.

« En combinant plusieurs mesures de réduction des émissions, il est possible de continuer les opérations de la Fonderie Horne tout en effectuant un contrôle des émissions d’arsenic beaucoup plus important qu’en ce moment. On maintiendrait ainsi des milliers d’emplois liés à la fonderie tout en améliorant la qualité de vie des citoyens de Rouyn-Noranda », renchérit Kevin Gagnon, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière
(FIM–CSN).

« L’ensemble des ministères impliqués doivent agir de façon transparente, les travailleurs et la population ont le droit de savoir à quoi s’attendre pour l’avenir. Soulignons également un aspect méconnu de la fonderie : le recyclage de métaux contenus dans le matériel électronique qui seraient autrement un déchet », conclut Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

Les travailleurs de la Mine Noranda entérinent leur nouveau contrat de travail

Réunis en assemblée générale hier, le 5 mai, les membres du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMNCSN) se sont prononcés à 83 % en faveur des termes de leur nouveau contrat de travail. 

Les salariés syndiqués, affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN), ont pris connaissance de l’entente de principe intervenue à la table de négociation lors de leur instance. D’une durée de trois ans, la nouvelle convention collective prévoit une hausse du salaire moyen de 8.84 % ce qui représente 3,35 $ l’heure pour la durée du contrat. On note également d’autres gains financiers, dont une augmentation de la prime de nuit et du bon de lunch. Certaines couvertures de l’assurance collective se verront aussi améliorées, entre autres, l’assurance invalidité court terme, les lunettes et autres services professionnels. Une bonification du régime de retraite est également prévue dans l’entente. 

Les salariés enregistrent également des gains importants relativement au volet normatif de la convention collective. Ceux-ci concernent notamment un meilleur accès à la formation et des délais de transfert plus courts lors de l’obtention d’un poste. Une amélioration à la procédure de grief et d’arbitrage de même qu’un meilleur encadrement du temps supplémentaire sont au nombre des gains. Certains droits syndicaux se trouvent également bonifiés par ce nouveau contrat de travail, de même que l’accès aux congés sociaux. 

Pour le président du syndicat, Stéphane Larente : « Nous sommes satisfaits des gains obtenus dans cette négociation, plus particulièrement sur la question des délais de transfert et de la formation. C’était pour nos membres des enjeux très importants. Nous tenons aussi à souligner la grande solidarité de ces derniers qui ne s’est jamais démentie jusqu’à la fin de cet important exercice qu’est la négociation pour le renouvellement de notre convention collective. Nous avons pu le constater par leur grande participation aux assemblées générales, de même que par les débats constructifs que nous y avons tenus. » 

Après une première rencontre tenue le 15 décembre 2021 où les parties ont pu échanger sur leurs grandes priorités, la négociation proprement dite a débuté le 11 janvier 2022. 

C’est le 20 avril dernier que les parties en sont arrivées à une entente de principe à la table, après plus de 20 jours de négociation. 

« Nous croyons que le résultat du vote exprimé par nos membres démontre leur appréciation de ce nouveau contrat de travail. Sur l’ensemble de notre cahier de revendications, nous estimons avoir progressé à différents niveaux, ce que nous considérons fort positif », conclut Stéphane Larente. 

Pour Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN), « Tout le monde sait que le respect, ça commence par de bonnes conditions de travail. La fédération est heureuse que les travailleuses et travailleurs de la Fonderie Horne aient pu bonifier leurs conditions de travail tant normatives que financières. Ils vont continuer de bien gagner leur vie dans cette belle région, d’autant plus que c’est un secteur d’activité essentiel pour l’économie du Québec. » 

Pour sa part, Félix-Antoine Lafleur, président du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQCSN), « Nous accueillons positivement le dénouement de cette négociation où les parties en sont arrivées à une entente négociée qui comporte de belles avancées pour les membres. Le secteur industriel en est un fort important dans la région et il ne serait certes pas le même sans l’apport considérable de ces travailleuses et travailleurs. » 

Large appui de la Société civile envers la Première Nation de Long Point face à Sayona Mining et lancement d’une pétition de soutien internationale

Neuf regroupements et comités citoyens, groupes environnementaux, syndicat et organisme communautaire de l’Abitibi-Témiscamingue joignent leurs voix pour soutenir la Première Nation de Long Point (LPFN) dans ses demandes adressées le 21 mars 2022 au gouvernement du Québec concernant les activités de Sayona Mining en Abitibi-Témiscamingue. Ils invitent par la même occasion l’ensemble de la population de la région à signer leur pétition de soutien internationale envers la Première Nation de Long Point. La pétition est déjà disponible en français et en anglais et elle le sera sous peu en espagnol.

Le Conseil de LPFN demande au gouvernement du Québec les ressources pour mener sa propre étude d’impact des activités minières de Sayona Mining sur son territoire ancestral non cédé. Il demande également que l’ensemble des activités minières de Sayona Mining sur le territoire Anicinape Aki, en Abitibi-Témiscamingue, soit assujetti à une seule et même étude d’impact cumulative, plutôt que de se limiter uniquement à l’évaluation du gisement Authier Lithium situé à La Motte.

Les organismes à appuyer la démarche, en date d’aujourd’hui et classés en ordre alphabétique :

  • Action boréale
  • Centre Entre-Femmes
  • Collectif des Pas du lieu
  • Coalition anti-pipeline Rouyn-Noranda
  • Comité citoyen de protection de l’esker
  • Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN)
  • Mères au front – Rouyn-Noranda
  • Mères au front – Val-d’Or
  • Regroupement vigilance mines de l’Abitibi et du Témiscamingue (Revimat)

Citations :
« Les membres de la Première Nation de Long Point sont les mieux placés pour analyser et prendre position sur les impacts des projets miniers qui les affectent », Élise Blais-Dowdy, co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker.

« Sans nier l’utilité du lithium pour lutter contre la crise climatique, cette lutte ne doit pas servir de prétexte, encore une fois, pour détruire les territoires des peuples autochtones sans leur accorder la place qui leur revient dans le processus décisionnel », Geneviève Béland de Mères au front – Val-d’Or.

« Nous entendons et nous partageons les préoccupations des femmes et des familles Anicinapek de Winneway, notamment en ce qui concerne les impacts sur l’eau du projet global de Sayona Mining », Julie Côté, du Centre Entre-Femmes de Rouyn-Noranda.

« N’oublions pas qu’il s’agit de la même compagnie minière qui a tenté par tous les moyens d’éviter le BAPE pour le projet Authier durant trois ans. Son grand projet a considérablement changé depuis son assujettissement de force en 2019 : les études complètes doivent être revues pour tenir compte de ces changements et des impacts des trois gisements », Marc Nantel, porte-parole du Revimat.

« Tous les projets de Sayona sont interreliés. Il faut donc évaluer en amont les impacts environnementaux de l’ensemble des activités de Sayona Mining pour permettre au public de se prononcer sur les réels enjeux environnementaux, sociaux et économiques », Félix-Antoine Lafleur, président du CCATNQ–CSN.

« Pour éviter de répéter son erreur dans le dossier Gazoduq/GNL, le gouvernement doit fermer la porte au saucissonnage des projets interreliés par un même promoteur en exigeant une seule et même évaluation environnementale », François Gagné, co-porte-parole de la Coalition anti-pipeline Rouyn-Noranda.

« Miner pour la “transition énergétique” ne changera rien à la racine du problème si nous répétons les mêmes structures du colonialisme et de dépossession des richesses naturelles que l’industrie minière reproduit partout dans le monde », Johanne Alarie, de Mères au front – Rouyn-Noranda.

« Refuser de soutenir concrètement les demandes de la Première Nation de Long Point qui vise la mise en oeuvre de leur droit à l’autodétermination nous maintiendrait dans un régime colonial pilleur de ressources naturelles », Henri Jacob, président de l’Action boréale.

« Les claims que promet de dynamiter Sayona Mining à perpétuité sont des lieux vivants, habités, occupés, aimés et partagés par les Peuples d’ici, contrairement aux actionnaires de la compagnie qui continuent cinq ans plus tard d’essayer d’éviter les évaluations environnementales les plus rigoureuses et complètes », Marie-Hélène Massy-Émond, artiste instigatrice du Collectif des Pas du lieu.

Il est temps d’en finir avec les horaires de faction !

À l’instar des paramédics de l’ensemble du Québec, ceux de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, membres de la CSN, s’apprêtent à déclencher une nouvelle grève à compter du 16 mars 2022. Les listes de services essentiels ont été revues dans l’objectif de mettre encore plus de pression sur les employeurs et sur le gouvernement du Québec. Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces 120 paramédics entendent redoubler d’ardeur afin d’obtenir, notamment, l’élimination des horaires de faction qui sont toujours en vigueur en région, dont les secteurs de Malartic, d’Amos et de Ville-Marie.

Les horaires de faction sont des horaires de travail désuets en vertu desquels les paramédics doivent demeurer disponibles 24 h sur 24 durant 7 jours consécutifs pour répondre à des appels d’urgence. Par conséquent, ils n’attendent pas l’appel dans l’ambulance, prêts à partir, mais plutôt de leur domicile. On estime que cela peut ajouter jusqu’à 10 minutes au délai d’intervention des paramédics dans les régions couvertes par de tels horaires. Ce délai supplémentaire peut faire une différence importante lorsqu’il s’agit de sauver une vie ou de limiter les complications pour préserver la qualité de vie des usagères et des usagers.

« Ce qu’on veut, c’est être respecté, souligne le représentant du Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Harold Lavoie. Chaque jour, nous répondons présents pour servir la population. En intervenant rapidement, nous pouvons éviter des complications qui mineraient la qualité de vie des citoyennes et des citoyens, voire dans certains cas, leur sauver la vie. On s’attendrait à ce que le gouvernement entende nos besoins. Après tout, nos demandes n’ont rien d’extravagant. Malheureusement, le gouvernement nous tient pour acquis et nous pousse, par son immobilisme, à mettre en œuvre des moyens de pression plus costauds. Il est entièrement responsable de la situation ! »

Les paramédics négocient leurs conventions collectives de manière regroupée, au niveau national avec le Conseil du trésor, puisque l’État québécois fixe les conditions salariales de tout le secteur préhospitalier, même là où les services sont assurés par une entreprise privée, telle que Dessercom, en Abitibi. En plus de l’élimination des horaires de faction, ils réclament notamment un niveau de salaire compétitif par rapport aux salaires versés dans les autres services de sécurité publique ou encore dans les urgences des hôpitaux.

De son côté, le gouvernement offre des augmentations de seulement 6 % sur trois ans, ce qui aurait pour effet d’accroître encore davantage le fossé de rémunération entre les paramédics et tous les autres salarié-es qu’ils côtoient au quotidien. De plus, les syndicats réclament des moyens assurant que le personnel puisse manger et terminer leur quart de travail aux heures prévues.

« Personne ne peut prétendre que tout va pour le mieux actuellement dans le secteur préhospitalier, enchaîne le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du- Québec, Félix-Antoine Lafleur. On a assisté récemment à Senneterre à une situation déplorable directement liée au manque de ressources sur le territoire. Et d’autres situations semblables se sont produites un peu partout au Québec ces derniers mois. Nous nous expliquons bien mal que nous, les syndicats, soyons les seuls à travailler activement à la recherche de solutions alors qu’il en va du bien commun de toute notre région. »

Le syndicat et la CSN mènent d’ailleurs une vaste campagne de visibilité dans la région pour sensibiliser la population à l’urgence d’éliminer les horaires de faction des paramédics pour instaurer à la place des horaires à l’heure.

La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Roxanne Brassard, rappelle que le gouvernement a pu conclure des règlements avec la quasi-totalité des salarié-es de l’État. Il n’y a aucune raison pour que les négociations du préhospitalier s’enlisent.

« Sans conteste, les paramédics font partie de ces anges gardiens dont le gouvernement hésite à reconnaître concrètement le travail. Il faut comprendre à quel point cela peut être frustrant pour ces hommes et ces femmes qui se donnent corps et âme chaque jour sans aucune reconnaissance. C’est scandaleux qu’en 2022, les services préhospitaliers d’urgence du Québec reposent encore sur le dévouement de paramédics sous-payés, régulièrement forcés à faire des heures supplémentaires alors qu’ils n’ont même pas eu de pause repas durant leur journée. Ça doit changer ! »

La CSN déplore l’attitude antisyndicale de Mine Canadian Malartic

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) dénoncent fermement l’attitude de Mine Canadian Malartic qui a chassé les représentants de la CSN venus à la rencontre des travailleuses et travailleurs de la mine vendredi dernier.

« C’est regrettable de voir qu’un employeur aussi important dans la région se comporte de façon aussi hostile et va même jusqu’à appeler la police pour empêcher ses salarié-es de recevoir de l’information sur leur droit d’association. On se croirait revenus 70 ans en arrière, s’insurge Félix-Antoine Lafleur, président du CCATNQ–CSN. »

Les représentants de la CSN s’étaient rendus à l’entrée de la mine la semaine dernière dans le cadre d’une campagne de syndicalisation afin de distribuer des tracts et d’expliquer aux travailleuses et aux travailleurs l’importance de pouvoir négocier collectivement une convention collective et d’ainsi améliorer leur potentiel d’intervention en matière de santé et sécurité au travail.

Cette question est encore plus importante à la lumière des modifications proposées par le projet de loi 59 du ministre Jean Boulet, selon le président de la FIM, Louis Bégin :« Le projet de loi proposé diminue les acquis de plusieurs groupes prioritaires comme les miniers et les minières et il diminue considérablement le rôle de libre arbitre des institutions publiques, explique-t-il. Il sera donc important plus que jamais que les travailleuses et les travailleurs puissent s’unir pour maximiser leur rapport de force et assurer leur santé et leur sécurité. »

À propos
Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) représente plus de 7 000 membres répartis dans près de 70 syndicats affiliés à la CSN. Il est le chaînon régional de la CSN, un lieu de solidarité syndicale et d’action politique sur les enjeux sociaux et économiques régionaux.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle lutte pour améliorer les conditions de travail et la qualité de vie de ses membres et pour développer des emplois de qualité. Elle est très active sur le plan de la prévention en santé et sécurité du travail et de la formation.

