Les syndicats de l’Estrie accueillent le ministre Jean Boulet

Une coalition formée des organisations syndicales de l’Estrie attendait de pied ferme le ministre du Travail, Jean Boulet, ce jeudi matin au Club de golf de Sherbrooke alors qu’il était l’invité de la Chambre de commerce et de l’industrie de Sherbrooke. L’objectif de cette action : dénoncer le bilan lamentable du gouvernement de la Coalition avenir Québec à l’égard des travailleuses et des travailleurs.

Ensemble, les organisations syndicales de la région ont tenu à rappeler au ministre Boulet que son gouvernement n’a pas obtenu de mandat clair de la population pour procéder à des réformes majeures. On pense notamment au projet de loi 3 qui vient s’ingérer dans la gouvernance des syndicats ou au projet de loi 101 qui risque de nuire aux syndicats ayant moins de ressources, quand vient le temps de défendre les droits d’une travailleuse ou d’un travailleur. Loin de protéger les droits des travailleuses et travailleurs, ces projets de loi visent plutôt à affaiblir les organisations en mesure de les défendre.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. Nous assistons à une dégradation sans précédent de nos services publics et du filet social qui protège les plus fragiles de nos concitoyens. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. Même le Barreau du Québec est sorti de son habituelle réserve, disant craindre l’affaiblissement des mécanismes de contre-pouvoir qui sont essentiels dans une saine démocratie », affirment les membres de la coalition.

Les militantes et militants réunis ce matin sont venus rappeler au ministre Boulet qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils continueront de se mobiliser, non seulement contre les attaques du gouvernement à l’endroit des syndicats, mais aussi pour la préservation de nos services publics et des droits des travailleurs.

Nouveau contrat de travail pour les travailleuses et travailleurs de Velan à Granby !

Réunis en assemblée générale ce dimanche, les travailleuses et travailleurs de Velan à Granby ont accepté dans une proportion de 85 % l’entente de principe qui leur a été présentée. L’acceptation de cette entente de principe se veut l’aboutissement d’un processus de négociation entrepris au début de l’été.

« Nous sommes très heureux de la conclusion de cette entente pour les travailleuses et travailleurs de Velan Granby », a indiqué la présidente du Conseil central de l’Estrie, Julie Bolduc. « Non seulement les salariés voient leurs conditions de travail s’améliorer, mais ils ont également démontré une solidarité exemplaire à l’endroit de leur comité de négociation», a-t-elle poursuivi.

En effet, entre autres gains obtenus par le syndicat, on peut mentionner :

  • Une hausse salariale de 4,95% pour la première année, de 3,5 % pour la deuxième année et de 3 % pour la troisième année ;
  • Une bonification plus rapide de 1% du régime de retraite pour les salariés ayant moins d’ancienneté, dès la fin de la période probatoire ;
  • Indemnités de retraite si un préavis est donné par le salarié ;
  • Bonification substantielle de certaines primes : prime de soir, prime de nuit, prime de formation, prime de chef d’équipe, notamment;
  • Montant forfaitaire de 1 500 $ dès la signature et de 1 000 $ au 1ermai 2026 ;
  • Montants accordés par l’employeur lors de la naissance d’un enfant (200 $) et pour favoriser l’activité physique (150 $).

L’objectif du syndicat était d’obtenir des conditions de travail qui permettent d’attirer et de retenir la relève, tout en reconnaissant l’expérience et la loyauté de travailleuses et travailleurs qui ont consacré de nombreuses années au rayonnement de Velan à Granby. L’entente de principe acceptée par les membres du syndicat dans une proportion de 85 % démontre que cet objectif a été atteint.

À propos

Le Syndicat national des employés de Velan Granby–CSN est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN. Cette dernière a pour mission de lutter pour améliorer les conditions de travail et de vie de ses membres et pour développer des emplois de qualité. Elle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Le Syndicat est également appuyé par le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN).Celui-ci représente 13 000 travailleuses et travailleurs syndiqués, sur tout le territoire de l’Estrie et dans l’ensemble des secteurs d’activité.

Résidence Unique : les travailleuses et travailleurs se dotent d’un mandat de grève

Réuni en assemblée générale extraordinaire, le personnel syndiqué de la résidence Unique, une résidence privée pour personnes âgées (RPA) située sur la rue du Fédéral à Sherbrooke, a voté en d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, dans une proportion de 91,6 %.

Malgré une convention collective échue depuis 2022 et deux tentatives de conciliation, les négociations sont au point mort et le syndicat est sans nouvelles de l’employeur depuis le mois de mai. « Rappelons que la dernière offre sur la table propose une augmentation salariale de seulement 4 % sur quatre ans. Cela représente environ une augmentation de 0,60 $ de l’heure au bout de quatre ans. Il s’agit d’une proposition insultante pour le personnel, particulièrement après une période de forte inflation et alors qu’une pénurie de main-d’œuvre sévit toujours dans le domaine », mentionne le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Les travailleuses et travailleurs — responsables des soins, de la surveillance, de l’entretien et des repas — gagnent à peine plus que le salaire minimum. Pourtant, ils accomplissent un travail essentiel auprès d’une clientèle vulnérable.

« Bien que ces salariés méritent des conditions de travail à qui reconnaissent l’importance de leur fonction, nous avons le sentiment que cette négociation se trouve dans un cul-de-sac. C’est pourquoi la décision a été prise de se doter d’un mandat de grève. Le Conseil central de l’Estrie–CSN les soutiendra jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente satisfaisante et le respect de l’employeur », affirme sa présidente, Julie Bolduc.

Pour l’instant, aucune date n’a été arrêtée pour amorcer un arrêt de travail. Étant assujetti aux services essentiels, le syndicat devra déterminer le meilleur moment pour déclencher la grève.

La CSN remporte une victoire majeure face à Transport scolaire La Québécoise

Dans un jugement émis le 30 juillet dernier, le Tribunal administratif du travail déclare Transport Scolaire La Québécoise coupable d’avoir mis fin à ses activités dans un geste de représailles antisyndicales. La centrale syndicale ainsi que les travailleuses injustement mises à la porte saluent le jugement.  

Survenus à l’automne dernier, les événements laissaient peu place à l’interprétation, selon le Tribunal. En pleine année scolaire, l’entreprise a soudainement cessé ses opérations, sans égards pour ses trois travailleuses ou pour les élèves qu’elles transportaient quotidiennement. Les chauffeuses de berlines desservaient des jeunes à besoins particuliers du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons. Leur salaire était de 16,32 $ de l’heure au moment de l’échéance de leur convention collective. 

« Ce jugement vient confirmer ce que nous avons toujours soutenu : l’employeur a agi de mauvaise foi, refusé de négocier sérieusement, et puni des salariées pour leur implication syndicale. Cette conduite est non seulement inacceptable, mais aussi illégale », réagit Yvan Duceppe, trésorier de la CSN. 

Le Tribunal a notamment souligné le caractère abusif et stratégique de la fermeture du service, concluant qu’il s’agissait d’une manœuvre destinée à faire taire des travailleuses jugées trop revendicatrices. Par ailleurs, l’employeur avait récemment reçu une indexation de 18% des sommes reçues du ministère, par rapport à 2021, ainsi que des sommes de 3100$ par véhicule. 

« Personne n’est au-dessus de la loi, c’est un message clair qui est envoyé par le Tribunal à tous les employeurs aujourd’hui. C’est difficile de croire que certains employeurs préfèrent carrément fermer boutique plutôt que de négocier, mais on sait au moins que la justice est là pour les rappeler à l’ordre » ajoute Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN. 

« Ce que les travailleuses ont vécu est terrible et je salue leur courage.  Il faut du nerf pour se tenir debout face à un employeur qui démontre un tel mépris de la loi et de ses employées. Chapeau! », conclut la présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Julie Bolduc. 

Les anciennes salariées devraient recevoir une réparation financière dont le montant sera connu dans les prochaines semaines.  

Fermeture de l’usine Plastube de Granby: le syndicat dénonce la gestion

Le 4 août dernier, l’usine Plastube déclarait faillite, mettant ainsi à la porte une centaine de travailleuses et de travailleurs, dont une soixantaine étaient syndiqués à la CSN et plusieurs étaient des travailleurs immigrants temporaires. Les employé-es du fabricant de tubes cosmétiques ont appris la nouvelle la veille, dimanche soir, à leur grande surprise. 

«Le 18 juillet, notre employeur nous disait que de beaux projets nous attendaient à l’usine. On est partis en vacances l’esprit tranquille et on revient pour se retrouver au chômage. On est tous sous le choc», explique la présidente du syndicat, Geneviève Carter, à l’emploi de Plastube depuis 23 ans. 

Depuis des investissements importants en 2023, Plastube battait de l’aile. La direction générale de l’entreprise de Granby avait par ailleurs changé dans les mois précédents la fermeture. Pour le syndicat, une mauvaise gestion, notamment du cahier de commandes, serait en cause. 

«Le syndicat se préparait à débuter la négociation de sa prochaine convention collective, qui venait à échéance le 31 décembre 2025. C’est pour vous dire à quel point la fermeture prend tout le monde par surprise! C’est odieux de mettre ses employé-es à la porte du jour au lendemain», poursuit le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon. 

«De notre côté, on est prêts à accompagner les travailleuses et les travailleurs dans cette transition forcée, notamment dans leurs démarches avec l’assurance-emploi et avec les recours juridiques appropriés dans telle circonstance. On sait que ce sont des moments très stressants pour nos membres», ajoute la présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Julie Bolduc.

Le SAPSCQ–CSN manifeste au bureau de François Bonnardel

Ce 28 février, les agentes et agents en services correctionnels (ASC) du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) ont manifesté devant le bureau de circonscription de François Bonnardel, ministre de la Sécurité publique.

« À notre table de négociation, nous sentons désormais une accélération qui nous mènera éventuellement à un règlement concernant plusieurs enjeux centraux. Toutefois, l’ensemble des clauses à incidences financières est loin d’être réglé. Le ministère de la Sécurité publique répète à qui veut l’entendre qu’il souhaite être un employeur de choix et qu’il veut attirer du personnel et le retenir, mais dans les faits, nous comptons environ 250 postes vacants, plus de 300 agentes et agents en arrêt de travail pour diverses raisons – ce qui représente plus de 20 % de nos effectifs –, et une centaine de démissions en moyenne chaque année. Pour arrêter cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions à la hauteur des exigences de notre travail », explique Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ–CSN.

« Le SAPSCQ–CSN souhaite toujours une solution durable aux problèmes récurrents causés par le temps supplémentaire obligatoire (TSO). Il revendique également des ressources et des mesures concrètes pour soutenir véritablement la santé psychologique des ASC. Aussi, il veut la réelle intégration des chefs d’équipe, un gain de notre dernière négociation. Ce sujet s’ajoute aux clauses à incidences financières », souligne Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« La hausse de la violence, des livraisons par drone, de l’intimidation et des agressions impose un climat de travail extrêmement exigeant pour les ASC. Le nombre d’arrêts de travail a atteint un sommet et le soutien psychologique est totalement inadéquat. Ce 1er mars, nous entrons dans le mois qui marquera la seconde année sans contrat de travail. Nous nous attendons donc à davantage de leadership de la part du MSP afin d’en arriver le plus rapidement possible à des solutions durables et à une entente de principe répondant aux enjeux soulevés par le syndicat », conclut Steve McKay, secrétaire général du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la FEESP–CSN et à la CSN depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec. La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Manoir Sherbrooke : Rejet de la dernière offre patronale à 98 %

Réunis en assemblée générale, les travailleuses et travailleurs des Résidences Soleil Manoir Sherbrooke ont rejeté dans une proportion de 98 % la dernière offre patronale. En négociation depuis plusieurs mois afin de renouveler leur contrat de travail, les membres du syndicat n’ont pu que constater que cette offre n’était pas à la hauteur de leurs attentes. « Bien que l’employeur reconnaisse le dévouement de ces travailleuses et travailleurs, ainsi que leur apport inestimable au bien-être des résidentes et des résidents, l’offre présentée est loin d’être à la hauteur de ce discours », estime Lucie Longchamps, vice-présidente et responsable des secteurs parapublics et privés à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN. « L’employeur devra démontrer une véritable ouverture, notamment sur les clauses salariales, s’il espère en arriver bientôt à une entente », poursuit-elle. En effet, même si les parties se sont entendues sur la grande majorité des clauses normatives, des enjeux importants demeurent dans l’offre qui a été présentée cette semaine :

  • Hausses annuelles de salaires inférieures à 3 % après la première année;
  • Offres salariales à l’entrée en poste à peine plus compétitives que le salaire minimum;
  • Salaire minimum qui augmente en moyenne plus rapidement que les hausses de salaire offertes par l’employeur;
  • Disparités importantes dans les augmentations de salaire offertes la première année, selon les postes occupés et les échelles salariales.

« À titre d’exemple, une personne occupant un poste de cuisinier recevrait, à l’entrée en poste, une augmentation de 1,50 $ la première année, alors qu’une cuisinière en poste comptant plus de quinze ans d’expérience, recevrait 0,60 $ d’augmentation à la première année du contrat de travail. Pour une préposée au bénéficiaires, l’augmentation au premier échelon serait de 1,50 $, alors qu’elle serait de 1,39 $ au cinquième échelon. Plusieurs travailleuses et travailleurs comptent de nombreuses années de service aux Résidences Soleil Manoir Sherbrooke. Est-ce ainsi qu’on les remercie ? » demande Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicat nationaux de l’Estrie–CSN. « De plus, alors que le personnel est sans contrat de travail depuis près d’un an, l’employeur refuse de payer l’entièreté de la hausse de salaire qui aurait été accordée si une nouvelle convention collective était en vigueur. Il se contente d’offrir 85 % de rétroactivité. Cela est tout simplement inacceptable alors que ces heures ont été dûment travaillées », ajoute madame Longchamps.

Encore une fois, les travailleuses et travailleurs des Résidences Soleil Manoir Sherbrooke ne peuvent que constater que l’employeur ne semble pas saisir toute l’importance des services qu’ils rendent aux résidentes et aux résidents et à leurs familles. Le roulement de personnel, les lacunes en ce qui concerne la formation, le recours aux agences privées pour combler les postes non comblés et le recours au prêt-à-manger pour combler le manque de personnel en cuisine, illustrent bien les conséquences du refus de l’employeur d’accorder des conditions décentes à ses employé-es. C’est dans ce contexte que les membres du syndicat, réunis en assemblée, ont voulu envoyer un message sans équivoque à la partie patronale.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie–CSN – Section Manoir Sherbrooke est appuyé par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public, parapublic et privé, partout au Québec. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Le Syndicat est également appuyé par le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE). Celui-ci représente 12 500 travailleuses et travailleurs syndiqués, sur tout le territoire de l’Estrie et dans l’ensemble des secteurs d’activité.

Le syndicat accepte la dernière offre patronale

Ce mardi 1er octobre en après-midi, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN a accepté à 76 %, par scrutin secret, l’offre de Sogesco déposée le même jour. Le transport scolaire reprendra dès le 7 octobre prochain.

« Après plus de trois mois de lock-out et de grève, le syndicat a finalement accepté une offre bonifiée de l’employeur. Le taux horaire passera de 25,65 $ à 28,46 $ l’heure à la signature de l’offre, ce qui représente une augmentation de 14,85 %. L’augmentation totale atteint environ 20 % sur la durée de cinq ans du nouveau contrat de travail. Étant donné la nouvelle perte potentielle de circuits, les membres se sont ralliés majoritairement au règlement », déclare Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Je salue la détermination des membres du syndicat qui ont mené une lutte exemplaire dans une négociation très difficile, ajoute Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN. Se tenir debout et se battre contre de grandes entreprises, surtout lorsque le gouvernement fait la sourde oreille et fait fi de leurs revendications légitimes, ce n’est jamais facile et je les félicite pour leur vaillant combat. »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 60 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Grève partielle reportée chez Autobus Coaticook

Réunis en assemblée générale le vendredi 20 septembre au soir dernier, les membres de l’une des deux unités du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN ont adopté à 75 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le jour même avec leur employeur. Pour leur part, les salarié-es de l’unité conduisant des berlines ont rejeté la seconde entente à l’unanimité. Les membres ont toutefois accepté de reporter leur grève générale illimitée du lundi 23 septembre afin de laisser place à l’obtention d’une nouvelle entente.

« Le nouveau contrat de travail qui a été adopté touche seulement les chauffeuses et les chauffeurs qui conduisent les autobus réguliers. D’une durée de cinq ans et rétroactif au 1er juillet 2023, celui-ci prévoit des augmentations salariales d’environ 19 % au total, faisant passer le taux horaire de 26,32 à 31,26 $. D’autres dispositions prévoient une banque de 50 heures de libérations, le paiement de la journée d’accueil en début d’année scolaire et une bonification de 1 % des vacances annuelles après 15 ans de service, lesquelles s’élèvent maintenant à 10 % », explique Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Pour les conductrices et les conducteurs de berlines, la bonification des conditions salariales de l’entente était simplement insuffisante. L’employeur a proposé une bonification du revenu moyen actuel, qui est d’environ 10 200 $, ramenant celui-ci à environ 11 700 $ au premier juillet 2024. La situation actuelle est délicate et il faudra que les parties trouvent une voie de passage le plus tôt possible pour que le service des berlines adapté à des élèves qui ont des besoins particuliers puisse être maintenu », souligne Steeve McKay, secrétaire général du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN rassemble environ 30 membres dans deux unités qui sont affiliées à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’antisyndicalisme de Sogesco ne brisera pas le syndicat

Transport scolaire Sogesco utilise à nouveau des manœuvres antisyndicales contrevenant au Code du travail. Pour le syndicat, il est clair que l’entreprise procède de la sorte afin de briser la solidarité de ses membres et de leur imposer un règlement nettement insuffisant. Réunis devant le bureau de circonscription de Geneviève Hébert, députée de Saint-François, des représentantes et représentants de la CSN ont de nouveau interpellé le gouvernement de la CAQ, qui brille par son inaction dans ce conflit.

« Encore une fois et toujours en claire contravention des dispositions du Code du travail, Sogesco négocie sur la place publique, puis contacte directement les membres du syndicat dans le but de semer la confusion et la division. Alors qu’ils sont en grève générale illimitée, l’employeur les rappelle au travail afin de procéder au partage des routes restantes, à la suite de la perte de cinq circuits la semaine dernière, dénonce Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Sogesco ne semble pas comprendre que ses salarié-es sont plus que jamais déterminés à aller chercher la juste part que l’entreprise se met dans les poches, et ce, depuis l’automne 2022. La dernière offre de l’employeur ferait passer le salaire annuel des chauffeuses et des chauffeurs de 23 000 à 25 500 $, alors qu’il a reçu environ 1 million $ de bonification sur la totalité de ses contrats depuis l’automne 2022, soit environ 17 600 $ par circuit. On le répète : l’argent est là et Sogesco devra offrir de meilleures conditions de travail pour contrer les bris de service qu’elle impose à la population. »

« Nous pensions que Sogesco avait touché le fond, mais nous avons sous-estimé son arrogance et sa condescendance. La façon dont l’entreprise multimillionnaire traite ses salarié-es, les élèves et les parents dépasse l’entendement. Aveuglée par ses profits, elle ne pense pas un seul instant à l’éventuelle fin du conflit, moment où il lui faudra tenter de revenir à une certaine paix industrielle pour mener à bien sa mission, ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN. L’entreprise est la championne québécoise des bris de service en raison de son refus obstiné d’offrir à son monde une part de l’argent pourtant reçu du gouvernement. Avec une pareille attitude envers les chauffeuses et les chauffeurs, nous sommes certains que ses problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre vont perdurer, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les élèves et les parents de la région sherbrookoise, ni pour les autres régions où Sogesco mène ses affaires. »

Par ailleurs, l’IRIS vient de dévoiler une étude soulignant clairement que le rendement moyen de Sogesco se chiffre à 15,5 % de 2014 à 2023, soit à près du double de ce que la firme Deloitte estime raisonnable. Ce cabinet-conseil, plus près des patrons que des syndicats, juge qu’un rendement moyen de 8 % avant impôt est de mise dans ce secteur sans risque, où le financement public est garanti.

