Les syndiqué-es de l’Université Concordia manifestent en appui aux employé-es des bibliothèques en grève

Les membres de plusieurs syndicats de l’Université Concordia se sont rassemblés sur la place Norman-Bethune mercredi pour démontrer leur soutien aux membres du Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia (FEESP–CSN), qui ont fait la grève sur l’heure du dîner.

« Les négociations sont au point mort depuis le début de l’année, affirme le président du syndicat, Kent Cluff. On espère que ça va débloquer maintenant que la direction peut constater que toute la communauté de Concordia est derrière nous. »

« Je suis vraiment fière de voir tous ces gens qui se sont déplacés ici pour soutenir leurs camarades, s’est réjouie la vice-présidente de la CSN, Véronique de Sève. On voit encore une fois à quel point on se serre les coudes dans la grande famille de la CSN. »

C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les employé-es des bibliothèques, dont le contrat de travail est expiré depuis presque deux ans et demi, font la grève. Ils avaient voté en faveur d’un mandat de grève de huit heures et de la création d’un fonds de soutien financier pour les grévistes en novembre dernier lors d’une assemblée générale.

« Ce n’est jamais facile quand une négociation s’étire sur une aussi longue période, explique Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). La solidarité est cruciale dans ces moments, car c’est souvent ce qui donne le courage de continuer à se battre. Il faut que les membres sachent qu’ils ont l’appui des autres syndicats de l’université et de la CSN. »

« Ça fait un an que les négociations stagnent en raison de l’entêtement de l’employeur, rappelle le vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Jean-Pierre Bourgault. Il est temps que l’employeur mette de l’eau dans son vin et démontre une réelle envie d’en venir à un accord. »

Manifestation à la Coopérative fédérée

Ce midi, les travailleuses et travailleurs en grève d’Olymel Princeville ont manifesté à Montréal, devant le siège social de la Coopérative fédérée qui possède Olymel.

« Encore une fois ce midi, nous portons un message clair à la haute direction de la Coopérative fédérée. Depuis 2005, derrière les excédents de la coop, il y a une part de nos salaires qui ont été amputés de 5,40 $ l’heure d’un coup, comme si nous avions les moyens depuis 15 ans, de vivre avec moins d’argent dans nos poches et de financer les excédents d’une entreprise dont la mission, rappelons-le, n’est pas d’engranger des profits, de souligner Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN. Nous vivons des problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre à Princeville et l’employeur sait très bien comment les régler rapidement. C’est d’ailleurs ce qu’il a accepté dans d’autres usines alors nous attendons une offre qui corrigera enfin nos salaires ».

« En 2018, la Coop fédérée a enregistré des revenus records de 6,5 milliards de dollars qui, au final, se sont traduits par un excédent avant ristournes et impôts de 210,7 millions de dollars. À hauteur de 3,44 milliards de dollars, les ventes d’Olymel contribuent à plus de la moitié du chiffre d’affaires de la coopérative, ce qui démontre l’importance de cet employeur au Québec, de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN. Or, ces dernières semaines, la haute direction d’Olymel ne démontre pas le respect qu’elle devrait avoir envers celles et ceux qui contribuent plus que quiconque, tous les jours, au succès de la Coop fédérée ».

« Avec la récente réouverture du marché chinois au porc canadien, la Coopérative fédérée sait très bien qu’Olymel peut faire des affaires d’or. Le prix du porc est bas et selon les perspectives actuelles, la demande poursuivra la croissance qu’elle connaissait avant la fermeture de marché chinois. En plus des 300 millions qui viennent tout juste d’être placés dans la Coop, ces dernières années, ce sont plus de 500 millions de dollars qui ont été investis dans la modernisation de ses équipements, de ses installations et dans des acquisitions, de rappeler David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN. Or, la Coop fédérée doit également investir dans ce qu’elle a de plus précieux, et je parle bien sûr de ses travailleuses et ses travailleurs qui sont à la base du succès de l’entreprise ».

Photos : Cédric Martin

« La Coopérative fédérée devrait impérativement rappeler Olymel à l’ordre dans cette négociation. Au fil des ans, nous avons connu Olymel dans des négociations difficiles, nous avons vécu des fermetures sauvages et des conflits interminables. Ces actions sont très loin du comportement exemplaire dont se vante la Coop fédérée sur son site web. Derrière des décisions purement comptables, il y a des travailleuses, des travailleurs et leurs familles qui vivent avec les conséquences désastreuses de ces actes. Nous attendons donc des actions concrètes de la haute direction de la Coop afin de corriger cette attitude de mauvais citoyen corporatif », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN regroupe 350 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN), qui compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 330 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Ils sont également affiliés au Conseil central du Cœur du Québec–CSN qui regroupe près de 17 000 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

L’entente de principe acceptée par le syndicat

Lors d’une assemblée générale tenue ce soir, le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle et Longueuil) a adopté à 71 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 11 octobre dernier.

« Les membres sont satisfaits des résultats de cette négociation. Nous avons obtenu des augmentations salariales de l’ordre de 2,75% pour 2019, et de 2,5 % pour les quatre années suivantes. Aussi, l’employeur cotisera à parts égales à notre régime de retraite en nous versant 5 % pour les trois premières années de notre convention de cinq ans et 5,5 % pour 2022 et 2023. Nous avons également obtenu un nouveau régime d’assurances collectives entièrement assumé par l’employeur. Finalement, nous sommes parvenus à un accord qui règle les différents problèmes en lien avec les mouvements de main-d’œuvre à la suite de l’implantation du système de répartition assisté par ordinateur, mesure qui minait les relations entre les parties depuis plus d’un an », de préciser Pierre Langlois, porte-parole du syndicat.

« Au nom de la FIM–CSN, je tiens à saluer le travail du comité de négociation qui, dans un contexte difficile, est parvenu à s’entendre avec l’employeur. Depuis l’implantation du système de répartition assisté par ordinateur, les travailleurs vivaient de nombreux problèmes d’organisation du travail », de souligner Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Je félicite les membres du syndicat qui ont réussi à trouver une entente avec un employeur qui leur a imposé un système qui a causé de nombreuses tensions dans les relations de travail. Ils ont également réussi à améliorer leurs conditions de travail et ce, à la satisfaction de leurs membres », d’ajouter Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

« Je tiens à saluer chaleureusement le travail des comités de négociation et de mobilisation qui, très rapidement, ont réussi à boucler cette négociation avec brio, à la satisfaction des membres du syndicat », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain–CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Demix regroupe environ 80 membres travaillant aux deux sites de Demix à LaSalle et à Longueuil. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe 320 syndicats comptant plus de 30 000 membres au Québec. Le Conseil central de la Montérégie rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale. Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

La CSN interpelle la Fédération des caisses

Lors d’une manifestation tenue à Montréal devant le Complexe Desjardins, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a interpellé la Fédération des caisses Desjardins du Québec afin qu’elle intervienne dans le processus de négociation de ses caisses membres du Mouvement Desjardins.

