Les preuves restent à faire

Politique de la réussite éducative du ministre Sébastien Proulx

21 juin 2017

La CSN entend aussi garder un œil attentif afin de s’assurer que l’ensemble du personnel soit mis à contribution dans ce projet.
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En réaction à la nouvelle politique de la réussite éducative, la CSN invite le gouvernement à faire preuve de cohérence. « Alors que d’un côté, il reconnaît que la réussite éducative débute avant l’entrée au préscolaire, de l’autre, il ralentit, avec ses politiques d’austérité, notamment le développement des services éducatifs à la petite enfance (CPE et services de garde en milieu familial régis). Une incohérence totale », précise Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. 

Avec quels moyens et avec qui ?

Cette cohérence devra se traduire par la mise en place de moyens, financiers et autres, afin que les objectifs visés soient atteints. « Pour l’instant, aucun argent frais n’a été annoncé, déplore Mme De Sève.  Cette vision ambitieuse ne pourra être réalisée sans que le gouvernement n’investisse. » 

La CSN entend aussi garder un œil attentif afin de s’assurer que l’ensemble du personnel soit mis à contribution dans ce projet. « Pour l’instant, il n’y a rien qui garantit concrètement la participation des acteurs des réseaux, particulièrement le personnel éducateur, professionnel et de soutien. La CSN s’assurera qu’ils ne soient pas relégués au simple rôle de spectateur », ajoute la vice-présidente de la CSN. 

Précisions demandées

D’autre part, la CSN invite le ministre à préciser ses intentions concernant l’accès à la maternelle quatre ans. « Le milieu des services éducatifs à la petite enfance est le plus approprié pour remplir adéquatement les objectifs visés par la maternelle quatre ans. Le gouvernement doit se tourner vers cette solution. D’autant plus que l’arrivée soudaine de milliers d’enfants dans les écoles soulève des inquiétudes quant aux ratios et à la formation qui devra absolument être fournie aux enseignants ». La CSN met aussi en garde le ministre Proulx afin qu’il ne tombe pas dans deux pièges bien précis : celui d’une scolarisation précoce en voulant, à tout prix, développer dès le plus jeune âge la littéracie, ainsi que celui d’une numérisation à outrance, au détriment d’autres formes d’enseignement. 

Toujours à l’affût, la CSN entend demeurer vigilante sur les suites qui seront données à cette politique, notamment dans la mise en œuvre des plans d’action qui se déploieront au cours des prochains mois. « Nous aurons le gouvernement à l’œil, particulièrement au regard de la proposition touchant la contribution du milieu des affaires à la réussite éducative, et de l’annonce de la mise sur pied d’un groupe de travail en vue de la création d’un institut d’excellence en éducation, qui nous préoccupent », conclut Véronique De Sève.

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