« La CAQ a allongé 130 millions $ aux transporteurs scolaires sans les obliger à remettre une part de cet argent aux personnes qui les enrichissent. Nos taxes et impôts financent à 100 % ce rendement de près du double, alors que la prestation de services de l’employeur est très loin d’être à la hauteur. L’attitude des patrons de Sogesco, qui s’en sont mis plein les poches avec cet argent public, fait aussi de l’entreprise la championne des conflits de travail dans ses négociations. Rien que pour l’année 2023-2024, sur 32 négociations pour autant de syndicats, 30 de ceux-ci se sont dotés d’un mandat de grève et 19 l’ont exercée, provoquant les bris de service que nous connaissons. Alors que nous réglons plus de 95 % de nos négociations sans avoir recours à la grève, ici, près de 60 % des syndicats ont déclenché un arrêt de travail. Ajoutons que près de 50 % de ces jours de grève ont été exercés chez Sogesco. L’attitude honteuse du transporteur doit changer s’il veut garder le peu de crédibilité qu’il lui reste! Le gouvernement doit le rappeler à l’ordre pour que l’argent versé se rende dans les poches des salarié-es », conclut Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 60 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Sogesco : un employeur qui négocie sous la menace

Après avoir eu recours à des menaces de lock-out en juin dernier, voilà maintenant que Transport scolaire Sogesco utilise les menaces de pertes de circuits envers le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN afin d’imposer un règlement nettement insuffisant à ses membres.

« Pour nous, Sogesco poursuit sa stratégie visant à appauvrir durablement ses salarié-es. Ces menaces ont été formulées dans deux courriels envoyés à chaque salarié-e, en dehors de la table de négociation, ce qui constitue une infraction flagrante au Code du travail. À cet égard, le syndicat déposera, ce jour même, une plainte au Tribunal administratif du travail pour ingérence dans les affaires du syndicat, déclare Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire. Sogesco est la championne québécoise des bris de service et il est clair que ses problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre à cause des bas salaires offerts vont perdurer avec une pareille attitude ».

À la suite d’une mise en demeure du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) liée aux bris de service actuels, Sogesco pourrait perdre des routes scolaires, menaces qui ont été directement envoyées aux salarié-es, par courriels, la semaine dernière.

« Le mépris de Sogesco envers ses salarié-es et envers les élèves et les parents est incroyable et sans limite. L’IRIS vient de dévoiler une étude qui souligne clairement leur rendement moyen de 15,5 % de 2014 à 2023, soit près du double de ce que Deloitte estime raisonnable : le cabinet conseil, loin des luttes syndicales, juge qu’un rendement moyen de 8 % avant impôt est de mise dans ce secteur où le financement public est garanti. Nous finançons donc collectivement ce rendement de près du double, à 100 % par nos taxes, sans aucun risque de leur part, avec les bris de service en prime puisque Sogesco est aussi la championne des conflits de travail dans ses négociations », ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

Rappelons que le 21 juin 2024, dernier jour du calendrier scolaire, à la suite du rejet à 98 % d’offres jugées insuffisantes, Sogesco a lancé la menace d’un lock-out puis l’a déclenché, manœuvre qui a privé l’ensemble de ses salarié-es d’assurance-chômage pour la période estivale.

« Depuis l’automne 2022, Sogesco reçoit environ 25 % de plus sur chaque contrat signé avec le CSSRS, ce qui gonfle considérablement ses revenus. Le gouvernement l’a dit plus d’une fois, une part de cet argent doit aller aux chauffeuses et chauffeurs afin de garantir le service aux élèves et aux parents. Pour leur part, dès 2022, la haute direction de Sogesco a touché des augmentations de 114 907 $, de 114 770 $ et de 66 187 $, ce qui a porté les salaires annuels des deux plus hauts dirigeants à plus d’un demi-million de dollars. Leur attitude est donc d’autant plus méprisante qu’avec cet argent public, Sogesco a grassement enrichit ses dirigeants, tout en offrant des miettes à celle et ceux qui les enrichissent », conclut Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 60 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Transport scolaire : l’inaction du ministre Drainville nuit au service aux parents

Ce mardi 20 août au petit matin, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN a manifesté devant le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke afin d’y dénoncer l’inaction de Bernard Drainville, ministre de l’Éducation, dans le domaine du transport scolaire.

« Pour la CSN, l’inaction du ministre Drainville dans le domaine du transport scolaire nuit carrément au service qui doit être garanti aux parents. Les transporteurs comme SOGESCO, qui possède une trentaine d’entreprises, dont les Autobus des Cantons, refusent toujours de déposer des augmentations salariales décentes qui tiennent compte des sommes additionnelles reçues du gouvernement depuis l’automne 2022. Ce faisant, en ce début d’année scolaire, des bris de service aux parents sont à prévoir puisque les bas salaires encore offerts aux chauffeuses et chauffeurs ne favorisent en rien le but visé par le gouvernement : régler une fois pour toutes l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre dans le secteur du transport scolaire. Le gouvernement a fait la moitié de la job et il est temps qu’il interviennent pour corriger le tir », dénonce Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À l’automne 2022, le gouvernement a bonifié de 15 à 30 % la valeur de chaque route et de chaque contrat que les centres de services scolaires signent avec les transporteurs privés. Aucun budget spécifique dédié aux salaires des chauffeuses et des chauffeurs ne fut toutefois prévu par le gouvernement.

« Chez Autobus des Cantons, la situation est complètement délirante. Alors que les patrons se sont donné des augmentations salariales de près de 30 % de 2022 à 2023, ils n’offrent que des miettes à celles et ceux qui conduisent les enfants à l’école. À la dernière journée de l’année scolaire, voulant imposer un règlement au rabais à ses salarié-es – une offre insultante qui fut refusée –, SOGESCO les a menacés de lock-out pour finalement le déclencher ce 21 juin dernier, les privant ainsi d’assurance-chômage durant l’été. Pour nous, SOGESCO se moque de ses obligations d’offrir le service aux parents et pose des gestes qui appauvrissent durablement ses employé-es, renchérit Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN. Voilà pourquoi le syndicat a déclenché une grève générale illimitée hier matin : il n’est pas question d’un retour au travail sans une entente de principe à la hauteur des attentes des grévistes ».

« Sans l’intervention du gouvernement, les transporteurs font la pluie et le beau temps avec l’argent public, particulièrement lorsqu’ils sont propriétés de grandes entreprises. On sait que le président-directeur général de SOGESCO, Mario Provost, a touché 390 992 $ en 2022 et 505 899 $ en 2023, une augmentation de 114 907 $ en une année, soit 29,4 %. Pour sa part, Dave Girardin, le président exécutif du conseil d’administration, a également touché une hausse salariale de 114 770 $ entre 2022 et 2023 et Louise L’Italien, vice-présidente aux finances, a quant à elle reçu une augmentation à hauteur de 66 187 $. Au regard des dernières offres à ses salarié-es, ces augmentations sont tout simplement inacceptables », conclut Julie Bolduc, trésorière du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

Rappelons qu’en février 2023 et une seconde fois le 3 mai dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a lui-même déclaré sur la place publique que les chauffeuses et chauffeurs [devaient] avoir leur juste part.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 60 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le lock-out n’entache en rien la détermination des salarié-es du Zoo de Granby

Mis en lock-out le 29 juillet, des travailleuses et des travailleurs du Zoo de Granby ont témoigné ce matin de l’importance de leurs revendications pour assurer une meilleure stabilité du personnel et assurer la qualité des soins aux animaux en plus de l’expérience client.

Déterminés, les travailleuses et les travailleurs du Zoo de Granby n’entendent reprendre le travail que lorsqu’ils auront en main une entente satisfaisante pour le renouvellement de la convention collective. Hier, le syndicat a soumis une douzaine de dates à la partie patronale pour mener la négociation au cours des deux prochaines semaines.

Le Syndicat national des salarié-es de la Société Zoologique de Granby–CSN représente notamment ces 130 salarié-es en lock-out, dont des techniciens vétérinaires et en soins animaliers, des naturalistes-interprètes, des mécaniciens, des menuisiers ainsi que des membres du personnel administratif du Zoo de Granby.

Le 30 juillet, quelques travailleuses et travailleurs du zoo ont pris la parole pour expliquer quelques-unes de leurs revendications.

Accès aux postes
Kevin Leclerc est technicien en soins animaliers, formé spécialement pour s’occuper des éléphants. Malgré le conflit de travail, il continue de donner des soins aux éléphants régulièrement – il l’a fait d’ailleurs ce matin même – en vertu d’une entente particulière conclue entre le syndicat et l’employeur. C’est que très peu de personnes ont la formation nécessaire pour intervenir auprès de ces animaux si particuliers.

« Pour moi, l’une des priorités c’est d’accélérer l’accès à des postes pour les salarié-es. On perd beaucoup de personnes qui se trouvent un autre emploi avant d’avoir pu compléter leur période d’essai et ainsi accéder à un poste permanent, parce que les délais sont trop longs. Quand tu es embauché comme employé-e temporaire, tu n’as pas droit à tous les avantages de la convention collective, notamment en ce qui a trait à l’ancienneté et à la procédure de grief. Cela entraîne un roulement de personnel constant. Ça nous prend aussi plus de temps et d’énergie pour transmettre les connaissances nécessaires aux nouveaux, ce qui nous laisse moins de temps pour faire le travail que nous aimons : être avec les animaux et en prendre soin. »

Conciliation famille–travail–études
Brigitte Bélanger est naturaliste-interprète. « Il faut améliorer les horaires de travail ! Quand j’ai commencé ma carrière au zoo, je travaillais une fin de semaine sur quatre. Depuis, nous constatons une augmentation continue des activités, sans que l’équipe soit agrandie. Par conséquent, notre charge de travail n’a cessé d’augmenter. L’employeur veut nous limiter à une seule fin de semaine complète de congé par mois durant tout l’hiver. Présentement, nous travaillons une fin de semaine sur trois. Cette demande de l’employeur aurait un impact important sur notre conciliation travail-famille. »

Reconnaissance
De son côté, Sarah-Claude Flibotte, naturaliste-interprète et technicienne en santé animale, déplore le manque de reconnaissance. « On ne reconnaît pas nos spécialités. La majorité d’entre nous avons un diplôme universitaire ou une formation spécialisée. L’employeur valorise ce profil à l’embauche, mais il ne nous accorde pas la reconnaissance qui devrait venir avec. Je voudrais aussi qu’on ramène plus de civilité dans les relations de travail. On ne se sent pas respectés par l’employeur, surtout quand il multiplie les menaces et les avis disciplinaires. La véritable richesse du Zoo de Granby, c’est nous, les salarié-es ! »

OBNL
Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin, rappelle que le zoo est un organisme à but non lucratif. « L’attitude de l’employeur est très décevante. Il se comporte comme certains des employeurs les plus méprisants du secteur privé. Non seulement il plonge de nombreuses familles dans la précarité avec ce lock-out, mais hier, il a ordonné que les passes offertes gratuitement aux enfants des salarié-es ne soient plus acceptées. On dirait que, pour la direction du zoo, tous les coups sont permis afin de casser la solidarité des travailleuses et des travailleurs. C’est déplorable. »

 

À propos

Le Syndicat national des salarié-es de la société zoologique de Granby–CSN, section maintenance et gardiens représente environ 130 membres dont des techniciens vétérinaires et soins animaliers, des naturalistes-interprètes, des mécaniciens, des menuisiers ainsi que des membres du personnel administratif du Zoo de Granby.

La FC–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Zoo de Granby: les travailleuses et travailleurs votent la grève générale illimitée

Réunis en assemblée générale cet avant-midi, les quelque 130 techniciens vétérinaires et soins animaliers, naturalistes-interprètes, mécaniciens, menuisiers ainsi que du personnel administratif du Zoo de Granby se sont prononcés à 91 % en faveur de la grève générale illimitée, par scrutin secret. Celle-ci sera déclenchée au moment opportun.

Pour le syndicat, il s’agit là d’une réponse sans équivoque aux propos du PDG du zoo, Paul Gosselin. La semaine dernière, celui-ci demandait, par l’entremise des médias, ce que travailleuses et les travailleurs pensent véritablement des offres présentées à leur comité de négociation.

Rappelons que les membres du syndicat ont exercé leur droit de grève pour une première journée, le 9 juillet. Une seconde séquence de sept journées de grève a débuté le 20 juillet. Début juillet, ils avaient voté en faveur d’une banque de 10 journées de grève.

« Les membres ont été déçus du rapport de négociation, explique le vice-président du syndicat, Alexandre Gilbert. Nous espérons toutes et tous retrouver le travail que nous aimons le plus rapidement possible. Mais pas à n’importe quelles conditions ! Pour nous, il est incontournable de régler la négociation maintenant. Nous avons assez attendu. La partie patronale doit se mettre en mode règlement sans plus attendre. »

Ces travailleuses et travailleurs du Zoo de Granby sont notamment responsables de la santé et du bien-être des animaux, du bon déroulement des activités sur le site, des animations de même que, plus globalement, de l’expérience client. Ils visent la modernisation de la convention collective, notamment pour assurer une meilleure stabilité des emplois, pour faciliter la conciliation famille-travail-études et pour favoriser l’attraction et la rétention du personnel.

« L’ingrédient secret du succès au Zoo de Granby, c’est les travailleuses et travailleurs, explique le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. Ce sont eux qui mettent de la magie dans les yeux des visiteurs, jeunes et moins jeunes. C’est dans l’intérêt du zoo de reconnaître l’apport inestimable de ses salarié-es. Nous souhaitons que la partie patronale s’engage enfin dans une véritable négociation ! »

 

OBNL

« Doit-on rappeler que le zoo relève d’un organisme à but non lucratif (OBNL) ? enchaîne le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Denis Beaudin. Or, l’employeur se comporte comme certains des pires que l’on connait dans le secteur privé : ultimatums à la table de négo ; embauche d’un cabinet de relations publiques ; recours à trois avocats de deux cabinets différents pour multiplier les embûches légales. Nous sommes convaincus que si la Société Zoologique de Granby mettait autant de ressources et d’énergie à la négo pour trouver des solutions, nous aurions déjà pu conclure une entente satisfaisante ».

 

À propos

Le Syndicat national des salarié-es de la société zoologique de Granby (CSN) section maintenance et gardiens représente environ 130 membres. La FC–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Rejet des dernières offres patronales à 98 % et lock-out chez Autobus des Cantons

Le 20 juin au soir, malgré la menace de lock-out à l’encontre des syndiqué-es, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN a rejeté à 98 % les dernières offres de Sogesco par voie de scrutin secret. Le syndicat avait reçu la menace d’un lock-out le 18 juin dernier.

« Sogesco poursuit sa stratégie visant à appauvrir durablement ses salarié-es. Voyant que ses dernières offres pitoyables et inacceptables ont été rejetées par le syndicat, l’entreprise déclenche un lock-out le 21 juin, dernière journée de travail. Ce lock-out privera d’assurance-chômage les chauffeuses et les chauffeurs pour tout l’été. On comprend pourquoi Sogesco est la championne des bris de service et il est clair que ses problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre vont perdurer », déclare Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire.

Rappelons que tous les contrats des transporteurs scolaires ont été majorés de 15 à 30 % à l’automne 2022 et qu’une partie de ces sommes devait servir à augmenter les salaires de celles et ceux qui conduisent les véhicules scolaires.

« Nous dénonçons ce lock-out méprisable et condamnable. En plus de ne pas respecter le préavis de sept jours que le syndicat doit observer, ce lock-out prive les élèves de transport le 21 juin. Sogesco cherche la confrontation en ne redonnant pas les sommes publiques que l’entreprise a pourtant reçues du gouvernement, mettant également en péril le transport scolaire à Sherbrooke. De plus, l’entreprise agit en voyou en privant les salarié-es de leur assurance-chômage, ce qui les maintiendra sans salaire cet été, en plus de garantir un mauvais climat de travail à l’automne », ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« À deux reprises, en février 2023 et le 3 mai 2024, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a lui-même déclaré sur la place publique que les chauffeuses et chauffeurs [devaient] avoir leur juste part, précise Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN. Or, Sogesco ne respecte pas cette logique. Elle garde cet argent pour gonfler ses profits et les salaires de ses dirigeants et elle persiste à vouloir offrir des salaires en deçà de ceux qui sont actuellement offerts sur le marché de l’emploi. C’est la population de Sherbrooke qui en paie encore le prix. Que Sogesco comprenne bien la situation qu’elle a engendrée : en septembre, il n’y aura pas de transport scolaire fonctionnel chez Autobus des Cantons. »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 60 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

Les syndicats de l’Estrie et de La Sapinière adoptent leurs ententes de principe respectives

Ce jeudi 6 juin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN et du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN ont tous deux voté en faveur de leurs ententes de principe respectives lors d’assemblées générales.

« Aux Autobus de l’Estrie, nos taux horaires vont passer de 25,99 $ à 31,06 $ en 2027. Les membres ont exprimé leur satisfaction liée à ces nouveaux paramètres salariaux à hauteur de 79 % en assemblée générale, ce qui est tout de même un résultat convenable vu le lock-out imposé par l’employeur », souligne Darian Ramirez, président du syndicat.

« Pour notre part, le salaire horaire passera de 26,27 $ à 32,14 $ en 2028. Nos membres ont entériné l’entente de principe à 72 % en assemblée générale, cet après-midi. Les menaces de perte de circuits et le lock-out de l’employeur expliquent ce résultat », déclare Stephen P. Gauley, président du syndicat des Autobus La Sapinière.

« Je salue le courage et la détermination des membres dans un contexte de négociation très difficile. Ce n’est jamais simple ni facile de faire face à un employeur qui agit de la sorte et, vu le contexte, il est clair que les membres sont allés chercher le maximum qu’ils pouvaient », conclut Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN rassemble 30 membres et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN en regroupe 63. Ils sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Estrie : deux syndicats du transport scolaire en lock-out

Ce lundi 3 juin au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN et du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN se sont présentés au travail et ont constaté que Transdev a bel et bien déclenché le lock-out annoncé.

« Aux Autobus de l’Estrie, la dernière offre salariale est toujours loin des objectifs votés par les membres. Le comité de négociation a informé l’employeur que nous allions consulter nos membres et que ce serait eux qui voteraient pour l’acceptation ou le refus de celle-ci. Considérant que notre grève a pris fin vendredi et que nous sommes prêts à retourner au travail ce matin, nous avons tendu la main à l’employeur, en lui demandant de lever son lock-out pour éviter davantage d’inconvénients aux parents et aux élèves, ce qu’il a refusé », souligne Darian Ramirez, président du syndicat.