« Actuellement, nous avons deux syndicats qui vivent des négociations difficiles : à la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda et à la Caisse populaire Desjardins de Hauterive, à Baie-Comeau. Les deux syndicats ont dû se doter de mandats de grève qu’ils ont exercés afin de contrer les demandes de reculs provenant de la Fédération des caisses Desjardins. Or, ces demandes de reculs risquent d’avoir un impact sur l’ensemble des salarié-es que nous représentons. Aujourd’hui donc, nous interpelons la Fédération des Caisses Desjardins afin qu’elle facilite l’obtention de règlements satisfaisants », souligne Jacques Létourneau, président de la CSN.

« Les dispositions relatives à l’évaluation de notre rendement constituent un des points importants qui achoppe à la table de négociation. Dans ce processus, l’employeur se retrouve à être juge et partie et les augmentations salariales sont généralement déterminées de manière complètement arbitraire, à la totale discrétion du gestionnaire. La position salariale finale aux tables de négociation est commandée par la Fédération des caisses et impose un appauvrissement à nos membres dans un contexte économique favorable où la rentabilité de l’employeur n’est pas un enjeu. Depuis le mois de janvier, les reculs incluent même la fin du régime d’assurance collective pour les retraité-es », précise Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN (STTCPRN).

« Généralement, les conflits de travail sont rares dans le secteur de la finance. Dans un des deux conflits actuels, celui de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda, nous en sommes à notre seconde plainte contre l’employeur qui multiplie les manœuvres illégales envers le syndicat et ses salarié-es. Le 5 février dernier, l’employeur a été condamné par le Tribunal administratif du travail (TAT). Ce dernier a statué que l’employeur avait fait preuve d’ingérence dans les affaires du syndicat, de mauvaise foi et d’intimidation par courriel envers les membres du STTCPRN », ajoute David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Nous aurions aimé que la Fédération des caisses se comporte selon ses valeurs plutôt que celles d’une institution financière privée qui n’en a que pour ses actionnaires. Le modèle coopératif des Caisses Desjardins devrait insuffler une toute autre dynamique dans les relations de travail avec ses salarié-es qui sont également les membres de ce mouvement. Nous souhaitons vivement que la Fédération des caisses entende notre message aujourd’hui », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda–CSN compte 70 membres affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui rassemble quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Des escouades jaunes près de chez vous

Les membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) défileront aujourd’hui vers 10 h au volant de véhicules scolaires dans les rues de Laval et de Montréal. Ces actions visent à attirer l’attention de la population sur les conditions de travail auxquelles ils et elles sont soumis.

« En général, la population ne connaît pas la réalité de notre travail, en particulier nos salaires nettement insuffisants pour les responsabilités qui nous sont confiées. Si nous manifestons sur les routes, c’est pour dénoncer le fait que nous vivons une rareté de main-d’œuvre directement liée à ces conditions de travail ridicules qui menacent ce service indispensable aux parents. Depuis le début de l’année scolaire, les menaces d’interruption de service et les nombreux retards se multiplient », de souligner Carole Laplante, vice-présidente du STS.

Le 25 septembre dernier, les membres du STS ont décidé d’interpeller la population en lançant une campagne d’affichage public visant à documenter les problèmes vécus dans leur secteur et dénoncer cette pénurie de main-d’œuvre en lien direct avec les conditions de travail.

En plus d’afficher des pancartes sur les grandes artères de leurs régions et d’offrir un numéro sans frais* à la population pour documenter les problèmes liés à la pénurie de main-d’œuvre, les membres du STS pourront également rapporter les ratés actuels dont ils sont témoins par le biais de rapports d’événements afin de documenter clairement les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

« Chaque jour de classe, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire transportent à bord de leur autobus, en toute sécurité, jusqu’à 72 élèves de 4 à 17 ans. Ils font face aux embouteillages, aux intempéries, ils doivent gérer la discipline à bord, prévenir et faire cesser l’intimidation, intervenir en cas d’urgence et garantir les premiers soins, tout en touchant un salaire sous le seuil de faible revenu, avec des gains annuels moyens de seulement 19 288 $. Cette situation dure depuis trop longtemps. Voilà pourquoi depuis plus d’un an nous revendiquons l’attribution, par le gouvernement du Québec, d’une enveloppe budgétaire supplémentaire de 26,75 millions de dollars, fermée et dédiée à l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur », de préciser Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

Dans un communiqué publié le 4 septembre dernier, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA) confirmait à nouveau que la situation actuelle s’aggrave et que la solution proposée par la FEESP–CSN pourrait régler le problème.

« Contrairement à un restaurant de fast-food qui ferme à cause d’une pénurie de personnel, dans le transport scolaire, le fait de manquer de conductrices ou de conducteurs d’autobus a pour conséquence de priver les familles d’un service public important, ce qui complique grandement leur vie. Voilà pourquoi le nouveau gouvernement doit régler cette question au plus vite », de déclarer Patrice Benoît, du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

D’autres actions sont prévues au cours de l’année scolaire, et ce, tant que cette problématique ne sera pas réglée.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

*Le numéro sans frais est le 1 833 598-2196.

Trajet 1 :  Sud-Ouest de l’Ile de Montréal à partir des Jardins Dorval au 352, avenue Dorval. Les autobus se stationnent près du magasin La Baie pour 10 h.

Trajet 2 : Nord-Est et Laval  à partir du Centre Laval. Les autobus se stationnent près du Best Buy pour 10 h.

Rejet des offres patronales et mandat de grève

Après plus de 7 mois de négociations conclus par une proposition finale de l’employeur, les membres du syndicat des travailleuses et travailleurs d’Aux VivresCSN se sont rassemblés en assemblée générale, mardi le 22 mai, afin de débattre de cette proposition et de se doter d’un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

Avec un taux de participation record des membres, l’assemblée a rejeté l’offre patronale jugée décevante et s’est dotée d’un mandat de grève à l’unanimité. « Le message que nos membres lancent à l’employeur par ces deux résultats est sans équivoque. Nous devons retourner à la table de négociation afin de conclure une première convention collective à la hauteur de nos attentes » Érika Plante-Jean, présidente du STT d’Aux VivresCSN.

