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Appuyer l’autonomisation des femmes au Mali et au Sénégal

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SOUTENONS LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS DE ROLLS-ROYCE

Les 530 travailleuses et travailleurs de Rolls- Royce Canada, à Montréal, ont été mis en lockout le 15 mars dernier. Démontrons à Rolls-Royce Canada qu’en attaquant ses 530 salarié-es, c’est à un mouvement fort de ses 1 600 syndicats regroupant 325 000 membres qu’elle s’en prend ! Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un don en ligne qui sera utilisé exclusivement pour soutenir la lutte des travailleuses et des travailleurs de Rolls-Royce Canada.

Afrique

Photo : Raynald Leblanc
Photo : Raynald Leblanc

Appuyer l’autonomisation des femmes au Mali et au Sénégal

Thérèse Diarra et Mame Saye Seck sont deux militantes syndicales africaines impliquées dans des projets d’économie sociale et solidaire. La première est une sage-femme malienne. La deuxième une enseignante sénégalaise. Toutes deux participent à des projets appuyés par la CSN. Leur objectif : aider les femmes de l’économie informelle à s’organiser et à s’autonomiser.

Permettre aux femmes du Mali de se prendre en charge

Thérèse Diarra est responsable du Département de l’économie informelle, de la protection sociale et des retraité-es à la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Elle a profité de sa présence à son premier congrès de la CSN pour témoigner de l’impact du projet d’économie sociale et solidaire sur les femmes.

Cette initiative créée par la CSTM a permis de former des femmes et des hommes qui travaillent dans plusieurs secteurs de l’économie informelle. C’est le cas pour les teinturières, pour celles et ceux qui travaillent dans le sable et le gravier et pour les vendeuses de poisson.

Le projet qu’elle a coordonné a été un véritable succès. En trois ans, il a permis à plus de 900 femmes de s’organiser. Dès la deuxième année, la demande des femmes était tellement forte qu’il n’a pas été possible de répondre à la demande de tout le monde.

Un bon exemple de ce succès est celui de la présidente du premier groupe formé par le projet du Mali. Depuis sa formation et son implication auprès des femmes de son groupe, elle visite maintenant plusieurs pays d’Afrique pour former d’autres groupes de femmes.

L’implication de ces femmes leur a permis de se prendre en charge et d’améliorer leur niveau de vie. En se regroupant, elles ont fondé une caisse d’entraide pour financer des améliorations de leurs activités. À terme, l’objectif serait de créer une coopérative qui regrouperait l’ensemble des secteurs touchés par le projet.

Thérèse Diarra lance ce message aux délégué-es du congrès de la CSN : la solidarité internationale permet d’aider ces femmes qui se battent dans l’ombre.

Contre l’injustice, les femmes sénégalaises s’organisent

Le projet mené au Sénégal a permis d’appuyer des travailleuses dans cinq secteurs de l’économie informelle. Mame Saye Seck a été au cœur du projet dès le départ à titre de chargée des projets de l’économie sociale et solidaire à l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS).

Photo : Raynald Leblanc

Pour s’assurer que le projet soit un succès, ils ont pris la décision de le concentrer à Dakar et ses banlieues. L’objectif était de trouver une alternative aux fonds de microfinance en permettant aux travailleuses de s’organiser entre elles et d’épargner pour financer leurs activités. Trop souvent les fonds de microfinance mettent une pression forte sur les travailleurs et travailleuses. C’est pourquoi il est important d’appuyer l’autonomisation économique de ces travailleuses.

Durant les trois années du projet, plusieurs femmes ont reçu des formations. Pour ces travailleuses, l’économie sociale et solidaire est un levier pour leur développement. Tout naturellement, ces femmes ont choisi le modèle coopératif pour développer leur projet.

Avec l’aide de la CSN, ces femmes ont obtenu les outils pour bâtir leurs activités sur des bases solidaires. Ces formations étaient d’ailleurs ajustées pour que ces travailleuses, dont plusieurs sont analphabètes, soient en mesure d’améliorer leurs conditions de vie. Et ces formations permettent même d’aider à les alphabétiser en rendant plus concret l’apprentissage de la langue.

Énergisée par les débats du congrès, Mame Saye Seck retournera au Sénégal pour poursuivre le travail avec les femmes de l’économie informelle. Le syndicalisme combatif reste la clé pour œuvrer ici comme ailleurs pour la justice sociale.

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