Brasseur de la Belle Gueule, la Tremblay et la Cheval Blanc

Brasseurs RJ : la direction brandit la menace du lock-out

2 mars 2017

L'employeur s’obstine à utiliser une stratégie qui consiste à faire une offre globale afin de ne pas négocier la proposition syndicale. À l’évidence, ce sont des agissements que l’on peut qualifier de négociation de mauvaise foi.
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Région
  • Montréal métropolitain
Source
Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN)
Pour information
Emmanuelle Proulx
Conseillère syndicale
CCMM–CSN 514 598-2012
emmanuelle.proulx@csn.qc.ca

Ce midi, les 60 travailleuses et travailleurs de Brasseurs RJ manifestent à l’extérieur de leur usine afin de démontrer leur insatisfaction à l’égard du rythme des négociations en cours pour le renouvellement de leur convention collective. Ces artisans fabriquent notamment la Belle Gueule, la Tremblay et la Cheval Blanc. Les membres du syndicat CSN reprochent à leur employeur son refus de négocier. « Le propriétaire de l’entreprise s’obstine à utiliser une stratégie qui consiste à faire une offre globale afin de ne pas négocier la proposition de convention collective adoptée par les syndiqué-es en assemblée générale, le printemps dernier. À l’évidence, ce sont des agissements que l’on peut qualifier de négociation de mauvaise foi », de déclarer le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, David Bergeron-Cyr.

Affiliés depuis février 2016 à la CSN, les syndiqué-es désirent des conditions de travail qui reflètent davantage celles en vigueur chez les concurrents directs de Brasseurs RJ. Cela particulièrement au niveau salarial où l’écart est considérable par rapport aux autres microbrasseries. « Avec la CSN à nos côtés, nos membres sont prêts à tenir aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir un contrat de travail semblable à ce que l’industrie peut offrir dans des entreprises similaires », de poursuivre Kevin Villeneuve, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ–CSN.

Les syndiqués-es ont aussi reçu à l’occasion de leur manifestation la visite de sympathisants venus les appuyer. Organisée par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ce renfort s’est joint pacifiquement aux membres du syndicat.

« Il est grand temps que l’employeur se rassoie à la table et négocie de bonne foi avec le syndicat. Les artisans méritent qu’on reconnaisse leur professionnalisme, leur compétence et leur savoir-faire », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN. « Les travailleuses et travailleurs ne se laisseront pas décourager par les menaces de lock-out proférées à maintes reprises par la direction. Ils sont déterminés à obtenir une convention collective juste et équitable! », de conclure la porte-parole syndicale.

À propos du CCMM–CSN, de la FC et de la CSN
Le CCMM–CSN regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 400 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James. La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

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Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.