Le comité exécutif du syndicat a donc le mandat d’inviter ses membres à participer massivement aux moyens de pressions et au calendrier de grève qui sera annoncé prochainement. Il est temps que l’employeur réponde à l’insatisfaction générale.

À noter que le STT d’Aux VivresCSN a été accrédité en mai 2017 afin de représenter l’ensemble des travailleuses et travailleurs, à l’exception du personnel administratif, du restaurant situé rue Saint-Laurent à Montréal. Les principales revendications sont d’obtenir de meilleures conditions, tant au niveau du salaire que des conditions de vie au travail et à l’extérieur de celui-ci. « À la Fédération du CommerceCSN, nous travaillons activement avec les syndicats qui désirent améliorer leurs conditions de travail. Il est plus que temps qu’une première convention collective soit négociée et conclue rapidement avec ces travailleuses et travailleurs. » Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du Commerce (FCCSN).

« Aux Vivres est un leader dans la restauration végane dans la région, qui se donne comme mission d’encourager une alimentation saine et qui se targue d’être respectueux tant au plan de l’environnement que dans ses relations avec les producteurs agricoles qui le fournissent. C’est du moins ce qu’il met de l’avant auprès de sa clientèle. C’est justement ce que veulent les travailleuses et les travailleurs : se faire respecter ! Et ça, ça passe entre autres par une bonne convention collective! » Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMMCSN).

À propos
Le STT d’Aux Vivres (FCCSN ) représente près de 70 travailleuses et travailleurs du restaurant rue St-Laurent, travaillant tant aux différents postes en cuisines qu’au service à la clientèle.

Six jours de grève d’heures supplémentaires pour les employé-es des services d’entretien

Face aux demandes de reculs importants souhaités par la Société de transport de Montréal (STM) dans le cadre du renouvellement de la convention collective, les membres du Syndicat du transport de Montréal–CSN augmenteront la pression en lançant une grève d’heures supplémentaires. Pour six jours consécutifs, du 7 mai 2018 à minuit au 12 mai 2018 à minuit, les travailleuses et les travailleurs des services d’entretien de la STM n’effectueront aucune heure supplémentaire, n’accepteront aucune demande de cumul d’heures (heures de travail reportées) et refuseront les changements temporaires de poste, et ce, en fonction d’un horaire de travail préétabli selon les heures de pointe. En bref, pour six jours, il n’y aura aucune forme de travail en dehors des heures régulières prévues, sauf en cas d’urgence.

« Ça n’a pas de bon sens de traiter les travailleuses et les travailleurs comme cela, s’insurge Gleason Frenette, président du syndicat. Les employés du transport en commun ont été attaqués de toutes parts depuis plusieurs années. En 2014, la loi 15 a été adoptée, ce qui a permis à notre employeur de renier les ententes dans les régimes de retraite. Ensuite, la loi 24 est entrée en vigueur à la fin de 2016, attaquant nos droits fondamentaux de négocier. Finalement, la STM a déposé ses demandes contenant plus d’une centaine de reculs en lien avec notre convention collective. Ça fait déjà un an qu’on est en discussion avec la partie patronale et après toutes ces séances de négociation, ils maintiennent des propositions qui viendraient changer totalement nos conditions de travail. Là, ça va faire, les membres sont écoeurés, on n’a plus le choix si on veut se faire respecter, c’est la grève. »

« C’est une question de conditions de travail, oui, mais c’est avant tout une question de qualité de vie, poursuit Gleason Frenette, ça aura entre autres des impacts sur la conciliation famille-travail pour plusieurs de nos membres. Il faut rappeler que le problème a d’abord été causé par un gel d’embauche à la suite des coupes budgétaires de la ville de Montréal. La STM a trouvé comme solution d’augmenter l’offre d’heures supplémentaires. Évidemment, au syndicat, on ne souhaite jamais ça. Nous, on le dit depuis longtemps, le problème, c’est qu’il manque de monde. L’embauche est la solution logique afin d’améliorer l’expérience client que nous voulons tous. »

« La négociation, ça se joue à deux, lance Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). À beaucoup d’égards, la STM a des demandes incompatibles avec celles du syndicat. La “souplesse” qu’elle exige n’est qu’un synonyme de détérioration des conditions de travail pour nos membres et on ne peut pas laisser passer ça. »

« Il ne faut pas oublier que ce sont des milliers de bons emplois dans la région de Montréal dont il est question ici, ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). C’est un message très négatif que la STM envoie aux Montréalaises et aux Montréalais en ne reconnaissant pas à sa juste valeur le travail de ses employé-es de services d’entretien qui travaillent fort pour offrir un bon service à la population. »

« Comment voulez-vous que les membres du syndicat acceptent des ouvertures à la sous-traitance ou au recours aux agences? Ça serait complètement irresponsable de la part du syndicat d’aller dans cette direction. La CSN est derrière toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services d’entretien de la STM et nous appuierons leur lutte », conclut Véronique De Sève, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux.

Le syndicat confirme que la négociation se poursuit, mais insiste sur l’importance de trouver des solutions qui répondront aux attentes des deux parties.

Cinq syndicats de Montréal et Laval se dotent de mandats de grève

Réunis en assemblée générale hier soir, trois syndicats membres du Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) se sont prononcés hier soir en faveur de la grève nationale.

« Nous sommes très heureux du résultat de ces votes qui affichent, encore une fois, toute la détermination des conductrices et des conducteurs de véhicule scolaire. Les syndicats des travailleuses et travailleurs des Autobus Duplessis – CSN, le STT des Autobus La Montréalaise – CSN, le STT des Autobus La Montréalaise – CSN (Division Montréal) ont tous votés à 87%, 96% et 100% pour la grève nationale, de déclarer Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Ces salarié-es sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail et pour se faire entendre, elles et ils ont décidé d’unir leurs forces à travers le Québec afin de faire pression sur le gouvernement pour obtenir finalement des conditions de travail décentes ». Ces votes s’ajoutent à ceux pris la semaine dernière dans la région par le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco-CSN et par le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal – CSN.

« Depuis trop longtemps, les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire touchent un revenu qui ne permet pas une juste reconnaissance de toutes les compétences qu’exigent leurs fonctions. Voilà pourquoi ces syndicats revendiquent des enveloppes supplémentaires, fermées et dédiées à l’amélioration de leurs conditions de travail. Tous les syndicats du STS se mobilisent actuellement et nous sommes fiers que ceux de Montréal et Laval y embarquent avec toute la détermination que nous leur connaissons », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Duplessis regroupe 81 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Montréalaise – CSN rassemble 43 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Montréalaise – CSN (division Montréal) compte 16 conductrices et conducteurs, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Transco – CSN regroupe 330 conductrices et conducteurs et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus Idéal – CSN rassemble 135 conductrices et conducteurs. Ensemble, ces syndiqué-es transportent jour après jour près de 30 000 élèves dans la grande région métropolitaine.

