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Renforcer la démocratie universitaire pour éviter les dérapages

La FP–CSN, le SPUQ et le SPUQO prennent position dans le débat sur la liberté académique dans les universités et estiment que la solution passe par un renforcement de la démocratie universitaire.

Demander à l’État d’encadrer ce que doit être la liberté académique, laquelle a été conquise et instituée pour défendre les universités contre les interventions de l’État est une démarche contradictoire, ouvrant potentiellement la porte à une restriction de la liberté académique, telle que protégée par les conventions collectives. 

La Fédération des professionnèles de la CSN (FP–CSN) estime qu’il faut plutôt renforcer la démocratie interne. Elle devrait par ailleurs toujours être exercée en collégialité, c’est-à-dire en incluant les professeur-es, les chargé-es de cours, les professionnèles, le personnel de soutien et les étudiantes et étudiants.

Entente de principe avec les professeurs de l’UQAM

Après deux ans de négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ) ont accepté à 90 % l’entente de principe qui leur a été présentée en assemblée générale.

Cette entente, qui survient après 65 séances de négociation, met fin à un conflit marqué par l’intransigeance et le manque de transparence de l’administration. En avril dernier, le corps professoral avait d’ailleurs exigé la démission du recteur et de deux vice-recteurs.

De nombreux points d’achoppement entre la direction et le SPUQ avaient fait piétiner les négociations, malgré l’intervention d’une conciliatrice. Le corps professoral souhaitait renforcer le modèle participatif et démocratique de l’UQAM, créer de nouveaux postes de professeurs, soutenir la recherche et obtenir un rattrapage salarial par rapport aux autres universités québécoises, ce que refusait jusqu’à tout récemment l’administration de l’UQAM, qui proposait de nombreux reculs sur ces questions. L’entente permet un rattrapage salarial de 2 % en plus des hausses prévues dans la Politique salariale du gouvernement du Québec (PSG).

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La présidente du SPUQ, Michèle Nevert, explique les termes de l’entente de principe. Photo : Michel Giroux

 

L’entente permet également d’augmenter le plancher d’emploi de 1155 à 1200 professeurs et de bloquer les nombreux reculs prévus dans le projet patronal. « L’atmosphère ne nous porte pas à crier victoire, a mentionné d’entrée de jeu la présidente du SPUQ, Michèle Nevert. Mais l’impression que nous avons, c’est d’avoir sauvé les meubles. Nous avons fait reculer la direction sur son projet de négociation. »

Ce déblocage apparaît comme étant inattendu, compte tenu des grandes divergences entre les deux parties. Mais plusieurs événements ayant un impact sur la négociation sont survenus au cours des derniers jours. Notamment, les pressions exercées par le conseil syndical sur l’administration, ainsi que la nécessité de dialogue avec le corps professoral sur la décentralisation de l’UQAM ont permis de faire progresser la situation. La convention sera effective jusqu’en avril 2018.

 

Les professeures et professeurs de l’UQAM en grève ce mardi

En négociation pour le renouvellement de leur convention collective depuis le 30 avril 2014, les professeures et professeurs de l’UQAM seront en grève ce mardi 8 mars 2016. Malgré 57 séances de négociation, l’intervention d’une conciliatrice, plus d’une vingtaine de résolutions adoptées par des assemblées départementales et même une pétition signée par 529 professeures et professeurs, les négociations piétinent et semblent dans une impasse.

Avec le renforcement du modèle d’université participatif et démocratique qui constitue l’un des traits distinctifs de l’UQAM, le syndicat des professeurs et professeures de l’UQAM réclame la création de nouveaux postes de professeurs (l’UQAM a l’un des plus mauvais ratio prof/étudiants des universités québécoises), un soutien à la recherche et à la création pour tous les professeurs et professeures, ainsi qu’un rattrapage salarial qui permettrait à ces derniers d’être traités au même rang que leurs collègues des autres universités.

Lors de cette journée qui commencera à 9 h par un rassemblement devant les bureaux du recteur (pavillon Athanase-David), lequel sera suivi d’une table ronde consacrée au financement et à la gestion budgétaire des universités québécoises (10 h au théâtre Saint-Denis), le corps professoral de l’UQAM se réunira en assemblée générale en après-midi.

Le Québec a eu le projet, il y a bientôt cinquante ans, d’une deuxième grande université francophone à Montréal. Malgré le sous-financement constant de ses activités par rapport à ses concurrentes, l’UQAM est devenue un acteur majeur dans le développement du savoir et d’une vie intellectuelle dynamique et critique au Québec. Année après année, les projets de recherche et de création des professeures, professeurs de l’UQAM sont reconnus par les organismes subventionnaires et récompensés par des prix scientifiques, culturels, littéraires, et leur expertise est recherchée par les médias et les entreprises, comme par les milieux éducatifs et communautaires.