Les travailleuses et les travailleurs à la défense de l’environnement d’Abitibi-Témiscamingue

Les travailleuses et les travailleurs syndiqué-es à la CSN mettent sur la table la question environnementale qui se veut fort à propos avec la venue de projets qui menacent l’environnement de notre région, comme le gazoduc qui traverserait trois de nos rivières et le projet Authier Lithium de la Sayona Mining qui pourrait polluer l’esker St-Mathieu-Berry, une importante source d’eau potable qui alimente la région d’Amos et une usine d’embouteillage d’eau.

« C’est à nous de porter le flambeau pour défendre notre environnement. Les travailleuses et les travailleurs ne veulent plus être passifs sur cet enjeu et vont s’assurer du respect de l’environnement, autant dans leur région que dans leur propre milieu de travail. Le gouvernement doit assurer plus de surveillance », explique Félix-Antoine Lafleur, président du CCATNQ qui estime que la structure d’évaluation environnementale actuelle des entreprises n’est pas suffisante et que la Loi sur les mines doit absolument être révisée. « La CSN s’inquiète du risque environnemental que représente le projet de gazoduc qui va traverser l’Abitibi. Il serait préférable de travailler à une transition énergétique responsable qui ne laisse pas les travailleuses et les travailleurs de côté », a déclaré Pierre Patry, trésorier de la CSN et présent au congrès.

Réunis en congrès du 7 au 10 mai, les membres du CCATNQ se prononceront aussi sur la question de la pénurie de main-d’œuvre. « Il est temps que les employeurs de la région augmentent les salaires pour tenir compte, entre autres, de l’attraction des emplois miniers et du peu de main d’œuvre disponible », indique le président Lafleur. En Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec, plusieurs enjeux, dont la pénurie de logements, l’internet haute vitesse, sont des éléments aggravant la pénurie de main-d’œuvre. En effet, pour attirer et retenir des travailleuses et des travailleurs d’autres régions, il faut en effet être en mesure de leur offrir un milieu de vie attrayant.

À propos
Le CCATNQ-CSN compte quelque 7 000 membres en Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec qui sont répartis dans plusieurs secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

Dépôt d’une seconde plainte au TAT contre l’employeur

À la suite d’un incident survenu le vendredi 22 février, une seconde plainte pour intimidation sera déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) contre la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda dans le cadre de la négociation visant le renouvellement de la convention collective des salarié-es.

« Nous déplorons à nouveau l’attitude moyenâgeuse du directeur général de notre institution. Vendredi dernier, alors qu’elle affichait du matériel de mobilisation, une de nos membres a été la cible d’une altercation physique perpétrée par monsieur Loranger sur le terrain de l’établissement. Nous sommes encore sous le choc d’avoir été témoin de cette manœuvre disgracieuse de la part du plus haut dirigeant de notre établissement », de dénoncer Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN (STTCPRN).

Rappelons que le 5 février dernier, des manœuvres de Jean-Claude Loranger ont été condamnées par le TAT qui a reconnu l’ingérence de l’employeur dans les affaires du syndicat, sa mauvaise foi et l’intimidation par courriel dont il a fait preuve envers les membres du STTCPRN.

« Dans l’ensemble des rares conflits de travail auxquels nous devons faire face, jamais un directeur général n’a agi de la sorte envers ses propres salarié-es, d’autant plus que monsieur Loranger siège à titre de président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda et, qu’en ce sens, il devrait se comporter de manière exemplaire », de renchérir Felix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN compte 70 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui rassemble quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le CCATNQ–CSN en rassemble 7000 en Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

Le syndicat de la Caisse Populaire de Rouyn-Noranda augmente sa banque de jours de grève.

Une semaine après que le syndicat ait eu gain de cause devant le Tribunal administratif du travail face à l’employeur Desjardins, les discussions à la table de négociations reprenaient hier. Les pourparlers se sont déroulés toute la journée, mais toujours deux éléments restent à régler : l’aspect salarial et la gestion de rendement. Pour la présidente du syndicat affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, Isabelle Frelas, la proposition de l’employeur constitue toujours un recul majeur au niveau salarial. « Hier soir, nous avons soumis aux membres, réunis en assemblée générale, le contenu de l’offre de Desjardins sur le salarial et ils ont vite compris que ceci représentait une perte de salaire variant de 3000 $ à 5000 $ pour la durée de la convention collective devant se terminer en 2022 ».

« Sans aucune justification de l’employeur, alors que notre demande représente un statu quo à ce qu’on gagne actuellement, la réponse a été sans équivoque : les membres ont choisi d’augmenter la banque de jours de grève donnant au syndicat 15 jours supplémentaires de ce moyen de pression ultime pour que l’employeur saisisse qu’après plus de 17 mois sans contrat de travail, un règlement passe par le respect du personnel syndiqué et ceci sans ce genre de recul » de poursuivre Isabelle Frelas.

« À ce moment-ci, il n’y a pas d’autres dates d’arrêtées pour reprendre la négociation, et nous sommes toujours prêts à continuer à négocier, grève ou pas. Nos positions et mandats sont connus par Desjardins, et quelques heures suffisent pour terminer cette négociation. La volonté et la bonne foi doivent maintenant s’actualiser » de conclure la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse Populaire de Rouyn-Noranda, affilié à la CSN.

À 1 % d’un règlement d’un contrat de travail refusé par l’employeur

De retour à la table de négociation les 28 et 29 novembre dernier, la Caisse populaire Desjardins et le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda (CSN) reprenaient les discussions à la suite d’une journée de grève tenue le 22 novembre et de l’audience devant le tribunal administratif du travail le 23 novembre.

Une première journée de rencontre qui a, somme toute, permis aux parties de progresser sur un des éléments toujours en suspens : celui des évaluations de rendement.

Cependant, le lendemain (29 novembre), l’employeur, par son comportement et par le dépôt d’une offre globale, toujours en deçà de ce que reçoivent présentement les travailleurs, empêche le règlement d’une convention collective et trouble la quiétude de la clientèle pour 1 % d’augmentation demandée par le syndicat alors que l’indice des prix à la consommation oscille entre 1,3 et 2,4 %, depuis janvier 2018. Indice d’ailleurs évalué à 2,6 % pour les prochains mois.

Pour la présidente du syndicat CSN affilié à la Fédération du commerce, ce geste démontre le peu de respect accordé aux travailleuses et aux travailleurs qui, au quotidien, s’efforcent de maintenir un travail professionnel.

De gauche à droite, Jacques Létourneau, président de la CSN, Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda (CSN), David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce et Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue, Nord-du-Québec-CSN

« Après avoir réduit notre demande initiale à un niveau inférieur de ce que nous avons actuellement, Desjardins nous propose une offre finale en fin de journée le 29 novembre :
2018 : perte de 0,25 à 0,75 % que le syndicat accepte ;
2019 : perte de 0 à 0,5 % que le syndicat accepte ;
2020 et 2021 : perte de 1 % ; le syndicat maintient sa demande de 1 %.

« Malgré des profits records, l’employeur refuse de régler notre contrat de travail sachant que son porte-parole n’est pas disponible avant le 23 janvier 2019 », d’expliquer Madame Frelas, présidente du syndicat.

« Notre demande de 1 % pour l’année 2020 a été rejetée du revers de la main, puisque la direction souhaite un contrat de travail de quatre ans. Nous leur avons indiqué que pour l’année 2021, un pour cent devait être ajouté et nous avions une entente. Ce 1 % sert à maintenir notre pouvoir d’achat actuel », d’ajouter la porte-parole syndicale.

« Malgré tous les compromis acceptés par le syndicat quant à l’aspect salarial depuis plusieurs rencontres, la direction de Rouyn-Noranda a clos les discussions et refuse même d’arrêter d’autres dates de pourparlers. C’est ça la volonté de Desjardins de régler la convention collective à l’abri des médias », de conclure Isabelle Frelas.

Les ressources intermédiaires et familles d’accueil à l’enfance en Abitibi-Témiscamingue sont maintenant reconnues à la CSN

Dans un jugement rendu par le juge administratif Yves Lemieux le 7 mars 2018, la CSN se voit reconnue pour représenter les 314 ressources intermédiaires et familles d’accueil destinées aux enfants. Ces travailleuses et travailleurs du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue peuvent maintenant compter sur la CSN pour faire valoir leurs droits et pour militer afin d’améliorer leur quotidien et faire reconnaître leur travail à sa juste valeur.

Rappelons que ce nouveau groupe a choisi la CSN l’été dernier pendant une période qui avait été déterminée par le Tribunal administratif du travail (entre le 5 juin et le 8 juillet 2017) pour permettre aux deux organisations syndicales d’augmenter leur représentation dans la région. Deux choix s’offraient aux ressources : la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ou la Fédération des familles d’accueil et ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ) qui regroupait la grande partie des membres avant le début de la période.

Avec les militantes de la région et celles venues de l’extérieur pour leur donner un coup de main, pendant quatre jours, elles ont ratissé les quatre coins de la région pour discuter avec leurs collègues de travail, afin d’obtenir leur confiance et leur adhésion à la CSN. Le 8 juillet à minuit, la CSN avait obtenu la majorité absolue.

En octobre 2017, Me Sanogo, de Service juridique de la CSN, était au Tribunal avec les personnes militantes et les deux personnes conseillères au dossier. Le juge Lemieux, après un délibéré, a conclu que la CSN est majoritaire et révoque la FFARIQ dans le cadre de sa décision.

Enfin, les ressources à l’enfance obtiennent leur reconnaissance CSN!

Au CISSS Abitibi-Témiscamingue, un discours déconnecté de la réalité

Annick Trottier, vice-présidente régionale FSSS, Patrice Larivière, président du syndicat CSN-SRPPSAM du CISSS A-T (syndicat régional du personnel paratechnique, auxiliaire et de métiers) et Donald Rheault, président par intérim du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec, souhaitent réagir au point de presse du CISSS A-T tenu hier pour rassurer la population sur la qualité des services. Depuis le début des fusions, nous relatons des faits à la partie patronale concernant les dommages collatéraux d’une réorganisation faite hâtivement. Lors de ce même point de presse, le CISSS A-T mentionne que les services ne sont pas adaptés aux besoins changeants dans la région et que les soins doivent se faire de plus en plus à la maison, qu’on hospitalise trop. Pendant la période des fêtes, nous avons été interpellés par nos membres de la région d’Amos du département de la chirurgie qui, à la suite de la réorganisation, ont vu leur étage passer de 36 à 24 lits. Malgré la promesse d’ajouter du personnel de soins en cas d’augmentation du nombre de lits, l’employeur n’a ajouté aucune aide lorsque 28 lits étaient occupés.

Le CISSS A-T se contente de justifier la situation critique par la pénurie de main-d’œuvre liée au faible taux de chômage dans la région. Mais quand une mère monoparentale se fait menacer de recevoir une lettre disciplinaire pour insubordination après avoir refusé un temps supplémentaire obligatoire parce qu’elle doit aller chercher son enfant à la garderie le soir et que l’employeur réplique qu’elle doit se prévoir un plan B, on ne peut que se demander comment le CISSS peut vouloir favoriser la rétention du personnel.

Les solutions de l’employeur comprennent la création d’un salon de rehaussement de la disponibilité, afin d’aider les travailleurs à augmenter leur disponibilité. Encore une fois, l’employeur est loin de sa base : les travailleurs de la santé sont épuisés de devoir travailler à effectifs réduits jour après jour. L’employeur veut aussi augmenter la proportion de postes à temps plein de 20 %, mais présentement, avec les coupures, la surcharge de travail augmente et nos travailleurs ne veulent plus de temps plein, car le travail est devenu trop dur. Nous avons tenté d’intervenir à plusieurs reprises depuis le début des fusions, mais l’employeur semble devoir exécuter les directives ministérielles pour réaliser des économies. Le syndicat a été informé que dans un CHSLD de la MRC de la Vallée-de-l’Or, les gestionnaires veulent mettre deux bénéficiaires par chambre en les séparant par un simple rideau dans deux à trois chambres, et ce, sans ajouter de personnel. Une préposée aux bénéficiaires passerait donc de onze bénéficiaires à quatorze ou quinze bénéficiaires! Comment cette décision assure-t-elle la qualité des soins et une charge de travail adéquate au personnel?

Le CISSS A-T nous demande d’arrêter de dénoncer la situation et a laissé entendre que nos sorties pourraient décourager la population de se présenter dans les différents établissements pour obtenir des soins. La qualité et la sécurité des services sont assurées par des travailleurs qui ont à cœur leur profession et c’est pour ça que la population n’en voit peut-être pas encore les effets. Des gens qualifiés démissionnent et, dans un dernier geste désespéré, dénoncent la réalité de leur travail, en espérant que ça renverse la vapeur pour leurs collègues.

Les représentants du syndicat, de la FSSS régionale et du conseil central, affiliés à la CSN, voudraient lancer un message clair à M. Desjardins : « Si le partenariat avec ses 6 000 travailleurs est primordial, nous aimerions connaître l’interprétation qu’il fait de ce mot, car nous n’avons même pas pu poser nos questions devant les médias à la fin du point de presse. Pour nous, un vrai partenariat doit se faire dans la transparence et le respect de chacun, avec le souci d’être parties prenantes des solutions. La présentation d’un plan d’action en quatre axes, sur lequel nous n’avons pas eu un mot à dire, envoie le signal contraire. Tenter de discréditer les organisations syndicales pendant la négociation de nos conditions de travail sera vain : les citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue ne sont pas dupes et sont à même de constater que les 6 000 travailleurs de la santé de la région s’unissent pour dénoncer un climat de travail plus difficile que jamais. D’ailleurs, la loi prévoit l’obligation pour l’employeur de maintenir un milieu sain et sécuritaire pour nos travailleurs.»