Les cinq syndicats sont affiliés au CCMM–CSN qui regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie-James. Ils sont également membres du STS qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs dans 63 syndicats affiliés à la FEESP–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Les salarié-es votent 10 jours de grève supplémentaires

Toujours en attente d’offres salariales satisfaisantes, les 210 répartiteurs, répartitrices et employé-es de bureau du centre d’appels d’Urgences-santé ont voté, hier, à scrutin secret, en faveur de 10 journées de grève supplémentaires à utiliser au moment opportun. Ils ont fait grève durant quelques jours à quatre reprises depuis décembre 2017. Leur convention collective étant échue depuis le 31 mars 2015, ils réclament notamment la parité de traitement avec leurs collègues paramédics et employé-es de soutien d’Urgences-santé, ainsi qu’avec les 500 000 employé-es de l’État.

Trois ans sans convention, ça suffit
« On demande simplement à notre employeur et au Conseil du trésor la parité des conditions de travail avec les autres travailleuses et travailleurs du secteur préhospitalier. Nous ne comprenons pas à quel jeu notre employeur joue en nous refusant les mêmes conditions que celles qui ont été octroyées à l’ensemble du secteur public », déplore Martin Joly, président du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN), affilié à la FSSS–CSN. »

Plus d’une quarantaine de séances de négociation ont eu lieu jusqu’à maintenant, dont vingt devant une conciliatrice du ministère du Travail. Les négociations achoppent notamment sur les hausses de salaire, l’évaluation des titres d’emploi, la majoration de certaines primes pourtant consentie aux employé-es du secteur de la santé et des services sociaux et l’octroi de primes pour les ouvriers spécialisés.

« Ces employés sont clairement sous-payés comparativement à d’autres catégories d’emploi du réseau, en plus de subir les impacts du manque flagrant d’effectifs, dont les surcharges de travail, les heures supplémentaires et le stress permanent, ajoute Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Si le Conseil du trésor a été capable de verser plusieurs centaines de millions de dollars aux médecins spécialistes, il devrait être en mesure de considérer ces 210 travailleurs et travailleuses. »

Pour Manon Perron, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) : « À l’aube des élections provinciales, le gouvernement et le Conseil du trésor feraient bien d’écouter les doléances et surtout de répondre favorablement aux demandes des employé-es d’Urgences-santé qui vivent chaque jour des conditions de stress inimaginables qui menace autant leur santé que leur bien-être. Nous allons les soutenir jusqu’à la toute fin. »

ASSEZ ! Le personnel du CHU Sainte-Justine interpelle le Dr Barrette

Les salarié-es du CHU Sainte-Justine ont profité de la visite du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, dans leur établissement pour l’interpeller sur les problèmes de surcharge de travail, de détresse et d’épuisement professionnel qu’ils vivent au quotidien.

Croulant sous une pression devenue intenable, l’ensemble du personnel du CHU Sainte-Justine n’en peut plus et lance un cri d’alarme qui doit être entendu. Les compressions budgétaires et l’hyper centralisation administrative sont aujourd’hui de véritables fardeaux pour les salarié-es qui s’échinent à offrir le meilleur d’eux-mêmes aux enfants du Québec et à leur famille malgré le manque criant de moyens et de ressources qu’ils doivent tenter de pallier.

 

« Une partie importante de la solution aux problèmes de surcharge de travail et d’épuisement professionnel auquel nous faisons face est dans les mains du Dr Barrette, souligne la présidente du Syndicat des professionnel-les en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (CSN), Sophie Leclair. Ce sont les coupes budgétaires imposées par le gouvernement et les grandes orientations centralisatrices du ministère ignorant la mission unique du CHU Sainte-Justine qui sont les premières responsables de la situation. Nos professions doivent être valorisées adéquatement. Tous les postes sont importants dans l’environnement hospitalier où nous formons une immense chaîne. Il n’y a pas de solution magique. Notre établissement ne peut pas inventer des ressources qu’il n’a pas. Pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre, il faudra de plus s’assurer que les postes sont intéressants pour la relève et pour cela, le temps supplémentaire doit redevenir l’exception et non la norme ».

« La mission du CHU Sainte-Justine est tout à fait particulière, unique, rappelle la présidente du Syndicat des technicien-nes et professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ-FP-CSN), Évelyne Crépeau. C’est un véritable joyau! Mais pour nous le personnel, avec tous les problèmes que nous vivons ces dernières années, nous n’avons pas l’impression que le gouvernement reconnaît notre engagement à sa véritable hauteur. »

« Nous disons ASSEZ ! parce que nous n’en pouvons plus de voir ce gouvernement se pavaner dans des coupures de ruban, des cocktails d’inauguration, des shows de boucane alors que, sur le terrain, le personnel subit le temps supplémentaire obligatoire, la surcharge, la détresse le burn-out, poursuit le président du Syndicat national des employé-es du CHU Sainte-Justine, Simon Bouclin. Nous ne sommes pas une marchandise électorale. Nous sommes le cœur et l’âme de ce réseau. Il est grand temps que ce ministre se mette un peu en mode écoute afin de répondre aux véritables besoins de la population, soit des services de qualité accessibles.  Cela repose inévitablement sur nous, les salarié-es du réseau ».

À propos
Les trois syndicats CSN du CHU Sainte-Justine regroupent l’ensemble des quelque 4500 salarié-es du CHU Sainte-Justine. Dans l’ensemble du Québec, la CSN compte 300 000 adhérents, dont plus de 110 000 dans la santé et les services sociaux, ce qui en fait l’organisation syndicale la plus représentative du secteur. Elle est la seule organisation regroupant des travailleuses et des travailleurs de toutes les catégories professionnelles du réseau.

Le gouvernement doit hausser le financement du transport scolaire

Aujourd’hui, dans plusieurs villes du Québec, de nombreuses conductrices et de nombreux conducteurs de véhicules scolaires membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN) ont participé à une « virée jaune ». Appuyés par le lancement d’une vidéo sur les médias sociaux, elles et ils ont circulé à basse vitesse dans plusieurs quartiers afin de marquer l’intensification de leur visibilité sur la place publique. Leur objectif est simple : sensibiliser et demander l’appui de la population afin d’obtenir de meilleurs salaires et conditions de travail pour qu’enfin, leur métier soit reconnu à sa juste valeur.

