Refusons l'austérité

La fin des centres d'éducation populaires ?

15 avril 2015

Quel sera l’impact de la fermeture de ces centres d’éducation populaire?
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Région
  • Montréal métropolitain

À moins de sept semaines de la cession des baux des centres d’éducation populaire de Montréal, le ministre de l’Éducation, François Blais, suit l’exemple de ses prédécesseurs en refusant de proposer des solutions pour leur survie.

Quel sera l’impact de la fermeture de ces centres d’éducation populaire?

Les six centres d’éducation populaire se situent dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Henri–Petite-Bourgogne, Pointe-Saint-Charles, Montréal-Nord, Plateau-Mont-Royal et Centre-Sud.

Véritables piliers de leur quartier, ils assurent des services indispensables aux populations démunies de Montréal.

Ils offrent, entre autres, des services d’alphabétisation, des cours d’informatique, des formations en langue, des activités d’intégration pour les immigrantes et les immigrants, des ateliers d’impôts, de la consultation juridique, de la prévention en santé mentale, des cuisines collectives, des ateliers de prévention de la criminalité, des haltes-garderies, des formations d’intégration au marché du travail, des ateliers d’intégration des personnes avec un handicap intellectuel, la promotion de la santé publique, du théâtre de sensibilisation auprès des jeunes, des services de distribution alimentaire, des possibilités de verdissement des quartiers et des programmes de défense des droits des locataires.


En chiffre

Employé-es (temps plein et temps partiel) – 249
Bénévoles – 1239
Membres/participants – 7529
Groupes communautaires résidents – 24


La Commission scolaire de Montréal (CSDM) leur fournit depuis plusieurs années des bâtiments pour donner leurs services, mais après des années de compressions des gouvernements libéraux et péquistes, elle est forcée de retirer son appui au projet.

Les centres sont fréquentés principalement par des personnes vivant dans la pauvreté, des aîné-es, des immigrantes et des immigrants et des personnes handicapées.

Plusieurs groupes communautaires qui résident à titre de partenaires dans les centres seront, eux aussi, mis à la porte le 31 mai 2015.

L’austérité détruit le milieu communautaire

Une société ne peut pas se permettre d’abandonner ses populations les plus démunies. Nous vous invitons à écrire à François Blais, ministre de l’Éducation, pour exiger qu’il trouve une solution immédiate et permanente à la crise que vivent les centres d’éducation populaire.

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