Brasseurs RJ : la direction brandit la menace du lock-out

Ce midi, les 60 travailleuses et travailleurs de Brasseurs RJ manifestent à l’extérieur de leur usine afin de démontrer leur insatisfaction à l’égard du rythme des négociations en cours pour le renouvellement de leur convention collective. Ces artisans fabriquent notamment la Belle Gueule, la Tremblay et la Cheval Blanc. Les membres du syndicat CSN reprochent à leur employeur son refus de négocier. « Le propriétaire de l’entreprise s’obstine à utiliser une stratégie qui consiste à faire une offre globale afin de ne pas négocier la proposition de convention collective adoptée par les syndiqué-es en assemblée générale, le printemps dernier. À l’évidence, ce sont des agissements que l’on peut qualifier de négociation de mauvaise foi », de déclarer le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, David Bergeron-Cyr.

Affiliés depuis février 2016 à la CSN, les syndiqué-es désirent des conditions de travail qui reflètent davantage celles en vigueur chez les concurrents directs de Brasseurs RJ. Cela particulièrement au niveau salarial où l’écart est considérable par rapport aux autres microbrasseries. « Avec la CSN à nos côtés, nos membres sont prêts à tenir aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir un contrat de travail semblable à ce que l’industrie peut offrir dans des entreprises similaires », de poursuivre Kevin Villeneuve, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs Les Brasseurs RJ–CSN.

Les syndiqués-es ont aussi reçu à l’occasion de leur manifestation la visite de sympathisants venus les appuyer. Organisée par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ce renfort s’est joint pacifiquement aux membres du syndicat.

« Il est grand temps que l’employeur se rassoie à la table et négocie de bonne foi avec le syndicat. Les artisans méritent qu’on reconnaisse leur professionnalisme, leur compétence et leur savoir-faire », a déclaré Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN. « Les travailleuses et travailleurs ne se laisseront pas décourager par les menaces de lock-out proférées à maintes reprises par la direction. Ils sont déterminés à obtenir une convention collective juste et équitable! », de conclure la porte-parole syndicale.

À propos du CCMM–CSN, de la FC et de la CSN
Le CCMM–CSN regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de 400 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à la Baie James. La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

Le syndicat interpelle la haute direction des Hôtels Gouverneur

Ce midi, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (CSN) (STTHGPD) ont manifesté devant le siège social de leur employeur, à Montréal.

« Depuis le mois de mai dernier qui a marqué le début de notre négociation, nous avons rapidement demandé la conciliation. L’attitude de l’employeur nous indiquait déjà qu’un conflit se dessinait à l’horizon. Très peu d’avancées ont été réalisées depuis tout ce temps. Les pourparlers piétinent et la partie patronale n’a toujours pas les mandats qu’il lui faut pour régler cette négociation. L’employeur est même revenu sur plusieurs engagements relativement à des éléments normatifs sur lesquels nous nous étions entendus, de dénoncer Yvon Therrien, président du STTHGPD. Nous sommes ici aujourd’hui afin d’interpeller la haute direction des Hôtels Gouverneur, qui détient le pouvoir de donner des mandats clairs à la partie patronale pour qu’enfin, nous réglions ce conflit ».

« Plusieurs autres grands hôtels de la métropole ont obtenu des ententes de principe et les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée. À l’aube d’une nouvelle saison qu’on prévoit très occupée, il est clair que la haute direction des Hôtels Gouverneur a les moyens d’accorder les mêmes conditions de travail obtenues dans les autres établissements », de déclarer Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et responsable politique de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

« Depuis le 2 septembre 1981, date de fondation de leur syndicat affilié à la CSN, plusieurs luttes exemplaires ont été menées par les travailleuses et les travailleurs qui vivent actuellement ce conflit. Au nom de la CSN, je tiens à saluer leur courage, leur détermination et surtout, leur solidarité légendaire qui leur a permis d’obtenir les conditions de travail qui sont les leurs », de souligner Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN.

« Les membres du syndicat font face à un employeur odieux qui les a mis en lock-out dix jours avant Noël. Depuis deux mois, elles et ils sont sur le trottoir et quand on les côtoie, on peut constater à quel point leur persévérance et leur combativité demeurent exemplaires. Je leur lève mon chapeau ! Ils peuvent compter sur notre entière solidarité pour mener leur lutte jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN)

Rappelons que la direction de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis a décrété un lock-out le matin du 14 décembre dernier, à la veille du congé des fêtes. La prochaine date de négociation est prévue le 24 février

 

La CSN salue le rapport du Directeur de santé publique de Montréal

La Confédération des syndicats nationaux salue la publication du rapport émis par le Directeur de santé publique de Montréal (DSP–M) au sujet des agences de location de personnel.

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« Le rapport met en lumière les problèmes fondamentaux liés à ces agences de placement, un secteur affichant actuellement une croissance fulgurante. Les emplois offerts par celles-ci sont précaires, à bas salaire, et les personnes immigrantes y sont surreprésentées. Les travailleuses et les travailleurs qui utilisent les services de ces agences sont souvent très scolarisés même si ces emplois exigent généralement peu de compétences, de préciser Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Les emplois les plus dangereux sont souvent confiés à ces agences, ce qui permet à certains employeurs d’externaliser les risques liés à la santé et à la sécurité du travail afin d’afficher un dossier plus reluisant à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). »

Selon le rapport, les emplois dans les agences présentent un risque variant de élevé à extrême de lésions professionnelles, et les périodes d’indemnisation y sont plus longues, ce qui s’explique probablement par la gravité des lésions.

« Plus de 80 % des agences sont situées dans le Grand Montréal et les travailleuses et les travailleurs qu’elles emploient sont trop souvent invisibles. La relation tripartite d’emploi (client-agence-salarié) rend l’application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) fort difficile. Les agences et leurs clients se renvoient la balle, que ce soit pour la simple responsabilité de fournir des équipements, la formation ou la prise en charge des accidents. Tous ces facteurs compromettent le droit à des conditions de travail sécuritaires », de dénoncer Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal Métropolitain (CCMM–CSN).