« Aujourd’hui, alors que nous manifestions, nous avons également diffusé une vidéo qui compare notre travail à la collecte des ordures. Les deux métiers sont difficiles, mais un seul est rémunéré à sa juste valeur et c’est celui où l’on transporte des ordures. Le transport scolaire offre généralement des conditions de travail dérisoires par rapport aux lourdes responsabilités et à la complexité de notre travail. De grandes disparités salariales existent d’un employeur à l’autre. Les salarié-es touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure – pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars –, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autre avantage social. Nous demandons donc l’appui de la population à notre revendication qui vise la création d’enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées afin de financer adéquatement l’augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail dans notre secteur », de préciser Stephen P. Gauley, président du Secteur transport scolaire (STS).

Une pétition a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale et le STS sollicite l’appui de la population à leur demande formulée au Gouvernement du Québec.

Une crise se dessine dans le transport scolaire au Québec

Cette situation que la FEESP-CSN décrie depuis plusieurs années influence directement le recrutement et la rétention des conductrices et des conducteurs au point où des situations concrètes nous laissent croire qu’une crise a déjà débuté dans le transport scolaire au Québec. Il semble qu’il y ait déjà au moins deux circuits à la Commission scolaire Marguerite–Bourgeoys pour lesquels les employeurs n’ont pas le personnel requis. À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, un employeur aurait même rappelé des travailleurs en congé de maladie pour des remplacements, ce qui soulève de potentiels problèmes de santé et de sécurité du travail. Le 10 octobre dernier, la FEESP–CSN avait interpellé le gouvernement dans les médias en soulignant qu’une crise pourrait très bien se dessiner au Québec, situation qui se concrétise actuellement.

À Toronto, une telle crise du transport scolaire secoue la ville depuis plusieurs années. Les appels d’offres qui octroient les circuits scolaires aux plus bas soumissionnaires ont complètement ravagé les conditions de travail dans ce domaine. Ce faisant, les employeurs ne réussissent pas à recruter des salarié-es pour pourvoir les postes vacants et plusieurs circuits ont dû être annulés, faute de conductrice et de conducteur.

« Les travailleuses et les travailleurs ne sont tout simplement pas attirés par des emplois sous-payés qui leur demandent de telles compétences et de telles qualifications. C’est exactement ce qui arrive en Ontario depuis plusieurs années. Cette province vit une crise dans le transport scolaire directement liée aux mauvaises conditions de travail qui sont offertes dans le domaine. En 2016, dans la région torontoise, une soixantaine de circuits de transport scolaire avaient été paralysés par une pénurie de main-d’œuvre causée par les mauvaises conditions offertes dans ce secteur. En 2017, une vingtaine de circuits ont été touchés par ce problème récurrent. Récemment, les mêmes problèmes ont été observés au Nouveau-Brunswick, à Fredericton et à Saint-Jean, pour les mêmes raisons. Le gouvernement du Québec attend-il que des parents et des enfants soient privés de transport scolaire, faute de personnel, avant d’intervenir et de corriger le problème ? », de questionner Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP et responsable politique du STS.

« La semaine dernière, nous avons vécu un conflit chez Transco Montréal avec un employeur qui demandait au départ une réduction de salaire à ses travailleuses et à ses travailleurs, alors que nous savons qu’ils ont déjà un problème de recrutement et de rétention. Après une grève de deux jours, une entente de principe est heureusement intervenue entre les parties. Il aura tout de même fallu que ces salarié-es se battent pour obtenir des augmentations, évitant ainsi un appauvrissement et une détérioration de leurs conditions de travail. Alors que les salaires ne sont pas suffisants, des employeurs cherchent à les rendre encore moins intéressants. Ça n’a tout simplement pas de sens », de souligner Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

Un salaire de référence pourtant reconnu

Pourtant, lors d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, auquel le gouvernement et les associations des transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

« Les conductrices et les conducteurs de véhicule scolaire luttent pour la reconnaissance de leur emploi et pour l’obtention d’un salaire décent depuis plus de 20 ans. Depuis tout ce temps, ils ont dû défendre l’importance de leur travail qui consiste à conduire en toute sécurité nos enfants vers leur milieu d’apprentissage. Nous demandons donc au gouvernement de Philippe Couillard des enveloppes budgétaires bonifiées, dédiées et fermées qui serviront à augmenter les salaires et à offrir des conditions de travail qui reconnaissent leur travail. Ces mauvaises conditions de travail sont en train de créer une crise dans notre secteur. Nous revendiquons une solution durable avant les prochaines élections provinciales », de conclure Jacques Létourneau, président de la CSN.

Rappelons que plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Les employé-es mis à pied ne se laisseront pas faire

Les employé-es de soutien du Collège Stanislas mis sauvagement à pied en juin dernier ont profité de la journée portes ouvertes pour rappeler à l’employeur qu’il devra assumer les conséquences de ses gestes.

Lors d’une manifestation bruyante mais pacifique, les travailleuses et les travailleurs, aujourd’hui sans emploi, ont sensibilisé les visiteurs à l’attitude méprisante de la direction du collège.

Le Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas (CSN) a aussi enclenché des procédures judiciaires afin que justice soit rendue. « Nous avons pris les moyens afin de contester le recours à la sous-traitance, alors que notre convention collective encadrait cette question. Nous avons aussi pris les moyens afin que l’employeur nous réintègre et nous dédommage en lien avec ce que nous avons subi », a expliqué le président du syndicat, Jean Lacoursière.

La CSN, le syndicat des employé-es de soutien ainsi que le collège Stanislas ont exprimé la volonté commune d’accélérer le processus d’arbitrage devant le Tribunal administratif du travail.

Le Collège Stanislas met sauvagement à pied ses employés de soutien

La direction du Collège Stanislas a mis son plan à exécution et a procédé au licenciement de 35 employé-es de soutien de ses campus de Montréal et de Québec. Tout au long de la négociation, l’employeur a tenté de briser le syndicat en le forçant à accepter des reculs majeurs, tout en le menaçant de recourir à la sous-traitance si ses conditions n’étaient pas acceptées.  « Après nous avoir mis un couteau sous la gorge tout au long de la négo, le Collège a fait ce qu’il souhaitait faire depuis le début, nous mettre à pied », a dénoncé le président du Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas – CSN, Jean Lacoursière.