Nouveau contrat de travail

Les travailleuses et les travailleurs de l’usine LVL Global de Ville-Marie, syndiqué-es à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM-CSN), ont adopté l’entente de principe intervenue avec l’employeur.

Le 20 décembre, le syndicat et l’employeur ont procédé à la signature du nouveau contrat de travail d’une durée de trois ans. Ce dernier comporte des avancées significatives, dont une augmentation salariale totalisant 7,5  %,  la bonification de la prime de quart, le rétablissement de la contribution de l’employeur au régime de retraite totalisant 3 %, ainsi que des gains au chapitre des vacances, pour ne nommer que ceux-ci.

Pour le président du syndicat, Vincent Cousineau : « La transparence des parties et les débats constructifs tout au long des pourparlers en négociation ont permis d’obtenir un règlement satisfaisant. » Nous pouvons affirmer que nous avons finalement récupéré l’ensemble de nos conditions de travail qui, rappelons-le, ont fait l’objet de concessions importantes lors de la fermeture de l’usine  entre 2008 et 2010, de conclure le porte-parole syndical du Syndicat des travailleurs (euses) de Temfor affilié à la CSN.

Une page qui se tourne enfin 

Les employé-es des trois marchés d’alimentation fermés il y a près de deux ans, peuvent enfin pousser un soupir de soulagement ; la CSN procède, aujourd’hui et demain, à la distribution des indemnités versées par l’employeur.

Les quelque 250 travailleuses et travailleurs du Maxi et du Loblaws de Rouyn-Noranda ainsi que ceux du Provigo de Témiscaming, pourront enfin passer à autre chose. « Ce sont trois ans de conflit qui prennent fin aujourd’hui. C’est un soulagement pour nous tous, avoue Chantal Duhaime, la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs en alimentation de Place Rouanda-CSN. Comme dans toutes les fermetures d’usine ou de commerce, les pertes d’emploi ont eu d’importantes conséquences sur nos vies. C’est un peu comme un baume sur nos blessures », confie Mme Duhaime.

Pour le président du conseil central, Donald Rheault, l’appui inconditionnel fourni par le CCATNQ-CSN aura permis aux employé-es de trouver un peu de réconfort à travers ces nombreux mois. « Tout au long de cette bataille, notre mobilisation et notre solidarité régionale a soutenu les travailleuses et les travailleurs pour l’obtention d’une justice dans ce dossier. Pour nous, il n’a jamais été question d’abandonner. »

De son côté, la secrétaire générale de la Fédération du commerce, Diane David, se réjouit qu’enfin, l’employeur verse les sommes dues.  « Il faut rappeler que Provigo a tout tenté pour se désister de ses obligations dans ce dossier. Il a choisi de porter la cause en Cour supérieure, où heureusement, il a été débouté. C’est un message clair à toutes les entreprises qui croient qu’elles peuvent échapper aux lois du travail. »

Les communautés autochtones doivent être respectées

À la suite de la manifestation des Algonquins des Premières Nations d’Abitibiwinni et de Lac-Simon à Québec lors du lancement, en début de semaine, du congrès de Québec Mines, le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQCSN) rappelle toute l’importance de privilégier la négociation entre les parties, comme ce fût le cas dans le dossier de la Baie James. Tout manquement à cette règle de base est un signal que les minières ne visent que leurs profits au détriment de la population.

En ce qui a trait au territoire, c’est la moindre des choses, on ne peut que saluer la volonté des communautés d’exiger un minimum de respect, tant des minières que des paliers de gouvernement. Comme conseil central, nous portons une attention particulière aux demandes des communautés autochtones en région, en respect des valeurs de justice et d’équité mises de l’avant depuis toujours à la CSN.

Pour le président, Donald Rheault : « La réaction de la minière Canadian Malartic est, pour le moins qu’on puisse dire, plutôt surprenante. De laisser sous-entendre à la population que le BAPE a demandé à la minière de seulement informer les communautés autochtones démontre bien le peu d’intérêt qu’elle a face aux revendications soulevées par les porte-parole des Algonquins à Québec. Le Bureau d’audience publique en environnement (BAPE) n’a ni la juridiction ni la compétence pour traiter des questions territoriales et des redevances envers les premières Nations, selon nous “.

” La Convention de la Baie-James conclue avec la Nation crie et les Inuits du Nord québécois dans les années 70 est un exemple concret qu’un réel dialogue est possible et souhaitable avec les communautés autochtones, pourquoi alors ne pas faire de même avec les Algonquins en Abitibi-Témiscamingue? ”  Conclut le président du conseil central ,Donald Rheault.

 

Autre rupture de services

Dans un communiqué plutôt avare de détails, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS AT) annonce une nouvelle rupture de service en chirurgie à l’Hôpital de La Sarre du 16 novembre au 19 novembre. Cette fois-ci, impossible de savoir quelle en est la cause. En effet, le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQCSN) est entré en contact avec le CISSS AT, qui n’a donné aucune explication en nous référant au communiqué déjà publié un peu plus tôt.

« Encore une fois, la réforme Barrette a failli à l’accessibilité aux services publics des citoyennes et des citoyens dans la région », signale le président par intérim du CCATNQ, Donald Rheault. Mardi prochain, lors de la mise à jour économique du gouvernement, nous saurons d’ailleurs à combien s’élèvent les surplus budgétaires qui ont été faits sur le dos des usagers pour l’année 2016-2017 ! En juin, les chiffres préliminaires indiquaient des surplus de l’ordre de 2.5 milliards de dollars, ni plus ni moins! L’allègement du fardeau fiscal des particuliers annoncé n’est que le fruit des coupes drastiques dans nos services publics et la CSN continuera de dénoncer les politiques d’austérité du gouvernement.

Le CISSS AT doit nous donner des réponses et prendre des mesures pour que la situation ne se reproduise plus, de conclure Donald Rheault.

À propos
Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec-CSN représente plus de 7 000 membres dans la région et a également comme mandat de se porter à la défense  des services publics de qualité pour les citoyennes et les citoyens sur son territoire et notamment, l’accessibilité à ces derniers.

Le gouvernement cherche la confrontation avec les CPE

Sans contrat de travail depuis maintenant 30 mois, les travailleuses des CPE syndiquées à la FSSS-CSN en Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec, terminaient hier la consultation des membres sur la recherche d’une banque de six jours de grève à appliquer au moment jugé opportun. « Ainsi, les villes de Témiscaming, Lorrainville, Rouyn-Noranda, La Sarre, Malartic, Val-d’Or, Matagami et Notre-Dame-du-Nord pourraient voir les parents-enfants utilisateurs sans services ces jours de grève, si rien n’avance lors des négociations avec les associations d’employeurs et le ministère », d’indiquer le président par intérim du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN), Donald Rheault.

Depuis un an, et plus dans certaines installations, les travailleuses ont accepté de faire des concessions dans leur contrat de travail pour permettre de récupérer des sommes d’argent dans leur installation respective, découlant des coupes dans les subventions effectuées par le gouvernement Couillard, poursuit M. Rheault.

Le président du conseil central considère que les travailleuses et les travailleurs ont fait preuve de beaucoup de patience, afin d’éviter d’affecter les services offerts aux enfants et parents. Avec le gouvernement, c’est souvent comme ça. Il coupe le financement, puis traîne en longueur les négociations, nous le voyons dans le secteur des CPE. « Ces travailleuses oeuvrent dans un des deux secteurs payés par les fonds publics syndiqués chez nous et n’ayant pas de convention. Elles se voient contraintes de voter sur le recours à la grève. Si ce n’est pas chercher la confrontation avec les travailleuses en CPE, ça s’y rapproche drôlement », d’expliquer le porte-parole syndical.

« Nous osons croire qu’avec un mandat obtenu dans 14 installations sur 14, en faveur de la grève, il y aura des changements aux tables de négociation nationales, afin d’éviter les désagréments à tout le monde. Le message est clair, les travailleuses dans nos CPE ont fait les efforts demandés pour compenser les coupes du gouvernement, mais ce n’est pas à elles d’assumer le financement du réseau », de conclure Donald Rheault.

Les paramédics d’Ambulances Abitémis en grève

Le syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN (SPATNQ) joint aujourd’hui le mouvement provincial de grève visant à faire débloquer les négociations pour le renouvellement des conventions collectives. Elles sont échues depuis le 31 mars 2015.

« Malheureusement, il semble actuellement que la grève soit le seul moyen pour nous faire entendre, explique le vice-président du syndicat régional Félix-Antoine Lafleur. Les travaux sur les enjeux normatifs sont terminés avec la Corporation des services ambulanciers du Québec. Toutefois, en ce qui a trait notamment aux salaires, à la bonification du régime de retraite ainsi qu’à la charge de travail et aux horaires de travail, nos priorités, nous n’avons même pas reçu d’offre formelle ! »

Ambulances Abitémis regroupe 108 paramédics couvrant notamment les secteurs de Malartic, Cadillac, Rouyn-Noranda, Notre-Dame-du-Nord, Ville-Marie, Témiscaming, La Sarre, Matagami, Amos, Barraute et Lebel-sur-Quevillon. Ils mènent leurs négociations de concert avec les 3 600 membres affiliés à la CSN du secteur préhospitalier, partout au Québec.

En avril 2016, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, annonçait abruptement son retrait des négociations. Il disait confier cette responsabilité entièrement aux diverses entreprises privées et coopératives du secteur. Toutefois, aux tables de négociation, celles-ci n’ont aucun mandat pour faire progresser les discussions.

« M. Barrette est-il conscient de l’ampleur du désastre qu’il est en train de causer dans le secteur préhospitalier ? demande Annick Trottier, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Cette grève aurait pu être évitée s’il avait pris ses responsabilités. Nous attendons un geste concret du ministère pour remettre ces négociations sur les rails. Les paramédics méritent une bien meilleure reconnaissance pour leur rôle indispensable. Toute la CSN va se déployer dans les prochains jours pour les soutenir dans cette lutte importante. »

« Ce n’est pas la grève dans le préhospitalier qui causera des retards sur les interventions des paramédics, nous indique Giacomo Bouchard, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec. Cependant, les horaires de factions retardent considérablement les délais d’intervention. Sur cet aspect, ce n’est pas uniquement le combat du syndicat, c’est aussi un enjeu majeur pour la région. Chaque jour, la population a besoin des paramédics, aujourd’hui ce sont eux qui ont besoin de notre appui. »

En l’absence de nouveaux mandats du côté patronal, les négociations sont donc présentement au point mort.

 

 

Les syndiqué-es de la Scierie Béarn renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs, de la compagnie Tembec industries inc., usine de Béarn, se sont prononcés à soixante-treize pour cent (73 %) en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de quatre ans, le contrat de travail de ces 125 syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN, prévoit des augmentations de salaire de 2 % par année qui totalisent 8 %. De plus, la contribution de l’employeur au régime d’épargne retraite est majorée, passant de 3.5 % à 5 %.

De plus, d’autres règles d’ancienneté et d’équité ont été instaurées. Des augmentations du montant accordé pour les outils de travail et des primes de 2.00 $ pour l’ensemble des chefs d’équipe.

Appelé à commenter, le président du syndicat, Dany Dénommé, a déclaré : « Bien que l’employeur ait déposé une offre finale dans le contexte difficile qui plane depuis plusieurs années dans le secteur forestier, des gains sont à observer. Du côté normatif, la sécurité d’emploi, notamment sur le balisage des agences de placement et de la sous-traitance, est un gain important. Du point de vue monétaire, il faut se rappeler que dans les sept dernières années, nous avons vécu cinq ans de gel salarial. Je remercie personnellement le comité de négociation qui a fait un travail remarquable. Nous remercions les membres de leur grande participation dans nos assemblées générales. La mobilisation des travailleuses et des travailleurs s’est fait sentir tout au long de la négociation et nous a permis de progresser.»

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

Les employés de Tembec de Senneterre renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs, de la compagnie Tembec industries inc., usine de Senneterre, se sont prononcés à quatre-vingt-onze pour cent (91 %) en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de 4 ans, le contrat de travail de ces 110 syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN, prévoit des augmentations de salaire satisfaisantes de 2 % par année qui totalisent 8 %. De plus, la contribution de l’employeur au régime d’épargne retraite passe de 3 % à 5 %.

Les employé-es enregistrent également un gain au chapitre de la réduction de la durée de la progression de l’échelle salariale.

Appelé à commenter, le président du syndicat, Alain Caron, a déclaré : « Nous sommes très fiers d’avoir amélioré l’aspect monétaire de notre nouveau contrat de travail dans le contexte économique et la situation de vente de l’entreprise. Les gens ont bien adhéré à cette nouvelle convention collective comme le démontre l’acceptation à 91 %. Je remercie personnellement le comité de négociation qui a fait un travail remarquable. Nous saluons également la grande participation des membres dans nos assemblées générales.»

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

La CSN se prononce contre la fermeture de soins en santé mentale

Dans le cadre de leur assemblée générale, les syndicats affiliés à la CSN ont tenu une importante manifestation ce midi à Macamic pour dénoncer le flou entretenu par le CISSS–AT concernant la fermeture possible de l’unité de psychiatrie de La Sarre. Après de nombreux aller-retour sur l’avenir de l’unité de psychiatrie du CSSS Aurores-Boréales et sur la tenue ou non d’une consultation publique, la direction du CISSS–AT a finalement annoncé, il y a quelques jours, que l’unité demeurerait ouverte. Toutefois, devant les nombreuses volte-face, la CSN demeure sceptique et demande que la direction du CISSS–AT confirme de façon officielle que les services seront maintenus à La Sarre.