« Hier matin en assemblée générale, nous avons à nouveau rejeté les dernières offres de Transdev et nous avons rapidement envoyé une hypothèse de règlement afin d’éviter le lock-out, nous aussi. Nous n’avons reçu aucune réponse, même si nous savons que l’employeur a l’argent pour satisfaire favorablement aux demandes. Devant ce cul-de-sac, nous demandons également la conciliation dès aujourd’hui », déclare Stephen P. Gauley, président du syndicat des Autobus La Sapinière.

« Malgré certaines avancées, Transdev refuse de reconnaître pleinement les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements au Québec prouvent enfin la reconnaissance du difficile travail des conductrices et des conducteurs, ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). À l’automne 2022, tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et une part de cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus. »

« Depuis le début des négociations, Transdev ne manque pas d’imagination pour tricoter des offres qui se ressemblent toutes, ajoutant et enlevant des sommes qui ne bonifient en rien les conditions de travail et salariales de l’ensemble de ses employé-es. Les chauffeuses et chauffeurs savent très bien compter et tout ce niaisage ne fait que nourrir la colère des deux syndicats qui attendent des offres acceptables, vu tout l’argent que Transdev reçoit du gouvernement depuis l’automne 2022 », conclut Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN rassemble 30 membres et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN en regroupe 63. Ils sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Sogesco et Transdev : des employeurs irresponsables ?

En cette courte semaine de quatre jours, pas moins de cinq syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux seront en grève dans quatre régions du Québec. Et ces cinq conflits de travail concernent deux employeurs, soit Transport scolaire Sogesco et la multinationale Transdev.

À Drummondville

« Nous sommes en grève générale illimitée depuis le 8 avril dernier et rien ne nous indique que Sogesco entendra raison avant la fin de cette année scolaire, déplore Jean-Guy Picard, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Voltigeurs–CSN. La semaine dernière, nous avons rejeté à 93 % la dernière offre patronale qui n’était qu’une pâle copie identique des autres offres qu’il nous a déposées. Encore un affront méprisant quant au respect que nous cherchons à obtenir d’un employeur qui se contrefout de nous ».

« Alors que les chauffeuses et chauffeurs se battent pour obtenir des hausses salariales conséquentes aux bonifications de 15 à 30 % que le gouvernement a versées aux transporteurs dès l’automne 2022, Sogesco s’obstine à n’offrir que des miettes à ses salarié-es, renchérit Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). Le président-directeur général de Sogesco a touché 390 992 $ en 2022 et 505 899 $ en 2023, soit une augmentation de 114 907 $ en une année, près de 30 %. Avec de l’argent 100 % public, il y a des boss qui agissent de manière que nous jugeons irresponsable et qui s’enrichissent démesurément sur le dos de celles et ceux qui conduisent les autobus scolaires… à qui l’on ne réserve que des miettes. »

À Pointe-aux-Outardes

« En ce 21 mai, le syndicat déclenchera sa sixième séquence de grève, autant de rendez-vous manqués avec leur employeur qui n’a aucune considération pour leur travail. Il faut souligner que Sogesco possède plus d’une trentaine d’entreprises dans le secteur du transport scolaire au Québec. Dans le cadre des négociations actuelles, il agit de la même manière avec tous ses salarié-es : il refuse toujours de remettre une partie des sommes que le gouvernement lui verse depuis l’automne 2022 », souligne Guillaume Tremblay, président du Conseil central de la Côte-Nord–CSN.

À Rivière-du-Loup

« Cette semaine, nous déclenchons une séquence de grève du 22 mai au 18 juin afin d’obtenir notre juste part. À deux reprises, en février 2023 et le 3 mai dernier, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a lui-même déclaré sur la place publique que les chauffeuses et chauffeurs [devaient] avoir leur juste part. La CAQ de François Legault n’a pourtant pas prévu de règles budgétaires afin que cet argent se rende dans nos poches. La conséquence pour nous est claire : tous les salarié-es de Sogesco doivent recourir à la grève pour aller chercher leur dû. Avec près de 50 % des bris de services à cause des grèves, Sogesco détient aussi le record des grèves déclenchées, totalisant 45 % des conflits », martèle Martin Plourde, président du ST de la région Grand-Portage–CSN.

En Estrie

« Du 22 au 31 mai, ce sont les Autobus de l’Estrie et de La Sapinière qui seront en grève. C’est toutefois avec Transdev que nous négocions et la dynamique est identique puisque l’employeur refuse aussi de faire descendre dans les poches des salarié-es l’argent qu’il a pourtant reçu du gouvernement. Pire encore, la semaine dernière, ce sont des menaces de lockout que les deux syndicats ont reçues en pleine table de négociation, dénonce Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN. Transdev nous démontre qu’il se fout des parents et de leurs enfants, que les bris de services liés à un lockout, ça ne le dérange pas non plus. Il pousse ses salarié-es dans un cul-de-sac au lieu de négocier et c’est, selon nous, irresponsable envers la population et inacceptable vu l’argent investi par le gouvernement dans leurs entreprises ».

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Voltigeurs–CSN rassemble 38 membres ; le Syndicat des chauffeurs scolaires de Pointe-Aux-Outardes–CSN regroupe 17 membres travaillant pour les Autobus de l’Estuaire inc. ; le Syndicat du transport de la région Grand-Portage–CSN regroupe 40 membres ; Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN rassemble 30 membres et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN en regroupe 63.

Les cinq syndicats sont affiliés à la FEESP–CSN qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central du Cœur du Québec–CSN regroupe quelque 19 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 130 syndicats sur une base régionale. Le Conseil central de la Côte-Nord–CSN regroupe plus de 50 syndicats et 5500 membres sur tout le territoire de la région.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN représente près de 8600 membres répartis dans plus de 97 syndicats dans toutes les MRC de la région – de La Pocatière aux Méchins – et tous les secteurs d’activité confondus, qu’ils soient privés, publics ou parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Menaces de lockout de Transdev chez Autobus La Sapinière et de l’Estrie

Cette semaine, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN et ceux du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN se sont fait menacer de lockout, en pleine table de négociation.

« Lors de notre dernière rencontre de négociation ce lundi 13 mai, les représentants de Transdev présents à la table ont carrément menacé les salarié-es de déclencher un lockout à partir du retour au travail prévu le 1er juin, si le syndicat exerçait sa séquence de grève prévue du 22 au 31 mai. Après avoir fait battre à 97 % la dernière proposition de l’employeur mercredi dernier, nous avons transmis par courriel une offre de règlement à l’employeur, conditionnelle à une entente avant le 22 mai. La balle est carrément dans son camp et nous ne plierons pas devant ses menaces », déclare Stephen P. Gauley, président du syndicat.

« Le même scénario s’est produit hier, 16 mai, à la table de négociation du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN, dont l’employeur est également Transdev. Devant ces menaces, identiques à celles liées à la grève du 22 au 31 mai, nous avons également déposé une offre de règlement valide jusqu’au 22 mai prochain. L’employeur devra se pencher sur ces deux propositions et une réponse rapide serait de mise, sans quoi il y aura grève dès le 22 mai pour ces deux syndicats », ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« À l’automne 2022, tous les transporteurs ont reçu de 15 à 30 % de bonification de leurs contrats et une partie doit servir à l’augmentation des salaires. Chez Transdev, comme chez les autres gros propriétaires de transporteurs, la même dynamique prévaut : ils préfèrent augmenter leurs profits au détriment des bonnes conditions de travail des chauffeurs et chauffeuses, précise Josée Dubé, présidente du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN. L’employeur nous démontre qu’il se fout des parents et de leurs enfants, que les bris de services liés à un lockout, ça ne le dérange pas non plus. Il pousse ses salarié-es dans un cul-de-sac au lieu de négocier. C’est inacceptable et nous ne nous laisserons pas intimider ! »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN rassemble 30 membres et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN en regroupe 63. Ils sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Entente de principe conclue et acceptée chez Autobus B. Dion

Hier, le 2 mai 2024, une entente de principe est intervenue en fin de journée entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion–CSN (STTABD–CSN) et l’employeur. Réunis en assemblée générale ce 3 mai, les membres du syndicat ont adopté à 93 %, par voie de scrutin secret, cette même entente. La grève prévue jusqu’au 15 mai est donc levée.

« L’entente de principe a fait passer notre taux horaire à 30,33 $, rétroactif au 1er juillet 2023 et nous serons augmentés à 31,49 $ au 1er juillet de cette année. Ainsi, depuis le réinvestissement du gouvernement en 2022-2023, nous aurons obtenu près de 20 % d’augmentation au total. Notre nouveau contrat de travail de 5 ans prévoit désormais cinq congés de maladie payés et nous toucherons le 10 % d’indemnités de vacances à partir de 15 ans au lieu de 25 ans », déclare Bianka Mailhot, présidente du syndicat.

« Nous saluons la lutte menée par les membres du syndicat qui ont réussi à bonifier considérablement leurs conditions de travail. Nous souhaitons maintenant que les autres employeurs du secteur en Estrie comprennent que les règlements et l’arrêt des moyens de pression, incluant les grèves actuelles, ça passe par la répartition des sommes que le gouvernement leur donne depuis l’automne 2022 », ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« Les travailleuses et travailleurs de ce syndicat ont lutté afin d’obtenir une bonification tout à fait méritée de leurs conditions de travail. Ces personnes rejoignent ainsi des milliers de salarié-es qui, grâce à leur mobilisation, contribuent à améliorer le niveau de vie de tout un secteur qui a longtemps manqué de reconnaissance. Depuis plus d’un an, la nouvelle norme salariale dans ce secteur est reconnue et tous les employeurs savent que, pour attirer et pour retenir leurs salarié-es, ils doivent s’y conformer », conclut Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion–CSN rassemble environ 30 membres et est affilié à la FEESP–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

Estrie : cinq syndicats du transport scolaire de nouveau en grève demain

Ce jeudi 2 mai au matin, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion–CSN sera en grève pour 14 jours, du 2 au 15 mai. Pour leur part, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN déclencheront une grève de deux jours, les 2 et 3 mai. Finalement, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN sera également en grève les 6 et 7 mai prochains.

« Le 29 mars chez B. Dion, le syndicat a déposé une offre de règlement à l’employeur. L’employeur n’était pas en mesure de faire un retour sur cette offre. Il y aura négociation le 2 mai, lors de la première journée de grève de la séquence de 14 jours consécutifs. Nous nous attendons à ce que l’employeur réponde sérieusement à cette offre, considérant sa capacité de payer », précise Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« Aux Autobus Coaticook, le représentant de l’employeur a peu de disponibilité et vient d’annuler une des deux rencontres prévues en mai. L’employeur tarde à donner des mandats à ses représentants. Il refuse toutes demandes normatives déposées par le syndicat et n’est pas revenu sur les demandes monétaires », souligne monsieur Beaudin.

« Aux Autobus de l’Estrie, l’employeur ne négocie pas sérieusement, aucune offre monétaire sensée n’a été déposée. Il veut allonger l’échelle salariale pour économiser et veut retirer plusieurs clauses de mouvement de main-d’œuvre, permettant aux salarié-es d’obtenir un nombre d’heures adéquat par ancienneté en cours d’année : le syndicat refuse catégoriquement ces reculs », ajoute le président du conseil central.

« Chez La Sapinière, l’employeur prétend faussement être au maximum de sa capacité de payer. Or, nous avons vu les contrats et, à moins de gérer très mal son entreprise, nous savons qu’il a la capacité de bonifier ses offres considérant la valeur de ces contrats et de ce que représente la masse salariale sur ceux-ci », renchérit monsieur Beaudin.

« Aux Autobus des Cantons, l’employeur repousse sans cesse les discussions sur le volet monétaire depuis le début de la négociation. Maintenant, il offre des augmentations ridicules et il demande de couper dans la garantie des 200 jours rémunérés. C’est une attaque frontale envers les conditions de travail des membres alors que l’employeur a reçu une bonification importante de ses revenus, signale Denis Beaudin. En bref, tout ceci manque terriblement de sérieux ».

« Tous ces employeurs qui refusent d’entendre raison devront reconnaître les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements au Québec prouvent enfin la reconnaissance du difficile travail des conductrices et des conducteurs. Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus. Si ces employeurs veulent régler leurs négociations rapidement, ils savent très bien ce qu’ils ont à faire et le plus tôt sera le mieux », conclut Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

En tout, ces grèves touchent 213 circuits, ce qui représente environ 15 000 élèves.

La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Mandat de grève chez Autobus B. Dion et déclenchement de grève dans cinq syndicats de l’Estrie

Réunis en assemblée générale ce 3 avril au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion–CSN (STTABD–CSN) ont adopté à 95 %, par voie de scrutin secret, un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun. Par ce vote, le syndicat rejoint le mouvement de grève d’une journée qui sera déclenchée le 18 avril prochain.

« Ce n’est jamais de gaieté de cœur que les chauffeuses et chauffeurs décident d’envisager la grève comme moyen de pression ultime. Or, tous les transporteurs du Québec, incluant leur employeur, ont reçu du gouvernement une bonification importante de leurs contrats, dont une partie doit servir à verser de meilleurs salaires. Nous espérons donc que les offres salariales de l’employeur considèreront dorénavant l’argent qu’il a reçu à cette fin. Par ce vote, le syndicat se joint au mouvement des autres syndicats en Estrie qui sont déterminés à aller chercher leur dû et à obtenir un règlement rapide », déclare Josée Dubé, présidente du secteur transport scolaire.

« La nouvelle réalité salariale dans le secteur du transport scolaire ne peut pas être ignorée par les transporteurs. Tous les employeurs doivent bonifier les salaires s’ils désirent attirer et retenir la main-d’œuvre dans le contexte actuel de pénurie, qui laisse chaque matin des routes sans chauffeuses ni chauffeurs. Nous revendiquons cette bonification importante des salaires afin que l’argent versé par le gouvernement se rende dans les poches de celles et ceux qui conduisent les véhicules scolaires », ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« En février 2023, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) en soulignant que “les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part”, précise Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent malheureusement recourir à la grève pour aller chercher cette juste part et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

Grève le 18 avril prochain
Ce 4 avril au matin, cinq avis de grève, dont un pour le STTABD–CSN, ont été envoyés au ministère du Travail. Les quatre autres syndicats suivants ont également envoyé leur avis respectif : le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion–CSN rassemble environ 30 membres et est affilié à la FEESP–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Mandat de grève chez Autobus Coaticook

Réunis en assemblée générale ce 28 mars au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN ont adopté à 95 %, par voie de scrutin secret, un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun.

« La négociation traîne et ce n’est pas à l’avantage des chauffeuses et chauffeurs, bien au contraire. Tous les contrats des transporteurs ont été majorés de 15 à 30 % à l’automne 2022 et une partie des sommes doit servir à augmenter les salaires. Pour le moment, cet argent s’en va directement dans les poches de l’employeur. En refusant de négocier rapidement, celui-ci indique qu’il préfère augmenter ses profits plutôt que d’offrir de meilleurs salaires qui garantissent le service à la population. Par ce vote, le syndicat lui démontre toute sa détermination à aller chercher son dû et à en arriver à un règlement rapide », déclare Josée Dubé, présidente du secteur transport scolaire.

« La nouvelle réalité salariale dans le secteur du transport scolaire ne peut pas être ignorée par les transporteurs. Tous les employeurs doivent bonifier les salaires s’ils désirent attirer et retenir la main-d’œuvre dans le contexte actuel de pénurie, qui laisse chaque matin des routes sans chauffeuses ni chauffeurs. Nous revendiquons cette bonification importante des salaires afin que l’argent versé par le gouvernement se rende dans les poches de celles et de ceux qui conduisent les véhicules scolaires », ajoute Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« En février 2023, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) en soulignant que “les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part”, précise Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent malheureusement recourir à la grève pour aller chercher cette juste part et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN rassemble environ 30 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Mandat de grève chez Autobus des Cantons

Réunis en assemblée générale ce 25 mars au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à déclencher au moment jugé opportun.

« Nous savons que tous les transporteurs du Québec, incluant leur employeur, ont reçu du gouvernement une bonification importante de leurs contrats, dont une partie doit servir à verser de meilleurs salaires. Nous espérons donc que les offres salariales de l’employeur considèreront dorénavant l’argent qu’il a reçu à cette fin. Par ce vote, le syndicat lui démontre toute sa détermination à aller chercher son dû et à arriver à un règlement rapide », déclare Josée Dubé, présidente du secteur transport scolaire.

« La nouvelle réalité salariale dans le secteur du transport scolaire ne peut pas être ignorée par les transporteurs. Tous les employeurs doivent bonifier les salaires s’ils désirent attirer et retenir la main-d’œuvre dans le contexte actuel de pénurie, qui laisse chaque matin des routes sans chauffeuses ni chauffeurs. Nous revendiquons cette bonification importante des salaires afin que l’argent versé par le gouvernement se rende dans les poches de celles et ceux qui conduisent les véhicules scolaires », ajoute Denis P. Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« En février 2023, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) en soulignant que “les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part”, précise Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent malheureusement recourir à la grève pour aller chercher cette juste part et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

« Tous les contrats des transporteurs ont été majorés de 15 à 30 % à l’automne 2022 et une partie de ces sommes devait servir à augmenter les salaires de celles et ceux qui conduisent les véhicules scolaires. Ce que les transporteurs nous indiquent en refusant actuellement de verser ces sommes à leurs salarié-es, c’est qu’ils préfèrent augmenter leurs profits plutôt que de garantir ce service à la population, ce qui est totalement inacceptable », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 50 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Mandat de grève chez Autobus La Sapinière

Réunis en assemblée générale le 6 février, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun.

« Comme tous les transporteurs du Québec, notre employeur a reçu une majoration financière importante de ses contrats, dont une partie doit servir à la bonification des salaires. Nous connaissons donc sa capacité de bonifier nos conditions de travail, mais ses offres actuelles ne tiennent aucunement compte de l’argent qu’il a reçu et sont donc très loin de nos demandes. Avec ce mandat en poche, nous souhaitons un règlement rapide et nous travaillons entièrement en ce sens », déclare Stephen P. Gauley, président du syndicat.

« Il y a une nouvelle réalité salariale dans le secteur du transport scolaire et tous les employeurs doivent en tenir compte. Comme tous les autres transporteurs, la nécessité d’attirer et de retenir la main-d’œuvre dans le contexte actuel de pénurie doit se traduire obligatoirement par une bonification importante des salaires offerts. C’est ce que nous revendiquons depuis plus de 25 ans et c’est maintenant que l’argent versé par le gouvernement doit se rendre dans les poches de celles et de ceux qui conduisent les véhicules scolaires », ajoute Denis P. Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« En février 2023, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, est lui-même intervenu sur la place publique afin d’appuyer les revendications du secteur du transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN en soulignant que les chauffeuses et chauffeurs doivent avoir leur juste part, précise Josée Dubé, présidente de ce secteur. Les salarié-es du syndicat font partie d’un mouvement de travailleuses et de travailleurs qui doivent malheureusement recourir à la grève pour aller chercher cette juste part et nous allons être à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils l’obtiennent. »

« Pour assurer l’important service de transport scolaire auquel les parents et leurs enfants ont droit, les employeurs doivent comprendre qu’ils doivent offrir des conditions de travail concurrentielles, à la hauteur du travail exigeant demandé aux chauffeuses et aux chauffeurs. En refusant de verser une part des sommes reçues du gouvernement – pourtant prévues à cette fin –, les transporteurs nous indiquent qu’ils préfèrent augmenter leurs profits plutôt que garantir ce service à la population », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN rassemble 30 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Les sept syndicats du secteur public affiliés à la CSN envoient un message clair au gouvernement Legault !

