Caisses Desjardins

Des milliards de profits, des miettes pour les salarié-es

Une quinzaine d’unités syndicales sont actuellement en négociation et cinq autres s’ajouteront à ce nombre en janvier 2019.
Par Dave Parent
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La négociation des 1 800 employé-es de Desjardins membres de la Fédération du commerce (FC–CSN) demeure complexe même si la partie patronale a démontré une timide ouverture au cours des dernières semaines.

Une quinzaine d’unités syndicales sont actuellement en négociation et cinq autres s’ajouteront à ce nombre en janvier 2019. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une négociation coordonnée, ces différentes unités ont plusieurs objectifs communs.

Déjà, le comité de négociation du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Caisse populaire de Rouyn-Noranda, bien appuyé par les membres, a tracé la voie pour leurs collègues des autres régions. Devant la lenteur des négociations, les membres ont déclenché une grève de 24 heures le 22 novembre dernier.

La direction est disposée à discuter de l’épineux dossier de l’évaluation du rendement. Présentement, le montant de l’augmentation salariale est lié à la performance de l’employé-e. Or l’évaluation du personnel est partiellement subjective, ce qui fait en sorte que Desjardins peut refuser une augmentation salariale à une personne, simplement parce qu’elle n’a pas un assez beau sourire ou une poignée de main suffisamment franche.

« C’est une situation grotesque et Desjardins utilise ces critères subjectifs pour réduire sa masse salariale. C’est un point important de la négociation et l’équipe de Rouyn-Noranda a réussi à ouvrir la discussion avec la direction de Desjardins à ce sujet, ce qui est déjà énorme », précise David Bergeron-Cyr, président de la FC–CSN.

Le salarial
La négociation de l’aspect salarial s’annonce ardue. La direction dit vouloir « harmoniser » les conditions de travail de ses employé-es, qu’ils soient syndiqués ou non. Des représentants à plusieurs tables de négociation voient l’employeur demander des reculs aux salarié-es.

« Harmoniser est le mot politiquement correct pour niveler vers le bas. Desjardins n’est guère mieux que certaines multinationales américaines qui priorisent le rendement et les profits au mépris des travailleuses et des travailleurs. La compagnie fait des milliards de profits, mais propose des miettes à ses employé-es en augmentation salariale », ajoute M. Bergeron-Cyr.

Le début de l’année 2019 s’annonce donc chaud pour les syndiqués de Desjardins qui sont gonflés à bloc et bien décidés à se faire respecter.

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