Projet de loi fédéral sur l’assurance médicaments

26 février 2020

Les centrales syndicales pressent les élus à Ottawa de travailler ensemble

« Seul un régime d’assurance médicaments public et universel permettrait de réduire le fardeau financier qui pèse sur les travailleuses et les travailleurs, tout comme sur les employeurs. »

Dans le cadre du dépôt, par le Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD), du projet de loi édictant la Loi canadienne sur l’assurance médicaments, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) invitent le gouvernement fédéral et l’ensemble des parlementaires à travailler sérieusement pour mettre en œuvre dès maintenant un véritable régime d’assurance médicaments public et universel.

« L’accès aux médicaments essentiels fait partie intégrante du droit à la santé, tel que reconnu par l’Organisation mondiale de la santé. Il est inconcevable que le Canada soit le seul pays ayant un système public de santé qui ne couvre pas le coût des médicaments. Près de 10 % de la population n’a toujours pas accès aux médicaments », déplore le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, rappelle aux parlementaires fédéraux que le Canada figure parmi les pays où le coût des médicaments est le plus élevé dans le monde. « La présence de centaines de régimes d’assurance différents nous prive d’un important levier de négociation devant les multinationales pharmaceutiques. Il est grand temps de les rappeler à l’ordre. Seul un régime d’assurance médicaments public et universel permettrait de réduire le fardeau financier qui pèse sur les travailleuses et les travailleurs, tout comme sur les employeurs. »

Une collaboration essentielle
De son côté, la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, reconnaît que le gouvernement fédéral a besoin de la collaboration des provinces et des territoires pour aller de l’avant. « Nous savons également que le régime hybride québécois actuel – public/privé – est de plus en plus inéquitable et onéreux et qu’il doit être remplacé par un régime public universel. Or, peu importe les modalités de collaboration nécessaires pour l’atteinte de nos objectifs communs, nous demandons à Ottawa de prévoir un droit de retrait avec pleine compensation pour le Québec, à la condition qu’il mette sur pied un régime offrant une protection au moins équivalente à celle du futur régime pancanadien. »

Un appel à la bonne volonté
En terminant, les présidences des trois grandes centrales syndicales du Québec rappellent l’importance et l’urgence d’agir promptement afin d’assurer l’accès aux médicaments essentiels. Elles font appel au gros bon sens et à la bonne volonté de tous les partis politiques. Il en va tant de la santé de la population canadienne que de celle du Québec.

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