Reculs et sous-traitance

« La convention collective du syndicat interdit le recours à la sous-traitance. Malgré cela, l’employeur nous a menacés séance après séance. Il prétendait que le recours à la sous-traitance lui permettrait d’économiser entre 400 000 $ et 600 000 $ tout en alléguant du même souffle qu’il n’avait pas de problèmes financiers. Non seulement rien ne justifie sa demande, mais il a refusé tout au long de la négociation de nous prouver qu’en ayant recours au privé, il économiserait une telle somme », a dénoncé Nathalie Arguin, secrétaire générale de la FEESP–CSN. C’est inévitablement en rognant sur la qualité des services et sur la sécurité des élèves que l’employeur compte faire des économies ! »

Parmi les reculs qui étaient exigés par l’employeur, notons :

– Le retrait d’heures garanties pour certains employé-es réguliers ;

– Le transfert vers un horaire de 22 h à 6 h pour la majorité des emplois ;

– L’abolition de quatre postes ; 

– Un gel salarial de trois ans, suivi d’augmentations de 1 % pendant deux ans. Donc, un total de 2 % sur cinq ans ;

– L’abolition de jours de vacances ;

– L’accessibilité réduite aux assurances ;

– L’abolition de la paye lors du repas de 30 minutes ;

– La fin de l’uniforme fourni ; 

– L’abolition des primes de soir et pour le grand ménage. 

Des hommes et des femmes à la rue

Ces femmes et ces hommes, dont certains travaillent à l’entretien et à la maintenance du collège depuis plus d’une décennie, ont reçu la semaine dernière, par huissier, leur lettre de licenciement. « Il s’agit ici d’hommes et de femmes dont plusieurs ont des enfants, qui se retrouvent du jour au lendemain à la rue », a pour sa part déploré Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « L’employeur a même eu le culot de faire cesser la couverture d’assurance des travailleurs le jour même où il les a mis à pied, alors qu’ils sont pour l’instant en vacances pour la plupart. Le Collège aura démontré une attitude d’un total mépris à l’endroit des travailleuses et des travailleurs tout au long de cette négociation qu’il termine comme il l’a débutée, de façon odieuse. »

Recours envisagés

Le Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas – CSN ne compte pas abandonner la bataille et entend contester les licenciements. La voie juridique sera aussi analysée. « Tant et aussi longtemps que ce sera nécessaire, la CSN sera présente pour appuyer les employé-es de soutien du Collège Stanislas. Notre appui sera à la hauteur de leur bataille », a pour sa part conclu Jean Lortie, secrétaire général de la CSN.

À propos

Le Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, Laval, au Nunavik et à la Baie James, tandis que la FEESP–CSN représente près de 60 000 membres répartis dans plus de 425 syndicats.

Mandat de grève générale illimitée

Réunis en assemblée générale lundi à midi, les employé-es de soutien du Collège Stanislas ont voté dans une proportion de 89 % en faveur d’un recours à la grève générale illimitée à utiliser au moment jugé opportun.

« Depuis le début de cette négociation, l’employeur ne souhaite qu’une chose, avoir notre peau. Même si nous avons fait des concessions majeures, la direction du collège refuse de régler une fois pour toutes le recours à la sous-traitance, qui est au cœur de cette négociation difficile », a expliqué le président du Syndicat des employé-es de soutien du Collège Stanislas-CSN, Jean Lacoursière. En plus de pouvoir recourir à la sous-traitance, l’employeur exige du syndicat de nombreux reculs, dont le transfert vers un horaire de nuit pour la majorité des travailleurs et travailleuses, l’abolition de primes diverses, le retrait d’heures garanties, un gel de salaire, la fin de l’uniforme fourni et l’accessibilité aux assurances réduite.

Depuis le début de la négociation, le syndicat, qui représente une trentaine d’employé-es, a été de bonne foi. « Nous étions prêts à certaines concessions, touchant notamment à nos vacances, nos salaires, aux horaires, et même à des abolitions de postes. Mais en plus de toutes ces coupes, l’employeur voudrait nous faire avaler une lettre d’entente lui permettant d’avoir recours à la sous-traitance dans cinq ans et de nous mettre tous à la porte. C’est tout simplement inacceptable, d’autant que nous savons très bien que le Collège n’a pas de problèmes financiers » a déploré le président.

La trentaine d’employé-es de soutien avaient rejeté à l’unanimité l’offre odieuse de l’employeur le 17 juin dernier. Depuis, les négociations n’ont pas repris.

À propos

Le Conseil Central du Montréal métropolitain–CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James tandis que la FEESP–CSN représente près de 60 000 membres répartis dans plus de 425 syndicats.

La violence policière doit cesser !

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) dénonce la répression policière brutale dont les militantes et militants du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont été victimes, hier après-midi. Plusieurs personnes âgées ou handicapées participaient à cette manifestation pacifique qui s’est terminée par l’occupation de l’ancien Centre hospitalier Jacques-Viger. Sans préavis, les policiers ont aspergé les manifestants de gaz irritants après le début de l’occupation.

Le CCMM–CSN appuie la campagne du FRAPRU qui revendique, entre autres, que le gouvernement québécois développe, avec la contribution financière d’Ottawa, 50 000 nouveaux logements sociaux sur cinq ans. « L’amélioration significative de l’offre de logements sociaux est essentielle. Trop de Québécoises et Québécois vivent dans des logements trop chers, trop petits, insalubres, ou encore mal adaptés aux besoins particuliers des personnes âgées ou handicapées, particulièrement dans la région métropolitaine de Montréal. C’est pourquoi le CCMM–CSN appuie la campagne du FRAPRU et les actions pacifiques qu’il mène pour se faire entendre des pouvoirs publics » précise Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « Les personnes mal logées sont déjà suffisamment mal prises sans qu’on s’en prenne à elles à coup de gaz irritants. Les gestes posés hier par les forces policières sont tout à fait inacceptables et injustifiés en démocratie » conclue-t-elle.

Le CCMM-CSN considère que le droit de manifester a été souvent malmené au cours des dernières années par des interventions de plus en plus musclées du Service de police de la Ville de Montréal. À cet effet, nous avons déposé deux plaintes devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dénonçant la discrimination politique afin de mettre fin à cette répression.

À propos du CCMM–CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James.

Manifestation pour dénoncer le mépris de l’employeur

Une manifestation se tient actuellement devant les bureaux de la direction générale de TC Transcontinental, au 1100 boulevard René-Lévesque Ouest, à Montréal. Les membres du Syndicat de l’information de Transcontinental (SIT–CSN) dénoncent l’intransigeance de leur employeur dans l’actuelle négociation pour le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 août 2015.