Au cours des dernières semaines, les sept syndicats CSN du secteur public en Estrie se sont dotés d’un mandat de grève. Ce sont plus de 6500 personnes syndiquées issues des milieux de la santé, des services sociaux et de l’éducation qui envoient un message on ne peut plus clair au gouvernement Legault : les offres actuellement sur la table des négociations sont inacceptables et méprisantes !

En effet, ce que le gouvernement Legault propose aux travailleuses et travailleurs de l’État, c’est un appauvrissement. Alors que les prévisions gouvernementales prévoient un taux d’inflation de plus de 16 % pour les cinq prochaines années, François Legault et Sonia Lebel offrent un maigre 9 % à celles et ceux qui sont responsables de la santé, de l’éducation et des services à la population. Face à une pénurie de main-d’oeuvre sans précédent, le gouvernement Legault refuse d’améliorer les conditions de travail des milliers de travailleuses et travailleurs de l’État. Il fragilise ainsi les services publics et ouvre la porte au secteur privé. Est-ce vraiment ce que la population désire ? Non ! Des sondages récents le démontrent : la population québécoise veut des services de qualité et elle appuie les revendications des personnes qui travaillent dans le secteur public.

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, on est en présence d’une mobilisation historique. « En moyenne, les syndicats CSN en Estrie ont voté en faveur de la grève à plus de 93 %. Les gens sont gonflés à bloc ! En se dotant d’un mandat pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, les travailleuses et travailleurs disent au gouvernement Legault qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout pour obtenir les conditions de travail qu’ils méritent », indique-t-il.

Les personnes syndiquées à la CSN en Estrie font partie du Front commun qui compte plus de 420 000 travailleuses et travailleurs syndiqués. Selon Denis Beaudin, « la balle est dans le camp de François Legault et Sonia Lebel. Pour éviter les moyens de pression, ils doivent se présenter aux tables avec des offres bonifiées qui sont à la hauteur de la compétence et de l’engagement des travailleuses et des travailleurs du secteur public. »

– Syndicat du personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie-CHUS–CSN

– Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke–CSN

– Syndicat du personnel de soutien des Hauts-Cantons–CSN

– Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Sommets–CSN

– Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de Granby–CSN

– Syndicat du personnel du Val-des-Cerfs–CSN

– Syndicat du personnel technique, administratif et éducatif du Val-des-Cerfs–CSN

Nouvelle convention collective chez Jouvence

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Jouvence (CSN) se sont réunis le 27 juillet en journée afin de voter sur une entente de principe qui était intervenue entre les parties à la table de négociation le 20 juillet dernier. C’est à l’unanimité que les membres se sont positionnés en faveur de leur prochain contrat de travail qui sera d’une durée de près de trois ans.

Un contrat de travail très satisfaisant pour les salarié.es
« Nous sommes très heureux de voir que l’employeur a pris au sérieux les demandes syndicales à la table de négociation. Au fil des ans, sa main-d’oeuvre est devenue de plus en plus qualifiée et il a décidé d’investir dans ses employé.es afin de conserver cette expertise », explique Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce – CSN.

La nouvelle convention collective prévoit notamment :

  • bonification importante du salaire avec une clause de protection de l’IPC ;
  • implantation de normes de santé et sécurité ;
  • restriction du recours aux agences de placement en cas de conflit de travail et en temps de pénurie de main-d’oeuvre ;
  • bonification des modalités pour la prise de vacances en période estivale ;
  • protection d’un nombre minimal de poste en cours de convention.

Jouvence n’était pas épargné par les problématiques de recrutement et de rétention de la main-d’oeuvre. Monsieur Pierre Bergeron, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Jouvence (CSN), croit que les nouvelles conditions de travail et les nouveaux salaires seront en mesure de régler une bonne partie de ces problématiques. « Les employé.es de Jouvence sont fiers de travailler ici, nous sommes confiants que le nouveau contrat de travail fera en sorte que les gens restent et que des nouveaux aient envie de venir travailler ici ».

« Je tiens à souligner la mobilisation et la détermination exemplaire des travailleuses et travailleurs qui obtiennent un résultat qui devrait favoriser la pérennité des services de ce centre de villégiature si important de notre région », explique Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Jouvence compte environ 150 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération du commerce (FC), ainsi qu’au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN (CCSNE-CSN) regroupant environ 12 500 membres sur le territoire de l’Estrie.

Ajout temporaire de trois véhicules ambulanciers 

Le Syndicat des Paramédics de l’Estrie–CSN interpelle le CIUSSS de l’Estrie CHUS à propos de l’ajout récent de trois véhicules ambulanciers temporaire afin de mieux desservir la région du grand Sherbrooke. Ces nouveaux véhicules rentreront en fonction dès cette semaine. Nous demandons que ces véhicules soient ajoutés, et ce, de manière permanente et non seulement l’instant de quelques mois. Encore une fois, ces véhicules sont ajoutés de façon temporaire et seront probablement et malheureusement retirés lors du prochain budget du CIUSSS, ce qui entraînera des conséquences graves sur le service rendu à la population. Nous tenons à souligner qu’avec cet ajout, le CIUSSS reconnait lui-même le manque flagrant de véhicules ambulanciers sur son territoire présentement. 

Depuis le retrait des trois véhicules ambulanciers le 8 octobre dernier, les délais d’intervention ne font qu’exploser. Par le fait même, cette situation occasionne une surcharge de travail pour l’ensemble des paramédics de l’Estrie. Ce qui se traduit par des impacts néfastes sur la santé physique et psychologique de nos membres alors que ceux-ci peinent à répondre aux appels d’urgence. Nous sommes souvent incapables d’avoir une période de repas durant notre quart de travail de 12 heures. Sans compter le fait que nous terminons régulièrement notre quart de travail en heures supplémentaires. Malheureusement, les contrecoups de cette décision affectent désormais le service à la population. Ce qui a pour conséquence parfois de limiter grandement la disponibilité des véhicules ambulanciers sur le territoire en question. Dans ces situations, les zones limitrophes sont alors appelées à intervenir sur le territoire sherbrookois, occasionnant des délais importants en situation d’urgence, en plus de laisser le secteur trop souvent dépourvu de véhicules ambulanciers à distance raisonnable des lieux d’appels. 

Considérant le fait que les urgences de nos hôpitaux sont de plus en plus surchargées, que les délais avant que les patients puissent avoir accès à un lit augmentent sans cesse, que des paramédics et leurs patientes et patients sont trop souvent obligés d’attendre plusieurs heures afin que leur civière soit libérée, nous réitérons notre demande au CIUSSS de l’Estrie CHUS afin qu’il maintienne les trois véhicules ambulanciers ajoutés récemment, et ce, de manière permanente afin de répondre au besoin criant de la population qui augmente sans cesse. 

Entente de principe pour les employé-es des piscines de Cowansville

Après plus d’un an de négociation, les membres du Syndicat des employé-es des piscines et plans d’eau de la ville de Cowansville–CSN ont réussi à obtenir de meilleures conditions de travail. Le 14 juin, les travailleuses et les travailleurs ont adopté à l’unanimité une entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective.

L’entente de cinq ans couvre la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026. Le nouveau contrat de travail comprend des augmentations salariales de 2,5 % par année. De plus, les salarié-es à l’emploi recevront une rétroactivité sur les heures travaillées depuis le 1er janvier 2022.

Les employé-es se verront également accorder une prime d’engagement, soit un montant forfaitaire de 1,8 % des heures travaillées après la majoration de 2,5 % des échelles de salaire. Pour sa part, la fonction de coordonnatrice des piscines bénéficie d’un rattrapage salarial de 23,11 $ à 25 $ l’heure. « Je tiens à saluer le travail de toute l’équipe au long de la négociation et de la mobilisation ainsi que l’appui de la population à notre cause », affirme Jade Galipeau, présidente du syndicat.

« Cette entente constitue une bonne nouvelle pour ces travailleuses et travailleurs essentiels qui veillent à la sécurité aquatique des citoyennes et des citoyens de Cowansville. Néanmoins, il reste du chemin à parcourir au Québec pour faire reconnaître la réelle valeur et l’importance de ces spécialistes en matière de sécurité aquatique », ajoute Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Il faut saluer la persévérance et la solidarité des membres du syndicat. Plus d’un an de négociation, ce n’est pas rien. Par leur mobilisation exemplaire, ils ont réussi à améliorer leurs conditions de travail », souligne Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

À propos
Le Syndicat des employé-es des piscines et plans d’eau de la ville de Cowansville–CSN compte une vingtaine de membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic. Il est également affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, qui regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, sur une base régionale ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente plus de 330 000 membres.

Le syndicat des travailleuses et travailleurs du transport urbain se dote d’un mandat de grève. 

Réunis en assemblée générale le 5 février dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport urbain de Granby–CSN, qui sont sans contrat de travail depuis le 21 octobre 2022, ont adopté à l’unanimité un mandat leur permettant de déclencher, au moment jugé opportun, une grève de 15 jours. C’est la compagnie Autobus Fleur de Lys inc. qui a été choisie par la ville de Granby, lors d’un appel d’offres, pour offrir les services de transport urbain sur le territoire de la municipalité. 

Des offres salariales inacceptables ! 

La négociation achoppe principalement sur la question du salaire. Selon Nancy Bouchard, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport urbain de Granby–CSN, « nos membres se sentent contraints d’effectuer des heures supplémentaires pour maintenir les services à la population, car l’employeur Autobus Fleur de Lys inc. peine à recruter des employé-es. La seule façon de résoudre ce problème, c’est de bonifier les salaires ! Voilà pourquoi le syndicat s’est donné un mandat de grève de 15 jours. L’adoption à 100 % du mandat de grève démontre la détermination de nos membres. » 

Une rencontre de négociation aura lieu le 9 février. L’issue de cette rencontre sera déterminante pour la suite des choses. S’il n’y a pas de progrès à la table de négociation, le syndicat n’hésitera pas à débrayer. « Nous souhaitons de tout coeur que l’employeur dépose des offres qui permettront un déblocage rapide des négociations. Rappelons que ces travailleuses et travailleurs sont parmi les plus bas salariés dans le secteur du transport urbain privé », souligne Simon Mathieu Malenfant, vice-président-trésorier de la Fédération des employées et employés de service public–SN (FEESP–CSN). 

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de L’Estrie–CSN (CCSNE–CSN), « il est évident que les difficultés actuelles de recrutement et de la rétention mettent en péril les services auxquels la population est habituée. » 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport urbain de Granby compte environ 15 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération des employées et employés de service public (FEESP-CSN), ainsi qu’au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN (CCSNE-CSN) regroupant environ 12 500 membres sur le territoire de l’Estrie.

Entente de principe à l’usine TLD de Sherbrooke

Les travailleuses et travailleurs de l’usine TLD de Sherbrooke ont entériné une nouvelle convention collective, après une grève de neuf jours, lors d’une assemblée générale le 8 octobre 2022. Le nouveau contrat de travail prévoit des augmentations salariales d’un minimum de 20,5 % au cours des quatre prochaines années en fonction de l’IPC (« indice des prix à la consommation ») et selon le titre d’emploi. Les employé.es obtiennent également une journée additionnelle de congé personnel ainsi qu’une sixième semaine de vacances après 20 ans de service. Finalement, le régime de retraite sera bonifié de 1 % pendant la durée de la convention. 93 % des membres du syndicat ont voté en faveur de l’entente.

Sans contrat de travail depuis avril 2022, rappelons que les travailleuses et les travailleurs de l’usine TLD, spécialisée dans la fabrication d’équipement aéroportuaire, avaient entrepris leur débrayage le 19 septembre dernier.

« Sans la solidarité des travailleuses et des travailleurs, il aurait été impossible pour le comité de négociation syndical d’obtenir une entente aussi satisfaisante », affirme M. Jamieson Savard, président du syndicat des travailleuses et des travailleurs de TLD–CSN. M. Savard rappelle que « les premières propositions patronales ne permettaient pas à tous les syndiqué.es d’obtenir un rattrapage salarial. En constatant la détermination de nos membres durant les neuf jours de grève, la partie patronale n’a eu d’autre choix que de bonifier son offre ! »

« Dans un contexte d’inflation et de pénurie de main-d’œuvre, il était temps que l’employeur hausse les salaires et améliore le régime de retraite et les congés personnels », déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie. « Les gains obtenus, notamment la hausse salariale d’au moins 9 % dès la première année, démontrent, selon M. Beaudin, que la solidarité syndicale est toujours le moyen le plus efficace pour les travailleuses et les travailleurs d’améliorer leurs conditions. La CSN-Estrie félicite les syndiqué.es de l’usine TLD pour leur mobilisation exemplaire ! »

Grève à l’usine TLD de Sherbrooke

Sans contrat de travail depuis le premier avril 2022, les travailleuses et travailleurs de l’usine TLD, spécialisée dans la fabrication d’équipement aéroportuaire, se sont réunis en assemblée générale le 18 août dernier et se sont munis d’une banque de 15 jours de grève à utiliser au moment jugé opportun. Le syndicat avait décidé de laisser la chance à l’employeur de bonifier ses offres lors de la dernière journée de négociation qui s’est tenue le 14 septembre dernier. À la suite de l’impasse qui persiste, les membres exerceront donc trois journées de grève à compter de 7 h le lundi 19 septembre devant l’usine, rue Cabana. 

Pas de débouché à la table de négociation 

Un des enjeux principaux de la négociation est bien évidemment le salaire. Malgré ce qui est présentement offert, des iniquités subsistent entre les salariés « Bien que tout le monde subit les mêmes augmentations du coût de la vie, l’employeur continu à nous présenter des offres qui sont inéquitables entre les membres. De plus, beaucoup de personnes avec de l’expertise quittent le navire pour aller travailler ailleurs, explique Jamieson Savard, président du syndicat des travailleuses et travailleurs de TLD-CSN. Certaines personnes ont quitté l’usine pour d’autres entreprises avec un salaire supérieur de 3 $ à 9 $ de l’heure au bas de l’échelle. » 

Le syndicat ne peut concevoir qu’une entreprise d’envergure internationale comme TLD n’offre qu’un régime de retraite ridicule, dans les plus bas du marché. « Le régime qui est actuellement en place ne nous assure que d’une chose à la retraite : la pauvreté ! Nous méritons un peu plus d’égard et de reconnaissance de la part de notre employeur », poursuit M. Savard. 

Nul n’est sans savoir que le coût de la vie a augmenté de manière phénoménale ces derniers temps et qu’à court terme, il continuera sa croissance. Pour le conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN), il est impératif d’offrir des emplois de qualité dans la région. « La pérennité d’une entreprise en 2022 passe par la rétention de la main-d’oeuvre. Pour ce faire, il faut impérativement être concurrentiel. On ne peut se permettre d’offrir des salaires non compétitifs, un régime de retraite inadéquat ainsi qu’un nombre de congés personnels qui ne permet pas une vie décente », conclut Denis Beaudin, président du CCSNE-CSN. 

TLD fabrique notamment des tracteurs et des convoyeurs à bagages.

Le Conseil central de l’Estrie choisit son nouvel exécutif

Le président sortant, Denis Beaudin, entreprendra ainsi son sixième mandat. Il est originaire du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Gurit.

La vice-présidente sortante, Julie Bolduc, entamera quant à elle son troisième mandat. Elle est issue du Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.

Deux autres membres sortants ont choisi de ne pas solliciter une reconduction de leur mandat. Il s’agit de la secrétaire générale Catherine Ladouceur, qui termine son troisième mandat et de la trésorière Mélanie Larochelle, qui a effectué un premier mandat.

De fait, deux nouvelles recrues font leur entrée au comité exécutif. Il s’agit de Steve McKay, du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke, qui occupera le poste de secrétaire général et d’Éric Doyon, du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Jouvence, qui devient le trésorier du conseil central.

Trois engagements fermes
À la clôture du congrès, le nouveau conseil a pris trois engagements fermes.

D’abord, celui de porter dans toutes ses actions et ses prises de position les valeurs syndicales régionales. Ensuite, celui de nourrir la vie syndicale régionale en offrant des espaces d’action nombreux et diversifiés. Et pour finir, celui de soutenir les syndicats dans la mise en œuvre de leurs actions.

« Au sortir de la pandémie, on veut des syndicats engagés et en action avec un conseil central qui les appuie », a déclaré le président Denis Beaudin.

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie regroupe environ 12 500 membres répartis dans une centaine de syndicats CSN à travers la région.

L’avenir politique sera féministe!

Le comité condition féminine du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN) et le comité femmes du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS–CSN) souhaitent souligner la Journée internationale des droits des femmes 2022 en invitant toute la population estrienne à réfléchir à ce que nous réserve l’avenir politique féministe!

En effet, les dernières années ont été l’occasion pour plusieurs Québécoises de mener des campagnes électorales étonnantes et de remporter des élections aux niveaux municipal, provincial et fédéral. Dans le but d’ouvrir un espace de réflexion sur cette nouvelle réalité, des panélistes estriennes provenant de divers horizons politiques discuteront des défis que représente le fait d’être une femme en politique et des opportunités que cela peut offrir pour les femmes et pour la société.

« Malgré l’état de droit dans lequel nous évoluons toutes et tous, au Québec, il reste que de nombreux obstacles se dressent encore sur le parcours des femmes qui souhaitent être actives en politique, remarque Catherine Ladouceur, secrétaire générale du CCSNE–CSN. Mais heureusement, cela les empêche de moins en moins d’y prendre leur place! »

Et l’Estrie n’est pas en reste à cet égard. Le panel a d’ailleurs été pensé afin de présenter une diversité de profils : les panélistes sont nouvellement arrivées en politique ou riches d’une longue expérience; elles proviennent de grandes et moins grandes organisations; elles occupent des postes à différents paliers gouvernementaux; elles s’associent à différentes visions. Mais dans tous les cas, elles vivent une expérience spécifique en politique du fait qu’elles sont des femmes.

« Pourquoi est-ce plus difficile de recruter des femmes en politique? soulève Julie Dionne, présidente du SPECS–CSN. Les attentes de la population ou de leurs collègues masculins à leur égard sont-elles différentes? Comment contrer la violence dont sont victimes de nombreuses femmes politiques? La parité obligatoire est-elle nécessaire? Voilà quelques-uns des enjeux dont on avait envie de discuter avec les panélistes. Et le public sera aussi invité à poser ses questions! »

L’événement se veut non partisan, convivial et ouvert à toute la population.

Femmes et politique en Estrie
Soirée panel et discussion – mardi 26 avril 2022 – 19 h à 21 h
Théâtre Granada de Sherbrooke
Entrée : porter l’épinglette du 8 mars 2022 ou en acheter une sur place (3 $)
https://www.facebook.com/events/513000727074060

Restera-t-il des paramédics pour revêtir l’uniforme ?

Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les paramédics de l’Estrie redoutent que le mépris du gouvernement à leur égard mette en péril la capacité du secteur préhospitalier à relever les importants défis amenés par la pénurie de main-d’œuvre et la transformation du secteur préhospitalier afin de répondre adéquatement aux besoins de la population en matière de services préhospitaliers d’urgence. Alors qu’ils se préparent à déclencher une grève plus perturbatrice, à compter du 16 mars prochain, des paramédics ont installé, hier soir, de vieux uniformes autour du bureau de Geneviève Hébert et à plusieurs autres endroits dans la région. Ils veulent souligner aux élus que porter l’uniforme de paramédic devient de plus en plus lourd pour le personnel qui ne perçoit aucune reconnaissance et aucun respect de la part du gouvernement.