« Depuis l’annonce de la fermeture de l’unité, nous avons joué le rôle de chien de garde afin de nous assurer que l’accessibilité aux soins et aux services sera maintenue, ici, dans la MRC, a expliqué le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec-CSN, Giacomo Bouchard. Il est totalement inadmissible que les gens d’ici aient besoin de faire une heure de route pour avoir des soins et des services. De plus, la fermeture possible de l’unité de psychiatrie, si elle se concrétise, aura pour conséquence la perte de bons emplois dans la région. »

Pour le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley, la situation vécue en Abitibi-Ouest est malheureusement la même dans de trop nombreuses régions du Québec. « La réforme imposée par Gaétan Barrette a complètement chamboulé le réseau de la santé et des services sociaux. Que ce soit avec le projet Optilab ou les transferts des travailleuses et des travailleurs des CLSC vers les GMF, cette réforme a eu un impact non seulement sur l’accessibilité aux soins, mais aussi sur l’état de santé de nos membres. Épuisement, détresse et incapacité à subvenir à la tâche font maintenant partie du quotidien des travailleurs et des travailleuses du réseau », a dénoncé le président de la FSSS–CSN.

Depuis l’annonce de la réforme Barrette en 2014, la CSN est sur toutes les tribunes afin de dénoncer les conséquences désastreuses du projet de loi 10. « Nous menons depuis plusieurs mois la campagne Ma place en santé, j’y tiens, qui exige, notamment, un moratoire sur les coupes budgétaires dans le réseau de la santé et des services sociaux », explique pour sa part le président de la CSN Jacques Létourneau. Mais au-delà du moratoire, la CSN exige un réinvestissement massif dans le réseau. « Si le gouvernement croit pouvoir procéder à des réinvestissements à la pièce, il nous plongera dans une austérité permanente. L’injection massive de fonds touchant le réseau dans sa totalité est primordiale », a conclu le président de la CSN.

À propos
Le CCATNQ représente plus de 7 000 membres répartis dans plus de 70 syndicats. La FSSS représente plus de 120 000 membres sur le territoire québécois, dont plus de 2 000 en Abitibi-Témiscamingue.

Bilan de la tournée d’information du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue

Annoncée en catastrophe par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS AT) le 8 septembre dernier, la tournée d’information de la Direction des programmes en santé mentale et dépendance (DPSMD) a pris fin vendredi à Amos, après avoir fait le tour des MRC de la région.

« Nous avons pu faire une fois de plus le constat de l’improvisation du CISSS, comme c’est le cas depuis l’entrée en vigueur de la réforme Barrette. Une tournée d’information et non une consultation, puisque celle-ci est à venir, qui avait tout l’air de répondre à des directives d’imputabilité provenant de haut lieu », considère le vice-président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN), Donald Rheault.

De son côté, la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Annick Trottier, constate une fois de plus le peu de respect et de reconnaissance envers les membres du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. « L’exercice mis en place par la DPSMD, bien que louable et très important, nous laisse un peu sceptiques. Quand une direction souhaite vraiment consulter tous les intervenants, il nous apparaît tout aussi important que l’ensemble du personnel, peu importe le titre d’emploi, soit intégré à la démarche. À ce chapitre, nous sommes intervenus à chaque reprise sur ce volet. Nous avons également indiqué notre mécontentement quant à la façon dont le CISSS AT s’est comporté dans la gestion des moyens à prendre pour faciliter la participation des représentants syndicaux. Des correctifs à ce chapitre seront apportés, aux dires de la personne déléguée du CISSS AT », de dire la porte-parole de la FSSS. « De plus, lorsqu’on prend une démarche semblable vraiment au sérieux, on s’assure de prendre tous les moyens pour faciliter la participation des gens et non le contraire », d’ajouter madame Trottier.

Pour les porte-parole de la CSN, cette façon de faire est plus que contestable et ne fait qu’ajouter aux inquiétudes et au scepticisme du personnel, qui risque en outre d’assumer en double les conséquences d’une improvisation dans la dispense des soins de santé et services sociaux en région.

Bien que le CISSS AT laisse entendre que rien n’est encore décidé, les personnes représentante de la CSN en région invite la population à demeurer vigilante. « Si la tournée annoncée à la fin septembre pour la population ressemble à celle qu’on vient d’assister la semaine dernière, honnêtement, il n’y a rien de rassurant, bien au contraire. Si tel était le cas, le CISSS AT devra revoir son slogan Unis dans l’action pour faire ensemble. », concluent le vice-président du conseil central et la vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

 

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue n’a pas encore compris

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN) et la vice-présidente régionale de la FSSS–CSN confirment que la CSN répond « présents » à la convocation envoyée en catastrophe par le Direction des programmes en santé mentale et dépendance du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, le jeudi 8 septembre 2016 à 16h08.

Pour le vice-président du conseil central, Donald Rheault : « Depuis l’implantation de la Loi 10, de la réforme Barrette, il y a maintenant plus d’un an, nous avons été les chiens de garde  des services de santé pour la population. Donc, pour notre participation, ça va de soi. En ce qui concerne la mise sur pied de comités de travail, comme mentionné par le CISSS AT dans son communiqué, nous avons déjà des réserves quant à leur composition ».

Pour sa part, la vice-présidente régionale FSSS, Annick Trottier, est un peu plus incisive : « C’est l’hécatombe dans nos troupes : coupures de postes, essoufflement dû au personnel réduit et inquiétudes généralisées. Pour nous, notre présence se confirme. De plus, les conditions de travail et la reconnaissance de l’expertise dans la réorganisation du travail sont un impératif ».

En fait, la CSN considère que la mobilisation citoyenne en réaction à la décision du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue de priver l’Abitibi-Ouest de services spécialisés force ce dernier à convoquer les syndicats à des échanges prévus à deux reprises. « Malheureusement, il n’a pas encore compris de nous consulter avant plutôt que de lancer un pavé dans la mare », de conlure Donald Rheault et Annick Trottier.

À propos du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue

Le CCATNQ représente plus de 7 000 membres répartis dans plus de 70 syndicats. La FSSS représente plus de 120 000 membres sur le territoire québécois, dont plus de 2 000 en Abitibi-Témiscamingue.

L’improvisation dans le réseau de la santé et des services sociaux est dramatique pour la population de l’Abitibi-Ouest

La CSN est inquiète de l’annonce de rupture de services en anesthésie pour une durée indéterminée sur le territoire de l’Abitibi-Ouest à compter du 29 août.

« Nous ne comprenons pas pourquoi le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue n’a pas su prendre les mesures nécessaires pour prévenir et corriger cette situation, puisque nous vivons depuis de nombreuses années ce genre de difficultés dans certaines MRC de la région, comme nous l’avons vu en juin dernier au Témiscamingue. Encore une fois, c’est une partie de la population qui sera pénalisée par ce manque de planification professionnelle », a souligné d’entrée de jeu Donald Rheault, vice-président du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue.

« Le déplacement de la population d’Abitibi-Ouest qui éprouve d’importants besoins en anesthésie vers d’autres lieux comme Amos ou Rouyn-Noranda s’avère pour nous la pire des solutions. Où en est le ministre Barrette avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec et l’Association des anesthésistes dépanneurs pour combler les besoins dans les régions éloignées? », s’est pour sa part interrogé Guy Laurion, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

« Cette situation s’ajoute aux bouleversements majeurs auxquels fait face la population locale dans le réseau de la santé. Le ministre Barrette avait juré que jamais les services à la population ne seraient touchés ou affectés par sa réforme du réseau. Or, nous constatons jour après jour, et ce, depuis plusieurs mois, les effets dévastateurs de ses politiques. Nous demandons au ministre de rendre des comptes et de réajuster le tir au plus tôt. Ça ne peut plus continuer, l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec ne doit pas être considérée comme une région de deuxième ordre », conclut Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

À propos du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue (CCATNQ–CSN)
Le conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue (CCATNQ–CSN) représente plus de 7 000 membres répartis dans plus de 70 syndicats.

Les syndiqués votent la grève à 100 %

Ce midi, les délégué-es du 22e Congrès du conseil central CSN (CCATNQ–CSN) ont tenu une manifestation de solidarité devant le centre d’hébergement privé Domaine des pionniers de la Vallée-de-l’Or pour exprimer leur soutien à l’égard des membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la Vallée-de-l’Or (CSN). Ceux-ci ont démontré qu’ils étaient solidaires devant les offres patronales de la direction du Domaine des Pionniers depuis le début de la négociation pour le renouvellement de leur convention collective.

Le 5 mai dernier, ils ont voté unanimement, par scrutin secret, en faveur de la grève générale illimitée, rejetant ainsi les offres salariales insatisfaisantes de l’employeur.

« Les résultats sont sans équivoque, a mentionné le président du syndicat, Denis Bolduc. Le message que l’assemblée générale lance à la direction est clair : notre demande d’augmentation de 1, 50 $ sur trois ans est un essentiel pour régler la négociation. Nous n’accepterons pas un appauvrissement de nos membres.»

« Les membres du syndicat ont démontré leur volonté et l’importance de la revendication salariale, mentionne Annick Trottier vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). La balle est dans le camp de l’employeur. Il devra choisir entre un règlement satisfaisant ou un conflit. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2015 et les membres ont assez attendu.»

« La CSN appuiera ces travailleuses et ces travailleurs de toutes ses forces, ajoute le président du CCATNQ–CSN, Donald Rheault. Nous serons avec eux jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction. Leur travail vital mérite une meilleure reconnaissance. »

Le syndicat réitère qu’en cas de grève, ni la sécurité ni le confort des résidents ne seront compromis. D’ailleurs, lors de la dernière grève de 2007, le syndicat avait agi de façon exemplaire à cet égard.

Le syndicat fait partie des négociations coordonnées 2015, regroupant une quarantaine de centres d’hébergement privés affiliés à la CSN. Ceux-ci ont adopté une plateforme nationale incluant une augmentation de 1,50 $ sur trois ans.

Les travailleuses et travailleurs de bureau du réseau de la santé à bout de souffle !

Dans le cadre de la Semaine du personnel de soutien administratif, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-Du-Québec (CCATNQ-CSN) tiennent à souligner le travail essentiel des membres du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du Réseau de la santé et des services sociaux (catégorie 3). C’est aussi l’occasion de dénoncer les effets dévastateurs de la première phase de réorganisation menée par le Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) et visant cette catégorie de personnel.

« Je ne sais pas comment je vais faire pour tenir jusqu’à la retraite »
Durant les mois de mars et avril, la FSSS-CSN a rencontré plus d’une centaine de salarié-es de la catégorie du personnel administratif dans le cadre d’une tournée de consultation. « Nous avons pu constater que partout les membres subissent un alourdissement marqué de leur charge de travail. De façon générale, les travailleuses et les travailleurs sont dans l’incapacité de prendre leurs pauses, arrivent plus tôt au travail et font des heures supplémentaires pour accomplir leurs tâches. Les abolitions de poste et le non-remplacement des personnes absentes sont notamment responsables de cette situation », précise Annick Trottier, vice-présidente régionale de la FSSS-CSN.

« Plusieurs personnes se demandent combien de temps elles vont pouvoir tenir. Certaines ont même évoqué le désir de démissionner, malgré l’ancienneté accumulée dans le réseau. Dans ce contexte-là, nous craignons que les gens vivent des situations d’épuisement professionnel à court ou moyen terme ou qu’ils préfèrent quitter le réseau de la santé. Nous avons aussi constaté que, de façon générale, l’employeur ne paie pas les heures supplémentaires à taux et demi comme il se doit ». dénonce Annick Trottier.

Encadrement déficient
« Depuis la réorganisation administrative découlant de la Loi 10, les gens ne s’y retrouvent plus. Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas ou peu de contacts avec les cadres. Souvent, ces derniers ne connaissent même pas les tâches quotidiennes accomplies par les salarié-es sous leur propre responsabilité. Ce qu’on entend souvent de la part des travailleuses et des travailleurs c’est : « mon boss, c’est une boîte vocale ! » On nous a également signalé le fait que les personnes qui sont intégrées dans de nouveaux postes reçoivent souvent un encadrement et une formation déficients.

Les gens ne savent pas à qui s’en remettre pour obtenir des réponses à leurs questions. Cette situation est inacceptable, la direction doit s’assurer d’offrir une formation et un support adéquats », précise Johane Provencher, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CSSS Aurores-Boréales-CSN.

Arrêt du moratoire sur les affichages de postes
Selon Annick Trottier, cette situation pourrait être corrigée par l’ajout de personnel. « Pour cela, le CISSS-AT doit abandonner le moratoire sur les affichages de postes et ajouter du personnel formé là où les gens ne suffisent plus à la tâche. Dans plusieurs cas, l’abolition d’un poste ou le non-remplacement d’un départ provoque une répartition arbitraire des tâches, sans qu’une évaluation préalable des postes n’ait été faite. La FSSS-CSN fera circuler auprès de ses membres une pétition pour réclamer l’arrêt du moratoire. D’autres recours sont également envisagés, notamment des plaintes en fardeau de tâche. »

« Le moratoire sur les affichages de poste provoque aussi beaucoup d’insécurité. On craint que ces postes vacants n’existent bientôt plus. Au CSSS des Aurores Boréales, par exemple, seulement au port d’attache de Macamic, huit postes ont été abolis. Ces décisions, pour plusieurs, découlent de transfert de postes vers d’autres villes de la région. Des abolitions ont également été constatées ailleurs », ajoute Johane Provencher.

La Loi 10 pointée du doigt
La Loi 10 est, selon le CCATNQ-CSN, la principale source des problèmes actuels. « Nous avons abondamment dénoncé l’adoption de cette loi. Partout où les travaux de réorganisation battent leur plein, nous constatons que les conditions de travail se dégradent et la cadence devient insoutenable. Le CISSS-AT a récemment annoncé que les compressions budgétaires pour 2016 se chiffraient entre 25 et 30 millions de dollars. Il y a lieu de croire que les travaux de réorganisation affecteront bientôt l’ensemble des catégories d’emploi. Il est prévisible qu’à terme, cette situation affecte la qualité des services aux usagers. La possibilité de faire plus avec moins est toujours limitée par le facteur humain. C’est avec la santé de nos travailleurs et des usagers qu’on joue », dénonce Giacomo Bouchard, vice-président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec.