Le savoir dans l’étau de l’austérité

L’austérité libérale, ce n’est pas seulement un exercice d’équilibre budgétaire en accéléré, c’est aussi une volonté d’éliminer les espaces démocratiques de la société. L’UQAM n’est pas épargnée.

Les négociations que mène l’université avec ses professeures et professeurs depuis 2014 montrent comment la nature même de l’institution est menacée. « Ce qui est en jeu, c’est la démocratie. Si l’on cède aux demandes patronales, les départements ne seront plus entre les mains de ceux qui pensent chaque discipline », explique Michèle Nevert, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN).

L’UQAM est en effet une université qui fait place à la démocratie participative, notamment sur les questions d’orientation des études et des recherches. Or, les demandes patronales visent à remettre plusieurs décisions importantes strictement entre les mains de cadres. Ces derniers ne sont cependant pas au cœur de la recherche et doivent avant tout rendre des comptes sur l’aspect financier. « L’université a une vocation particulière, ce n’est pas une usine », insiste Pierre Lebuis, vice-président du SPUQ et actif au sein du comité de négociation. Pour lui, l’université doit être un « incubateur libre » qui permet de mettre de l’avant des axes de recherche. Les décisions imposées d’en haut, en fonction de créneaux à la mode, ne pourront jamais donner d’aussi bons résultats et certains champs de recherche utiles pour la société risquent d’être négligés. Outre la question démocratique, les compressions budgétaires du gouvernement actuel, qui s’élèvent à près de 300 millions de dollars pour le secteur universitaire, se font rudement sentir. « Il y a des pressions énormes de productivité », affirme Michèle Nevert. L’UQAM veut notamment éliminer toute balise relative au nombre moyen d’étudiants par groupe, qui est déjà en nette progression depuis 2009.

Par ailleurs, comme les fonds disponibles pour la recherche se font de plus en plus rares, notamment en provenance d’Ottawa, la concurrence pour les obtenir est plus féroce. Pour y parvenir, les professeures et les professeurs doivent publier plus d’articles et doivent donc faire de la recherche dans un contexte où l’université ne prévoit pas de fonds spécifiques à cette activité pour chacun d’entre d’eux. Ainsi, pour soutenir les étudiantes et les étudiants des 2e et 3e cycles et payer les frais liés à leurs recherches, les professeurs ont l’option de donner plus de cours. Cette méthode rapporte toutefois relativement peu d’argent et réduit le temps consacré à la recherche.

Cette équation devient encore plus stressante pour les nouveaux professeurs qui n’obtiendront leur permanence qu’après quatre ans. Ils se doivent de « performer », c’est-à-dire de susciter l’intérêt des organismes subventionnaires qui les financent. Cette période de quatre ans, parfois plus pour celles et ceux qui prennent un congé parental, ne suffit pas à l’administration qui réclame maintenant cinq ans. C’est d’autant plus excessif quand on sait que plusieurs profs commencent leur carrière après 40 ans. « Parmi les nouvelles recrues, environ 20 % d’entre elles commencent leur carrière et quittent l’université dans les premières années », indique d’ailleurs Pierre Lebuis.

Une négociation qui stagne

Malgré quelque 42 séances de négociation en date du 2 octobre dernier, les deux parties sont toujours aussi éloignées sur certains points importants qu’elles l’étaient au début des pourparlers. La population étudiante a augmenté de façon importante de 2009 à 2015. Le SPUQ demande notamment l’ajout de professeurs pour diminuer le nombre d’étudiants par groupe. « La partie patronale n’a même pas réagi aux demandes syndicales. On travaille pourtant sur ce document depuis 2011 », s’insurge la présidente du SPUQ. Notons que les professeurs de l’UQAM sont les moins bien payés de toutes les universités au Québec.

Mise au point du SPUQ sur la situation à l’UQAM

Devant les évènements regrettables des jours derniers à l’UQAM, le SPUQ tient à faire le point sur la situation. Représentant l’ensemble des professeures et professeurs ainsi que les maitres de langue de l’UQAM, le Syndicat tient à condamner les gestes de vandalisme commis cette semaine, qui éloignent de toute solution basée sur le dialogue, tout comme il déplore les maladresses de la direction dans sa gestion de la situation. Le SPUQ encourage les parties à ouvrir un espace de dialogue. Le SPUQ appelle donc la direction de l’UQAM à sursoir aux mesures contestées (expulsions, injonctions, recours à la police) et les associations étudiantes à exercer leurs moyens de pression légitimes dans les limites de leur application en régime démocratique. Des engagements clairs de part et d’autre permettraient de trouver une issue sereine à la crise actuelle.