« À l’occasion de l’actuelle négociation, le gouvernement ne nous traite certainement pas comme des travailleuses et travailleurs prioritaires, déplore le président du Syndicat des paramédics de l’Estrie (CSN), Christian Beaudin. Pourtant, nous sommes parfaitement essentiels pour la population. C’est bien pour cette raison qu’on limite les moyens de pression que nous pouvons exercer. C’est parce que nous sommes irremplaçables qu’on nous impose régulièrement du travail en heures supplémentaires, qu’on ne nous permet pas de terminer notre quart de travail ni de manger aux heures prévues. Dans ce contexte, c’est choquant de voir le gouvernement n’avoir qu’un “non” pour toute réponse à nos besoins, qu’il s’agisse d’assurer de bonnes conditions de travail ou de trouver des solutions pour que les services préhospitaliers soient adéquats, partout au Québec. »

Les syndicats du préhospitalier réclament notamment un redressement salarial assurant aux paramédics un niveau de salaire équitable par rapport aux montants versés dans les autres services de sécurité publique ou encore dans les urgences des hôpitaux. Un salaire reflétant la valeur réelle de leur emploi. De plus, parmi les demandes syndicales, notons des moyens assurant que le personnel puisse terminer leur quart de travail et manger aux heures prévues ainsi que l’élimination des horaires de faction.

Les horaires de faction sont des horaires de travail désuets en vertu desquels les paramédics doivent demeurer disponibles 24 h sur 24 durant 7 jours consécutifs pour répondre à des appels d’urgence. Par conséquent, ils n’attendent pas l’appel dans l’ambulance, prêts à partir. On estime que cela peut ajouter jusqu’à 10 minutes au délai des paramédics pour pouvoir se mettre en route en direction du lieu d’intervention, dans les régions couvertes par de tels horaires. Ces minutes supplémentaires peuvent faire une différence importante lorsqu’il s’agit de sauver une vie ou de limiter les complications et préserver la qualité de vie des usagères et des usagers.

Vote de grève générale illimitée adopté à 97 % en Estrie

Les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie ont parlé haut et fort : lors de leur assemblée générale tenue le jeudi 25 novembre, plus de 97 % des membres ont mandaté leur syndicat de déclencher une grève générale illimitée au moment jugé opportun si le gouvernement maintenait sa position sur les enjeux de la négociation.

En plus d’un rattrapage salarial équitable pour tous les titres d’emploi présents dans un CPE, les travailleuses et les travailleurs revendiquent davantage de soutien pour les enfants à besoins particuliers, le respect des ratios d’enfants par éducatrice ainsi que des solutions concrètes pour lutter contre la surcharge de travail.

« Nos membres (à très forte majorité des femmes) étaient très choquées par les dernières offres patronales. Elles nous ont clairement indiqué qu’elles étaient prêtes à aller jusqu’au bout. La mobilisation et la solidarité exprimées lors de cette assemblée nous rendent particulièrement fières », déclare Lise Deschênes, présidente du STT des CPE de l’Estrie–CSN.

Ce mandat de grève générale illimité s’inscrit dans la continuité des moyens de pression exercés par les salarié·es qui ont épuisé, jusqu’à maintenant, une banque de dix journées de grèves discontinues.

Au niveau provincial, Stéphanie Vachon, responsable du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN), a annoncé ce matin en conférence de presse que l’ensemble des régions syndiquées à la CSN ont adopté le même mandat avec un taux moyen de 92 %. Elle a aussi précisé que la grève générale illimitée sera déclenchée ce mercredi 1er décembre si aucune avancée significative n’était faite d’ici là à la table de négociation.

« Nous constatons que ce gouvernement utilise constamment la même tactique, se désole Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN). Il pointe du doigt un groupe de travailleuses ou de travailleurs afin de créer sur ce groupe une pression médiatique, au lieu de s’asseoir avec les représentantes et les représentants pour trouver des solutions aux problèmes structurels des services offerts à la population. »

M. Beaudin tient à réitérer l’appui du CCSNE–CSN dans cette lutte historique que mènent les travailleuses et les travailleurs des CPE de l’Estrie. « Nous allons les soutenir jusqu’au bout. Leur combat touche non seulement leurs conditions de travail, mais aussi la pérennité du réseau de service de garde, qui constitue pourtant un maillon essentiel de la chaine économique québécoise. Ils et elles méritent le respect et la reconnaissance qui leur sont dûs, et nous serons à leurs côtés pour les réclamer », conclut M. Beaudin.

Une entente finalement conclue à l’hôtel Quality Sherbrooke

Les employé-es de l’hôtel Quality Sherbrooke ont obtenu un règlement à la suite d’une séquence de six jours de grève consécutifs. L’entente met fin à un conflit de travail qui dure depuis plusieurs semaines et qui s’inscrit dans le cadre de la 10e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Il s’agit d’une septième entente pour la CSN dans le dossier de l’hôtellerie. Elle s’appuie sur les mêmes bases que celles survenues ailleurs au Québec au courant des dernières semaines qui comprend des hausses salariales de 8 % sur 4 ans (1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 %), tout en prévoyant un rattrapage additionnel de 0,25 $ lors de chacune des deux dernières années de la convention collective. Les salarié-es ne subiront aucun recul sur le plan des conditions de travail et toutes les demandes de la plateforme commune de négociation s’y retrouvent, dont des clauses de protection du lien d’emploi.

Par ailleurs, une amélioration de la charge des préposées aux chambres est à prévoir, ainsi qu’une bonification de la prime de nuit. 

De l’espoir aux autres tables de négociation
Le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, souligne le courage des employé-es qui sont demeurés mobilisés et estime que ce règlement est de bon augure pour le secteur alors que près d’une vingtaine de syndicats CSN sont toujours en pourparlers dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. « Nous avons démontré que nous tenions à nos demandes et que nous étions déterminés à n’accepter aucun recul. Cela envoie un message aux autres employeurs qui veulent imposer une diminution des conditions de travail et tentent de laisser traîner les négociations pour faire plier les syndiqué-es. Ils doivent savoir que ce n’est pas dans la culture des syndicats CSN de baisser les bras. »

Rappelons que de leur côté, les syndiqué-es du Delta Sherbrooke sont toujours en négociation et il s’agit du même propriétaire. La FC-CSN estime qu’il n’y a plus de raison d’étirer les pourparlers dans ce dossier.

Les services publics s’écroulent. M. Legault, agissez !

Réunis en assemblées générales au cours des dernières semaines, les travailleuses et les travailleurs des services publics de la région de l’Estrie, membres de la CSN, ont voté massivement en faveur d’un mandat d’augmentation des moyens de pression et de planification de la grève à exercer au moment jugé opportun. « C’est un message on ne peut plus clair qu’envoie aujourd’hui le personnel des réseaux : nous ferons ce qu’il faut pour que le gouvernement prenne ses responsabilités et agisse réellement pour que la crise dans les services publics se résorbe », lance Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN).

En négociation avec le Conseil du trésor depuis plus d’un an, les travailleuses et les travailleurs tiennent à rappeler que cette crise qui sévit actuellement dans les réseaux existait bien avant la pandémie : « Ce sont des décennies de négligence gouvernementale qui nous ont menés là où nous sommes présentement. Mais, après plus de deux ans au pouvoir, M. Legault ne peut plus rejeter la faute uniquement sur ses prédécesseurs. Lui qui ne cesse de répéter que les réseaux étaient fragilisés avant la crise de la COVID doit maintenant s’engager à faire partie de la solution, en donnant des mandats à ses porte-paroles aux tables de négociation pour qu’on puisse enfin relever les services publics », ajoute M. Beaudin.

À la sortie des assemblées générales des syndicats de la région de l’Estrie, le constat des travailleuses et des travailleurs est sans appel : les offres actuelles du gouvernement sont nettement insuffisantes. Pour le président du CCSNE–CSN, il est impératif que M. Legault et ses ministres responsables prennent acte du rejet catégorique de leurs offres : « Presque rien pour améliorer les conditions de travail et environ 5 % d’augmentation de salaire sur trois ans. On ne règlera rien avec si peu. Ça prend un vrai coup de barre si on veut réussir à attirer et à retenir les centaines de milliers d’hommes et de femmes qui tiennent le Québec à bout de bras dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que dans les organismes gouvernementaux. »

C’est dans une moyenne de plus de 90 % que les travailleuses et les travailleurs du secteur public CSN de l’Estrie ont voté en faveur de l’intensification des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Ils interpellent aussi la population du Québec : « C’est pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois qu’on se bat. Collectivement, on mérite mieux que ces services publics qui s’écroulent. Délestage massif dans le réseau de la santé et des services sociaux, réussite scolaire en péril pour de nombreux élèves et étudiants… On mérite beaucoup mieux. Le gouvernement doit agir, maintenant ! », conclut Denis Beaudin.

Les chauffeuses et chauffeurs « REconfinent » à nouveau leurs autobus!

Les chauffeuses et chauffeurs du transporteur scolaire Autobus des Cantons–CSN ont décidé de passer à une autre étape dans leur revendication afin d’obtenir des barrières physiques dans les autobus de leur employeur. Ces salarié-es se sont regroupés à nouveau au Carrefour de l’Estrie dès 9 h 30 ce matin afin d’interpeller, cette fois-ci, M. Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, et M. Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, pour qu’ils les appuient dans leur démarche.

Un employeur qui ne se préoccupe pas de ses employé-es

Rappelons que le syndicat conteste la décision de l’employeur de ne pas installer des barrières de protection dans les véhicules pour protéger les chauffeuses et les chauffeurs contre la transmission du virus de la COVID-19. Pourtant, les transporteurs scolaires de la région de Sherbrooke et même la Société de transport de la ville de Sherbrooke ont procédé à l’installation de telles barrières dans leurs véhicules.

Chez Autobus des Cantons, on préfère opter pour les mesures les moins adaptées à la réalité de travail des employé-es en imposant le port du masque de procédure et de lunettes de sécurité. Le syndicat réitère qu’il s’agit du dernier recours proposé par la CNESST lorsque le milieu de travail ne permet pas d’autres options et réclame plus de la part d’employeur.

« Nous ne comprenons pas l’entêtement de l’employeur. La raison qu’il invoque n’est plus pertinente. Il a toujours allégué que les barrières physiques n’étaient pas homologuées par la SAAQ et Transport Canada, or c’est faux. Nous lui avons prouvé le contraire », martèle M. Mario Paré, président du Syndicat du transport scolaire Autobus des Cantons–CSN. Le syndicat a d’ailleurs démontré à l’employeur que des compagnies québécoises étaient désormais accréditées afin de produire des cloisons de protection pour les autobus. « Nous nous questionnons sur les véritables motifs de l’employeur. Pourquoi cet entêtement? », s’interroge M. Paré.

Pour Steven Gauley, président du secteur transport scolaire de la FEESP–CSN, le syndicat n’a d’autres choix que de demander l’intervention du gouvernement. « Considérant que les commissions scolaires peuvent donner des directives aux transporteurs scolaires qui les desservent et qu’il s’agit d’un problème lié à la santé et la sécurité au travail, nous avons décidé d’interpeller les deux ministres responsables. Espérons qu’ils se préoccuperont de la santé des chauffeuses et des chauffeurs, mais également de celle des élèves ».

Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN), réitère son appui indéfectible envers le syndicat : « Je considère qu’en ces temps de pandémie où toute la population fait d’énormes sacrifices, il faut être un mauvais citoyen corporatif pour refuser de prendre les meilleurs moyens afin de protéger ses employé-es ».

Une pétition en ligne

Considérant le manque d’ouverture de la part de l’employeur, les salarié-es ont décidé de faire parvenir une lettre à l’employeur avec copie aux ministres Jean Boulet et Jean-François Roberge, pour tenter d’avoir une intervention de leur part. De plus, le syndicat invitera la population à signer la pétition qu’il mettra en ligne au retour de la relâche scolaire dans le cas où l’employeur n’irait pas dans la direction souhaitée.

Pour qu’enfin cessent les rumeurs

Réunis en assemblée générale ce jeudi soir à Sherbrooke, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton – CSN (STTPPB) ont décidé qu’elles et ils en avaient assez des rumeurs qui circulent à l’égard de leur usine.

« Depuis quelque temps, plusieurs rumeurs circulent au sujet d’une relance éventuelle de notre usine. Des modifications sont apportées aux bâtiments et aux équipements de l’usine, des sous-traitants sont engagés afin de réaliser des travaux d’envergure dès le mois de janvier, des équipements nous sont acheminés et des ingénieurs s’affairent à transformer notre milieu de travail, de préciser Kevin Lepage, vice-président du STTPPB. Informellement, il est de plus en plus question d’une relance, mais nous qui faisons pourtant partie des premières personnes concernées, nous demeurons dans l’obscurité totale de ce projet ».

Depuis l’arrêt définitif de la production de papier journal par leur employeur, les travailleurs et les travailleuses de l’usine Kruger de Bromptonville sont sans emplois depuis plus de sept mois. Pour ces hommes et ces femmes, cette période de mise à pied leur impose des incertitudes, une insécurité et des inquiétudes face à leur avenir et à celui de leur communauté. Plusieurs d’entre elles et d’entre eux attendent depuis longtemps et avec impatience une éventuelle relance de leur usine.

« Exaspérés, nous avons donc décidé d’écrire directement à monsieur Joseph Kruger, président du conseil et chef de la direction de Kruger, afin de lui demander des éclaircissements sur ces rumeurs qui persistent. Tous les membres de notre syndicat vont donc lui faire parvenir une lettre lui demandant de nous préciser, dès que possible, ce qui adviendra des emplois à notre usine. Nous interpellons également le gouvernement de François Legault et nous lui demandons également des éclaircissements rapides en lien avec ces rumeurs », de conclure monsieur Lepage.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton–CSN rassemble environ 150 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN et à la CSN.

La CSN se met en action à Granby

Que ce soit dans le secteur de la santé, des services sociaux ou de l’éducation, les syndicats du secteur public de la ville de Granby affiliés à la CSN se mettront en action dès maintenant pour améliorer leurs conditions de travail dans la prochaine négociation du secteur public.

Pour la CSN, il est clair que les offres salariales du gouvernement, qui sont de 1,75 % pour chacune des deux premières années, de 1,5 % pour la troisième année et de 1 % pour chacune des deux dernières années, sont nettement insuffisantes. Avec des surplus budgétaires confirmés, le gouvernement a non seulement les moyens, mais il a le devoir de réinvestir massivement dans les services à la population. Des services qui, rappelons-le, ont été frappés de plein fouet par les mesures d’austérité des gouvernements précédents.

Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN), est catégorique : il est urgent d’apporter des solutions pour garder suffisamment de travailleuses et de travailleurs pour offrir des services à la population. « La pénurie de main-d’oeuvre affecte sévèrement nos services publics dans la région. Comme à chaque négociation, les syndicats de Granby pourront compter sur l’appui du Conseil central de la Montérégie », affirme-t-elle.

Camille Dubuc, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de Granby, demande un réel réinvestissement dans le réseau collégial. « Nous l’avons vu récemment dans les médias, il y a dix fois plus d’étudiantes et d’étudiants en situation de handicap au Cégep de Granby. Nous souhaitons que la prochaine négociation nous permette de dégager des ressources pour les profs, afin que nous puissions nous adapter à ce changement dans la population étudiante. Dans les derniers mois, le gouvernement a injecté des sommes importantes dans les cégeps, cependant rien n’a été ajouté au niveau de l’enseignement. Il y a du financement qui a été établi dans les années 90 et qui n’a pas été revu depuis. Au Cégep de Granby, il y avait environ 1000 étudiantes et étudiants et un peu moins de cent professeurs. Aujourd’hui, on est deux mille étudiants et plus de 150 profs. Le financement ne suit pas l’évolution des besoins », affirme-t-il.

Selon Benoit Racicot, président du Syndicat du personnel du Val-des-Cerfs (CSN), le gouvernement doit prendre acte de la pénurie de main-d’oeuvre, notamment en ce qui concerne le personnel ouvrier dans les commissions scolaires. « Le gouvernement a octroyé une prime d’attraction à certaines parties du personnel ouvrier lors de la dernière ronde de négociation parce que l’exode vers le secteur privé est massif. Par contre, cette prime ne comble pas tous les problèmes rencontrés et les besoins sont encore criants. Il va falloir que le gouvernement donne un coup de barre de plus pour garder les ouvriers spécialisés dans les écoles, car actuellement, ce n’est pas assez », ajoute-t-il.

Pour la présidente du Syndicat du personnel administratif du CIUSSS Estrie – CHUS – CSN, Vicky Ouellet, qui représente également des salarié-es en Montérégie, les négociations sectorielles doivent permettre de trouver des solutions qui bénéficieront au personnel tout en améliorant les services. « Entre autres, nous voulons revoir la gestion de l’accès aux postes dans nos établissements pour qu’on puisse les combler. Par exemple, la reconnaissance de l’attestation d’études collégiales (AEC) favoriserait le recrutement de la relève tout en permettant à bon nombre de travailleuses à l’emploi de l’établissement d’accéder à de nouveaux postes pour lesquels elles détiennent l’expertise. Au cours de la dernière année, plus d’une centaine de travailleuses ont quitté. Les établissements peinent à combler ces postes. Le manque de personnel provoque une accélération de la surcharge de travail de celles qui sont en poste. Les gens finissent par tomber malades. Toute cette pression s’ajoute à des années de compressions budgétaires et de réformes. On n’en peut plus ! Un virage s’impose ! » affirme-t-elle.

Pour le vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSSMO–CSN–Estrie, Jonathan Tétreault, les négociations sectorielles doivent permettre notamment de mettre fin aux heures supplémentaires forcées. Par exemple, dans les résidences à assistance continue, on voit de plus en plus des assistants en réadaptation ou des éducateurs forcés de travailler des heures supplémentaires imprévues à cause du manque de personnel pour assurer les soins et la sécurité des personnes hébergées. « Nos membres travaillant dans ces services s’adressant notamment à une clientèle en difficulté doivent être constamment en état d’hypervigilance, car ils peuvent à tout moment subir une agression durant leur quart de travail. Dans ce contexte, le fait de recourir régulièrement aux heures supplémentaires augmente considérablement les risques de subir un accident du travail. De plus, cela nuit beaucoup à la conciliation famille-travail-études. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent plus de cette pression et en viennent à se considérer chanceux d’avoir pu terminer leur quart de travail sans avoir subi de blessure ! Il faut de vraies solutions, maintenant », affirme-t-il.

Les conventions collectives de toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services publics arriveront à échéance le 31 mars 2020.

Des règlements d’une hauteur sans précédent

L’effet de la rareté de la main-d’œuvre qui sévit dans le transport scolaire procure un rapport de force additionnel aux travailleuses et travailleurs du transport scolaire en Estrie.

« Mobilisés pour obtenir de meilleures conditions de travail, quatre des cinq syndicats du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) viennent tout juste d’obtenir des règlements sans précédent dans leur domaine », de déclarer Stephen Gauley, président du STT des Autobus la Sapinière–CSN et président du STS.

Les règlements se résument ainsi :

  • STT d’Autobus Coaticook–CSN

Selon le règlement obtenu, les salarié-es passeront de 20,40 $ l’heure qu’ils touchent actuellement à 25,23 $ en 2022, si l’indice des prix à la consommation (IPC) atteint 2 % en moyenne par année. Au total, il s’agit d’une augmentation d’environ 23,67 % sur cinq ans pour celles et ceux qui ont atteint le 3e échelon de l’échelle salariale, après trois ans d’expérience.