« Dans un contexte d’emplois multiples, il devient difficile de repérer la source des maladies qui se développent à long terme. Les travailleuses et les travailleurs d’agences sont aussi vulnérables du fait qu’il leur est très difficile d’exercer un droit de refus ou de signaler un accident de travail chez le client puisqu’ils pourraient perdre leur emploi. En ce sens, le taux de déclaration des accidents est clairement sous-évalué. La CSN revendique un encadrement strict des agences par le biais d’une réforme législative de toutes les lois du travail qui touchent à leurs activités. Cette réforme viserait à contrer les nombreuses difficultés que génère la relation tripartite et créées par le vide règlementaire actuel, en assurant un traitement juste et équitable des travailleuses et des travailleurs d’agences », de conclure Jean Lacharité.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

Les travailleurs de Demix acceptent l’entente de principe et renoncent à la grève

Réunis en assemblée générale dimanche soir, les travailleurs de Demix à Longueuil et Lasalle ont accepté dans une proportion de 77 % l’entente de principe intervenue entre l’employeur et le comité de négociation syndical dans la nuit de vendredi à samedi. Cette décision de l’assemblée générale met fin à la menace de grève qui pesait sur les deux installations et qui devait débuter le 3 octobre.

La nouvelle convention collective d’une durée de 3 ans prévoit des augmentations salariales annuelles de 2,5 %. En plus des augmentations salariales, les salariés obtiennent le régime d’assurance collective en vigueur pour les cadres. « Avec cette entente, non seulement nous obtenons des hausses salariales plus importantes que dans le reste de l’industrie, mais surtout nous aurons enfin un régime d’assurance collective digne de ce nom. C’était un enjeu important pour les membres », affirme Simon Bilodeau, président du syndicat des travailleurs et travailleuses de Demix (Longueuil et Lasalle)-CSN.

Par la ratification de cette entente, les travailleurs obtiennent également une majoration de leur REER, des primes, des frais de repas et diverses autres améliorations de leurs conditions de travail, notamment une bonification de l’indemnité de jour férié et de vacances. « Les travailleurs ont montré leur détermination et l’employeur a compris qu’il devait mettre de la bonne volonté. Par cette entente, le syndicat fait des gains importants ce qui démontre une fois de plus les avantages d’être syndiqués », lance Alain Lampron, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

La décision de l’assemblée générale suspend le débrayage qui devait entrer en vigueur le lundi 3 octobre. Les deux parties ont multiplié les efforts afin d’éviter un conflit qui aurait pu retarder de façon importante le bon fonctionnement de plusieurs chantiers majeurs à Montréal.

Les travailleuses des CPE manifestent devant le ministère de la Famille

Les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance de Montréal et de Laval manifestent à l’heure actuelle devant le ministère de la Famille afin de dénoncer l’intention du gouvernement Couillard de maintenir sa décision d’imposer des compressions de 74 M$ le 1er avril 2017. Il faut rappeler que le gouvernement avait déjà effectué une première coupe de 46 M$ en 2014.

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Photo : Michel Giroux

« Ces attaques au réseau des CPE ont un impact direct sur les services donnés aux enfants, s’indigne Nathalie Fontaine, porte-parole du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN. Les compressions font mal : des activités pour les enfants sont annulées, le matériel éducatif réduit et le temps de planification diminué. Ce ne sont que quelques exemples des conséquences des coupes », se désole la représentante syndicale, qui estime que depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement libéral prend fait et cause pour les garderies privées, aux dépens du réseau public.

Le rassemblement est aussi l’occasion pour les travailleuses de rappeler qu’elles sont également atteintes par ces compressions. Plusieurs directions de CPE ont aboli ou fusionné des postes, remanié des horaires et coupé dans la formation continue, entre autres.

«Alors que nous entrons dans une phase importante pour le renouvellement de nos conventions collectives, qui sont échues depuis un an et demi déjà, les travailleuses sont inquiètes. Vraisemblablement, ce gouvernement ne considère pas les enfants comme une priorité. Investir dans les CPE doit être vu comme un investissement, non pas une dépense ! Il faut que le gouvernement reconnaisse l’engagement, le savoir-faire et le professionnalisme des travailleuses et travailleurs en CPE, et nous souhaitons qu’il entende nos demandes », conclut madame Fontaine.

Photo : Michel Giroux
Photo : Michel Giroux

Précisons que les demandes syndicales ont été déposées en juin dernier auprès des représentants patronaux. Entre autres, on souhaite obtenir les mêmes augmentations salariales consenties au secteur public, une hausse de la participation des employeurs au régime d’assurance collective et une harmonisation des conditions de travail dans tout le réseau.

À propos

Le Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN représente environ 160 installations de CPE et quelque 3000 travailleuses et travailleurs. Le CCMM–CSN regroupe près de 106 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Photo : Michel Giroux
Photo : Michel Giroux

 

PL110 : une attaque directe contre la libre négociation

Des syndicats affiliés à la CSN ont profité de la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, pour dénoncer le projet de loi 110 sur le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal, qu’ils estiment être une attaque directe à la libre négociation. Un premier volet du plan de mobilisation visant à faire reculer le gouvernement sur son projet de loi a été mis en application : ainsi, des panneaux aux couleurs de la campagne « Défendons le droit fondamental de négocier » ont été installés, notamment aux abords de l’Hôtel de ville de Montréal. Cette première action menée par les employé-es municipaux et de transport marque le début d’une importante mobilisation qui se déroulera cet automne afin de contrer l’adoption du projet de loi. Ces activités s’intensifieront au cours des semaines à venir.