Ces journalistes et rédacteurs en chef diffusent l’information locale sur l’ensemble des plateformes (Web, médias sociaux, papier) d’une trentaine de titres publiés dans les régions de Lanaudière, de Laval et de Montréal. Au cœur de la négociation se trouve l’enjeu majeur d’une réorganisation des salles de rédaction exigée par les dirigeants de TC Transcontinental, aux prises avec une crise de ses médias régionaux. Cette réorganisation passe par un changement majeur des horaires de travail. Dans un compromis historique, le SIT–CSN a accepté d’abandonner son plus précieux acquis, c’est-à-dire le principe d’horaire libre, pour accepter que TC Transcontinental impose des horaires fixes préétablis.

Malgré le règlement de cet enjeu crucial en sa faveur et malgré le fait que les syndiqué-es aient acquiescé à plusieurs autres de ses demandes, l’entreprise refuse toujours de parapher une entente de principe qui intégrerait deux maigres aménagements permettant une saine conciliation travail-famille, notamment en matière de congés de maladie.

« Les membres du syndicat ont des attentes légitimes. Durant les pourparlers, ils ont accepté de discuter des demandes de l’employeur quant aux horaires fixes, ce qui constitue pourtant un changement de culture majeur avec la pratique actuelle », soutient Pierre Roger, secrétaire général-trésorier de la Fédération nationale des communications–CSN, qui ajoute qu’en contrepartie, l’employeur devrait, à son tour, faire preuve d’ouverture. « Alors qu’ils ne cessent d’alerter les gouvernements provincial et fédéral sur l’urgence et l’importance de soutenir la presse locale, à la fois financièrement et législativement, TC Transcontinental n’offre que mépris à ses salariés qui ont à cœur la réussite de l’entreprise dans la tempête du virage technologique », s’insurge le porte-parole, qui déplore que les séances de négociation en présence d’un conciliateur du ministère du Travail n’aient pas suffi à faire entendre raison à l’employeur.

« Les journalistes du SIT–CSN ont raison de dénoncer le double discours de l’entreprise TC Transcontinental, qui met en vente l’ensemble de ses médias à vocation locale et régionale au Québec et qui a déjà été un des fleurons de l’entrepreneuriat québécois, un empire médiatique fièrement fondé par M. Rémy Marcoux en 1976. Ils ont aussi raison de dénoncer l’attitude irrespectueuse des dirigeants », insiste Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. « La direction doit accepter rapidement les revendications du syndicat en matière de conciliation famille-travail pour qu’enfin une entente intervienne et que l’on puisse procéder à cette urgente réorganisation des salles de presse », conclut la porte-parole.

À propos

Le Syndicat de l’information de Transcontinental–CSN, qui représente une trentaine de membres, est affilié à la Fédération nationale des communications, qui regroupe quelque 6 000 membres au sein de 88 syndicats. Le CCMM–CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James.

 

 

3500 travailleuses en colère contre une association d’employeurs

Environ 3500 travailleuses et travailleurs œuvrant dans 133 CPE du Québec, dont la moitié à Montréal et à Laval, participent aujourd’hui à des actions de visibilité dans leur CPE. Elles dénoncent le fait qu’elles sont toujours dans l’impossibilité de renouveler leur convention collective, plus de deux ans après son échéance. Le motif : l’Association patronale nationale des centres de la petite enfance (APNCPE) refuse de joindre la table nationale de négociation où des échanges se poursuivent depuis décembre avec d’autres associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

L’APNCPE, qui regroupe le tiers des 400 CPE syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), n’a tenu jusqu’ici aucun pourparler avec la partie syndicale, malgré un protocole sur la négociation regroupée et le partage des matières à négocier convenu avec une majorité de CPE et le ministère de la Famille au printemps 2016. La FSSS–CSN a tenté de trouver des voies de passage afin que l’APNCPE réintègre la table nationale, mais elle s’est heurtée à une fin de non-recevoir.

« Au lieu de se rallier et d’enclencher la négociation avec les véritables acteurs déjà présents à la table nationale, affirme Carole Leroux, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (STCPEML–CSN), cette association cherche toujours à négocier seule, sans la présence du ministère, les matières d’ordre pécuniaire, dont les salaires, la retraite, les vacances et les fériés, les assurances collectives, en plus d’autres dispositions de portée nationale, le tout sans garantie de financement. »

En outre, l’APNCPE s’est enlisée à coup de dizaines de milliers de dollars dans un recours judiciaire contre la FSSS–CSN et ses syndicats en déposant une plainte de négociation de mauvaise foi devant le Tribunal administratif du travail (TAT), à l’automne dernier. L’APNCPE a soutenu que la partie syndicale avait agi de mauvaise foi en réclamant d’elle qu’elle réintègre la table nationale, comme cela est le cas depuis les débuts de la négociation regroupée il y a plus de vingt ans. La décision du TAT est attendue dans les prochaines semaines.

« C’est un gaspillage éhonté des deniers publics qui auraient pu être utilisés aux fins de la négociation », lance Luc Bastien, vice-président régional de la FSSS-CSN, qui craint que les 3500 salarié-es ne continuent à faire les frais de cette stratégie patronale en repoussant inutilement le règlement final de leurs conventions collectives.

Pour Nathalie Fontaine, 1re vice-présidente à la négociation du STCPEML–CSN  : « Ce qui est en jeu ici, c’est le maintien, l’amélioration et l’uniformisation des conditions de travail qui contribuent à stabiliser la main-d’œuvre et à offrir un haut niveau de compétence et de savoir-faire. Ce sont ces conditions de travail qui ont permis aux CPE de tout le Québec d’offrir une qualité de services inégalée jusqu’ici, comme l’ont reconnu plusieurs études. »

La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault, est catégorique : « L’attitude de l’APNCPE nous ramène vingt ans en arrière alors qu’il existait d’importantes disparités entre les travailleuses et travailleurs des CPE et entre les régions même ! L’APNCPE doit revenir à la raison, et ce, tant pour les travailleuses que pour les enfants et les familles. »

À propos

Environ 11 000 travailleuses et travailleurs sont regroupés au sein de 37 syndicats affiliés à la FSSS–CSN, dont le STCPEML–CSN qui regroupe environ 3000 membres. Le CCMM–CSN regroupe sur une base régionale près de 100 000 membres. Pour sa part, la CSN est composée de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle.

 

Le CCMM–CSN demande une commission parlementaire sur le REM

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et sa filiale, CDPQ Infra, ont annoncé mardi matin plusieurs modifications à leur projet de Réseau électrique métropolitain (REM), dont les coûts estimés dépassent maintenant les 6 milliards de dollars. La Caisse financera, entre autres, une nouvelle fiducie gérée par l’UPA qui permettra d’acheter des terres entourant la gare terminale de la Rive-Sud, prévue à Brossard, pour préserver leur vocation agricole.