  • STT des Autobus B. Dion–CSN

Pour leur part, les salarié-es des Autobus B. Dion passeront du taux de 20,51 $ l’heure versé actuellement à 25,79 $ en 2022, si l’IPC atteint 2 % par année. Au 3e échelon de l’échelle salariale après trois ans d’expérience, l’augmentation atteint les 25,74 % sur six ans.

  • STT des Autobus de l’Estrie–CSN

Le règlement obtenu aux Autobus de l’Estrie fait passer le taux horaire actuel de 20,71 $ l’heure à 24,88 $ en 2022, si l’IPC demeure à 2 %. Ils ont également obtenu une bonification de leur échelle de vacances d’environ 2 %, l’ajout de périodes payées lors du déneigement des véhicules, de l’entretien sommaire des véhicules et de la rédaction de rapport, ce qui totalise 1,4 % pour ces trois tâches maintenant rémunérées. Au final, les augmentations salariales atteignent 22,28 % sur cinq ans, si l’IPC atteint 2 %.

  • STT des Autobus la Sapinière–CSN

Le taux horaire des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière passera du 20,68 $ actuel à 25,15 $ l’heure en 2022, si l’IPC se maintient à 2 % en moyenne. Ils ont également obtenu une augmentation de leurs heures minimales payées, qui passent de 17,5 à 20 heures par semaine, soit une bonification de 10 minutes payées à tous les circuits pour les tâches autres que la conduite et une augmentation des vacances d’environ 2 %. Au total, les augmentations atteignent 27,5 % sur cinq ans, si l’IPC se maintient à 2 %.

Autre scénario du côté du STT du transport scolaire des autobus des Cantons–CSN

« Pour leur part, les salarié-es des Autobus des Cantons n’ont pas encore réussi à faire entendre raison à leur employeur. Aucune entente n’a donc été obtenue jusqu’à maintenant, alors que les demandes syndicales suivent ce que les autres transporteurs ont consenti en augmentations salariales. Hier, un avis de grève a été envoyé pour un second débrayage de six jours, qui pourrait avoir lieu du 7 au 14 mai 2019 si aucune entente n’intervient d’ici là », de souligner Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN).

Rappelons que le 30 janvier dernier, 160 élèves avaient été laissés sur le bord de la route du fait qu’Autobus des Cantons, propriété de SOGESCO, ne trouvait pas de remplaçants ce jour-là, ne pouvant conséquemment assurer le transport scolaire pour ces élèves.

« Alors que les autres employeurs ont compris que, pour attirer et retenir la main-d’œuvre essentielle à la poursuite de leurs opérations il leur fallait impérativement améliorer les conditions de travail offertes à leurs salarié-es, SOGESCO demeure dans le déni et refuse d’en faire autant. Au final, puisqu’elle fait le relai de plusieurs circuits couverts par d’autres transporteurs, l’entreprise pourrait causer une crise majeure dans le transport scolaire à Sherbrooke si elle s’obstine à ne pas débloquer les sommes nécessaires à l’atteinte d’une entente », de conclure Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN et responsable politique du STS.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services public et parapublic.

Autobus B. Dion : entente entérinée

Réunis en assemblée générale hier en soirée, les membres composant le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN se sont prononcés en faveur de l’entente de principe, et ce, dans une proportion de 93 %.

Les principaux gains sont :

  • Bonification de l’échelle de vacances de 1 %.
  • Augmentations salariales moyennes à l’indexation au coût de la vie chaque année + 12 % sur 6 ans, dont deux années sont rétroactives. Ainsi, si l’indice du prix à la consommation se situe à 2 % en 2019, 2020 et 2021, le taux horaire passera de 20,51 $ à 25,79 $ l’heure en juillet 2022, ce qui pourrait signifier une augmentation salariale totale de 25,74 % sur 6 ans.

« Voici une entente à la hauteur de ce que ces conducteurs et conductrices sont en droit de recevoir et de surcroît, sans avoir eu à exercer une seule minute de grève. Nous en sommes très heureux, déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE – CSN). Mais ceux qui jettent le pavé dans la mare sont les deux derniers transporteurs qui refusent d’octroyer les mêmes conditions. Il devient impératif que ces employeurs réagissent afin que les parents et les élèves puissent bénéficier du transport scolaire à court, moyen et long terme », ajoute monsieur Beaudin.

« Le métier de conducteur d’autobus scolaire est trop souvent sous-estimé tant sur le plan des conditions de travail que des responsabilités qu’elles incombent, et avec une telle entente, nous constatons une ouverture à la reconnaissance du travail accompli » se réjouit Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN (FEESP – CSN) et responsable politique du secteur transport scolaire.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN compte 40 membres et il est affilié à la CSN, à la FEESP – CSN et au CCSNE.

Il y aura grève chez Transdev

Ce lundi avait lieu la dernière rencontre de négociation entre la partie patronale de Transdev et les représentants des deux syndicats qui y opèrent, soit le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière – CSN. Force est de constater que, devant l’attitude inacceptable de la partie patronale, la grève de six jours annoncée du 10 au 17 avril inclusivement aura bel et bien lieu.

Pourtant, les représentants des deux syndicats ont travaillé fort pour en arriver à une entente acceptable pour leurs membres et ainsi éviter la grève, qui touchera 66 circuits à la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (Autobus de l’Estrie), 29 circuits à la Commission scolaire des Hauts-Cantons et deux circuits à la Commission scolaire des Appalaches (Autobus la Sapinière). Or, les hauts dirigeants de Transdev, eux, n’ont même pas daigné se rendre disponibles pour tenter d’en arriver à un règlement. Leurs représentants n’ont fait rien d’autre que du présentéisme à la séance de médiation qu’ils avaient eux-mêmes convoquée, justifiant leur comportement par le fait qu’ils n’avaient pas de mandat.

« Les demandes syndicales sont pourtant réalistes, clame Stephen Gauley, président du STT des Autobus la Sapinière. Elles sont basées sur ce qui se paye dans la région, notamment chez Autobus Ashby, transporteur qui a des contrats avec les commissions scolaires lui garantissant des revenus similaires à ceux de Transdev. »

Les deux syndicats considèrent l’attitude patronale méprisante envers leurs membres, qui se démènent à chaque jour en faisant plus d’un circuit pour éviter le bris de service en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui mine le secteur. « De toute évidence, la multinationale semble plus préoccupée par le profit qu’elle fait engranger à ses actionnaires européens que par les conditions de travail des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, dénonce Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE). Pourtant, elle peine à attirer et à retenir les salarié.es nécessaires pour donner le service, étant donné les conditions de travail médiocres. Rappelons-nous qu’au final, ce sont les élèves et leurs parents qui en payent le prix, et que rien dans la conduite de Transdev ne contribue à résoudre la problématique régionale. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN compte 80 membres et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière – CSN compte 35 membres. Ils sont tous deux affiliés au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE), à la Fédération des employées et employés des services publics – CSN (FEESP-CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Menaces de grève dans le transport scolaire

Aujourd’hui, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a transmis au Tribunal administratif du travail (TAT) des avis de grève touchant cinq syndicats du transport scolaire de l’Estrie affiliés à la CSN. Ceux-ci entendent recourir à la grève du 10 avril au 17 avril inclusivement. À défaut d’une entente entre les parties, un autre avis pourrait annoncer des débrayages du 7 au 14 mai inclusivement.

« À ce jour, aucune entente n’est intervenue entre les parties. Plusieurs points achoppent tant au niveau des clauses normatives qu’à incidences monétaires. Les demandes des conductrices et des conducteurs ne sont aucunement exagérées et s’appuient sur les conditions de travail octroyées chez un autre employeur de la région. L’entreprise Autobus Ashby, un transporteur scolaire situé à Ayer’s Cliff desservant deux commissions scolaires en Estrie, touche des revenus comparables aux entreprises dont les salarié-es sont syndiqués à la CSN. Et celle-ci rémunère ses conductrices et ses conducteurs d’autobus à 23,24 $ l’heure » affirme Stephen P. Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière — CSN et président du Secteur transport scolaire (STS).

« Comment justifier cet écart salarial de plus de 10 % avec les membres de cinq syndicats affiliés à la CSN ? Mentionnons également que d’autres avantages salariaux sont également plus avantageux chez Autobus Ashby. Pour nous, cette réalité démontre que plusieurs employeurs ont la capacité d’octroyer ces mêmes conditions, tout en demeurant rentables. Voilà ce que les 230 conductrices et conducteurs exigent, elles et eux qui touchent des conditions de travail qui sont nettement insuffisantes », renchérit monsieur Gauley.

« Comme bien d’autres entreprises de la région estrienne, ces cinq transporteurs peinent à attirer et à retenir leur main-d’œuvre en raison des conditions de travail peu avantageuses par rapport aux grandes responsabilités qui leurs sont confiées : transporter chaque jour d’école jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans, et ce, en toute sécurité. Ce service essentiel à la population est au bord de la crise : souvenons-nous qu’en janvier dernier, 160 jeunes de sept écoles primaires de Sherbrooke n’ont pas eu de transport vers leur école en raison de l’incapacité des transporteurs à remplacer des conducteurs malades », déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN. (CCSNE–CSN)

« Plus tôt que tard, les employeurs devront comprendre qu’ils doivent améliorer les conditions de travail de leurs salarié-es afin d’attirer et de retenir des conductrices et des conducteurs nécessaires au service important qu’ils ont à rendre à la population, » conclut Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur transport scolaire.

Les cinq syndicats du transport scolaire affiliés à la CSN en Estrie comptent environ 230 membres qui se partagent environ 215 circuits scolaires.

Les syndicats sont les suivants :

Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Cantons — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus de l’Estrie — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière — CSN ;
Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook — CSN.

Les employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke se syndiquent à la CSN

Le 29 octobre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) a émis le certificat d’accréditation qui permettait aux employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke de créer leur syndicat.

La démarche de syndicalisation a débuté en septembre dernier en raison d’une dégradation importante des relations de travail. En effet, certaines et certains employés ont déposé des plaintes de harcèlement psychologique à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) afin de se plaindre du comportement de la direction. Au cours de la démarche de syndicalisation, l’employeur n’a pas hésité à congédier une militante en signe de représailles antisyndicales. En réponse à ces attaques, plusieurs plaintes ont été déposées au TAT pour forcer l’employeur à respecter la loi.

Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN), était de passage au musée sur l’heure du dîner pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux membres de la CSN et pour soutenir le syndicat face à ces attaques : « C’est une bonne nouvelle d’accueillir les employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke dans nos rangs. Malheureusement, le comportement de la direction est odieux et elle doit savoir que la CSN va défendre ses membres jusqu’au bout! La CSN est une organisation combative et la direction du musée va vite s’apercevoir qu’il ne sera plus possible d’intimider les employé-es sans conséquence. »

La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) se réjouit également de l’arrivée du nouveau syndicat. La fédération est de plus en plus présente auprès des travailleuses et des travailleurs travaillant dans les musées. « Nous sommes présents dans les musées depuis longtemps et la CSN a développé une grande expertise dans le milieu culturel. Dans la région de l’Estrie, il s’agit du second syndicat d’employé-es de musées à rejoindre la CSN. Cette réputation pousse de plus en plus de travailleuses et de travailleurs de ces secteurs à nous rejoindre » lance Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

La mise sur pied du syndicat marque une nouvelle étape pour les employé-es du Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke. Le syndicat va tenir sa première assemblée générale le soir du 22 novembre 2018. Lors de cette réunion, les membres adopteront leurs statuts et règlements et ils éliront leurs représentantes et leurs représentants. À la suite de cette première assemblée, le syndicat pourra entamer les démarches pour négocier sa première convention collective avec l’employeur.

Entente de principe pour le personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie CHUS–CSN

Ce matin, le Syndicat du personnel administratif du CIUSSS et l’Estrie CHUS–CSN (SPACEC–CSN) et la direction du CIUSSS de l’Estrie ont paraphé les dernières matières qui complètent l’entente de principe survenue aux termes des discussions le samedi 29 septembre dernier vers 22 h.

« La négociation a été longue et parfois houleuse, mais nous sommes toutefois heureux et fiers de cette entente qui nous apparaît à la hauteur des mandats qui nous ont été confiés par l’assemblée générale », déclare Vicky Ouellet, présidente du SPACEC–CSN. « Les gains qui, concrètement, bénéficieront au personnel administratif, aux techniciens et aux professionnels de l’administration sont notamment l’aménagement de l’horaire de travail, l’amélioration de l’accès aux postes et un cadre limitatif quant aux déplacements », ajoute madame Ouellet.

« Le comité de négociation syndical a travaillé ardemment afin d’obtenir un règlement répondant aux principales attentes du personnel, l’entente sera présentée aux membres dans les prochaines semaines et nous saurons à ce moment le degré de satisfaction », mentionne M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN).

« Nous savons qu’il n’a pas été possible pour nos collègues des catégories 2 et 4 d’obtenir une entente de principe avant l’échéance du délai prescrit par la Loi 10 et nous leur souhaitons la meilleure des chances pour obtenir un règlement en médiation », conclut madame Ouellet.

Le Syndicat du personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie CHUS–CSN (SPACEC–CSN) compte environ 2300 membres répartis sur un territoire de 12 820 km2 et est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à la FSSS et au CCSNE.

 

L’employeur refuse de négocier; la grève se poursuit

En grève générale illimitée depuis lundi dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Cookshire-Eaton tiennent à dénoncer l’attitude cavalière de leur employeur et son manque de volonté à en arriver à une entente, ce qui mettrait fin au conflit de travail.

La semaine dernière, les syndiqué-es s’étaient entendus avec les représentants de la ville sur le maintien des services essentiels, incluant une entente particulière pour que le camp de jour et son service de garde restent ouverts pendant la première semaine de grève, du 23 au 27 juillet. « Les employé-es ont accepté de faire ce compromis pour donner une chance à la négociation. Après à peine quelques heures de discussion lundi dernier, l’employeur a décidé qu’il mettait fin aux échanges. Les représentants du syndicat étaient disponibles pour négocier toute la semaine, mais la ville en a décidé autrement », explique André Lajoie, secrétaire général de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN).

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN), il est important que la population de Cookshire-Eaton soit informée adéquatement de la situation. « L’administration municipale parle des deux côtés de la bouche. Elle prend la parole dans les médias pour dire qu’elle fera son possible pour que la grève cesse, tout en refusant de négocier avec le syndicat. Si la ville souhaite vraiment trouver un terrain d’entente, pourquoi a-t-elle annoncé la fermeture du camp de jour pour le reste de l’été ? Est-ce que ça signifie qu’elle n’a pas l’intention d’en arriver à un règlement d’ici la fin du mois d’août ? En tout cas, c’est pas mal le message que ça envoie », ajoute M. Beaudin.

Les employé-es de la municipalité de Cookshire-Eaton sont sans contrat de travail depuis décembre 2017. De concert avec une centaine de syndiqué-es provenant de neuf municipalités de l’Estrie, ils se sont engagés à négocier de façon coordonnée, avec une plateforme de revendications communes. « Les demandes sur la table sont très raisonnables. Elles s’apparentent à ce qui existe déjà dans bon nombre de conventions collectives », conclut André Lajoie.

À la suite du déclenchement de la grève, le ministère du Travail a interpelé le syndicat afin de proposer qu’un médiateur soit nommé au dossier. Le syndicat a répondu qu’il était prêt à s’engager dans cette voie et, par conséquent, la négociation devrait reprendre la semaine prochaine en présence du médiateur.

Entente de principe entérinée à 100 %

Réunis en assemblée générale le 27 juin dernier, les membres du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de petite enfance de l’Estrie – CSN dont le CPE est affilié à l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE), ont entériné à 100 % l’entente de principe.

« C’est à maintes reprises que nous l’avons indiqué, cette négociation a été la plus difficile que le syndicat ait vécue. 33 séances ont été requises afin de parvenir à une entente de principe, sans compter les journées de grève exercées et une grève générale illimitée qui se dessinait à l’horizon, affirme Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE – CSN. Nos membres ont démontré une solidarité et une détermination exemplaires, ce qui nous a valu d’obtenir un règlement à la hauteur de celui intervenu au niveau national avec les autres associations patronales », ajoute madame Vachon.

Rappelons que l’APNCPE avait rejeté l’entente de principe nationale après avoir quitté, en février 2016, la table de négociation nationale pour faire cavalier seul.

« Il nous reste maintenant qu’à espérer que les prochaines années seront garantes de relations de travail harmonieuses », conclut madame Vachon.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).

Mission accomplie — Entente de principe pour les derniers CPE en Estrie

À la suite des négociations qui se sont tenues aujourd’hui même, une entente de principe est intervenue entre les travailleuses et les employeurs des centres de la petite enfance (CPE) Fafouin, La pleine lune et Jeunestrie. Rappelons que le 5 juin dernier, les travailleuses des CPE Fafouin et La pleine lune avaient voté massivement en faveur d’un mandat de grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun.

« Les derniers pourparlers en présence de la conciliatrice ont dénoué l’impasse entre les parties. C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que nous concluons cette longue négociation avec l’Association Patronale Nationale des Centres de la Petite Enfance (APNCPE), » commente Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie — CSN.

Les termes de l’entente de principe seront dévoilés aux membres dans les prochaines semaines dès que les textes finaux auront été rédigés.

Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération de la santé et service sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux – CSN (CCSNE-CSN).

Grève de 250 travailleuses CPE les 18 et 19 avril

Devant la lenteur des négociations et les reculs que cherchent à imposer l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE) et les directions de 12 CPE de la région, les 250 travailleuses ont décidé de déclencher une grève de deux jours, les 18 et 19 avril. Pour marquer leur ras-le-bol face à l’attitude patronale, ces travailleuses ont fait du piquetage aujourd’hui devant leurs CPE pour réclamer l’accélération des pourparlers dans le but de conclure rapidement leur convention collective, échues depuis le 31 mars 2015.

« Nous n’avons jamais vécu une négociation aussi longue et complexe que la ronde actuelle, déclare Stéphanie Vachon, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE de l’Estrie (STTCPEE–CSN). Ces deux journées de grève se veulent un message à l’endroit de l’APNCPE : nous voulons une entente à la hauteur de ce qui a été conclu dans 23 CPE en Estrie comme d’ailleurs dans plus de 300 autres CPE au Québec. Ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis plus de trois ans, là, c’est assez ! Il nous faut un règlement, et ce ne sera pas à n’importe quel prix. »

Rappelons que le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue avec le gouvernement et plusieurs associations patronales sur plusieurs matières, dont les salaires, le régime de retraite, l’assurance collective, les ratios éducatrice/enfants, la planification pédagogique, les congés. Or, l’Association patronale nationale des CPE s’est retirée de la table nationale en février 2016 pour tenter de régionaliser le processus et les matières de la négociation. Depuis, le syndicat constate que les négociations sont devenues très ardues.

« On s’enfarge littéralement dans des détails qui n’en finissent plus depuis des semaines, ajoute Stéphanie Vachon. De plus, les demandes de reculs dans les conditions de travail sont tellement importantes que nous ne voyons pas d’entente possible à court terme. On espère bien qu’avec cette pression de nos membres, l’APNCPE va enfin comprendre qu’on n’acceptera jamais leurs reculs et qu’il est plutôt temps de régler. »

Après plus d’une vingtaine de séances qui ont débuté à l’automne dernier, les enjeux portent sur les questions d’organisation du travail, dont les horaires de travail, la liste de rappel, les choix de vacances, le rôle et le travail d’équipe, l’application de l’ancienneté, des éléments qui ne coûtent rien.

