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SEE de la Société des casinos du Québec–CSN

Le 27 novembre, le Syndicat des employées et employés de la Société des casinos du Québec–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail du Centre de relation clientèle, affectés aux jeux en ligne, à l’exclusion de la chargée de projet affaires et de la coordonnatrice marketing et événementiel. »

pour son établissement situé au 500, rue Sherbrooke Ouest, Montréal.

Ces salarié-es ont pour tâche d’assurer le suivi auprès de la clientèle des jeux en ligne de Loto-Québec, tout particulièrement la nuit. Ils veillent à ce que les utilisateurs des jeux en ligne accèdent aux jeux sans difficulté et répondent à toutes les questions ou difficultés exprimées par les joueurs.

Le Syndicat des employées et employés de la Société des casinos du Québec–CSN est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicat nationaux.

La pression monte

Les travailleuses et les travailleurs des Casinos du Québec, en négociation depuis le printemps dernier, se sont dotés de mandats de moyens de pression à utiliser au moment jugé opportun. Cette avenue était inévitable devant notamment, la lenteur des pourparlers et les demandes de recul de l’employeur.

Réunis en assemblée générale au cours de l’automne, les sept syndicats représentant près de 2000 employé-es ont voté pour accentuer leur rapport de force, et ce, dans une très forte majorité.

À Montréal, les trois syndicats du Casino de Montréal, qui représentent près de 1400 travailleuses et travailleurs, se sont dotés d’un mandat sans équivoque. Les travailleurs de la sécurité, de l’unité générale et le personnel en restauration ont voté à 94% en faveur de moyens de pression.

Les travailleuses et les travailleurs des casinos de Mont-Tremblant, du Lac-Leamy, de Charlevoix et de Montréal négocient depuis le printemps 2017 leurs conventions collectives locales respectives. À ce jour, seuls les syndicats CSN de Charlevoix et de Lac-Leamy ont conclu leur entente locale.  Des votes de moyens de pression ont tout de même été adoptés dans ces deux régions, afin d’appuyer leurs collègues dans leurs négociations locales.

De plus, tous les syndicats représentant les quatre casinos auront en poche un mandat fort lorsque les négociations à la table centrale débuteront.

Compression majeure au casino de Montréal

Les exigences financières du gouvernement envers ses sociétés d’État se traduisent par la perte d’un équivalent de 123 postes syndiqués à temps complet au casino de Montréal.

« Le ministre Marceau exige des revenus supplémentaires à Loto-Québec, mais il y a un coût humain à ça », soutient Stéphane Larouche, président du Syndicat des employées et employés de la Société des casinos du Québec – unité générale (CSN).

La compression a été annoncée cette semaine aux employés et sera effective dans les semaines à venir. Il est important de souligner que c’est loin d’être la première fois que les syndiqué-es et l’ensemble des employés du casino subissent une diminution des heures travaillées. Globalement, le nombre de personnes qui travaillent au casino, incluant les cadres, se situait à 3249 en 2010 et il était de 2830 en novembre dernier. C’était déjà près de 13 % de postes en moins en trois ans!

Toutes les accréditations syndicales du casino subiront une diminution d’heures travaillées qui aura comme effet des mises à pied pour certains et la perte de postes à temps plein pour d’autres. Le nombre d’emplois précaires sera donc en nette progression. Pendant ce temps, le ratio d’employés par cadre demeure à cinq pour un. Cette proportion surprenante ne tient même pas compte des cadres contractuels!

Dans l’unité générale, les compressions d’un équivalent de 41 postes à temps complet (75 000 heures) affecteront surtout le service direct aux clients tant aux machines à sous qu’aux caisses. « Le casino n’est pas à l’écoute de sa clientèle », estime Stéphane Larouche, qui ajoute que les personnes plus âgées ont été oubliées dans tous ces changements et dans les rénovations de plus de 300 M$ effectuées, qui visent surtout à séduire la clientèle plus jeune. La perte de services, notamment avec la fermeture du buffet le jour, et l’ajout de zones plus bruyantes ne plaisent cependant pas à une partie importante de la clientèle.

