Manifestation devant deux centres d’hébergement privés de la Montérégie

La lutte se poursuit pour des conditions de travail décentes

9 novembre 2017

« Les propriétaires des deux centres d’hébergement qui appartiennent aux riches entreprises Chartwell et Groupe Maurice doivent cesser d’accumuler les profits sur le dos des travailleuses et des travailleurs. »
Partager
Région
  • Montérégie
Source
Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN)
Pour information
Katerine Desgroseilliers
514 265-4250

Réunis en conseil fédéral de négociation à Brossard, les délégué-es du secteur des centres d’hébergement privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) manifestent ce midi devant deux résidences de la Montérégie, en appui aux travailleuses et travailleurs qui poursuivent leur lutte pour de meilleures conditions de travail.

Les employé-es de ces deux résidences sont actuellement sans contrat de travail, et ce, depuis près de deux ans et demi pour les Promenades du parc et plus de 18 mois pour la Villa Rive-Sud. De concert avec des milliers de syndiqué-es provenant de plus de 40 centres d’hébergement privés dispersés à travers tout le Québec, ils ont adhéré à la négociation coordonnée et à sa plateforme de demandes portant sur les salaires, mais aussi sur l’échéance de la convention, la mise en place d’un comité de relation de travail et la formation. La grande majorité des centres qui s’étaient joints à la négociation coordonnée ont obtenu les éléments de la plateforme commune et ont déjà signé leur nouvelle convention collective.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour dire que ça suffit ! Les propriétaires des deux centres qui appartiennent aux riches entreprises Chartwell et Groupe Maurice, doivent cesser d’accumuler les profits sur le dos des travailleuses et des travailleurs qui se dévouent au quotidien pour assurer le bien-être de nos aîné-es », lance Dany Lacasse, vice-président des secteurs privés de la FSSS–CSN.

Aux tables de négociation de ces deux résidences, les dernières offres salariales patronales ne répondent toujours pas aux demandes minimales qui ont été formulées par les syndiqué-es. « La CSN milite activement pour que toutes les Québécoises et tous les Québécois disposent d’un revenu décent tout au long de la vie. La lutte des employé-es des centres d’hébergement privés pour de meilleures conditions salariales nous donne un exemple frappant de la pertinence de cette revendication », ajoute Hélène Côté, vice-présidente du Conseil central de la Montérégie.

Au cours des derniers mois, les travailleuses et les travailleurs se sont dotés de mandats de grève et un premier débrayage d’une demi-journée s’est tenu le 1er novembre dernier aux Promenades du parc. Si aucune entente ne survient dans les prochaines semaines, d’autres journées de grève sont à prévoir.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des résidences et centres d’hébergement privés de la Montérégie compte plus de 700 membres répartis dans 15 centres d’hébergement, dont plus de 100 aux Promenades du parc et près de 35 à la Villa Rive-Sud. La Fédération de la santé et des services sociaux – CSN compte quelque 3500 travailleuses et travailleurs de CHP. Le Conseil central de la Montérégie-CSN regroupe plus de 30 000 membres répartis dans plus de 200 syndicats. La CSN compte au total plus de 300 000 travailleuses et travailleurs, et ce, tant dans les secteurs privé que public.

← Précédent Indispensables dans le développement du Québec moderne 9 novembre 2017
Suivant → La lutte pour la justice climatique se poursuit 9 novembre 2017

URL de ce document :

https://www.csn.qc.ca/actualites/la-lutte-se-poursuit-pour-des-conditions-de-travail-decentes/
Logo de la CSN

Confédération des syndicats nationaux

www.csn.qc.ca

1601, avenue De Lorimier
Montréal (Québec) H2K 4M5
Téléphone sans frais : 1 866 646-7760

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.