« Les directions des CPE membres de l’APNCPE doivent se rendre à l’évidence : il n’est surtout pas question d’accepter une entente qui n’est pas satisfaisante pour nos membres, renchérit la présidente du syndicat. La patience a ses limites. L’APNCPE doit dès maintenant saisir la balle au bond », conclut la présidente syndicale.

Pour Denis Beaudin, président du Conseil central de l’Estrie (CCSNE-CSN) : « Il est invraisemblable de voir une association patronale mépriser des femmes qui se dévouent corps et âme depuis des années auprès des enfants, en leur demandant de sacrifier leurs conditions de travail. Au Conseil central de l’Estrie, nous allons continuer à les appuyer pour qu’elles obtiennent ce que plus de 9000 autres travailleuses des CPE membres de la CSN ont obtenu : une entente respectueuse et conforme à leurs attentes. »

En Estrie, les centres de la petite enfance membres de l’APNCPE, qui sont touchés par les journées de grève sont les suivants :

    • CPE Les amis du globe
    • CPE Balan-Mousse (Espièglerie)
    • CPE L’Enfantillage
    • CPE Entre amis
    • CPE Fafouin
    • CPE Imagémo
    • CPE Au jardin des merveilles
    • CPE La Jardinière
    • CPE Jeunestrie
    • CPE Passe-Partout et ses amis
    • CPE La pleine lune
    • CPE Les Stroumps

À propos des CPE et de la CSN
Le Syndicat des travailleuses des CPE de l’Estrie représente 850 travailleuses. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux, qui regroupe quelque 11 000 travailleuses en CPE, de même qu’au Conseil central de l’Estrie, qui compte près de 10 000 membres dans la région. Pour sa part, la CSN qui compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

Entente de principe entérinée à 98,3 %

Après avoir déambulé dans les rues hier, et ce, afin de dénoncer l’attitude de l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE) à la table des négociations, le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie (STTCPEE–CSN) tenait une assemblée générale spéciale aujourd’hui même, afin de dévoiler les termes de l’entente de principe intervenue dans les autres CPE de la région, affiliés à la CSN. Cette entente a été adoptée à 98,3 %.

Volet national

Au chapitre des gains obtenus lors de la négociation nationale avec le ministère de la Famille, on retrouve une bonification au niveau du temps supplémentaire, la protection de la durée du travail hebdomadaire, des sommes allouées à la formation continue et à la prévention en santé et sécurité du travail.

Un autre gain, fort intéressant, s’inscrit dans cette entente à savoir une somme de 6 millions de dollars consacrés à une contribution supplémentaire forfaitaire qui sera utilisée aux fins de l’assurance permettant ainsi des congés ou des diminutions de primes pour les assurées.

Quant aux augmentations salariales elles se résument ainsi :

1ère année : montant forfaitaire de 0,30 $ l’heure

2e année : 1,5 % (rétroactif)

3e année : 1,75% (rétroactif)

4e année : 2,00 %

5e année : montant forfaitaire 0,16 $ l’heure

Une augmentation s’ajoutera, le 2 avril 2019, et celle-ci se chiffre en moyenne à 2,4 % pour faire suite aux travaux de la relativité salariale.

Volet régional

Le maintien des acquis a été l’enjeu principal cependant un gain non négligeable est celui la banque de temps et de son utilisation.

« Le résultat du vote est fort loquace, nos membres sont plus que satisfaites des gains obtenus lors de cette négociation, c’est d’ailleurs un résultat rarement vu dans notre syndicat », déclare Mme Stéphanie Vachon, présidente du syndicat.

« La négociation des clauses relevant des niveaux régional et local s’est, somme toute, bien déroulée et le recours à la grève n’a pas été nécessaire, comme quoi il est possible de conclure une convention collective satisfaisante sans affrontements, affirme M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN). Je ne peux ainsi m’empêcher de déplorer que 250 autres travailleuses de la région n’ont toujours pas d’entente parce que l’APNCPE ne semble pas comprendre l’urgence d’agir », conclut monsieur Beaudin.

Le Syndicat des travailleuses (eurs) des centres de la petite enfance de l’Estrie (STTCPEE–CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux (CCSNE–CSN).

Une journée de grève inévitable

Après 15 séances intenses de négociation, l’impasse demeure dans la négociation entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE–CSN) et l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE).

« Nous n’avons jamais vécu une négociation aussi complexe, déclare madame Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE–CSN. La journée de grève d’aujourd’hui se veut un message clair à l’APNCPE : nous voulons une entente à la hauteur de ce qui a été conclu avec les 22 autres CPE syndiqués CSN en Estrie. Nous ne le répéterons jamais assez : ces travailleuses sont sans contrat de travail depuis trois ans, c’est inacceptable et il faut des avancées plus que significatives. Et ça presse! », indique clairement madame Vachon.

Par ailleurs, on se questionne grandement du côté syndical à savoir si les directions de ces CPE ont livré toutes les informations pertinentes lorsqu’elles ont demandé à leur conseil d’administration d’entériner l’affiliation à l’APNCPE. « Est-ce qu’elles ont affirmé que leur intention était de créer une 2e classe de travailleuses dans les CPE avec un traitement différent de la majorité et qu’inévitablement, cela se conclurait par un conflit de travail? s’insurge M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE-CSN). Aucun syndicat digne de ce nom n’accepterait que ses membres soient moins bien traitées que d’autres pour le même travail, et ce, sans aucune raison valable », ajoute-t-il.

En effet, l’association patronale tente de créer une disparité de traitement pour les clauses non monétaires dans ses CPE, mais sans trop avoir réfléchi aux conséquences : des conditions de travail moindres pourraient générer un exode massif des personnels, mettant ainsi l’avenir même de l’APNCPE en danger. « De toute évidence, les travailleuses préféreront se tourner vers un CPE où les conditions de travail sont plus avantageuses », conclut M. Beaudin.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE–CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), à la Fédération de la santé et services sociaux – CSN (FSSS-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE–CSN).

Les salariés de l’usine Kruger de Lennoxville sont à bout de souffle

Aujourd’hui, au début du quart de travail de jour, les membres du Syndicat des travailleurs(euses) du papier de Lennoxville (CSN) (STPL-CSN) ont manifesté devant l’usine Kruger de Lennoxville afin de témoigner de leur ras-le-bol à l’égard de leurs horaires de travail et de l’inaction de leur employeur devant la volonté du syndicat de travailler avec lui pour trouver des solutions.

« Il y a un peu plus d’un an, lors de la négociation de la convention collective, la demande prioritaire des travailleurs était de revoir les horaires de travail, explique Daniel Champagne, président du syndicat. Un horaire ne permettant qu’une fin de semaine de congé sur six, comme c’est le cas actuellement, empêche toute conciliation travail-famille-vie sociale. L’employeur avait alors non seulement refusé la demande, mais il avait même carrément refusé d’en discuter. Dans les mois qui ont suivi, et tel que le syndicat en avait prévenu l’employeur, six personnes ont quitté l’usine principalement en raison de l’horaire de travail. Dans une petite usine de 40 travailleurs comme la nôtre, c’est catastrophique », se désole-t-il.

À la suite de ces départs, la direction de Kruger s’est adressée au syndicat et a demandé d’avoir des discussions sur l’horaire de travail. Le syndicat, de bonne foi, s’est prêté à l’exercice. Or, c’est avec une déception immense que les membres ont vite compris qu’aucune réelle discussion n’était souhaitée par la direction, cette dernière voulant plutôt imposer un nouveau cycle d’horaire qui, aux yeux des travailleurs, rendrait leur situation encore pire.

En effet, la direction propose un horaire de travail qui exige que les salariés effectuent en moyenne près de cinq heures de plus par semaine et qui occasionne l’abolition de trois emplois. De plus, dans la proposition patronale, plusieurs avantages monétaires acquis au fil de nombreuses années de négociation et à la suite de concessions importantes de la part des travailleurs sont carrément annulés. « En fait, l’employeur propose un projet qui le fait gagner sur tous les points, mais cela au détriment des travailleurs. C’est inacceptable! » s’indigne M. Champagne.

« La situation actuelle est préoccupante et mérite d’être dénoncée, ajoute M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie. L’horaire de travail de l’usine de Lennoxville est complètement incompatible avec les nouvelles réalités et priorités des jeunes d’aujourd’hui. Sans compter que même des personnes avec plusieurs années d’ancienneté ont fait le choix de quitter leur emploi au cours des derniers mois afin de recommencer ailleurs, et ce, dans le but de reprendre le contrôle de leur vie personnelle. »

Réunis en assemblée, les membres du syndicat ont rejeté à 100 % le cycle d’horaire non négociable imposé par la compagnie et c’est également à 100 % qu’ils ont décidé de débuter des moyens de pression pour dénoncer ce manque de respect de leur employeur.

« Il est déplorable de constater que l’employeur non seulement refuse de discuter des propositions du syndicat, mais qu’en plus il leur fait une offre qui empire la situation des salariés quant à l’horaire de travail tout en exigeant de leur part des concessions financières importantes et des pertes d’emplois, dénonce M. Michel Tétreault trésorier de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Nous demandons à l’employeur de faire preuve de plus de considération face à ses travailleurs et de se prêter honnêtement à l’exercice auquel il a lui-même convoqué le syndicat. Nous désirons aussi rappeler à l’employeur qu’avec la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit actuellement dans le secteur manufacturier, la situation est critique et exige que l’on s’y attarde de façon urgente » conclut M. Tétreault.

Le Syndicat des travailleurs(euses) du papier de Lennoxville (CSN) compte une quarantaine de membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE).

Un vote de grève à 100 % pour les CPE de l’Estrie

Réunis hier en assemblée générale à l’hôtel Delta de Sherbrooke, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie (STTCPEE-CSN) se sont prononcées, par scrutin secret, en faveur d’une banque de six (6) journées de grève, à utiliser au moment jugé opportun.

Les membres du STTCPEE sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015. « Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN). Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants. »

Pour sa part, Mme Stéphanie Vachon, présidente du STTCPEE, explique « qu’après 30 rencontres de négociation, les ententes portent principalement sur les clauses non monétaires ». Elle mentionne également que « dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants ».

« Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réseau fiable et mondialement réputé dont s’est doté la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants », conclue Mme Vachon.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des centres de la petite enfance de l’Estrie – CSN (STTCPEE-CSN) compte 35 centres de la petite enfance regroupant ainsi plus de 850 travailleuses. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ainsi qu’au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

Note : la page Facebook officielle des travailleuses en CPE membres de la CSN peut être consultée à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/Faconnonsnotreavenir/

Une autre réforme insensée !

Depuis la fusion des établissements de santé et services sociaux en Estrie, le CIUSSS Estrie – CHUS a comme objectif de fusionner les programmes de la déficience physique, la déficience intellectuelle ainsi que le trouble du spectre de l’autisme.

Ainsi, le programme ressources résidentielles d’hébergement ainsi que le sous-programme retard global de développement du programme enfant adolescent font actuellement l’objet d’une fusion avec des équipes du CRDITED Estrie, où des déménagements sont à prévoir.

« Nous craignons que ces décisions aient des impacts négatifs sur la clientèle que nous desservons et ultimement sur notre mission comme centre de réadaptation physique. Nous savons que la direction cherche actuellement à revoir comment les services peuvent être donnés différemment. Si nos collègues de travail sont appelés à prendre sous peu dans leur charge de travail une clientèle en déficience intellectuelle, en plus de leur clientèle déjà existante en déficience physique, comment pourrons-nous maintenir la même qualité et intensité de service auprès du public ? » déclare M. Martin-Pierre Mercier, président du Syndicat des salariés du Centre de réadaptation Estrie (SSCRE-CSN).

« Nous nous expliquons mal cette réorganisation de services. En effet, augmenter les services pour une clientèle est fort louable, cependant, en priver une autre pour autant c’est déshabiller Paul pour habiller Pierre! » ajoute Mme Julie Bolduc, vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

« Les derniers mois nous ont malheureusement donné raison ! Nous assistons aux effets néfastes que nous appréhendions avec les réformes dans les services sociaux et de la santé du gouvernement libéral. En effet, outre le chambardement au niveau du personnel de la santé et des services sociaux, nous sommes à même de constater des fusions de missions qui attaquent la spécificité et entraînent une perte d’expertise qui a un impact négatif pour la population. Le sous-financement et la restructuration actuelle ont des effets désastreux sur l’accessibilité et la qualité des services », s’indigne Mme Mélissa Gaouette, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 6000 membres dans la région de l’Estrie.

Une première journée de grève pour les travailleuses et les travailleurs de la Coop La Patrie

« Assez, c’est assez ! » Voilà le slogan scandé par les travailleuses et travailleurs de la Coop La Patrie qui entament ce matin une première journée de grève. Réunis en assemblée générale le 20 juin dernier, les membres du Syndicat des employés-es de la Coop La Patrie (FC–CSN) avaient voté à l’unanimité un mandat d’application de moyens de pression, incluant la grève générale illimitée, qui serait déclenchée au moment jugé opportun.

« Les travailleuses et les travailleurs de la Coop La Patrie n’ont d’autre choix aujourd’hui que d’exercer leur droit de grève afin de manifester clairement leur mécontentement face au mépris affiché par leur employeur », déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN).

Après avoir accepté des augmentations salariales conditionnelles à la bonne santé financière de la Coop lors de la dernière négociation, augmentations qui se sont révélées dérisoires, les employé-es ont reçu un nouvel affront de l’employeur en mai dernier lorsque celui-ci a déposé des offres salariales insensées de 2 % sur 5 ans pour la prochaine convention collective. Ces offres, si elles se retrouvaient telles quelles dans la convention, accentueraient gravement la spirale d’appauvrissement vécue par les syndiqué-es de la Coop La Patrie depuis plusieurs années. À titre d’exemple, le commis d’épicerie qui gagne 11,54 $ a vu son salaire augmenter de 0,24 $ de l’heure au cours des sept dernières années. Pendant cette même période, le salaire minimum augmentait de 2,05 $.

« Par cette première journée de grève, les travailleuses et les travailleurs de la Coop souhaitent envoyer un signal clair à leur employeur. Ils sont déterminés à améliorer leurs conditions salariales. Ils considèrent, à juste titre, avoir fait leur part pour assurer la pérennité de la Coop. Aujourd’hui ils doivent penser à rétablir leur propre situation financière », conclut Denis Beaudin. Les syndiqué-es ont aussi annoncé que, s’il n’y a toujours pas d’entente de principe entre les deux parties le 21 juillet, ils déclencheront une grève générale illimitée.

À propos

Le Syndicat des employé-es de la Coop La Patrie représente 27 membres, regroupés au sein de deux accréditations, soit épicerie et quincaillerie/matériaux. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN).

Vote de grève au Centre de tri de Sherbrooke

Réunis en assemblée générale le 3 juin dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de tri de Sherbrooke ont donné à leur comité de négociation un mandat d’application de moyens de pression incluant la grève générale illimitée à être déclenchée au moment jugé opportun, et ce, avec une forte majorité de 94 %.

« Les travailleuses et les travailleurs du Centre de tri n’ont eu d’autre choix que de se munir d’un mandat de grève afin de manifester clairement leur mécontentement face aux offres insultantes de leur employeur », déclare M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

Effectivement, l’employeur a déposé des offres pécuniaires des plus ridicules qui peuvent être interprétées comme un mépris total à l’égard de ces travailleuses et ces travailleurs qui opèrent dans des conditions difficiles. Pour les trois prochaines années pour lesquelles l’employeur est lié par un contrat, ces offres se résument à des augmentations de 0,10 $, 0,15 $ et 0,20 $ l’heure. « Lorsqu’on sait que le salaire d’un trieur au centre de tri est de 13,50 $ l’heure, les demandes syndicales ne sont pourtant pas extravagantes. Effectivement, ces salarié-es ne demandent qu’une augmentation de 0,50 $ l’heure », ajoute M. Beaudin.

« Rappelons qu’en 2010, les travailleuses et les travailleurs du Centre de tri ont été en grève deux semaines et qu’ils ont alors obtenu gain de cause. Il serait souhaitable que l’employeur, dans la présente négociation, pose un geste significatif, qu’il démontre de la considération à ses employé-es et qu’il évite la grève. La balle est maintenant dans son camp ! » conclut le président du CCSNE–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de tri de Sherbrooke compte environ 30 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération des employées et employés du secteur public (FEESP–CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN).

L’Estrie subit 40 % de coupe en santé publique pour 2015-2016

Le ministère de la Santé vient d’annoncer une coupe de 40 % du budget consacré à l’équipe de santé publique de l’Estrie.

Cette ponction de 1 M$ sur 2,5 M$ survient après l’annonce de la diminution de budget pour l’ensemble des services en santé publique, qui datait du dernier budget libéral du ministre Leitão. « Couper 1 M$ sur une enveloppe de 2,5 M$, ce n’est plus de la rigueur, c’est de la démolition », s’insurge Étienne Blanchette, président du Syndicat des employé-es de l’Agence de la santé et des services sociaux de l’Estrie (CSN).

La coupe de 1 M$ sera répartie comme suit : 35 % à la prévention et promotion de la santé, 35 % à l’administration, 15 % à la surveillance de la santé et 15 % à la protection de la santé. En tout, c’est l’équivalent de 10 postes à temps plein permanents qui seront retranchés. De plus, si l’on compte les coupes liées aux affectations temporaires non renouvelées au 31 mars, il faut ajouter minimalement 5 autres postes à temps plein !

« Contrairement à ce que répète le gouvernement, les services seront très affectés », ajoute le président. L’Estrie avait misé plus que d’autres régions sur la prévention et c’est ce qui explique qu’elle subit davantage les contrecoups de cette décision mal avisée du ministère. La prévention, c’est stratégique pour éviter de dépenser plus dans les soins de santé plus lourds. Les professionnel-les de l’Agence œuvrent, par exemple, à prévenir l’obésité des jeunes en révisant les menus des écoles ou en faisant la promotion de saines habitudes de vie ou encore de l’allaitement maternel. En ce qui concerne le volet protection de la santé publique, les experts mènent notamment des études toxicologiques à la suite de la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic ou pour les problèmes de moisissures dans les écoles de la région.

« L’Estrie avait fait un choix judicieux en misant sur la prévention et la coupe drastique en provenance du ministère de Gaétan Barrette crée une injustice pour notre région », fait valoir Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CSN).