Le CCMM-CSN dénonce le recours à la répression

« La direction de l’UQAM fait fausse route en empruntant la voie de la répression politique et policière », estime la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN),  Dominique Daigneault. Les arrestations qui ont eu cours à l’UQAM hier vont accentuer la colère des étudiantes et des étudiants qui font face à une administration qui abuse de ces pouvoirs. Devant une telle situation, des chargé-es de cours, des professeur-es de même que la présidente du Syndicat des professeur-es de l’UQAM (SPUQ-CSN), Michèle Nevert, ont érigé une chaîne humaine pour éviter que les étudiants soient blessés dans l’intervention policière. Par la suite, des membres de l’exécutif du SPUQ et du Syndicat des chargé-es de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN) se sont rendus au poste du SPVM pour soutenir les étudiants.

Le CCMM-CSN dénonce l’attitude répressive de l’UQAM hier, mais également dans le dossier des neuf étudiantes et étudiants menacés d’expulsion. À l’instar des syndicats et associations étudiantes de l’université, le CCMM-CSN demande le retrait des procédures dans cette affaire. De plus, l’UQAM impose dorénavant aux professeur-es, chargé-es de cours et maîtres de langue de donner leur cours, peu importe le nombre d’étudiantes et d’étudiants en classe. « Cela ajoute à l’indignation de la communauté universitaire. Il y a des conditions minimales à respecter pour enseigner et apprendre. Les gestes posés par la direction de l’UQAM sont totalement inacceptables et sont loin de permettre d’atteindre ces conditions », conclut la présidente du CCMM-CSN, également enseignante.

À propos du CCMM-CSN 

Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à  Laval et dans le Grand Nord du Québec.

UQAM : la communauté universitaire dit Non aux compressions annoncées

Des centaines de professeur-es, de chargé-es de cours, d’employé-es et d’étudiant-es de l’Université du Québec à Montréal ont manifesté sur la place Pasteur ce midi afin de dénoncer le plan de l’administration qui prévoit une compression massive de l’offre des cours et des coupes aux conditions de travail du personnel de l’université.

Les manifestants ont démontré leur détermination de résister à cette attaque brutale en brûlant des copies du « Plan d’atteinte de l’équilibre budgétaire 2015-2018 de l’UQAM. »

Ce plan, présenté par la direction aux syndicats de l’UQAM en janvier, contient entre autres une coupe de salaire de 2 % et l’abolition de 150 cours et de 65 dégrèvements afin de compenser un prétendu manque à gagner de 20 M$ en 2015-2016.

Or, les syndicats des professeurs et professeures (SPUQ-CSN) et des chargées et chargés de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN), qui ont convoqué la manifestation d’aujourd’hui, contestent la lecture de la situation financière effectuée par la direction.

« Depuis plusieurs années, l’UQAM transfère dans le fonds destiné aux immobilisations des montants importants en provenance du Fonds de fonctionnement », a dénoncé la présidente du SPUQ, Michèle Nevert.

Lors d’un conseil syndical, la semaine dernière, les membres du SPUQ ont rejeté les hypothèses de compressions et se sont unanimement opposés aux choix budgétaires qui « privilégient systématiquement les projets immobiliers au détriment du soutien et du développement des ressources académiques » selon les professeurs experts qui ont analysé les budgets de l’UQAM. Dans une autre résolution, le corps professoral a affirmé ne plus faire confiance au recteur Robert Proulx pour sa direction de l’UQAM.

Pour le Syndicat des chargées et chargés de cours, l’augmentation récente de la population étudiante fait en sorte que les cours sont déjà engorgés. Ce plan rendrait la situation insupportable.

« Nos membres ont unanimement dit non en assemblée générale aux coupes dans les conditions de travail et particulièrement dans l’offre de cours à UQAM, s’est exprimé la présidente du SCCUQ, Marie Blais. L’impact sur nos membres et les étudiantes et étudiants est déjà clair : un manque à gagner et une augmentation de la taille des groupes. C’est certain que la qualité de l’éducation en souffrira directement. »

Des représentants du Syndicat des employées et des employés de l’UQAM (SEUQAM), le Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM (SÉTUE) et des associations étudiantes étaient aussi présents à la manifestation devant le campus administratif de l’Université.

Rassemblement intersyndical de l’UQAM

La salle de spectacles Saint-Denis 2 de Montréal débordait jeudi midi. Il y avait du monde jusque sur le trottoir. Des étudiantes et étudiants de l’UQAM et d’autres salarié-es de l’université, dont les chargés de cours, ont participé à ce rassemblement en appui à la grève des professeurs et des maîtres de langue de l’UQAM en grève depuis lundi dernier.