Pour l’unité des restaurants, on estime l’effet final à 37 mises à pied au mois de mai, en tenant compte du fait que certains syndiqués choisiront de prendre leur retraite. « Il y a une perte très claire de services aux tables et aux machines », indique Jose Oliveira, président du syndicat représentant cette unité. Ce dernier constate par ailleurs que le remplacement des serveurs et des serveuses par des machines distributrices a entraîné une hausse de 300 % de la quantité de breuvages gratuits distribués, ce qui annule complètement l’économie prévue avec l’abolition de postes.

L’unité de la sécurité est également touchée avec la perte de quatre postes. Il faut souligner que ce service comptait 193 employé-es en 2008 et se retrouvera bientôt avec 125. « On pourrait faire face à un problème de sécurité si un évènement majeur survenait », affirme Riccardo Scopelleti, président de ce syndicat. On retrouve parfois 24 agents en service au même moment, alors qu’il en faudrait 35 pour parer à toutes les éventualités.

Les syndicats des trois autres casinos de Loto-Québec craignent également des mauvaises nouvelles prochainement. Au lac Leamy, 18 postes ont d’ailleurs déjà été perdus. Notons qu’en plus des trois unités de la CSN déjà citées, le syndicat des croupiers de Montréal perdra de son côté quelque 41 postes réguliers.

Gestion douteuse

Les trois présidents de syndicat s’interrogent par ailleurs sérieusement sur les décisions prises par la Société des casinos du Québec. Des choix peu judicieux ne font rien pour rassurer quant à l’avenir du Casino de Montréal.

Peu d’efforts semblent être déployés pour attirer la clientèle en début de semaine. De plus, les moyens employés pour attirer des joueurs internationaux ne semblent pas porter ses fruits. En d’autres mots, les syndiqué-es ont l’impression de faire les frais d’une gestion déficiente et de risques mal calculés qui visent à la fois à compenser les récentes pertes de revenus et à répondre aux exigences de dividendes supplémentaires du gouvernement Marois. « Cette pression constante sur les résultats financiers se traduit par un impact dévastateur sur des centaines de familles », dénonce Stéphane Larouche.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Recettes records, sécurité à la baisse

L’écart se creuse dans les négociations entre la direction du Casino de Montréal et ses 190 agents de sécurité en lock-out depuis le 27 août. Au lieu de colmater le manque de sécurité à l’établissement de Loto-Québec, les négociateurs patronaux viennent de proposer la suppression de plusieurs postes à temps complet d’agent de sécurité et la modification d’autres en postes à temps partiel.

Pourtant, selon La Pressedu 29 janvier, la société d’État vient d’enregistrer un des trimestres les plus forts de son histoire pour ses trois casinos à Montréal, Lac-Leamy et Charlevoix, avec des recettes de 193 millions $ pour les trois derniers mois de 2008.

« Nous sommes convaincus qu’il y a plusieurs mineurs et clients interdits qui entrent régulièrement au Casino de Montréal depuis le début du lock-out, il y a cinq mois. Or, au cours des derniers jours, la direction a proposé au syndicat une réduction d’effectifs inacceptable tout autant qu’inapplicable qui aura pour effet de faire durer ce conflit et de restreindre le niveau de sécurité au Casino, si elle s’appliquait. Et ce, dans un contexte de profits records. C’est indécent! »

Cette proposition arrive après plusieurs séances de conciliation où le syndicat avait soumis des avenues de compromis, dans un effort de garder un horaire de travail acceptable à ses membres tout en satisfaisant les besoins opérationnels de l’employeur. Ces propositions, dont une contre-proposition syndicale sur toutes les questions en litige déposées, le 16 décembre dernier, ont été rejetées du revers de la main par la direction.

Rick Scopelleti remarque que la stratégie des dirigeants du casino ne semble pas en être une de résolution des désaccords entre les partis.