La FSSS-CSN représente plus de 2200 travailleuses et travailleurs dans le secteur de la santé en Abitibi-Témiscamingue. Pour sa part, le CCATNQ représente plus de 7000 membres répartis dans plus de 70 syndicats.

 

Les travailleuses et les travailleurs de Norascon renouvellent leur convention collective

Réunis en assemblée générale samedi dernier, le 12 décembre 2015, les travailleuses et les travailleurs du STT de Norascon, affilié à la CSN, se sont prononcés à 80 % en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

Salaire

D’une durée de 5 ans, le contrat de travail de ces 140 syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN, prévoit des augmentations de salaire de l’ordre de 7 % étalées sur les cinq années de la convention collective.

Équipement de sécurité

Des ajustements, à la hausse, des primes données en lien avec l’achat de l’équipement de sécurité ont été négociées. Selon la catégorie d’emploi, les montants maximaux seront entre 225 $ et 265 $.

Déclaration

Appelé à commenter, le président du syndicat, Stéphan Rheault, a déclaré : « Nous sommes contents du résultat de la négociation. L’aide du ministère du Travail, via la conciliation, a grandement aidé les parties à trouver un terrain d’entente. Des remerciements sont adressés à notre comité de négociation qui s’est dévoué à la cause. »

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève.

Le Front commun en grève le 9 décembre 2015

Plus de 15 000 salariés du Front commun régional sont en grève aujourd’hui, en Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec, pour dénoncer l’obstination du gouvernement, qui refuse toujours de bonifier ses offres salariales. Des manifestations et des rassemblements sont prévus dans les cinq grandes villes en Abitibi-Témiscamingue, soit Val-d’Or, Rouyn-Noranda, Amos, La Sarre et Ville-Marie.

« Silence radio » du côté salarial
Durant la dernière semaine, plusieurs fédérations syndicales ont annoncé être parvenues à des ententes sectorielles. Or, précise Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) : « Les ententes sectorielles ne portent pas sur les salaires et les retraites. Sur ces sujets-là, qui sont essentiels pour nos membres, c’est le silence radio de la part du gouvernement. Il ne semble pas du tout bouger. » Pour les membres du Front commun, les dernières offres proposées par Martin Coiteux doivent être bonifiées. Rappelons que celles-ci totalisaient des augmentations de 3 % sur 5 ans. Ces offres condamnent notre monde à l’appauvrissement et doublent le retard salarial qui atteindrait 15 %. Nous, ce qu’on demande est simple. Nous voulons que les augmentations salariales permettent de suivre l’augmentation du coût de la vie et de rattraper le retard salarial de nos membres par rapport aux autres salariés. Pour sa part, Gilles Chapadeau, conseiller régional pour la FTQ, a vivement dénoncé les incohérences du gouvernement dans le traitement accordé à ses employé-es : « Quand on considère la générosité du gouvernement à l’égard des médecins, qui ont eu droit à 42 % d’augmentation salariale ces dernières années, on se dit que Couillard a quelque chose contre nous. Pourtant, notre travail est tout aussi essentiel que le leur pour assurer des soins de qualité, nous formons une grande équipe. Si on ajoute à cela les augmentations de 31 % proposés aux députés et l’investissement récent de 1,3 milliard dans Bombardier, c’est carrément indécent. On doit conclure que le gouvernement a de l’argent et qu’il peut bonifier son offre. L’objectif du déficit zéro et la volonté de diminuer la dette du Québec ne sont pas une excuse valable pour appauvrir les travailleurs des services publics. »

Mobilisations partout dans la région
Le Front commun régional organise des manifestations dans la plupart des villes de la région. Les employés de la fonction publique, de l’éducation et du soutien scolaire se rendront devant les grands centres hospitaliers pour démontrer leur soutien à leurs collègues de la santé. Ces rassemblements donneront lieu à d’importantes manifestations partout dans la région. « Comme les gens de la santé ont un droit de grève limité par les services essentiels, ils n’ont pas l’occasion de se déplacer beaucoup. Le Front commun régional s’invite donc chez eux. On veut que nos gens se rencontrent, qu’ils se parlent et aient l’occasion d’échanger sur leurs conditions de travail respectives. La solidarité, c’est aussi apprendre à se connaître. C’est une grande démonstration de force et d’unité », déclare Sylvie Godin, répondante APTS et responsable régionale du SISP.

Un jour triste pour la région

C’est avec amertume et surtout beaucoup de tristesse que les employé-es en lock-out du Maxi de Rouyn-Noranda ont appris la fermeture définitive du supermarché de l’avenue Larivière à compter du 20 novembre. Après trois ans à tenter de trouver un terrain d’entente pour la réouverture du magasin, c’est un coup dur pour les 47 employé-es.

Le 20 août 2012, le syndicat des travailleurs et travailleuses du Maxi de Rouyn-Noranda affilié à la Fédération du commerce (STTMRN-FC-CSN) se faisait montrer la sortie alors que la direction de Loblaw décrétait un lock-out. « Il n’y avait pas eu de négociations sérieuses depuis près d’un an. Après que Loblaw ait annoncé la fermeture anticipée de 52 de leurs magasins, on se doutait bien que c’était le début de la fin, mais nous gardions espoir qu’avec une réelle volonté de négocier, il était toujours possible de s’entendre afin de rouvrir le Maxi. Toutefois la direction en a décidé autrement et c’est bien dommage pour les travailleurs et travailleuses et pour les citoyens et citoyennes de Rouyn-Noranda », lance le président du STTMRN, Marcel Bisson.

Nous devons souligner que cette fois-ci, la direction de Loblaw a eu la décence de prévenir les employé-es de la fermeture du Maxi avant d’en faire l’annonce officielle. « Par respect envers les travailleurs et travailleuses, espérons maintenant que toutes les sommes qui leur sont dues leur soient versées afin d’éviter la judiciarisation du dossier, ajoute Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ). La CSN, la FC et le CCATNQ vont continuer à soutenir le syndicat afin de s’assurer que l’employeur ne se défilera pas devant ses responsabilités financières ».

Un rapport d’intervention du Protecteur du citoyen accablant, mais incomplet

Réagissant au dépôt du rapport d’intervention du Protecteur du citoyen, le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec de la CSN (CCATNQ) s’en dit préoccupé, comme il l’est depuis plusieurs années d’ailleurs, par la qualité des services rendus, à la suite des réformes mises en place par les ministres qui se sont succédé au fil des ans.

Le CCATNQ tient à préciser que les recommandations émises par les délégués de la Protectrice du citoyen sont orientées vers l’équipe de gestion du CHSLD Harricana d’Amos et elles viennent confirmer la désorganisation des soins et services rendus à la clientèle qui, comme le mentionne le rapport, sont fragilisés par l’adoption de la Loi 10 quant au leadership de gestion.

« La présentation du rapport d’intervention, quant à sa forme, nous laisse perplexes. Quatre jours d’enquête, deux personnes recueillant des informations et des observations auprès de 53 personnes et malgré tout, de nombreuses questions demeurent sans réponse. Pourquoi ne pas avoir pris une cinquième journée afin de compléter le travail ? Une enquête plus poussée aurait permis, quant à nous, d’éviter d’envenimer un climat de morosité de plus en plus présent dans le réseau de la Santé et des services sociaux. Hier, en une heure à peine, nous avons obtenu plusieurs réponses sur de nombreux éléments soulevés dans le rapport. Pourquoi ? Parce qu’on a posé les vraies questions, je suppose », lance le président intérimaire du CCATNQ, Giacomo Bouchard.

De son côté, la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Annick Trottier, considère que plusieurs recommandations transmises pourraient très bien s’appliquer dans une grande majorité d’établissements du réseau de la Santé et des services sociaux. « Le manque d’écoute envers les membres du personnel perdure depuis plusieurs années. L’équipe multidisciplinaire doit, de façon impérative, représenter l’ensemble des membres du personnel, quel que soit leur titre d’emploi, dans la mesure où ils dispensent des soins de proximité à la clientèle. De toute évidence, on consulte le personnel quand cela fait l’affaire des décideurs, mais en ce qui concerne les soins dispensés, on y accorde peu ou pas d’importance. Il y a une différence entre être écouté et être entendu », déclare la vice-présidente régionale.

L’exécutif du Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Eskers de l’Abitibi-CSN considère que les effets d’un tel rapport sont dévastateurs auprès des membres qu’il représente. « Certes, les recommandations sont dirigées en très grande partie vers l’équipe de gestion de l’établissement, mais nos membres se sont aussi fait éclabousser par le traitement qu’en ont fait certains médias. Nous avons à gérer une situation de crise causée essentiellement par un rapport incomplet. Qui se questionne sur l’état du personnel ? On dirige des attaques peu voilées envers une personne en particulier, alors que l’administration se compose d’une dizaine de cadres au CHSLD ? Comme syndicat, nous avons interpellé la direction à maintes reprises au fil des ans, entre autres le 15 septembre 2014, pour que des correctifs soient apportés. Résultat : aucun changement significatif n’a été enregistré en un an. Soyez assurés qu’en tant que représentants des membres, nous mettrons les énergies nécessaires pour obtenir des réponses, plutôt que simplement lancer un pavé dans la mare comme l’a fait la protectrice. Nous croyons que la clientèle, tout comme celles et ceux qui dispensent les soins, est en droit de s’attendre au respect qui leur revient », signale la porte-parole du syndicat, Mélissa Michaud.

Nous ne pouvons passer sous silence le communiqué laconique émis par le CISSS qui, d’aucune façon, ne nuance certains propos contenus dans le rapport. Nous citons particulièrement la conclusion émise par M. Boissonneault qui indique : « Sous ma gouverne, nous appliquerons une tolérance zéro sur des situations semblables ». Que veut-il insinuer ? Pourtant, selon le rapport du Protecteur du citoyen, des recommandations faites par la Commissaire aux plaintes en juin 2014 n’auraient pas été suivies par la direction de l’Agence de la Santé de l’époque. Est-ce que ce sera différent cette fois ? La question est pertinente.

Appui du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) appuie la campagne de mobilisation régionale Touche pas à ma région qui s’inscrit directement dans la politique de lutte à l’austérité et aux batailles du deuxième front menées par la CSN, le CCATNQ et les syndicats affiliés.

« Les mesures envisagées par le gouvernement libéral n’amélioreront en rien les services offerts à la population de l’Abitibi-Témiscamingue ou de celle du Nord-du-Québec. Nous devons nous tenir debout avec les différents partenaires, afin de préserver un milieu de vie convenable », d’affirmer Donald Rheault, président du CCATNQ-CSN.

Le CCATNQ invite ses membres à se mobiliser pour participer aux actions du 29 janvier 2015 qui se tiendront partout en région.

À propos du CCATNQ

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN) représente plus de 7000 membres répartis dans 75 syndicats, autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Les militantes et les militants du CCATNQ s’unissent

Les militantes et les militants délégués pour l’assemblée générale du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) se sont rassemblés devant les bureaux du ministre Blanchette afin de lui signifier qu’ils attendent avec impatience une rencontre avec ce dernier où des porte-parole de différents secteurs d’activité pourront faire part de leurs inquiétudes en lien avec les mesures d’austérité du gouvernement libéral. Cette rencontre aura lieu le lundi 16 février prochain.

Pour l’occasion, monsieur Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, était présent pour appuyer les membres des 75 syndicats affiliés au CCATNQ dans leurs efforts de contrer les politiques dévastatrices des libéraux.

Monsieur Donald Rheault, président du CCATNQ, mentionne : « Pour une région comme la nôtre, les politiques d’austérité visant le démantèlement des services publics au profit des amis du parti sont inacceptables. Le but avoué de toutes ces mesures est de privatiser les services offerts à la population qui créera deux classes de citoyen. C’est directement dans les poches des citoyennes et des citoyens de la classe moyenne que l’impact de ces politiques est le plus dramatique. À la CSN, nous sommes conscients de l’importance de l’équilibre budgétaire. Cependant, nous sommes convaincus que ça ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Nous demandons donc au gouvernement de lever le pied, le temps d’ouvrir un réel dialogue sur les orientations à prendre qui ne mettront pas en péril le filet social dont le Québec s’est doté au cours des décennies »

Outre la rencontre du 16 février, une rencontre est prévue avec le député d’Abitibi-Est, monsieur Guy Bourgeois, le 9 février. De plus, les militantes et les militants se rendront au bureau du député de la circonscription d’Ungava, monsieur Jean Boucher, à Chibougamau le 26 février.

Il est à noter que le CCATNQ poursuivra la mobilisation en faisant la tournée de ses syndicats affiliés, afin de contrer le discours du gouvernement libéral. Les militantes et les militants sont invités à se mobiliser en participant à différentes actions au niveau local, régional ou national. Les syndicats de la région sont invités à poursuivre la lutte à l’austérité et à en faire une priorité.

À propos du CCATNQ

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN) représente plus de 7000 membres répartis dans 75 syndicats, autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Rencontre avec le député d’Abitibi-Est pour l’obtention d’approvisionnement forestier

À la suite du point de presse du mardi 18 novembre 2014, les travailleuses et les travailleurs de l’usine de Tembec de Senneterre, accompagnés de leurs représentants syndicaux du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN), de la Fédération de l’industrie manufacturière -CSN et du syndicat local, ont choisi d’aller rencontrer directement le député libéral d’Abitibi-Est, Guy Bourgeois. Cette rencontre a été organisée en collaboration avec la direction de l’entreprise, la Ville de Senneterre et des entrepreneurs forestiers.