« Nous nous trouvons devant un gouvernement qui croit clairement que si l’on est à l’emploi d’une municipalité ou d’une société de transport au Québec, on ne jouit pas des droits garantis aux autres travailleuses et travailleurs. C’est le seul constat possible à la lecture du projet de loi 110, qui créerait des catégories d’emplois dont la liberté de négocier serait sévèrement restreinte, a affirmé Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, lors d’un point de presse tenu devant l’Hôtel de ville de Montréal, plus tôt ce matin. « Si ce projet de loi est adopté, des milliers de personnes verront leur droit fondamental de négocier bafoué par le nouveau pouvoir du ministre de décréter leurs conditions de travail. C’est odieux ! », s’est indigné le porte-parole syndical.

« Nous demandons au gouvernement de retirer son projet de loi qui menace l’équilibre des forces dans le secteur municipal. Nous allons nous battre et allons résister afin que ce projet de loi ne soit pas adopté. Notre meilleure arme contre le mépris du gouvernement Couillard, c’est la solidarité ! », a renchéri Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. « C’est inacceptable dans une démocratie de s’attaquer à nos droits les plus légitimes », a conclu madame Daigneault.

Partout au Québec, des actions semblables se tiennent aujourd’hui pour dénoncer le projet de loi 110.

Les employés d’IKEA votent la grève

C’est par une très forte majorité que les employé-es de IKEA Montréal ont rejeté les dernières offres patronales, lors d’une assemblée générale tenue dimanche dernier. Du même coup, les syndiqué-es se sont munis d’un mandat de moyens de pression, incluant une banque de 24 heures de grève à être déclenchée au moment jugé opportun. La grève a été votée dans une proportion de 92 %.

Le mécontentement des employé-es était manifeste lors de la réunion syndicale. Les offres patronales sont qualifiées d’insultantes. « L’employeur fait montre d’un mépris sans nom avec son offre salariale. Il veut nous faire régresser, rien de moins ! », s’indigne Carolina Caballero, présidente du Syndicat d’IKEA Montréal (CSN). La direction de la succursale montréalaise de la chaîne scandinave, située dans l’arrondissement Saint-Laurent, propose une offre salariale ni plus ni moins qu’offensante pour les salarié-es. Elle comprend des montants forfaitaires et non indexés pour les deux premières années de la convention collective. De plus, l’employeur veut intégrer une nouvelle méthode de calcul des échelons salariaux qui aurait pour effet de différer sensiblement les augmentations de salaire. On estime que les jeunes embauchés seraient davantage pénalisés par cette nouvelle façon de faire.

Des demandes légitimes

Parmi les demandes syndicales, on souhaite obtenir une meilleure protection des emplois, des horaires de travail décents, de saines relations de travail et de justes augmentations de salaire. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2015. Le Syndicat d’IKEA Montréal représente environ 350 travailleuses et travailleurs.

À propos

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) est un organisme régional affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il regroupe plus de 106 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein d’environ 400 syndicats sur le territoire des régions administratives de Montréal, de Laval et du Grand Nord.

Nouveau contrat de travail pour le personnel enseignant du Collège LaSalle

Réunis en assemblée générale, les enseignantes et enseignants du Collège LaSalle, un établissement d’enseignement collégial privé, ont adopté à l’unanimité leur nouvelle convention collective. La précédente était échue depuis octobre 2015. Cette nouvelle entente, en vigueur jusqu’en août 2020, comporte de nombreux gains importants, tant sur les conditions de travail que sur la rémunération.

Ainsi, le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège LaSalle (SEECL) a négocié pour que dorénavant ses 340 membres obtiennent de façon prioritaire la charge des cours offerts en ligne, de manière à ce qu’à l’avenir la sous-traitance soit presque abolie.

Le syndicat a aussi obtenu l’allègement de la tâche de travail, notamment par la réduction du nombre d’étudiants en stage à superviser, la réduction des heures de travail de recherche et développement, et la possibilité de travailler à distance pendant les journées d’étude et les heures de disponibilité pour les étudiants. Ces changements améliorent grandement les conditions de travail.

En ce qui a trait aux salaires et aux avantages sociaux, l’entente a renouvelé la clause-remorque permettant la parité avec le réseau public des cégeps en ce qui concerne les salaires, et l’a élargie pour inclure les taux horaires des chargé-es de cours, les montants forfaitaires et les ajustements tels que le rangement 23. De plus, il y aura enfin une augmentation de la contribution de l’employeur au régime d’assurances collectives, celle-ci passant de 5 % à 15 % dès maintenant et à 22,5 % d’ici quatre ans. Les membres du SEECL auront aussi la possibilité de convertir leurs congés de maladie non utilisés en congés personnels et bénéficieront de droits parentaux améliorés.

Pour Andrew Golden, président du SEECL, « ce nouveau contrat de travail permettra d’alléger le travail de nos membres et de faire en sorte qu’il soit mieux reconnu et rémunéré par l’employeur. Il s’agit d’une bonne entente qui améliorera le climat et permettra au collège de continuer à prospérer et à se développer. Au bout du compte, tout le monde sera gagnant ».

Notons aussi que la nouvelle convention collective comprend des dispositions pour encadrer de manière plus adéquate l’évaluation du personnel enseignant, que ce soit par la direction ou même par les étudiantes et étudiants, ainsi que les tâches de formation en ligne, l’enseignement dispensé dans les centres d’aide, les activités de tutorat dans les services adaptés et le mentorat des nouveaux enseignants.

Le syndicat a aussi obtenu des améliorations touchant les règles d’attribution de cours, l’ancienneté, les libérations syndicales, la procédure de griefs et l’acquisition de la permanence. Celle-ci sera désormais octroyée dès qu’un enseignant aura effectué au moins un contrat d’une session par année lors des deux années précédentes. Enfin, le syndicat a réussi à faire des gains intéressants sur la protection de la propriété intellectuelle, la responsabilité civile de l’employeur ainsi qu’une procédure en cas de modification des structures de l’établissement.