« Nous ne comprenons pas l’approche d’un employeur qui, au lieu de négocier un compromis acceptable, continue de proposer des façons de plus en plus farfelues d’organiser le travail au casino. Il est le temps que les responsables politiques de cette société d’État surveillent ce qui se passe au Casino à l’île Notre-Dame, » a conclu M. Scopelleti.

Recettes records, sécurité à la baisse

L’écart se creuse dans les négociations entre la direction du Casino de Montréal et ses 190 agents de sécurité en lock-out depuis le 27 août. Au lieu de colmater le manque de sécurité à l’établissement de Loto-Québec, les négociateurs patronaux viennent de proposer la suppression de plusieurs postes à temps complet d’agent de sécurité et la modification d’autres en postes à temps partiel.

Pourtant, selon La Pressedu 29 janvier, la société d’État vient d’enregistrer un des trimestres les plus forts de son histoire pour ses trois casinos à Montréal, Lac-Leamy et Charlevoix, avec des recettes de 193 millions $ pour les trois derniers mois de 2008.

« Nous sommes convaincus qu’il y a plusieurs mineurs et clients interdits qui entrent régulièrement au Casino de Montréal depuis le début du lock-out, il y a cinq mois. Or, au cours des derniers jours, la direction a proposé au syndicat une réduction d’effectifs inacceptable tout autant qu’inapplicable qui aura pour effet de faire durer ce conflit et de restreindre le niveau de sécurité au Casino, si elle s’appliquait. Et ce, dans un contexte de profits records. C’est indécent! »

Cette proposition arrive après plusieurs séances de conciliation où le syndicat avait soumis des avenues de compromis, dans un effort de garder un horaire de travail acceptable à ses membres tout en satisfaisant les besoins opérationnels de l’employeur. Ces propositions, dont une contre-proposition syndicale sur toutes les questions en litige déposées, le 16 décembre dernier, ont été rejetées du revers de la main par la direction.

Rick Scopelleti remarque que la stratégie des dirigeants du casino ne semble pas en être une de résolution des désaccords entre les partis.

« Nous ne comprenons pas l’approche d’un employeur qui, au lieu de négocier un compromis acceptable, continue de proposer des façons de plus en plus farfelues d’organiser le travail au casino. Il est le temps que les responsables politiques de cette société d’État surveillent ce qui se passe au Casino à l’île Notre-Dame, » a conclu M. Scopelleti.

28 novembre 2008 – Lock – out au Casino de Montréal : reprise des pourparlers

Lock-out au Casino de Montréal : reprise des pourparlers

Les pourparlers entre le syndicat CSN représentant les 190 agents de sécurité au Casino de Montréal et à la Société des casinos du Québec reprennent, aujourd’hui, en présence d’un conciliateur. Il s’agit de la première rencontre formelle entre les deux parties depuis deux mois.

Le moment est propice. Les membres de l’unité sécurité du Syndicat des employés de la Société des casinos du Québec (CSN) entament, aujourd’hui, leur quatrième mois de lock-out. Dans le but de dresser un portrait global de toute cette histoire, un groupe d’agents de sécurité rendront visite, ce matin, aux divers médias de Montréal afin de distribuer une pochette de presse aux journalistes de la ville.

Selon leur porte-parole, Rick Scopelleti, les membres du syndicat voient des joueurs compulsifs sur la liste d’auto-exclusion au Casino de Montréal y rentrent sans entrave depuis le déclenchement de ce lock-out, le 27 août.

« Il est clair qu’un drame social se produit en l’absence du corps de sécurité professionnel et expérimenté, a dit M. Scopelleti. Que de vraies négociations se tiennent, et vite! »

Le Syndicat des employées et employés de la Société des Casinos du Québec est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).


Source : CSN – 28 novembre 2008

Pour renseignements : Lyle Stewart, conseiller au Service des communications de la CSN, tél. : 514 796-2066