Pour l’occasion, messieurs Alain Caron et Daniel Chiasson, du Syndicat des travailleurs(euses) de Tembec, usine Senneterre (FIM-CSN), monsieur Michel Tétreault, de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, monsieur Giacomo Bouchard, premier vice-président du CCATNQ, messieurs Jacques Goulet et Patrick Garneau de Tembec, messieurs Marc et Sylvain Tremblay, entrepreneurs, et monsieur Jean-Maurice Matte, maire de la ville de Senneterre font partie de la délégation ayant rencontré le député Bourgeois dans le but de faire valoir auprès de ce dernier notre demande d’approvisionnement, afin qu’il intervienne auprès de son collègue Laurent Lessard, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, pour l’obtention de l’allocation nécessaire pour les usines en région. ‎

Rappelons que si aucune garantie d’approvisionnement de 124 000 m³ supplémentaire n’est octroyée à l’usine de Tembec Senneterre, l’usine devra faire face à des fermetures annuelles de l’ordre de 11 semaines, ce qui mettra en péril sa survie. Nous avons également besoin de cette garantie d’approvisionnement pour permettre les investissements nécessaires à cette survie. La municipalité de Senneterre, le syndicat des employés de l’usine Tembec et les entrepreneurs forestiers exigent une intervention immédiate du ministre Laurent Lessard, afin d’éviter de telles fermetures. Pour ces raisons, une rencontre a été demandée avec le député, Bourgeois, afin de tenter de trouver des solutions au problème. « Nous sommes venus aujourd’hui avec tous nos membres pour faire comprendre au ministre Lessard, par l’entremise de son collègue, le député Guy Bourgeois, que la survie de l’entreprise passe par l’approvisionnement », d’affirmer monsieur Alain Caron, président du syndicat CSN.

À l’instar du syndicat de Tembec Senneterre, le Syndicat des travailleurs de la scierie Béarn (CSN) se réunit également aujourd’hui devant les bureaux du ministère des Ressources naturelles à Ville-Marie pour réclamer, lui aussi, de l’approvisionnement. « Les entreprises forestières ont déjà fait leur part et nous demandons clairement aux libéraux de nous aider à maintenir‎ les emplois de qualités en région, autant à Senneterre qu’à Béarn. Le CCATNQ répond comme toujours à l’appel des travailleuses et des travailleurs du secteur forestier pour leur permettre de conserver de bonnes conditions de travail », de mentionner, Giacomo Bouchard, 1er vice-président au conseil central.

« Nous, à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), n’hésitons pas à nous déplacer ici en région pour venir appuyer les revendications de nos membres. Nous sommes solidaires avec ces hommes et ces femmes, qui font la 2e transformation de la matière première, dans leur demande qui leur permettra de continuer d’exercer leur métier », de conclure, Michel Tétreault, de la FIM-CSN.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CSN) représente plus de 7 000 membres répartis dans 75 syndicats, autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

La Fédération de l’industrie manufacturière rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec.

Les syndicats dénoncent les engagements rompus du gouvernement Couillard

Un regroupement de trois syndicats, représentant des travailleuses et des travailleurs du secteur public à Amos, dénonce le gouvernement qui a rompu les engagements qu’il avait pris lors des dernières négociations. Le Syndicat des travailleuses (eurs) du CSSS Les Eskers de l’Abitibi-CSN,  le Syndicat des employé(es) de soutien de la Commission scolaire Harricana-CSN et le Syndicat régional des travailleuses et travailleurs de Clair Foyer inc.-CSN invitent leurs membres à appuyer les ouvriers d’entretien spécialisés du secteur public qui gagnent en moyenne 34 % de moins que leurs collègues du secteur privé. Un dîner se tient sous le chapiteau au coin des 4 eRue Ouest et 5 e Avenue Ouest à Amos entre 11 h et 13 h 30 où les travailleurs prendront les moyens de se faire entendre par le président du Conseil du trésor.

Le gouvernement s’était engagé en 2010 à collaborer avec les organisations syndicales pour apporter des solutions concrètes à ce problème. Cependant, le gouvernement affirme ne plus avoir les effectifs nécessaires pour poursuivre ces travaux.  « Le Conseil du trésor et ses représentants doivent tenir leurs engagements et démontrer plus de respect pour l’expertise et les compétences des salarié-es du secteur public », de déclarer Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec (CCATNQ).

C’est donc dans la même lignée que l’action tenue mercredi par les enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue sur la reconnaissance des tâches et du rendement salarial 24. Par ailleurs, des syndicats CSN mènent également des actions aujourd’hui dans d’autres établissements de santé de la région, dont les secteurs de La Sarre et Val-d’Or, en lien avec les engagements rompus.

Les syndicats souhaitent que les travaux relatifs à la lettre d’intention no 3, concernant la reconnaissance des ouvriers spécialisés, soient réglés avant la prochaine ronde de négociation. « Le temps est venu de régler ce dossier pour entamer les prochaines négociations, parce que les enjeux prioritaires ont changé. Dans toutes les régions du Québec, des actions ont lieu pour dénoncer les engagements rompus des libéraux », de mentionner Jacques Loiselle, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux.

« Le travail de proximité de nos membres qui pratiquent leur métier de façon très humaine, dans le respect des usagers des services que nous offrons, est essentiel au bon fonctionnement et au maintien des services publics de qualité », affirme pour sa part Mélissa Michaud, présidente du STT du CSSS Les Eskers de l’Abitibi-CSN.

« Si ces gens-là continuent d’être sous-payés en comparaison avec le privé, on risque de les voir s’exiler. À partir de là, les coûts vont exploser lorsque les établissements devront faire appel à des entreprises privées, quand sera venu le temps d’effectuer des travaux de plomberie ou d’électricité, par exemple », de s’inquiéter Marie-Josée St-Sauveur, président du SE de soutien de la Commission scolaire Harricana-CSN.

Pour Patrice Larivière, président du SRTT de Clair Foyer inc. (CSN) : « L’action d’aujourd’hui touche également huit autres dossiers qui, d’autre part, n’ont pas encore été complétés depuis 2010, faute de budget, dont la relativité salariale. Cette dernière vise les emplois mixtes, contrairement à l’équité salariale qui vise les emplois à prédominance féminine. Ces dossiers doivent avoir toute l’attention du gouvernement et être réglés en priorité ».

 

À propos de la FSSS-CSN et du CCATNQ

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privé et public.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec représente plus de 7 000 membres répartis dans 75 syndicats, autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

 

 

Marche citoyenne de mobilisation contre les suppressions de postes

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-l’Or-CSN, en collaboration avec les autres organisations syndicales de l’établissement, ont participé à une marche citoyenne de mobilisation contre les suppressions de postes au Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-l’Or (CSSSVO).

Ce sont 27 postes de préposé-es aux bénéficiaires qui seront coupés, en plus des 36 postes d’infirmières ou infirmiers auxiliaires. « C’est au-delà de 45 000 heures de soins qui ne seront plus disponibles pour les personnes les plus vulnérables de notre région », de souligner Lyne Lapointe, présidente du syndicat FSSS-CSN. De plus, 15 lits qui se trouvent à l’hôpital de Val-d’Or seront déplacés vers une ressource intermédiaire de Malartic.

Le Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-l’Or a présenté une situation déficitaire chronique au cours des cinq dernières années, ce qui porterait le déficit accumulé à plus de 13 millions $ à la fin de l’exercice 2013-2014. Le ministère de la Santé et des Services sociaux demande donc au CSSSVO de présenter un budget équilibré dans les prochaines années. Les employés ont l’impression de faire les frais du déficit accumulé par l’ancienne direction.

« Ces coupures auront un impact direct sur les services à la population à laquelle nous demandons de se mobiliser pour maintenir des soins de qualité en région. Le ministère veut donc que non seulement les travailleuses et les travailleurs payent pour les mauvaises décisions de gestion rendues publiques par l’enquête de l’Agence de la Santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue, mais également la population en général », enchaîne Jacques Loiselle, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN.

Le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN), Donald Rheault, se dit très inquiet : « Avec les mesures d’austérité annoncées par les libéraux, d’autres coupures vont survenir et s’ajouter à celles déjà prévues par le CSSSVO. Il est donc très important d’agir maintenant et de s’opposer à ce plan de démolition pour éviter de mettre en péril les services de santé offerts en région ».

À propos de la FSSS-CSN et du CCATNQ

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs privé et public.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) représente plus de 7000 membres répartis dans 75 syndicats, autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Moyens de pression envisagés par les paramédics de la région

Le Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN, affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, a voté à 91 % en faveur de l’exercice de moyens de pression en lien avec la nouvelle directive sur l’occupation des logements de la compagnie. Selon cette politique, les techniciens ambulanciers paramédics ayant un poste à temps plein ne pourront plus occuper les logements de la compagnie dans le secteur de leur poste.

Selon cette directive de l’employeur, à compter du 1er juillet 2014, les travailleuses et les travailleurs qui accepteront un poste à temps plein auront 90 jours calendrier pour se trouver un logement dans ledit secteur à l’intérieur d’un rayon de 5 minutes de trajet du point de service. Il faut donc ajouter cette variante au taux très bas d’inoccupations des logements en région qui se situe à 2,7 % à Amos et à 1,3 % à Rouyn-Noranda en avril 2014, selon les données de la Société canadienne d’hypothèque et de logement.

Ces mesures apporteront donc des contraintes financières, sociales, familiales et psychologiques dues au stress que toute cette gestion amène. De plus, le temps de réponse des techniciens ambulanciers paramédics se verra augmenter s’il leur est impossible de se loger sur place. Ce qui représente un risque pour la population. Le Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec-CSN envisage donc de mettre en place une vaste mobilisation auprès de ses membres et d’appliquer des moyens de pression au moment jugé opportun s’il ne parvient pas à une entente avec l’employeur.

À propos de la FSSS-CSN et du CCATNQ

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) est la plus importante organisation syndicale dans le secteur des soins et des services préhospitaliers d’urgence au Québec avec plus de 2 200 membres. Dans l’ensemble, la FSSS compte près de 130 000 membres dans les secteurs privé et public.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN) représente plus de 7 000 membres répartis dans 75 syndicats, autant dans le secteur privé que dans le secteur public.

Contre les politiques d’austérité : Contre-attaquons !

C’est sur le thème Contre les mesures d’austérité, contre-attaquons qu’est célébrée cette année la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. En ce sens, le Réseau vigilance de l’Abitibi-Témiscamingue dénonce le discours politique actuel, qui évoque sans cesse la privatisation, les compressions budgétaires et les hausses de tarifs, et invite toute la population à lutter pour la préservation des services publics et contre toutes les politiques d’austérité en cours et à venir.

Des représentantes et des représentants de la société civile et des différents groupes sociaux, dont une délégation de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) qui mène une campagne contre l’austérité depuis maintenant un an, se sont réunies pour l’occasion à Rouyn-Noranda afin d’envoyer un message clair aux différents paliers de gouvernement : nous n’accepterons aucun recul social.

En fait, les conséquences néfastes des politiques d’austérité se font ressentir directement sur la population. «Année après année, nos gouvernements imposent toujours aux mêmes de se serrer la ceinture, sous prétexte que la caisse est vide. L’austérité budgétaire s’attaque aux conditions de vie de la classe moyenne et des plus précaires ce qui ne fait qu’accentuer les inégalités sociales», s’indigne monsieur Laporte.

« Pour réussir à imposer des mesures d’austérité, les gouvernements limitent les droits démocratiques des citoyennes et des citoyens avec une panoplie de lois antisyndicales. La Fêtes des travailleuses et des travailleurs est un moment pour rappeler que nous revendiquons le droit au travail décent, à des revenus décents, bref le droit à la dignité humaine», a rappelé Donald Rheault président du conseil central Abitibi-Témiscamingue Nord du Québec-CSN.

«Les gouvernements nous disent qu’ils n’ont pas le choix. Pourtant, l’austérité budgétaire n’est pas une fatalité, c’est un choix idéologique » conclut Justin Arcand de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). Chaque année depuis 1972, des milliers de Québécoises et de Québécois descendent dans les rues afin de souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs. C’est le moment de célébrer la contribution de ceux et de celles qui produisent la véritable richesse de notre société et de rêver d’un monde plus juste.

Être ou ne pas être présent ? La question se posait.

Toujours en attente des reprises des négociations dans les trois conflits des marchés d’alimentation de la bannière Loblaw en Abitibi-Témiscamingue (soit le Maxi en lock-out depuis août 2012, le Provigo Témiscaming en lock-out depuis décembre 2012 et le Loblaw de Rouyn-Noranda en grève depuis juin 2013), les syndicats CSN en sont venus à la conclusion suivante, après mûres réflexions :

« Certes, après plus d’un an sur le trottoir, nous avions pensé nous présenter au téléthon de la Ressource puisque Loblaw en est commanditaire », de dire Donald Rheault, le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN).

« Cependant, le téléthon de la Ressource est un événement très important pour toute la région et nous considérons que cette organisation ne doit pas être la cible de nos actions, bien que depuis trop longtemps, Loblaw tienne en otage la ville de Témiscaming et pénalise également la population de Rouyn-Noranda en les privant de leurs marchés d’alimentation », de poursuivre le porte-parole de la CSN en région, et ça, c’est vraiment indécent.

En fait, nous allons poursuivre nos efforts pour forcer la reprise des négociations dans chaque dossier et trouver une solution nous conduisant à un règlement à la satisfaction de chacune des parties.

« Nous profitons de l’occasion pour inviter tous nos membres et toute la population à participer au téléthon en y souscrivant généreusement. Quant à Loblaw, être socialement responsable, c’est aussi s’occuper correctement de ses ressources », de conclure de président, Donald Rheault.

Un an de lock-out au Provigo, la seule épicerie de Témiscaming

Hier soir, une trentaine de travailleuses et de travailleurs syndiqués du magasin Provigo de Témiscaming – en lock-out depuis un an demain – se sont préparés à vivre un autre Noël sombre en soulignant ce triste anniversaire par un souper communautaire.

Les employé-es de la seule épicerie de cette ville frontalière de la région d’Abitibi-Témiscamingue sont sans convention collective valide depuis le mois d’avril 2012. La dernière séance de négociation a eu lieu le 14 août, malgré les demandes du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Provigo Témiscaming – CSN de poursuivre les pourparlers.

Conscients de l’impact social de la décision prise par le géant de l’alimentation Loblaw sur les 2500 habitants de Témiscaming, la CSN organise depuis presque un an une navette – opérée par les membres du syndicat – à la ville de North Bay, Ontario, afin que les résidents puissent s’approvisionner de façon plus économique.