« Cette nouvelle ne doit pas nous faire perdre de vue qu’un rapport du BAPE traîne sur les tablettes parce qu’il ne fait pas l’affaire de la CDPQ, ni des gouvernements provincial et municipal », réagit Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Les groupes environnementaux et les partis d’opposition s’entendent à peu près tous pour réclamer la tenue d’une commission parlementaire », ajoute la porte-parole.

De nombreuses études dont une de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques et d’autres réalisées par des chargés de cours membres de la CSN sonnent l’alarme sur le projet de Réseau électrique métropolitain. Selon le CCMM–CSN, la tenue d’une commission parlementaire donnerait le temps à tous d’y voir plus clair avant d’aller plus loin dans le développement du projet qui a des incidences importantes sur les plans environnemental, économique, social et du développement global du transport en commun dans la grande région métropolitaine.

 

Stop à la pauvreté des femmes !

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, une manifestation organisée par le comité de la condition féminine du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) s’est tenue ce matin à la sortie du pont Jacques-Cartier, à Montréal, pour revendiquer une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure.

« Malgré les luttes menées depuis des décennies pour atteindre l’égalité, les femmes sont plus durement touchées par la pauvreté, les inégalités de revenus et la précarisation des emplois », soutient Suzanne Audette, vice-présidente responsable de la condition féminine du CCMM–CSN. « Les écarts salariaux entre hommes et femmes demeurent élevés et ce sont les femmes les plus marginalisées – peu diplômées ou immigrantes –  qui vivent les plus grandes disparités de revenus », se désole la féministe syndicaliste. Les femmes non diplômées ne gagnent que 70 % du salaire des hommes non diplômés; lorsqu’elles sont détentrices d’un diplôme, leur rémunération atteint 80 % de celui des hommes dans la même situation, selon une étude publiée en mai dernier par le Conseil du statut de la femme (Portrait statistique Égalité femmes-hommes : ensemble du Québec).

Pour le CCMM–CSN, une augmentation substantielle du salaire minimum constitue une mesure concrète pour sortir les femmes de la pauvreté, puisqu’elles sont surreprésentées dans les emplois au salaire minimum. En fait, depuis 1997, la proportion des femmes dans les emplois au salaire minimum se situe autour de 60 %. Le salaire minimum est un déterminant important dans la société, puisque lorsqu’il est augmenté, on observe un impact bénéfique sur les travailleuses et travailleurs dont la rémunération est tout juste au-dessus du salaire minimum, ce qui touche environ 20 % des salarié-es. À ce titre, le CCMM–CSN estime que la hausse de 50 cents prévue au 1er mai prochain ne règle en rien la situation de précarité dans laquelle les femmes se retrouvent.

« La pauvreté engendre stress, angoisse, insécurité et isolement. Devant l’incapacité de tout payer, les femmes doivent faire des choix difficiles dans les priorités de base que sont la nourriture, le logement ou l’électricité », affirme madame Audette. « Nul doute que la situation des femmes monoparentales est pire encore. »

Non seulement les personnes au salaire minimum sont-elles faiblement rémunérées, mais elles ont aussi des conditions de travail difficiles. Rarement syndiquées (une personne sur dix), elles ne bénéficient pas d’avantages sociaux, ont moins accès à des formations et ont des horaires atypiques.

Soirée-conférence Les femmes et le salaire minimum

En plus de la manifestation de ce matin, le comité de la condition féminine organise une soirée-conférence ayant pour thème Les femmes et le salaire minimum, le mercredi 15 mars, avec Ruth Rose, économiste féministe, Mélanie Gauvin, coporte-parole de la campagne 5-10-15[1], et Malouise Aridou, une travailleuse à bas salaire qui témoignera de sa situation. Cette conférence portera sur la revendication d’un salaire minimum à 15 $ et dressera un portrait des femmes sur le marché du travail (scolarisation, inégalités de revenus, retraite et discriminations en fonction de l’appartenance à des groupes minoritaires, etc.).

À propos du CCMM–CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James.

[2] Lancée le 7 octobre 2016 et menée par des groupes de défense des travailleuses et travailleurs non syndiqués, des organismes de lutte à la pauvreté et des organisations syndicales, dont la CSN, la campagne 5-10-15 revendique le droit d’obtenir son horaire de travail 5 jours à l’avance, le droit de disposer de 10 jours de congé payé par année pour maladie ou responsabilités familiales et le droit de gagner un salaire minimum de 15 $ l’heure.

Brasseurs RJ : la direction brandit la menace du lock-out

Ce midi, les 60 travailleuses et travailleurs de Brasseurs RJ manifestent à l’extérieur de leur usine afin de démontrer leur insatisfaction à l’égard du rythme des négociations en cours pour le renouvellement de leur convention collective. Ces artisans fabriquent notamment la Belle Gueule, la Tremblay et la Cheval Blanc. Les membres du syndicat CSN reprochent à leur employeur son refus de négocier. « Le propriétaire de l’entreprise s’obstine à utiliser une stratégie qui consiste à faire une offre globale afin de ne pas négocier la proposition de convention collective adoptée par les syndiqué-es en assemblée générale, le printemps dernier. À l’évidence, ce sont des agissements que l’on peut qualifier de négociation de mauvaise foi », de déclarer le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, David Bergeron-Cyr.

Affiliés depuis février 2016 à la CSN, les syndiqué-es désirent des conditions de travail qui reflètent davantage celles en vigueur chez les concurrents directs de Brasseurs RJ. Cela particulièrement au niveau salarial où l’écart est considérable par rapport aux autres microbrasseries. « Avec la CSN à nos côtés, nos membres sont prêts à tenir aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir un contrat de travail semblable à ce que l’industrie peut offrir dans des entreprises similaires », de poursuivre Kevin Villeneuve, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ–CSN.

Les syndiqués-es ont aussi reçu à l’occasion de leur manifestation la visite de sympathisants venus les appuyer. Organisée par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ce renfort s’est joint pacifiquement aux membres du syndicat.

« Il est grand temps que l’employeur se rassoie à la table et négocie de bonne foi avec le syndicat. Les artisans méritent qu’on reconnaisse leur professionnalisme, leur compétence et leur savoir-faire », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN. « Les travailleuses et travailleurs ne se laisseront pas décourager par les menaces de lock-out proférées à maintes reprises par la direction. Ils sont déterminés à obtenir une convention collective juste et équitable! », de conclure la porte-parole syndicale.

À propos du CCMM–CSN, de la FC et de la CSN
Le CCMM–CSN regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 400 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James. La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.