Selon Caroline Quesnel, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)  et responsable du regroupement syndical des collèges privés, « cette entente est importante pour l’ensemble du secteur, tant par son déroulement diligent et exemplaire sur le plan du climat des échanges, que pour les excellents résultats obtenus ».

Réaction du CCMM au rejet de la parité homme-femme

« La politique est-elle réservée aux hommes ? C’est ce que semble penser une majorité de jeunes libéraux réunis en congrès en fin de semaine. », a lancé Suzanne Audette, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Ces derniers ont voté contre la parité homme-femme dans les candidatures électorales, sans rien proposer d’autre. Pourtant, les femmes rencontrent beaucoup de difficulté à s’impliquer politiquement. « Nous savons toutes que le monde de la politique est un milieu difficile pour la conciliation famille-travail et malgré une certaine évolution, les femmes sont encore celles à qui incombent davantage les responsabilités familiales et domestiques», a-t-elle rappelé.

Pour cette raison, selon le CCMM–CSN, il faut mettre en place des mesures incitatives afin de favoriser l’implication des femmes en politique, et la parité en fait partie. « Il est essentiel qu’une analyse différenciée selon les sexes (ADS) soit faite dans la recherche de solutions et que les jeunes du PLQ, plutôt que de nier le problème, se penchent sérieusement sur des mesures concrètes à mettre en place pour assurer une parité homme-femme », a indiqué la responsable du comité de la condition féminine, Annik Patriarca.

Évoquée lors du Congrès-Jeunes du PLQ, la question de la compétence est évidemment une fausse question. Selon le CCMM–CSN, des femmes compétentes, il y en a. Il faut simplement avoir la volonté de faire en sorte qu’elles veulent s’intéresser à la politique active.

« Finalement, nous sommes inquiètes de constater que les jeunes leaders du Parti libéral de demain se préoccupent peu de la place des femmes au sein de leur rang et nous ne serions pas surprises qu’elles se détournent de ce parti qui s’acharne à bafouer le droit des femmes par ses politiques destructrices. » a conclu Annik Patriarca.

À propos
Le Conseil central du Montréal métropolitain est un organisme régional affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Il regroupe plus de 106 000 membres du secteur public et du secteur privé, répartis au sein d’environ 400 syndicats sur le territoire des régions administratives de Montréal, de Laval et du Grand Nord.

La CSN réclame un temps d’arrêt

Alors que plusieurs établissements montréalais semblent maintenir le cap vers de premiers transferts de ressources psychosociales des CLSC vers des groupes de médecine de famille, des entités à but lucratif, la CSN appelle les directions des centres intégrés de santé du Grand Montréal à la prudence et à reporter l’opération le temps d’en évaluer les conséquences. Aujourd’hui, les professionnel-les de plusieurs CLSC de la région ont tenu des activités de visibilité à l’extérieur des établissements afin de sensibiliser la population aux enjeux posés par ces transferts.

Photo : Michel Giroux
Photo : Michel Giroux

 La CSN réclame du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, qu’il instaure un moratoire sur ces transferts pour l’ensemble du territoire québécois. En effet, celui-ci impose, sans aucune consultation, des transferts de professionnel-les, dont de nombreux travailleurs sociaux, des CLSC vers les GMF. Toutefois, la CSN se réjouit de voir que plusieurs établissements ont pris la sage décision de ne pas précipiter ces transferts et de les reporter à plus tard.

« Il s’avère que nos craintes à l’égard de l’accessibilité aux services pour les clientèles les plus vulnérables, qui ne sont pas inscrites en GMF, sont partagées par de nombreux intervenants du réseau, souligne la vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, Suzanne Audette Or, à Montréal, nous avons une concentration beaucoup plus élevée qu’ailleurs de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, de dépendance, de pauvreté. Ce serait un non-sens de se lancer tête baissée dans une opération aussi risquée dont on ne connaît pas toutes les conséquences. Pour nous, il va de soi que les établissements montréalais doivent emboiter le pas et rassurer la population ainsi que les travailleuses et les travailleurs en annonçant que les transferts ne débuteront pas le 15 juin, tel que visé initialement ».

Photo : Michel Giroux
Photo : Michel Giroux

Renforcer les CLSC

Pour la CSN, un moratoire sur ces transferts doit permettre de discuter franchement des moyens à mettre en œuvre pour renforcer nos CLSC, pierre angulaire des services de proximité. Présents dans toutes les communautés, les CLSC permettent à toutes les Québécoises et tous les Québécois d’avoir accès à des services sociaux assurés par des équipes de professionnel-les travaillant en interdisciplinarité. Le transfert des professionnel-les de divers horizons hors des CLSC constitue un drainage de ressources humaines et financières du secteur public vers le secteur privé et affaiblira les CLSC.

Rappelons qu’ avec le soutien de l’Institut du nouveau monde – et en collaboration avec l’AQESSS – la CSN a tenu, l’an dernier, deux grands Rendez-vous sur l’avenir du système public de santé et de services sociaux où une grande diversité d’intervenants se sont penchés sur des solutions d’avenir pour notre réseau. Plusieurs pistes de solutions rassembleuses ont été envisagées pour renforcer les CLSC. Pour la CSN, les directions des établissements, tout comme le Dr Barrette devraient écouter davantage les solutions promues par les professionnel-les qui assurent les services au quotidien plutôt que d’imposer, du haut vers le bas, des réformes de structures qui remettent en cause l’accessibilité à des services de qualité pour la population.

La CSN a lancé la semaine dernière une vaste campagne de visibilité et de mobilisation sous le thème Ma place en santé, j’y tiens visant notamment à défendre les CLSC.

Les employés en arrivent à une entente de principe à l’arraché

Réunis en assemblée générale spéciale vendredi dernier, le 8 avril, c’est à 100 % que les membres présents du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Newrest-Servair Montréal-CSN (STTNSM-CSN) ont entériné l’entente de principe qui leur a été présentée. Ce règlement est le fruit d’une longue et fastidieuse négociation entamée depuis plus d’un an. Une négociation soutenue activement par les membres qui ont dû déclencher une grève générale de 8 heures, le 18 mars, afin de dénouer l’impasse dans les négociations. Un second mandat de grève a même été envisagé.

