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Victoire pour les employé-es de l’administration régionale Kativik

Après plus de trois ans de négociations difficiles, le syndicat des employé-es de l’administration régionale Kativik (SEARK–CSN), qui représente plus de 250 membres dans 14 communautés de la région du Nunavik — de Kuujjuaq à Salluit — a signé une nouvelle convention collective à la mi-décembre. Rappelons qu’une entente de principe était intervenue en avril 2018, mais la partie patronale tentait de revenir sur les termes de celle-ci. Le syndicat, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), se dit très satisfait des gains obtenus pour les membres.

Les employés de l’administration régionale Kativik votent en faveur de six jours de grève

Le Syndicat des employé-es de l’administration régionale Kativik (SEARK) a voté lundi soir à 93 % en faveur de six jours de grève à utiliser au moment jugé opportun.

Après trois ans de négociations difficiles, les 200 employé-es du syndicat affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) ont décidé qu’il était temps de monter d’un cran les moyens de pression contre un employeur qui refuse de tendre l’oreille.

« Les négociations ont été lentes et ardues dès le premier jour. Il est temps de démontrer notre solidarité et notre volonté ferme d’en venir à une entente négociée. Nous en avons plus qu’assez de discuter avec une direction qui ne veut rien entendre. L’Administration régionale Kativik (ARK) doit enlever ses œillères maintenant », lance Victor Mesher, président du SEARK.

Pourtant une entente de principe entre l’ARK et le SEARK est intervenue le 18 avril dernier. Mais dans les semaines qui ont suivi, un litige concernant le paiement rétroactif des salarié-es ayant quitté l’ARK a fait surface, mettant ainsi un terme à l’entente.

Services essentiels

Comme le SEARK est soumis à la Loi assurant le maintien des services essentiels, le syndicat devra négocier les conditions des services à maintenir avant de pouvoir se prévaloir d’une ou de plusieurs journées de grève.

« Nous avons l’intention d’agir promptement, nos membres et le comité de négociation sont en colère et nous sommes prêts à agir », conclut M. Mesher.

Le syndicat se dote d’un mandat de moyens de pression lourds

Après deux ans et demi de négociation pour le renouvellement de leur convention collective, les membres du Syndicat des employé-es de l’Administration régionale Kativik (KRGEU) ont tenu hier soir une assemblée générale pendant laquelle ils ont convenu de procéder à un vote de moyens de pression lourds, pouvant aller jusqu’à la grève. Compte tenu de l’étendue du territoire du syndicat, qui équivaut au tiers du Québec, le vote s’est tenu par référendum dans les 14 communautés où travaillent les employé-es de l’administration régionale.

La proposition visant à confier au comité exécutif du syndicat le mandat d’exercer des moyens de pression, incluant une banque de 72 heures de grève (3 jours), a été adoptée à 90 %. Tel que mentionné dans la proposition écrite soumise aux membres, les heures de grève seront utilisées au besoin, pour soutenir la négociation.

« Après 35 séances de négociation en 27 mois, les offres de l’employeur sont encore inacceptables. Les augmentations salariales proposées ne couvrent même pas l’augmentation du coût de la vie, qui est particulièrement élevé au Nunavik. Ce mandat était nécessaire pour faire pression sur l’employeur et lui démontrer de façon claire que nous sommes prêts à nous battre pour de meilleures conditions de travail « , a déclaré Victor Mesher, président du KRGEU.