« Il est impensable qu’une corporation qui vaut des milliards puisse être si inconsciente de sa responsabilité sociale envers cette ville et envers ses propres employé-es, a commenté la vice-présidente de la CSN, Denise Boucher, lors d’un point de presse à Témiscaming, aujourd’hui. L’impact économique local est énorme, mais il semble que l’avidité de Loblaw est sans limite. »

Refus de négocier

À l’exception des sujets de moindre importance, les négociateurs de Loblaw n’ont eu qu’un mot à dire devant les principales revendications raisonnables du syndicat : non. Loblaw refuse la demande créer davantage de postes permanents pour les employé-es de longue date. De fait, plus de 70 % des employé-es du Provigo de Témiscaming travaillent à temps partiel, et ce, pour un taux horaire maximum de 12,40 $.

« Cette approche de bulldozer à la table de négociation n’est pas digne d’un employeur avec autant de moyens que Loblaw, se désole Serge Fournier, président de la Fédération de commerce – CSN. Toutefois, nous sommes tous conscients des morts tragiques des employé-es sous-contractés par Loblaw au Bangladesh afin de fabriquer les vêtements de la marque Joe Fresh. Et nous nous demandons si Loblaw aimerait importer les mêmes conditions de travail au Québec. »

Pour le président du Conseil central d’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, (CCATNQ-CSN), Donald Rheault, il est primordial que Loblaw se remette au travail et retourne à la table avec un vrai mandat de négocier. C’est toute l’économie locale qui en écope, malgré une entente entre la CSN et la Chambre de commerce de Témiscaming de favoriser l’achat local autant que possible lors des rencontres avec la population.

« Loblaw a longtemps profité de la ville de Témiscaming en exploitant sa seule épicerie. Il est étonnant qu’il puisse démontrer autant de mépris, non seulement pour ses propres employé-es, mais aussi pour sa fidèle clientèle. Il est temps que cette puissante corporation reconnaisse que des salaires raisonnables et des conditions de travail acceptables sont un échange honorable pour les profits monopolistiques tirés de la ville de Témiscaming. »

Conflits sans fin

Ce lock-out à Témiscaming n’est pas le seul conflit de travail provoqué par Loblaw dans la région. Le 10 juin dernier, les syndiqué-es du Loblaws de Rouyn-Noranda ont déclenché la grève devant l’offre globale inacceptable de l’employeur. Les salarié-es en question sont sans convention collective depuis le 1er novembre 2012.

Il est à noter que le 27 juin 2013, une décision rendue par la Commission des relations du travail (CRT) a reproché à l’employeur d’entraver les activités du syndicat, d’avoir négocié de mauvaise foi et d’avoir porté atteinte à la liberté d’association. En plus d’une série d’autres mesures, la CRT a ordonné à Loblaw de verser au syndicat la somme de 5000 $ à titre de dommages et intérêts punitifs.

Le conflit du Loblaws de Rouyn-Noranda est venu s’ajouter au lock-out qui perdure au Maxi de Rouyn-Noranda depuis le mois d’août 2012.

Un Noël difficile

Cathy Presseault, la présidente du syndicat et une travailleuse au Provigo depuis 22 ans, a remarqué que, pour un deuxième Noël de suite, les paniers de ses membres sont loin d’être pleins.

« Nous savons qu’il en coûte de se faire respecter et d’être déterminés, a-t-elle dit. Mais nous restons solidaires devant Loblaw. Cet employeur peut nous priver de notre gagne-pain, mais il n’a pas droit à notre dignité. Avec l’appui de la CSN, nous passerons au travers ! »

Les trois centrales expriment leurs propositions pour une amélioration du régime d’assurance-emploi en faveur de la Jamésie

En marge des audiences de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi à Chibougamau, le Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue (CSQ), le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN et le Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec ont exprimé un ensemble de propositions pour que le régime retrouve sa vocation d’origine en protégeant efficacement les travailleuses et les travailleurs victimes du chômage.

La Commission a été mise sur pied dans le sillage de la réforme de l’assurance-emploi du gouvernement Harper, décriée par une large coalition de syndicats et d’organismes. Cette réforme accentuera l’insécurité et la précarité sur le marché du travail, en plus de frapper de plein fouet certaines industries.

Une réforme injustifiée et injustifiable

Instauré en 1940, le régime fédéral d’assurance-chômage, rebaptisé en 1996 assurance-emploi, jouait la fonction d’assurance sociale. Cette assurance permettait également de stabiliser l’économie en période de ralentissement et de redistribuer la richesse entre les régions, les secteurs d’activités et certaines catégories de salarié-e-s. Des réformes successives ont dénaturé cette assurance pour la convertir en un programme d’assistance. Les règles d’admissibilité ont été resserrées et la durée ainsi que le niveau des prestations ont été réduits. Ainsi, au plus fort de la crise économique de la dernière décennie, en 2009, à peine un chômeur sur deux avait accès à des prestations.

La récente réforme du régime, annoncée dans le budget de 2012 et mise en œuvre depuis janvier 2013, accentue cette dérive. Elle occulte le fait que le chômage est une caractéristique permanente du système économique. Sous prétexte de vouloir jumeler les travailleurs avec les emplois disponibles, le gouvernement conservateur nie la réalité du chômage.

Non seulement le gouvernement conservateur s’enferme dans une vision idéologique voulant que le chômage résulte essentiellement du comportement des individus et qu’un programme d’assurance-chômage trop généreux réduise l’incitation au travail, mais en plus, il laisse entendre que les prestataires sont tous des fraudeurs potentiels. De victimes d’un système économique qui produit du chômage, les travailleuses et les travailleurs deviennent les coupables.

Une réforme qui aggrave le problème dans la région

« Historiquement, la région de la Jamésie a souffert d’un taux de chômage supérieur à la moyenne québécoise. En tant que région ressource et avec un faible niveau de transformation de ses propres ressources, la Jamésie est dépendante des aléas des prix de matières premières et de la demande des ressources. En période de croissance économique, la demande de main-d’œuvre est forte. Cependant, lorsque la demande de matières premières diminue, cela se traduit par des pertes d’emploi.

Dans une région aussi vaste que la nôtre, non seulement cela affecte la qualité de vie des travailleurs et des travailleuses, mais cela a aussi un énorme impact économique dans la région. Avec la nouvelle réforme de l’assurance-emploi, ces mêmes travailleurs et travailleuses sont exposés à voyager des longues distances pour occuper d’autres emplois, alors qu’ils et elles n’ont pas toujours les moyens de se payer de tels voyages », a exprimé David Maden, conseiller régional de la FTQ en Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec.

« Limiter l’accès à l’assurance-emploi pour les travailleurs et travailleuses de notre région, c’est condamner notre région à une lente agonie. L’économie de notre région est constituée, entre autres, de travail saisonnier comme l’agriculture, la construction et la foresterie. Permettre aux travailleurs et aux travailleuses qui occupent ces emplois saisonniers d’accéder à un revenu d’appoint est essentiel pour que la population puisse assurer une viabilité économique toute l’année. Un régime d’assurance-emploi accessible et efficace assure à notre région une qualité de vie et un dynamisme économique. Autrement, la région risque de se vider de sa population », a expliqué Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN.

« Dans le domaine de l’enseignement primaire et secondaire, les contrats à temps partiel et la suppléance sont chose courante. Un pourcentage important des personnes œuvrant dans ce domaine est donc à statut précaire et les modifications au régime viennent les fragiliser davantage. Dans les commissions scolaires, plusieurs postes ne deviennent disponibles qu’en cours d’année. Si une personne se fait offrir un emploi jugé convenable dans un autre domaine, elle pourrait devoir l’accepter sous peine de perdre son droit aux prestations. Ainsi, elle ne sera plus disponible pour les suppléances occasionnelles et les contrats à temps partiel. Ceci a pour effet de priver le domaine de l’enseignement d’une relève compétente dans notre région et, par la même occasion, d’un personnel qualifié et expérimenté », a déclaré Luc Gravel, président du Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et de l’Abitibi-Témiscamingue (CSQ).

Des changements s’imposent

Pour la CSQ, la CSN et la FTQ, il est clair que l’assurance-chômage est un régime d’assurance fondé sur le partage du risque de chômage par l’ensemble de la société. Il ne s’agit donc pas d’un régime d’assistance ni de dernier recours comme les gouvernements successifs à Ottawa tentent de l’y rabaisser depuis plus de 20 ans. Lorsque les travailleuses et les travailleurs vivent des épisodes de chômage, ils ont droit à des prestations, ce doit être la norme plutôt que l’exception, comme ce fut le cas en 2011 quand seulement 41,3 % des chômeuses et des chômeurs ont eu droit aux prestations.

Les trois organisations syndicales enjoignent le gouvernement à prendre ses responsabilités en ce qui a trait au mode de financement du régime, auquel seuls les travailleuses et les travailleurs, ainsi que les employeurs sont appelés à participer à l’heure actuelle.

Si le gouvernement fédéral persistait à restreindre les droits des chômeuses et des chômeurs et qu’il refusait de bonifier le régime d’assurance-emploi dans le sens de nos propositions, la FTQ, la CSN et la CSQ seraient favorables à la création d’un régime québécois d’assurance-chômage dans la mesure où les paramètres de ce nouveau régime en matière de couverture, de financement et de gouvernance répondraient aux revendications de nos organisations.

Une profession essentielle qui nécessite de bonnes conditions de travail

Dans le cadre des négociations de leur convention collective, le Syndicat des pompiers forestiers de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Baie-James (FIM–CSN) se réunit aujourd’hui afin de faire une démonstration de sa solidarité et de son soutien à son comité de négociation. Afin de faire un appel au maintien des discussions et à un règlement rapide, les membres du syndicat se sont réunis pour le temps d’un repas qui leur a permis de fraterniser tout en soulignant leur mobilisation interne.

La négociation avance

« Nous avons eu trois jours de négociation la semaine dernière et deux jours sont prévus dans les prochaines semaines pour tenter d’en arriver à une entente de principe », de déclarer Sylvain Royer, président du syndicat. Naturellement, nous ne pouvons dévoiler le contenu de nos discussions, étant donné que nous rencontrons les membres ce soir en assemblée générale et qu’ils ne sont pas encore informés des avancées réalisées dans la dernière semaine », précise-t-il par la suite. Bien que les dernières rencontres de négociation se soient bien passées, cette fois-ci, nous n’accepterons pas que le renouvellement de notre contrat de travail traîne en longueur. En ce sens, nous avons déjà le mandat de déclencher la grève au moment jugé opportun et nous sommes à analyser la conception des services essentiels pour être prêts à toute éventualité.

Le conseil central offre son soutien

Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, a tenu à être présent pour affirmer le soutien des syndicats de la région. « Les pompiers forestiers ne sont pas considérés comme un service essentiel pour rien. Leur rôle de prévention et de protection au Québec en cas de catastrophe naturelle a été bien démontré au début de l’été quand la problématique des feux de forêt ici et sur la Côte-Nord a fait surface. Il est avantageux pour toute la population que ces travailleurs aient de bonnes conditions de travail afin qu’ils soient motivés et concentrés sur leur tâche. En outre, de bonnes conditions de travail et d’exercice favorisent la rétention de cette main-d’œuvre qualifiée et par le fait même peaufinent leur expertise».

Les négociations reprendront donc dans les prochaines semaines et le syndicat espère fortement en arriver à une entente qui sera à la satisfaction de leurs membres.

Les syndiqué-es du Maxi Rouyn-Noranda toujours debout

Il y a un an, jour pour jour, les travailleuses et les travailleurs du Maxi Rouyn-Noranda déclenchaient la grève pour faire cesser les menaces et l’intimidation. Cette grève prenait fin le 19 août à minuit dans l’espoir de travailler en l’absence de toute forme de harcèlement. Le 20 août, à 7 h, l’employeur décréta un lock-out.

Le mépris de Loblaws

Aujourd’hui, la CSN tient à souligner la signification particulière que prend cette journée. « Après un an de conflit, le quotidien des travailleurs s’est considérablement modifié », a expliqué Denise Boucher, vice-présidente à la CSN. « Ce n’est pas une situation facile pour ceux et celles qui ont à la vivre, mais les syndiqué-es se tiennent debout pour en arriver à une bonne convention négociée », a-t-elle poursuivi. « Près de 99 % de nos syndicats règlent leur contrat avec leur employeur sans conflit. Or, au Maxi Rouyn-Noranda, comme dans deux autres épiceries de la région, les syndicats se heurtent à une bannière qui a oublié l’un des principes importants en relations de travail au Québec : le respect des employé-es. » Selon le président de la Fédération du commerce – CSN, M. Serge Fournier, il est inconcevable qu’après cinq séances de négociation, sept rencontres de conciliation en 2012, aucune rencontre réelle de négociation ne se soit tenue depuis le 8 novembre 2012, si ce n’est une vidéoconférence le 25 mars dernier en présence du conciliateur pour connaître les intentions des parties. « Depuis le tout début du conflit, Loblaws tente par tous les moyens de maintenir les salarié-es dans la précarité, quand ce n’est pas d’abaisser leurs conditions de travail en tenant des propos complètement faux, par exemple sur de supposées négociations coordonnées », a-t-il expliqué. Cette façon de faire est odieuse et ce que vivent les travailleuses et les travailleurs qui oeuvrent sous la bannière Loblaws en Abitibi-Témiscamingue nous préoccupe au plus haut point ».