D’une durée de trois ans, l’entente de principe comprend notamment des augmentations salariales de 2,8 % par année. On note aussi plusieurs autres améliorations au niveau des conditions de travail. « Avec cette nouvelle convention, nous franchissons un grand pas pour l’amélioration de nos conditions de travail. On s’est tenu debout devant une multinationale qui a tenté de nous forcer la main pour accepter des offres qui auraient eu pour effet de nous appauvrir et de précariser nos conditions », note Jean-Darnell Ulysse, président du STTNSM-CSN.

Située à Dorval, Newrest Servair Montréal est une entreprise qui prépare des repas pour plusieurs compagnies aériennes. Elle compte une centaine d’employé-es. Newrest-Servair Montréal fait affaire avec 13 compagnies aériennes, dont quatre font partie des 20 plus importantes au monde.

À propos du syndicat

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Newrest-Servair Montréal-CSN est affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN), qui regroupe plus de 27 000 membres. Il est également affilié au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) qui compte près de 100 membres.

 

L’éducation doit être une priorité nationale !

Dans le cadre de la Semaine d’actions pour un meilleur partage de la richesse organisée par la Coalition contre la privatisation et la tarification des services publics (Coalition Main Rouge), les membres des syndicats affiliés au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) et à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) manifestent ce midi devant le bureau du premier ministre à Montréal.

Alors que le gouvernement présentera son budget le 17 mars prochain, « nous invitons les ministres Sébastien Proulx et Hélène David, respectivement ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de l’Enseignement supérieur, à faire valoir auprès de leurs collègues la nécessité de réinvestir en éducation », indique Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.

« La population n’est pas dupe : elle subit les effets des mesures d’austérité imposées par le gouvernement et elle constate les conséquences des compressions. Hausse des frais afférents pour les étudiantes et les étudiants des cégeps, bibliothèques qui se voient contraintes de réduire leurs heures d’ouverture et de limiter leurs achats, sup-pression de services d’infirmerie, offre de cours réduite, adoption de budget déficitaire : le résultat des mesures imposées par le gouvernement libéral est inquiétant pour l’ensemble du réseau de l’éducation », dénonce Mme Senneville. La richesse ne se calcule pas qu’en termes financiers : une population scolarisée constitue en elle-même une richesse pour l’ensemble de la société qui en bénéficie. « Un réinvestissement en éducation doit aussi se faire dans une perspective qui tient compte du fait que c’est dès la petite enfance, notamment dans les CPE, que cela commence et que cela se pour-suit, jusqu’à l’enseignement supérieur », ajoute la présidente de la FNEEQ-CSN.

« Sous prétexte d’assainir les finances publiques, les libéraux cherchent à redéfinir le rôle de l’État. Ils fragilisent les services publics et l’éducation est particulièrement mise à mal », clame Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN.

Le CCMM-CSN et la FNEEQ-CSN font valoir que l’éducation joue un rôle irremplaçable comme vecteur d’équité sociale et comme moteur de développement de la société.

« Nous estimons que le gouvernement doit reconnaître l’importance cruciale de l’éducation pour le présent et l’avenir du Québec, et y mettre tout l’argent nécessaire. Le système d’éducation public est un bien commun et le gouvernement a la responsabilité de s’assurer de sa qualité et de sa pérennité. Tout indique que lors du prochain budget, Québec annoncera des surplus budgétaires, ou à tout le moins, l’équilibre budgétaire. Il est temps que ce gouvernement investisse afin de faire de l’éducation une véritable priorité nationale », poursuivent les porte-parole syndicales.

« Nous voulons rappeler au gouvernement libéral que de l’argent, il y en a ! », conclut Mme Senneville.

À propos du CCMM-CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Mon-tréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

À propos de la FNEEQ-CSN

La FNEEQ-CSN regroupe quelque 34 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation syn-dicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

 

 

Justin Trudeau doit signer le décret

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) demande au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, de publier un décret afin de mettre en vigueur le projet de loi C-452 modifiant le Code criminel et portant sur l’exploitation et la traite des personnes.

Adopté à l’unanimité par la Chambre des communes en novembre 2013, puis au Sénat en juin dernier, le projet de loi C-452 modifie le Code criminel afin que le fardeau de la preuve soit renversé sur les proxénètes. Le témoignage des victimes, qui peuvent craindre de témoigner contre leur exploiteur, ne sera plus absolument nécessaire, puisque que ce sera à l’accusé de faire la démonstration qu’il ne tire pas de profits de l’exploitation sexuelle de personnes.

« La prostitution et la traite des personnes, qui concernent surtout les femmes et les filles, est un commerce organisé par les hommes pour les hommes. Le projet de loi C-452 est un outil supplémentaire pour sévir contre les proxénètes, ceux-là même qui tirent les profits de l’exploitation des femmes », affirme Suzanne Audette, vice-présidente et responsable de la condition féminine au CCMM-CSN. « Pour nous, la prostitution constitue une forme abjecte de violence et d’exploitation envers les femmes et il faut la combattre par tous les moyens, non pas en sévissant auprès des prostituées, mais bien contre les proxénètes et les clients ».

« C’est une industrie mise en place pour satisfaire les plaisirs des hommes. C-452 pourra permettre d’agir contre cette forme d’exploitation dont les effets dévastateurs sur les femmes et les enfants ne sont plus à démontrer », conclut la porte-parole syndicale.

Le CCMM-CSN appuie la pétition citoyenne sur Avaaz.org intitulée Justin Trudeau : Signez le décret (PLC-452) contre la traite et l’exploitation des femmes.

À propos du CCMM-CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Les libéraux doivent reculer !