Notons que l’ensemble des dernières mesures d’austérité en santé publique représente une coupe de 23,7 M$ pour l’ensemble du Québec. Toutes les régions sont touchées à divers degrés. Cette rationalisation survient en pleine réorganisation liée à la nouvelle loi 10 qui insécurise l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des agences régionales qui ne savent pas toujours où ils seront transférés après l’abolition de leur organisation.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Nouvelle victoire judiciaire des syndiqué-es CSN contre Eddy Savoie

Environ soixante employé-es du Manoir de Sherbrooke, membres de la CSN, viennent de remporter une importante victoire contre Eddy Savoie, propriétaire des Résidences Soleil. En effet, le 22 décembre dernier, la Cour supérieure a confirmé que le multimilliardaire s’est accaparé illégalement environ 80 000 dollars en primes de soins dentaires non versées. Eddy Savoie doit donc rembourser à ses employé-es les sommes qu’il avait prélevées à même leurs bas salaires, comme l’avait ordonné un arbitre dans une sentence rendue le 20 juin 2014. « En cette période des fêtes, lance Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CHP de l’Estrie-CSN, cette décision est un véritable baume qui redonne espoir à des travailleuses et des travailleurs à faible revenu qui assument, depuis 2012, la totalité des coûts de l’assurance dentaire, alors que la convention collective prévoit un partage à parts égales avec l’employeur. Justice est maintenant rendue! » Pour Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN) : « Nous sommes très heureux de la décision de la Cour supérieure. C’est une grande victoire méritée pour tous les employé-es. Eddy Savoie doit faire amende honorable, reconnaître qu’il a erré et verser sans attendre tous les montants dus à son personnel dévoué, plutôt que de s’acharner en contestant à grands frais cette décision pourtant très claire. À défaut, assure-t-il, la CSN continuera à batailler pour que ces travailleuses et ces travailleurs obtiennent pleinement justice. »

Rappel des faits

À peine deux mois après l’entrée en vigueur de la convention collective actuelle, en avril 2012, Eddy Savoie a cessé unilatéralement de payer sa part de l’assurance dentaire pour une soixantaine de salarié-es. Il a ainsi refilé illégalement la totalité du coût de la prime d’assurance dentaire à ses employé-es, prime qu’il devait assumer à 50 %. Eddy Savoie s’est aussi octroyé le droit de récupérer sa part de l’assurance dentaire qu’il avait versée à l’assureur, et ce, d’avril 2009 à avril 2012, soit trois années complètes. Dans une décision rendue le 20 juin dernier, l’arbitre André Ladouceur l’a condamné à rétablir sa part puis à rembourser les salarié-es. À ce jour, les sommes dues par M. Savoie avoisinent les 80 000 $.

À propos du syndicat et de la CSN

Les employé-es du Manoir de Sherbrooke sont membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CHP de l’Estrie-CSN qui compte 250 membres répartis dans sept résidences. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui regroupe plus de 3 000 salarié-es oeuvrant dans les centres d’hébergement privés, et environ 130 000 autres provenant d’autres secteurs d’activité. Le syndicat est aussi affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie qui regroupe 12 000 syndiqué-es dans 110 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Des travailleurs affiliés à la FEESP-CSN manifestent en Estrie contre le projet de loi 3 sur les retraites

Une trentaine de travailleuses et de travailleurs se sont réunis aujourd’hui au Parc du Frère-Théode pour distribuer des tracts à la population et protester contre les assauts du gouvernement envers les régimes de retraite du secteur municipal. Cette action locale marque le début d’une série d’actions semblables qui se dérouleront dans différentes régions du Québec au cours des prochaines semaines.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour poursuivre notre entreprise de sensibilisation de la population à l’égard des attaques du gouvernement Couillard envers les régimes de retraite du secteur municipal et les compressions à venir dans de multiples domaines », a souligné monsieur Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE).

Le ministre intraitable sur le principe du projet de loi

« Lors de la dernière ronde de négociation de la convention collective, les travailleuses et les travailleurs ont consenti des sacrifices importants pour ramener le régime à la pleine capitalisation, en tenant compte de la capacité de payer de l’employeur. Il faudrait maintenant qu’ils acceptent de faire d’autres concessions en vertu du projet de loi 3 alors que leur régime est en bonne santé grâce à leurs sacrifices? » a-t-il ajouté.

Une lutte de tous les instants à venir

Pour Denis Beaudin, il est clair que le projet de loi 3 vient concrétiser le début de la politique d’austérité du gouvernement. « On voit bien quelles étaient les réelles intentions des libéraux, qui se servent des travailleuses et des travailleurs municipaux pour donner le ton de l’automne. Ça augure très mal pour les travaux sur les autres régimes des secteurs universitaire et privé et pour l’ensemble des programmes et des services des Québécois, qui vont passer dans le tordeur », a-t-il enchaîné.

« Il faut dire non au virulent projet de loi 3 contre les travailleurs, non à des compressions purement idéologiques qui vont venir complètement saccager le modèle social que les Québécois se sont donné », a finalement conclu monsieur Beaudin.

Appui à Raif Badawi, prisonnier d’opinions en Arabie saoudite

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, représenté par M. Denis Beaudin, président, tient à donner tout son appui à M. Raif Badawi, prisonnier d’opinions en Arabie saoudite depuis le 17 juin 2012. Sa conjointe, Ensaf Haider, et ses trois enfants sont réfugiés politiques au Canada depuis novembre 2013 et demeurent à Sherbrooke.

M. Badawi est un jeune blogueur saoudien de 30 ans, créateur et éditeur du site Web « Les Libéraux saoudiens », une plateforme qui encourage le débat politique et social en Arabie saoudite. Il y prône l’égalité entre les croyances et encourage les citoyens saoudiens à donner leur opinion sur le rôle de la religion dans leur pays.

Raif Badawi a été arrêté le 17 juin 2012, puis condamné à sept ans de prison et six cents coups de fouet en juillet 2013 pour avoir créé « un site web portant atteinte à la sécurité publique et ridiculisant des personnalités islamiques ». Un nouveau jugement rendu le 7 mai 2014 le condamne à dix ans de prison et mille coups de fouet. Il est accusé d’avoir ridiculisé la Commission saoudienne pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, également appelée « police religieuse », dans la conclusion de son article : «  Nous nous félicitons que la Commission pour la promotion de la vertu nous enseigne la vertu et qu’elle se soucie autant que tous les Saoudiens aillent au paradis. » Il est également accusé de ne pas avoir retiré des articles publiés par d’autres sur son site, notamment un texte suggérant que l’université de l’imam Mahamed ibn Saud était devenue un «  nid à terroristes ».

M. Badawi a subi, selon son avocat, un procès rempli d’irrégularités. Par exemple, un des juges ayant pris part à la cause a fait annuler la condamnation d’apostasie, soit le fait de renoncer à sa religion (M. Badawi se dit d’ailleurs lui-même toujours musulman) pour la remplacer par une peine plus clémente. Malgré cela, Raif Badawi est toujours en prison, en attente d’un nouveau procès lors duquel il risque d’être rejugé pour apostasie et ainsi condamné à la peine de mort, ce qui va à l’encontre du droit international.

Ensaf Haider se bat pour que son mari recouvre sa liberté, et le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie est fier d’appuyer ses démarches et affirme haut et fort sa solidarité à l’égard de M. Badawi et sa famille.

 

Journées de grève reportées de quelques jours et manifestation prévue le 29 avril

Les dirigeant-es des 3 syndicats du transport scolaire ont tenu une rencontre mardi soir afin de faire le point sur l’avancement de leur négociation. À la conclusion de cette rencontre, il a été convenu de reporter les journées de grève qui étaient prévues le 29 et le 30 avril et le 1er mai, et de laisser une chance de plus aux négociations en cours. Ils maintiendront la pression d’ici là, notamment par une grande manifestation prévue à Sherbrooke le 29 avril prochain et annonceront à cette occasion quand se tiendront les trois jours de grève.

« Nous avons été sensibles au fait que l’épreuve de français de secondaire 5 se tiendrait le 1er mai prochain », affirme d’entrée de jeu monsieur Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN (CCSNE-CSN). « L’objectif des conductrices et des conducteurs est d’avoir l’appui des élèves et des parents afin d’obtenir des conditions de travail décentes, pas de nuire aux jeunes qui doivent impérativement passer cet examen », précise le leader syndical.

« Les conductrices et conducteurs sont des gens fiers de leur métier, qui souhaitent que tout se passe dans les règles de l’art », affirme monsieur Beaudin. « Nous voulions respecter les délais prévus au Code du travail pour déclencher une grève lorsqu’il y a négociation et ainsi nous assurer que l’arrêt de travail soit légal. Dans les circonstances, nous annoncerons la tenue des trois journées de grève lors de notre manifestation du 29 avril prochain dans les rues de Sherbrooke », ajoute-t-il.

« Une entente est à la portée des employeurs. Nous leur donnons quelques jours de plus. Les conductrices et les conducteurs sont loin d’être gourmands, bien au contraire. Ces femmes et ces hommes, qui chaque jour s’occupent de nos enfants, méritent le respect et cela passe par des conditions de travail et des salaires décents », ajoute monsieur Yvon Godin, vice-président de la FEESP-CSN et responsable du secteur transport scolaire.

Rappelons que le règlement obtenu chez Autobus des Cantons accorde un total de 5 journées de maladie ainsi que des augmentations salariales se traduisant par l’indexation de l’indice des prix à la consommation bonifiée de 1 % la première année et de 0.5 % pour les 4 autres années.

Des rencontres de négociation sont prévues et s’avèrent cruciales pour convenir d’une entente avant que ne s’entame une grève de trois jours. Ainsi, le STT d’Autobus Coaticook, en a tenu une hier le 24 avril. Ce sera au tour du STT Autobus de l’Estrie aujourd’hui le 25 avril. Finalement, le STT des Autobus La Sapinière tiendra une séance de négociation le 28 avril.

Les conductrices et les conducteurs feront une manifestation dans les rues de Sherbrooke, mardi le 29 avril prochain, pour réaffirmer haut et fort leur détermination à obtenir des conditions de travail décentes et annonceront à la population les dates des trois journées de grève qu’ils tiendront.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus La Sapinière – CSN ainsi que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Autobus Coaticook – CSN sont affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie et à la Fédération des employées et employés des services publics – CSN (FEESP). Le secteur transport scolaire de la FEESP-CSN regroupe cinquante-sept syndicats et représente environ 3 000 travailleuses et travailleurs.

Intimidation inacceptable de la part d’un commissaire

Un élu de la commission scolaire des Hauts-Cantons s’est conduit de façon agressive et inadéquate avec les représentants du Syndicat du personnel de soutien de la commission scolaire des Hauts-Cantons – CSN (SPSCSHC – CSN). Cette situation perdure depuis un certain temps, mais a culminé lors d’une rencontre du comité de relations de travail (CRT), le 4 février dernier. « Nous ne pouvons plus accepter de subir un climat agressif lors de nos CRT », a déclaré Julie Bolduc, qui ajoute que le comportement du commissaire de Compton et vice-président du Conseil des commissaires, André Couture, nuit au bon déroulement de ces rencontres depuis longtemps.

Les agissements du commissaire Couture feront maintenant l’objet de plaintes à la commission scolaire. Le SPSCSHC – CSN invoquera notamment le non-respect du Règlement établissant le code d’éthique et de déontologie du commissaire de la Commission scolaire des Hauts-Cantons ainsi que de la Politique pour contrer la violence en milieu de travail de cette dernière. De plus, cette attitude du commissaire va à l’encontre de la politique du ministère de l’Éducation qui cherche à contrer la violence et l’intimidation dans les écoles du Québec.

Une situation unique

Le SPSCSHC – CSN souligne par ailleurs que la Commission scolaire des Hauts-Cantons est la seule des 33 commissions scolaires dont le personnel est syndiqué à la FEESP – CSN qui permet la présence d’élus scolaires aux CRT. Il s’agit habituellement d’instances qui relèvent des directions et des ressources humaines. Le syndicat fera donc des représentations auprès de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, afin qu’aucun commissaire ne siège plus aux CRT du personnel de soutien. Le SPSCSHC estime que la commission scolaire des Hauts-Cantons devrait suivre l’exemple de la très grande majorité des autres commissions scolaires québécoises et laisser les directions et les ressources humaines s’occuper des relations de travail.

À propos du SPSCSHC – CSN

Le SPSCSHC – CSN représente plus de 400 salarié-es, en majorité des femmes travaillant à temps partiel au sein des établissements de la commission scolaire des Hauts-Cantons. Les grands secteurs d’emploi qu’il représente sont les suivants : manuel, administratif, technique, adaptation scolaire, service de garde, cafétéria et surveillance d’élève.

À propos de la FEESP-CSN

La Fédération des employées et employés de services publics compte plus de 400 syndicats affiliés représentant environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Vote de grève dans trois syndicats de transport scolaire

Quatre syndicats CSN du transport scolaire de l’Estrie sont présentement en négociation pour le renouvellement de leur convention collective soit ;

– Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire des autobus des Cantons – CSN – Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN – Syndicat des travailleuses et des travailleurs des autobus la Sapinière – CSN – Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Autobus Coaticook- CSN

La triste similitude de ces quatre négociations est l’écart important entre les demandes syndicales et les offres patronales notamment au point de vue salarial, déclare Denis Beaudin président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie – CSN. Dans certains cas, l’employeur offre moins que l’indice des prix à la consommation alors que minimalement cet ajustement lui est octroyé par la commission scolaire, et ce, à chaque année, ajoute-t-il.

Devant le fossé qui sépare les parties, chacun des syndicats a décidé d’aller de l’avant et de consulter ses membres afin d’obtenir un mandat de grève.

Ainsi, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire des autobus des Cantons – CSN, s’est réuni en assemblée générale le 31 octobre 2013 et c’est dans une proportion de 87 % que le mandat leur a été confié.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des autobus la Sapinière – CSN, pour sa part, a obtenu un tel mandat le 29 janvier dernier, et ce, à 95 %.

Finalement, c’est hier soir que les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN se sont prononcés, eux aussi, en faveur de la grève, et ce, à 92 %.

Le comité de négociation du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Autobus Coaticook- CSN est présentement à la table de négociation. Les dernières offres patronales ne présageaient pas du tout une entente de principe et il serait fort possible que les membres aient à se prononcer, eux aussi, sur un mandat de grève, et ce, d’ici les prochaines semaines, précise monsieur Beaudin.

Le moment du déclenchement de cette grève n’a pas encore été fixé pour le moment et la durée de celle-ci non plus, conclut Monsieur Beaudin.

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire des autobus des Cantons – CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Autobus de l’Estrie – CSN, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des autobus la Sapinière – CSN et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Autobus Coaticook- CSN sont affiliés à la Confédération des syndicats nationaux, au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie et à la Fédération des employées et employés des services publics – CSN (FEESP), qui compte plus de 400 syndicats, représentant environ 58 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic.

Négociations difficiles

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie et la Fédération de la santé et des services sociaux – CSN dénoncent les propriétaires de la Résidence Bellevue qui font traîner les négociations pour le renouvellement de la convention collective échue depuis le mois d’août 2012, soit maintenant 17 mois.

« Maintenant qu’il a réglé ses problèmes avec l’Agence de la santé et des services sociaux concernant l’accréditation de la Résidence, et ce, avec l’appui des travailleuses et des travailleurs et de la CSN – Estrie, l’employeur doit reconnaître le travail de la quinzaine de ses employé-es », a affirmé le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, monsieur Denis Beaudin.

L’employeur demande un gel des salaires. La CSN a demandé à la firme MCE-Conseils de vérifier la situation financière de la résidence. L’employeur a accepté, mais refuse toute collaboration pour fournir certaines données. « Aucun employeur ne peut se permettre d’appauvrir ses employé-es sans démontrer hors de tout doute que sa situation financière est précaire », déclare monsieur Beaudin.

« Les relations de travail sont difficiles et l’employeur a dû reconnaître, le 9 décembre dernier, à la suite d’une mise en demeure de la CSN, qu’il avait mal agi en ne respectant pas le Code du travail », affirme monsieur Luc Poirier, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Centres d’hébergement privés de l’Estrie – CSN.

Le ministère du Travail a nommé un conciliateur dans le dossier et une première rencontre est prévue le 4 février 2014. Si l’employeur ne respecte pas les travailleuses et les travailleurs, ceux-ci accentueront la pression durant les prochaines semaines.

La FSSS-CSN est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux regroupant 125 000 salarié-es de tous les titres d’emploi, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, dont 3000 salarié-es œuvrant dans les centres d’hébergement privés. Elle est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux, qui compte 300 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

L’entente de principe est adoptée à 100 %

Réunis en assemblée générale le mercredi 10 juillet 2013, les travailleuses et les travailleurs de la municipalité de Stoke, affiliés à la CSN, ont accepté dans une proportion de 100 % l’entente de principe intervenue en négociation. La convention collective était échue depuis le 31 mars 2013. Cette dernière aura une durée de 5 ans. Cette entente prévoit le même règlement qui a déjà été accepté à Cookshire-Eaton, concernant les cinq éléments de la plateforme de négociation coordonnée du secteur municipal en Estrie.

 

« La CSN est très heureuse de ce règlement concernant les cinq éléments de la plateforme qui assure de meilleures conditions de travail aux salarié-es », s’est exprimé M. Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

Cette négociation, qui s’est déroulée dans un excellent climat, où l’employeur était sensible aux demandes des syndiqué-es, a également donné des résultats intéressants en ce qui concerne les demandes locales :

  • Un plancher d’emploi pour tous les salariés permanents temps complet;
  • La protection contre la sous-traitance pour les salariés occasionnels;
  • Prime de nuit de 1,25 $/heure pour le déneigement.

« Cette seconde entente dans le cadre de la négociation coordonnée municipale en Estrie, vient consolider les cinq éléments de la plateforme pour les négociations des autres municipalités en Estrie », a ajouté Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Rappelons que les employés des municipalités de Stratford et de Richmond devraient entreprendre leur négociation à compter de l’automne 2013.

Le SEMB-SAQ dénonce l’ouverture d’une agence

Le SEMB-SAQ (Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ) dénonce et s’oppose à la décision de la SAQ d’ouvrir une agence dans l’arrondissement de Bromptonville. Dernièrement, la SAQ a fait l’annonce qu’elle ouvrira 40 nouvelles agences dans différentes localités du Québec. Lors de cette annonce, la SAQ mentionnait : « que l’ouverture de ces agences devait se faire dans des petites localités ou communautés et non pas dans des “zones urbaines” ».

Dans les faits, la SAQ, en ouvrant une agence à Bromptonville, va à l’encontre même de sa politique et/ou de ses propres critères qu’elle s’était donnés en ce qui concerne l’ouverture de nouvelles agences. Ce que les décideurs de la SAQ, qui n’ont d’ailleurs la plupart du temps aucun attachement ou intérêt dans leurs décisions pour les gens des régions, ne savent pas que Bromptonville est un arrondissement de la Ville de Sherbrooke et non une petite localité, comme ils le prétendent.

Dans un article paru dans un cahier spécial de La Tribune du vendredi 24 mai dernier, monsieur François Gougeon, journaliste, fait mention que l’arrondissement de Bromptonville est en pleine expansion. Faisant référence à une étude faite par M. Jérémy Dépault, chargé de projet au compte de Commerce Sherbrooke, il mentionne au sujet de l’arrondissement de Bromptonville « par son milieu de vie unique à Sherbrooke en raison de son noyau urbain chaleureux, dynamique et habité par une histoire, le secteur mérite d’être mieux connu des populations environnantes et devrait pouvoir améliorer considérablement son offre commerciale, surtout en matière de biens courants et de services de proximité ».

La SAQ est une entreprise d’État qui a comme mandat de faire la vente de boissons alcoolisées de façon responsable et également de bien desservir l’ensemble de la population sur tout le territoire québécois. Le SEMB dénonce donc cette situation d’ouverture d’une agence dans l‘arrondissement de Bromptonville et demande à la SAQ de réviser cette décision en offrant à la population de l’arrondissement de Bromptonville une succursale de la SAQ. Au même titre que les arrondissements de Rock Forest, Fleurimont, Lennoxville et de tous les autres. La population de l’arrondissement de Bromptonville doit avoir le même service que l’ensemble de la population de Sherbrooke en ayant leur succursale de la SAQ.