Leur syndicat et la direction de l’université ont eu deux rencontres jeudi, une de plus que prévu. « On se parle », souligne le vice-président du syndicat, Michel Laporte, qui précise que les parties n’en sont pas encore à négocier.  Demain, le vendredi 27 mars, réunis en assemblée générale, les professeurs et les maîtres de langue de l’UQAM devront décider s’ils poursuivent la semaine prochaine leur grève générale.

La demande principale des professeurs et des maîtres de langue porte sur l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeurs. L’UQAM possède le ratio professeur/étudiants le plus élevé : l’UQAM compte 27 étudiants par professeur, alors que dans les autres universités québécoises, le rapport moyen est de 21 étudiants par professeur. Les professeurs et les maîtres de langue souhaitent également une majoration de leurs salaires. Ils sont inférieurs à ceux de leurs collègues des autres universités québécoises.

Le contrat de travail des professeurs est échu depuis le 31 mai 2007. Celui des maîtres de langue est expiré depuis le 31 mai 2008.

Les quelque 1000 professeurs et maîtres de langue sont représentés par le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN).

Les profs en grève toute la semaine

Les quelque 1000 professeurs et maîtres de langue du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN) sont à nouveau en grève ce matin et pour une durée de 5 jours. À la fin de la semaine, c’est l’assemblée générale du syndicat qui décidera de la poursuite ou non de la grève.

Le 10 mars dernier après plus de 21 mois de négociation et tous les moyens déployés par le syndicat pour obtenir, entre autres, des conditions de travail équivalentes aux professeurs des autres universités québécoises, les membres du SPUQ–CSN ont considéré qu’une intensification des moyens de pression, comprenant un mandat de cinq jours de grève, était le seul moyen pour faire entendre raison à l’employeur.

Les professeurs et les maîtres de langue de l’UQAM intensifient les moyens de pression

Réuni en assemblée générale aujourd’hui, le syndicat des quelque 980 professeurs et maîtres de langue de l’UQAM a voté en faveur d’une intensification des moyens de pression pour ramener la direction de l’institution à la table de négociation.

Par un vote clair, l’assemblée générale s’est prononcé pour le déclenchement de cinq jours de grève dès le 16 mars dans une proportion de 76 %. « Le résultat du vote démontre que nous sommes déterminés à obtenir une fois pour toute des conditions de travail comparables à ce qu’offrent les autres universités québécoises à nos collègues professeurs, a déclaré la présidente du SPUQ–CSN, Michèle Nevert. Notre exaspération est à son comble devant l’attitude patronale qui retarde indument la négociation. Nous voulons un règlement maintenant! »

Après plus de 21 mois de négociation et tous les moyens déployés par le syndicat pour obtenir, entre autres, des conditions de travail équivalentes aux professeurs des autres universités québécoises, les membres du SPUQ–CSN ont considéré qu’une intensification des moyens de pression, comprenant un mandat de cinq jours de grève, est le seul moyen pour faire entendre raison à l’employeur.

Les professeurs de l’UQAM en grève reçoivent de nombreux appuis !

Les représentants de syndicats et associations de professeur-es de nombreuses universités ont parlé d’une seule et même voix ce midi : ils ont donné leur appui aux membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ–CSN), en grève aujourd’hui.

À l’occasion de brèves allocutions prononcées à la Grande Place du pavillon Judith- Jasmin dans le cadre de cette journée de grève, les professeur-es et maîtres de langue de l’UQAM ont en effet reçu des messages de solidarité provenant de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université, ainsi que des syndicats de professeur-es de Concordia, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, de l’Université du Québec à Chicoutimi, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, de l’Université du Québec en Outatouais, de l’Univesité du Québec à Rimouski-Lévis, de TÉLUQ et de l’Université de Sherbrooke. Le président du syndicat des étudiants empoyé-es a aussi donné son appui, ce midi.

Le SPUQ–CSN a déjà reçu l’appui des professeur-es de l’Université McGill et du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Montréal (SCCUQ-CSN).

En rencontre avec la presse, la présidente du SPUQ–CSN, Michèle Nevert, a rappelé que « cette journée de grève a pour objectif d’amener l’administration de l’UQAM à effectuer un dépôt complet de ses offres en réponse aux demandes syndicales pour discussions par la suite. » Elle a aussi ajouté : « nous avons fait la démonstration que nous avons été très patients et très raisonnables ».

En effet, la convention collective est échue depuis le 31 mai 2007. Le projet syndical avait été déposé avant son échéance. La demande principale des professeur-es porte sur l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeur-es. Les professeur-es de l’UQAM souhaitent également obtenir des conditions salariales équivalentes à celles de leurs collègues des autres universités québécoises. Le comité exécutif du SPUQ–CSN possède le mandat de déclencher trois autres journées de grève s’il n’y a pas de progrès à la table de négociation.

Le SPUQ–CSN représente quelque 1000 professeur-es et maîtres de langue.