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) joint sa voix aux nombreuses organisations qui s’opposent au projet de loi 70, Loi visant à permettre une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi ainsi qu’à favoriser l’intégration en emploi, dont les travaux en commission parlementaire ont débuté hier.

Le projet de loi prévoit des mesures d’employabilité obligatoires et des pénalités finan-cières pour les personnes qui feraient une première demande d’aide sociale. « Ce pro-jet de loi touchera notamment des jeunes et des personnes issues de l’immigration récente et repose carrément sur des préjugés à l’endroit des prestataires d’aide so-ciale. En coupant l’aide sociale, on prive de ressources des personnes en situation de grande précarité. PL70, c’est l’injustice austère des libéraux qui frappe encore plus fort les plus mal pris », se désole la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault. « C’est à la pauvreté qu’il faut s’attaquer, pas aux pauvres ! »

Centralisation des pouvoirs

Le projet de loi présente de nombreux autres problèmes, notamment l’abolition d’Emploi-Québec – un organisme dont la mission de mise en œuvre de programmes et de mesures en emploi est pourtant essentielle – et la dévaluation du rôle de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). « Le CCMM-CSN parti-cipe aux instances régionales de la CPMT à Montréal et à Laval, rappelle madame Daigneault. De par leur présence directe sur le terrain, les différents représentants, qu’ils proviennent des syndicats, des organismes communautaires, des milieux de la formation ou des entreprises, peuvent proposer des actions concrètes pour répondre aux différents besoins du marché du travail. En reléguant la CPMT à un strict rôle de consultation, le ministère se privera d’une expertise certaine », poursuit la porte-parole syndicale. Elle s’insurge aussi du fait que des frais pourraient dorénavant être imposés aux utilisateurs des services, alors qu’à l’heure actuelle, les personnes désirant être soutenues dans leur recherche d’emploi, par exemple, peuvent l’être gratuitement.

Le CCMM-CSN s’inquiète également des nombreux pouvoirs que le ministre du Tra-vail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’arroge avec PL70. « Nous sommes très préoccupés par la centralisation des pouvoirs qu’exercent les ministres du gouverne-ment libéral depuis leur élection. Après l’abolition de nombreux espaces de concerta-tion, que ce soit les conférences régionales des élu-es, les corporations de dévelop-pement économique communautaire ou les forums jeunesse par exemple, les libéraux poursuivent leur opération de destruction de l’État québécois qu’il a fallu des décen-nies à construire », conclut la syndicaliste.

Contre l’austérité – poursuivons la lutte !

Réunis en assemblée générale, les délégué-es des syndicats affiliés au CCMM-CSN se pencheront aujourd’hui sur un plan d’action afin de poursuivre la lutte à l’austérité du gouvernement Couillard. La lutte au projet de loi 70 est au nombre des batailles qui seront menées au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

À l’instar des groupes qui ont joint la Coalition Objectif dignité, le CCMM-CSN de-mande au gouvernement québécois de retirer son projet de loi 70.

À propos du CCMM-CSN

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Quand l’austérité s’attaque aux plus démunis

« Avec son projet de loi 70, le gouvernement de Philippe Couillard fait preuve d’une mesquinerie sans nom en s’en prenant aux plus démunis de la société », se révolte Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN). « Le ministre Sam Hamad privilégie l’approche coercitive en menaçant de couper les vivres aux personnes qui reçoivent la maigre somme de 616 $ par mois, plutôt que d’apporter une aide concrète à des gens vivant déjà dans une très grande précarité », ajoute la porte-parole syndicale.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale veut ainsi forcer les nouveaux demandeurs d’aide sociale à accepter toute mesure d’insertion à l’emploi, sous peine de voir réduire de moitié leur prestation. « Vivre à Montréal avec moins de 600 $ par mois, c’est tout simplement impossible, ajoute madame Daigneault. Imaginez les conséquences d’une telle mesure sur le quotidien de gens déjà très mal pris ».

Le CCMM-CSN est d’accord avec des mesures d’insertion sociale ou d’intégration au monde du travail, mais trop souvent, celles-ci sont mal adaptées et ne respectent pas la réalité des personnes. De plus, les centres locaux d’emplois qui accompagnent les personnes assistées sociales sont aux prises avec des coupes de postes. Cette nouvelle mesure gouvernementale ne pourra qu’alourdir davantage le système.

Par ailleurs, le gouvernement s’attaque aux plus démunis en les forçant à intégrer le monde du travail alors que la création d’emploi n’est tout simplement pas au rendez-vous. En effet, selon les plus récentes données d’Emploi Québec, le taux de chômage demeure stable et malgré la promesse du PLQ de créer 250 000 emplois au Québec durant son premier mandat, on est loin du compte, puisqu’en octobre, par exemple, le nombre d’emplois à temps plein a subi une baisse de 0,7 %. Au lieu de s’attaquer au problème de création d’emplois, le gouvernement s’en prend aux plus précaires, les personnes assistées sociales.

Justice fiscale, justice sociale
Le CCMM-CSN déplore d’autant plus l’approche coercitive du gouvernement, qu’il continue de refuser de prendre l’argent là où il est, que ce soit dans les banques qui empochent des profits astronomiques, dans les paradis fiscaux, ou en haussant les redevances minières.

« Ou bien le gouvernement ignore la réalité des personnes assistées sociales ou bien c’est un gouvernement sans cœur. Il faut être bien lâche pour s’en prendre aux personnes qui n’ont pas les moyens de se défendre », conclut la présidente du CCMM-CSN.

À propos du CCMM-CSN
Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe près de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

« Une action légitime », estiment la CSN et le conseil central

La CSN et le Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN (CCMM-CSN) interpellent le maire de Montréal et lui demandent de revenir sur sa décision afin de permettre la tenue du Camp pour le droit au logement du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), dont le coup d’envoi est prévu en début d’après-midi, aujourd’hui.