On reste solidaires

Depuis un an, les syndiqué-es du Maxi et du Provigo Témiscaming n’ont pas chômé. Ils ont été reçus dans plusieurs régions du Québec pour expliquer leur dossier et sans réserves, les syndicats CSN leur ont exprimé une solidarité tant sur le plan humain que par un soutien financier. Enfin, le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CCATNQ), M. Donald Rheault, souligne le courage des lockoutés depuis un an. « Aujourd’hui on doit, comme citoyens et citoyennes de la région, avoir une pensée pour ceux et celles qui ont été mis sur le trottoir pour avoir demandé d’être respectés. D’ailleurs, la population exprime régulièrement son appui aux syndiqué-es sur la rue Larivière. Je peux vous dire que c’est grandement apprécié. » Le conseil central tient à souligner qu’il va continuer à soutenir les syndicats en conflit, et ce, tant et aussi longtemps que les syndiqué-es n’en décideront pas autrement. « Une manifestation s’est tenue aujourd’hui dans les rues de Rouyn-Noranda. Nous avons accompagné les représentants des syndicats à une rencontre avec le député régional, M. Chapadeau. De plus, la population est invitée à assister à notre soirée de solidarité, où se fera entendre l’orchestre Kayou. Après un an de conflit, les travailleuses et travailleurs du Maxi Rouyn-Noranda méritent que l’on souligne leur courage. Ils méritent également que toute la région leur exprime ce que Loblaws leur refuse : du respect », a conclu le président du CCATNQ.

Provigo (Loblaws) déclarée coupable de négociation de mauvaise foi

En raison du comportement de l’employeur dans le cadre des négociations qui ont cours au magasin Loblaws de Place Rouanda, le syndicat s’est vu forcé de déposer une plainte, le 28 mars 2013, à la Commission des relations du travail (CRT). Celle-ci dénonçait la mauvaise foi de l’employeur pour négocier et ses tentatives d’entraver les activités du syndicat.

Contenu de la décision

Après deux jours et demi d’audition, le 27 juin 2013, la CRT a rendu une décision, qui a été corrigée le 15 juillet 2013 à la demande de l’employeur. On peut lire dans la version révisée que « Provigo distribution Inc. a intentionnellement contrevenu aux articles 3, 12 et 53 du Code du travail ainsi qu’à l’article 3 de la Charte des droits et libertés de la personne ». La Commission souligne également que Provigo a négocié de mauvaise foi, entravé les activités du syndicat et porté atteinte à la liberté d’association. La CRT ordonne donc à l’employeur de transmettre la décision aux salarié-es, de restreindre ses sorties publiques au sujet du renouvellement de la convention collective à des propos factuels et objectifs, de s’abstenir de communiquer directement avec les salarié-es à propos des négociations au sujet du renouvellement de la convention collective, et enfin, de verser au syndicat la somme de 5000 $ à titre de dommages-intérêts punitifs.

Considérant l’importance de la décision, Me Robert Fuoco est présent dans la région pour la commenter. « Celle-ci s’avère intéressante du fait qu’elle réitère le monopole de représentation en insistant sur le fait que l’employeur doit respecter le syndicat dans son rôle d’agent négociateur. L’ordonnance reprend aussi le principe émis par la Cour suprême du Canada qui reconnaît le droit des salarié-es de négocier collectivement dans le cadre de la liberté d’association », a-t-il précisé.

De plus, le juge cite un texte où il est question du devoir de la CRT de mettre en œuvre les mesures de dédommagement prévues par la Charte québécoise des droits et libertés et condamne Provigo à verser la somme de 5000 $ au syndicat à titre de dommages punitifs.

Enfin, la CRT précise que l’employeur jouit de la liberté d’expression, certes, mais que celle-ci doit être exempte de toute inexactitude dans le cadre de la négociation d’une convention collective.

« Cette décision constitue une victoire pour tout le mouvement ouvrier syndiqué au Québec. Nous sommes extrêmement soulagés de voir qu’enfin, cet employeur est blâmé pour son manque de respect des travailleuses et des travailleurs dont les représentants syndicaux, eux, négocient de bonne foi », a souligné le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN), Donald Rheault.

Et pour la suite

« Bien entendu, nous savons déjà que l’employeur s’est adressé à la Cour supérieure afin de tenter d’amoindrir la portée de certains éléments de la décision. À ce jour, nous attendons encore d’être entendus dans cette requête », a-t-il aussi souligné.

Pour Donald Rheault, « il s’avère évident que Loblaws cherche par tous les moyens à dominer les salariés et leur syndicat. Loblaws doit accepter que ce n’est pas de cette façon que l’on négocie au Québec. Le respect de la législation québécoise, et par ricochet des travailleuses et des travailleurs, est indispensable à la conclusion d’une convention collective qui permettra la réouverture du magasin Loblaws de Rouyn-Noranda. À présent, il n’appartient qu’à l’employeur de s’asseoir à la table de négociation et d’agir en conséquence. »

Le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec (CSN) a finalement conclu : « Une séance de négociation est prévue demain, le 13 août 2013. Souhaitons que l’employeur ait bien saisi le message et qu’il se présente prêt à régler cette négociation à la satisfaction des deux parties. »

Les lockoutés CSN et la population de Témiscaming marchent pour la fin…

Afin de souligner la fin de l’année 2012 et près de deux semaines d’un lock-out décrété par le Provigo de Témiscaming (Loblaws) le 15 décembre dernier, les salariés-es marcheront dans les rues de la municipalité pour que l’employeur comprenne qu’il faut redonner la quiétude aux citoyens en mettant fin à ce coup de force lors de la prochaine séance de négociation toujours prévue le 8 janvier prochain.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Provigo Témiscaming, affilié à la Fédération du commerce-CSN, Cathy Presseault, la population a déjà assez payé malgré le fait que nous ayons mis sur pied des moyens de transport pour atténuer les effets de ce geste. « Le 8 janvier, la négociation doit conduire à un règlement de notre nouveau contrat de travail afin que nous puissions retourner au travail et continuer de rendre les services à la population. Nous sommes d’avis qu’avec un peu de volonté, les parties peuvent en venir à une entente et convenir, comme il se doit, d’un protocole de retour au travail ».

« Il s’agit que leur porte-parole se présente à Témiscaming avec tous les mandats nécessaires pour éviter une fois de plus que cette négociation se prolonge indûment », de poursuivre la porte-parole syndicale.

De notre côté, les membres se présentent chaque jour face au Provigo depuis le 15 décembre afin de faire quelques heures de piquetage, sachant que le 8 janvier, la négociation doit reprendre pour obtenir leur nouveau contrat de travail puisque les dernières négociations ont été passablement difficiles, des compromis ayant été faits pour tenir compte de la réalité locale.

« Ce soir, nos membres seront présents et la population est aussi la bienvenue puisque tout comme nous, Provigo (Loblaws), lui est redevable », de conclure Cathy Presseault, présidente du syndicat CSN.

Les lock-outés CSN au service de la population de Témiscaming, de Kipawa et des environs

Réunis avec la population hier soir à Témiscaming, où plus d’une centaine de citoyennes et citoyens ont répondu à l’invitation du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Provigo-CSN mis en lock-out depuis samedi matin (15 décembre 2012), le message a été bien entendu. Devant le coup de force, la population a été invitée à se serrer les coudes et faire de l’achat local. D’ailleurs, les commerçants de la municipalité sont à pied d’œuvre depuis l’annonce pour augmenter leurs inventaires et permettre aux citoyen-nes d-être desservis dans la municipalité. « Nous avons d’ailleurs rencontré en après-midi un représentant de la Chambre de commerce », de dire Donald Rheault, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec (CSN). « Comme organisation syndicale, nous avons mis à la disposition de la population trois véhicules afin de répondre aux déplacements des gens et trans-porter leur épicerie. De plus, les travailleuses et travailleurs vont accompagner les résident-es et les commerçants qui auraient besoin de coup de pouce », a poursuivi le porte-parole de la CSN en région.

« Si la demande se présente, nous accompagnerons la population pour qu’elle puisse se rendre dans un marché d’alimentation, que ce soit à Lorrainville ou ailleurs. Cependant, comme syndi-cat, notre position est claire : Ailleurs signifie toute épicerie autre que la bannière Loblaws », de préciser Donald Rheault. Hier, nous avons exprimé le souhait que la prise en charge se fasse au niveau local et demandé à la population de laisser la chance à tout le monde de s’organiser, considérant qu’aucun préavis n’a été donné par la direction de Loblaws. Déjà, même les fournis-seurs de l’extérieur ont accepté de s’ajuster à la situation d’urgence vécue à Témiscaming, Kipa-wa et les environs. Cela est très apprécié.

« D’avoir créé une crise sociale à Témiscaming, Kipawa et les environs pour un T-Shirt noir avec la mention « Le respect avant tout », alors que tous les services à la clientèle étaient maintenus, face à tout cela, la population portera son propre jugement », de conclure Donald Rheault, prési-dent du CCATNQ, affilié à la CSN.

Un mépris envers les employé-es et la population

La décision de Provigo de mettre en lock-out, à quelques jours des fêtes, ses employé-es du Provigo de Témiscaming, fait preuve, pour la Fédération du commerce (FC-CSN), du mépris de l’employeur non seulement envers ses employés, mais aussi envers sa propre clientèle.

La FC déplore que l’employeur se soit empressé de déclarer un lock-out alors que les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming (FC-CSN) n’ont que posé un geste de solidarité. « Il s’agit d’une réponse disproportionnée par rapport à un moyen de visibilité fréquemment utilisé – celui de porter un chandail – et qui n’affecte en rien le service à la clientèle du magasin, précise le président de la FC-CSN, Serge Fournier. De plus, imposer aux résidents de Témiscaming, de Kipawa et des environs de rouler dorénavant des kilomètres pour s’approvisionner, dénote du peu de respect que la direction de Provigo porte à sa clientèle. »

L’envenimement récent des relations de travail étonne le président de la fédération. « Au cours des dernières années, les négociations avec l’employeur se sont toujours déroulées rondement. On a l’impression maintenant que les décisions se prennent dans un autre pays… et que tout à coup, Provigo est complètement déconnecté de la réalité des relations de travail au Québec! »

La FC tient à réitérer son appui indéfectible au Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming, dans leur lutte pour en venir à une entente satisfaisante. « Après huit mois de stagnation à la table de négociations, les employé-es méritent respect et considération. Les choses n’en resteront pas là, assure Serge Fournier. La CSN n’est pas le genre à baisser les bras, n’en déplaise à Provigo. » Affilié à la Fédération du Commerce, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Provigo Témiscaming compte une trentaine d’employé-es.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Des salarié-es sur le trottoir, des citoyens obligés d’être sur la route

Depuis le 15 décembre, à 7 h 30, la direction de Provigo de Témiscaming a pris la décision de décréter un lock-out, à quelques jours de Noël. En plus de mettre la trentaine de salarié-es sur le trottoir, les citoyennes et citoyens de Témiscaming, de Kipawa et des environs devront prendre la route pour faire leur épicerie à l’extérieur de la municipalité.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Provigo Témiscaming, affilié à la Fédération du commerce-CSN, le geste que vient de poser la direction à Témiscaming démontre clairement l’attitude méprisante envers les salarié-es, mais surtout le manque de respect de cette entreprise envers la clientèle. « Bien sûr, la direction va tenter de justifier son geste parce qu’on a augmenté nos moyens de visibilité vendredi dernier en portant un chandail noir avec nos uniformes tout en servant la clientèle. D’ailleurs, le seul dérangement survenu a été quand le directeur local, M. Laderoute, a monté le ton au comptoir de la boulangerie vers 15 h 10, de dire la présidente du syndicat. Depuis le 14 novembre, nous avons informé les représentants de Provigo (Loblaws) à la table de négociation que nos membres réagiraient après avoir laissé passer huit mois sans qu’aucune avancée ne soit faite ». D’ailleurs, leur porte-parole, conscient de la situation, nous a indiqué à plusieurs reprises d’un ton sarcastique : « Si vous n’êtes pas contents, vous ferez ce que vous avez à faire », de poursuivre la porte-parole syndicale.

De son côté, le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec (CSN), Donald Rheault, est estomaqué de voir l’attitude de Provigo dans ce dossier. « Jamais, comme organisation syndicale, nous n’aurions osé poser un geste de cette ampleur envers toute une population », de dire le porte-parole de la CSN en région.

Depuis le mois d’octobre, la colère gronde chez nos membres, mais jamais la clientèle n’a été affectée. Nous avons été à plusieurs reprises sur la place publique pour sensibiliser la population et l’alerter du peu de respect qu’avait Provigo (Loblaws) envers les salarié-es. D’ailleurs, malgré l’attitude de leur employeur, la priorité des travailleuses et des travailleurs n’a jamais été abandonnée : le service à la clientèle.

« Depuis samedi matin, nos services à la CSN sont à pied d’œuvre pour organiser la suite des choses et déjà nous avons eu des échanges avec certains élus des municipalités avoisinantes pour rassurer la population, mais aussi pour permettre aux citoyens dans le besoin de se rendre faire leurs achats à l’extérieur, et bien sûr, pas dans une épicerie appartenant à Provigo », d’ajouter Donald Rheault.

« On ne peut pas d’une part bafouer toute une population et leur demander d’aller faire sonner la caisse enregistreuse au profit de la même compagnie. J’espère que la population de Témiscaming fera entendre sa voix à ce chapitre », poursuit le président du CCATNQ.

Aujourd’hui, nous rencontrons les membres à 14 h et nous leur présenterons un plan de travail pour la situation d’urgence à laquelle Provigo (Loblaws) nous confronte et la CSN ne baissera jamais les bras devant une compagnie, quelle qu’elle soit. Nous avons toujours travaillé avec la population au Québec. La population de Témiscaming, de Kipawa et des environs aura les services auxquels elle a droit, n’en déplaise à Provigo (Loblaws). Au Québec, les citoyens ont le droit de s’exprimer et surtout d’être informés. C’est ce que les travailleuses et travailleurs font depuis le mois d’octobre, puisque sans contrat de travail depuis le 31 mars 2012, en espérant que le message se rende au bureau chef à Toronto.

« À la sortie de l’assemblée générale, le comité exécutif syndical émettra ses commentaires et connaissant leur professionnalisme, la population pourra elle aussi avoir une belle période des Fêtes pour contrecarrer le cadeau empoisonné de Provigo (Loblaws) offert à la clientèle et aux membres du personnel », de conclure le président du conseil central de la CSN.