« Le maire soutient ne pas douter de la bonne foi du FRAPRU, il doit donc permettre cette action qui ne menace pas l’ordre public », affirme Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « L’itinérance est de plus en plus présente et les plus démunis peinent à se trouver du logement à Montréal. Les politiques d’austérité ainsi que les coupes dans les services publics et dans le logement social accentuent les problèmes vécus par les personnes les plus vulnérables », ajoute la porte-parole syndicale qui estime que les compressions dans la santé ont un impact direct sur les services aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale et d’itinérance, par exemple. « Ces mêmes personnes ont des besoins encore plus criants de logement social », soutient madame Daigneault.

L’action du FRAPRU vise à dénoncer Québec et Ottawa qui se désengagent en matière de logement social. « Nous nous indignons du fait que quelque 116 000 logements perdront leur financement fédéral au pays au cours des trois prochaines années, dont près de 21 500 au Québec », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. « Le gouvernement de Philippe Couillard, lors de son dernier budget, a réduit de moitié le financement de nouveaux logements sociaux. Ce sont des décisions qui menacent la mixité sociale de Montréal et son développement », poursuit madame De Sève.

Les campeurs et les campeuses attendus ce midi proviendront de Montréal, mais aussi de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie, de l’Outaouais et d’aussi loin que de l’Abitibi-Témiscamingue. Ce sont des familles avec enfants et des personnes en situation de précarité. La CSN et le CCMM-CSN souhaitent que les autorités municipales soient accueillantes et que les forces policières permettent l’expression citoyenne de ces militantes et militants. Le campement bénéficie de l’appui de personnalités, d’organisations syndicales et populaires, dont la CSN et le Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN.

À propos de la CSN du CCMM-CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Modification en profondeur du visage de l’école montréalaise dès la rentrée de l’automne, s’inquiète l’APPA-CSN

Les compressions budgétaires auxquelles fait face la Commission scolaire de Montréal (CSDM) auront des impacts dans toutes ses écoles, estime l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) qui s’inquiète des nombreuses coupes de personnel prévues au plan d’effectifs pour l’année scolaire 2015-2016, qui doit être présenté au Conseil des commissaires, lors d’une réunion extraordinaire, ce soir.

Une manifestation a lieu à l’occasion de cette séance, à compter de 18h, devant la CSDM, au 3737, rue Sherbrooke Est.

« L’offre de services sera à géométrie variable », dénonce Michel Picard, vice-président de l’APPA-CSN, qui ajoute que certaines écoles secondaires, comme Jeanne-Mance ou Pierre-Dupuy, auront des services moindres en documentation qu’à l’école Saint-Luc, par exemple. « À Jeanne-Mance, le poste de technicien en documentation, dont le travail consiste entre autres à conseiller les élèves sur le choix de livres et d’ouvrages de référence, est actuellement de trois jours par semaine. En septembre, le poste sera aboli et plus aucun des services ne sera offert. La bibliothèque sera ouverte sur l’heure du midi et de 15 h 30 à 16 h 30 seulement et ce sont des élèves de l’école qui auront pour tâche d’offrir les services ! », s’indigne le représentant syndical.

Rappelons que la CSDM compte supprimer plus d’une centaine de postes (116 selon nos données) dans les titres d’emploi des trois syndicats de personnel affiliés à la CSN. Au total, en incluant les professionnel-les et les directions d’école, ce sont environ 190 postes qui seront éliminés.

À l’APPA-CSN, qui représente les employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, les coupes sont au nombre de 65 : ce sont des postes de techniciennes et de techniciens en travaux pratiques, en documentation, en loisirs et en travail social, et des surveillants d’élèves, entre autres. Du côté du Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN), quelque 45 postes sont menacés, dont 22 chez les travailleuses et les travailleurs de cafétéria. « Les compressions de 1,3 million de dollars dans la mesure alimentaire auront un impact direct sur des milliers d’enfants », proteste Normand Viau, président du SNEE-CSN. Les effectifs sont également réduits de 15 postes chez les ouvriers spécialisés et de l’équivalent de 8 postes chez les ouvriers d’entretien. « L’expertise que représente cette main-d’œuvre, ça vaut de l’or! La CSDM ne fera pas d’économies puisqu’elle devra aller en sous-traitance, ce qui est beaucoup plus cher », poursuit monsieur Viau. À l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN), ce sont six postes de concierge qui seront éliminés. « Après autant de compressions depuis toutes ces années, il n’y a plus de jus dans le citron. Trop, c’est trop! », rage Sylvain Paré, président de l’ACEDM. « Ces coupes auront un effet direct sur la propreté, la qualité de l’air et la vétusté des écoles » estime monsieur Paré.

Avec ces compressions, on craint l’instabilité qui résultera des mouvements massifs de personnel. « L’effet domino sera considérable, puisqu’un très grand nombre de postes seront modifiés, ce qui entraînera plusieurs chambardements dans la majorité des écoles. On pourrait se retrouver dans un désordre sans nom avec tous ces mouvements de personnel et les élèves en feront les frais, c’est certain! », conclut Charles Allen, président de l’APPA-CSN.

À propos de l’APPA, du SNEE et de l’ACEDM

L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA-CSN) compte environ 5200 employé-es de soutien administratif, technique, des services de garde et de l’adaptation scolaire, dont 3200 travaillant à la CSDM. Le Syndicat national des employé-es de la CSDM (SNEE-CSN) compte environ 900 membres, soit des travailleuses et des travailleurs aux cafétérias, des ouvriers spécialisés et des ouvriers d’entretien. L’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM-CSN) représente environ 200 concierges à la CSDM.

À propos de la CSN, de la FEESP-CSN et du CCMM-CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte environ 55 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Son secteur scolaire représente environ 30 000 employés-es de soutien. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Ne pas tolérer l’intolérable

Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) s’insurge contre les méthodes policières utilisées lors de la manifestation du 1er mai organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal).

Les vidéos diffusées sur le site de Radio-Canada ces dernières heures corroborent nos observations quant à l’intervention policière survenue sur la rue Sainte-Catherine, à l’angle du boulevard Robert-Bourassa, où nous avions pris place dans le cortège de la manifestation.

« Notre groupe, constitué de militantes et de militants du conseil central, défilait de façon absolument pacifique, tout juste derrière la troupe de tambours du comité de condition féminine de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN lorsque les forces policières ont lancé plusieurs projectiles de gaz irritant. Vraisemblablement, on visait à disperser la foule alors prise en sourcière par l’escouade antiémeute », s’indigne Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN qui ajoute que des enfants, des familles, des personnes d’un certain âge et de simples passants ont aussi été victimes des tirs de bombes lacrymogènes. « La police laisse croire qu’elle agit de la sorte pour contenir les manifestations, mais dans les faits, ses techniques brutales ne font qu’envenimer la situation », poursuit madame Daigneault.

Les effectifs policiers déployés le matin n’avaient visiblement pas le même mandat qu’en soirée. Pourtant, les organisations syndicales n’avaient pas dévoilé leurs itinéraires et étaient en action aux quatre coins de la ville. Elles n’avaient pas non plus de permis de manifester. Le CCMM-CSN met en doute le rôle de la police dans l’exercice du droit de manifester. Il réclame des mécanismes d’enquête indépendante, à l’instar d’organismes comme la Ligue des droits et libertés. Il exige également l’abrogation du règlement municipal P-6. « Le droit de manifester est un principe fondamental reconnu constitutionnellement. Nous estimons que le Service de police de la Ville de Montréal a fait preuve de brutalité. Les excès de violence du SPVM sont intolérables. Nous exigeons que les autorités municipales rappellent à l’ordre son service de police! », termine la présidente du CCMM-CSN.

À propos du CCMM-CSN

Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Le gouvernement voudrait faire taire les jeunes qu’il ne s’y prendrait pas mieux

Le rouleau compresseur du gouvernement Couillard continue son avancée et c’est maintenant au tour des forums jeunesse de faire les frais du plan libéral. Les forums jeunesse ont jusqu’au 30 juin pour clore les ententes qu’ils administraient, après quoi, ils devront fermer boutique.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) tient à exprimer son vif soutien à ces organismes qui détiennent un savoir-faire pour susciter, développer et soutenir la créativité de milliers de jeunes engagés socialement, économiquement et culturellement au Québec. « Le gouvernement libéral coupe littéralement les jambes de tous ces jeunes qui pouvaient compter sur les forums jeunesse pour les soutenir, défendre leurs intérêts et porter leur voix », s’indigne Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « Plutôt que de sabrer dans des institutions porteuses d’espoir pour les jeunes, plutôt que de procéder à une démolition aveugle de différentes instances de participation citoyenne, comme les forums jeunesses, les Corporations de développement économique et communautaire (CDEC) et les Conférences régionales des élus (CRÉ), pourquoi le gouvernement ne travaille-t-il pas au renforcement de ces organismes structurants ? », questionne la représentante syndicale, qui souligne l’expertise développée depuis 15 ans par les forums jeunesses régionaux auprès des jeunes afin de leur assurer une participation active dans la société.

Québec veut transférer aux carrefours jeunesse-emploi les 20 M$ prévus pour les forums jeunesse. « Pourquoi déshabiller Pierre pour habiller Paul, alors que chacun de ces organismes a sa mission propre ? », s’interroge madame Daigneault.

En outre, le CCMM-CSN estime révoltante l’attitude désinvolte adoptée par le premier ministre lui-même. Alors qu’il est le porteur de ce dossier au gouvernement, nous apprenons que le Forum jeunesse de l’île de Montréal (FJÎM) tente depuis des semaines d’obtenir des explications sur son avenir, en vain. Les nombreuses demandes de rencontres effectuées depuis un an par le FJÎM auprès de l’adjointe parlementaire responsable des dossiers jeunesse, et qui sont restées lettre morte, sont une autre démonstration du peu de cas qu’accorde Québec aux jeunes. « Le gouvernement fait table rase des espaces citoyens qui ont été mis en place depuis des décennies », fustige madame Daigneault. « Tout est fait pour nous réduire au silence et nous museler », conclut la présidente du CCMM-CSN.

À propos du CCMM-CSN

Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

Le CCMM-CSN dénonce le recours à la répression

« La direction de l’UQAM fait fausse route en empruntant la voie de la répression politique et policière », estime la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN),  Dominique Daigneault. Les arrestations qui ont eu cours à l’UQAM hier vont accentuer la colère des étudiantes et des étudiants qui font face à une administration qui abuse de ces pouvoirs. Devant une telle situation, des chargé-es de cours, des professeur-es de même que la présidente du Syndicat des professeur-es de l’UQAM (SPUQ-CSN), Michèle Nevert, ont érigé une chaîne humaine pour éviter que les étudiants soient blessés dans l’intervention policière. Par la suite, des membres de l’exécutif du SPUQ et du Syndicat des chargé-es de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN) se sont rendus au poste du SPVM pour soutenir les étudiants.

Le CCMM-CSN dénonce l’attitude répressive de l’UQAM hier, mais également dans le dossier des neuf étudiantes et étudiants menacés d’expulsion. À l’instar des syndicats et associations étudiantes de l’université, le CCMM-CSN demande le retrait des procédures dans cette affaire. De plus, l’UQAM impose dorénavant aux professeur-es, chargé-es de cours et maîtres de langue de donner leur cours, peu importe le nombre d’étudiantes et d’étudiants en classe. « Cela ajoute à l’indignation de la communauté universitaire. Il y a des conditions minimales à respecter pour enseigner et apprendre. Les gestes posés par la direction de l’UQAM sont totalement inacceptables et sont loin de permettre d’atteindre ces conditions », conclut la présidente du CCMM-CSN, également enseignante.

À propos du CCMM-CSN 

Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à  Laval et dans le Grand Nord du Québec.