Une maintenance imprévue de nos serveurs aura lieu ce jeudi de 19 h à 22 h. Le site de la CSN ainsi que nos sites affiliés seront indisponibles durant cette période. Nous sommes désolés des inconvénients engendrés.

Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

L’histoire du cinéma en jeu

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

Du même SUJET

Mobilisations dans cinq villes québécoises pour réclamer un programme de régularisation véritablement inclusif des personnes sans-papiers

Mobilisations dans cinq villes québécoises pour réclamer un programme de régularisation véritablement inclusif des personnes sans-papiers

Trente organisations communautaires et syndicales se rassemblent, appuyées par de nombreux groupes et individus des milieux…
Les personnes qui font tourner le Québec veulent être entendues

Les personnes qui font tourner le Québec veulent être entendues

Au Conseil des ministres présenté aujourd’hui, composé de nouveaux visages comme de vétérans et qui aurait…
Baisses d’impôts : le chant des sirènes

Baisses d’impôts : le chant des sirènes

Lettre ouverte de Caroline Senneville, présidente de la CSN Chaque campagne électorale apporte son lot de…
Le projet de loi C-11 doit rétablir l’équilibre avec les géants du numérique, plaide la FNCC–CSN

Le projet de loi C-11 doit rétablir l’équilibre avec les géants du numérique, plaide la FNCC–CSN

C’est aujourd’hui que la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) présentera son mémoire…
La CSN s’inquiète que d’éventuelles baisses d’impôts soient faites sur le dos des jeunes

La CSN s’inquiète que d’éventuelles baisses d’impôts soient faites sur le dos des jeunes

En pleine rentrée et à la veille du déclenchement officiel de la campagne électorale québécoise, la…
Santé et services sociaux : De nouvelles plaintes contre un gouvernement récidiviste

Santé et services sociaux : De nouvelles plaintes contre un gouvernement récidiviste

Les organisations syndicales représentant le personnel du réseau de la santé et des services sociaux se…

Incertitude à la Cinémathèque québécoise

L’histoire du cinéma en jeu

Plus que jamais, l’avenir de la Cinémathèque québécoise est sombre et incertain. Non seulement souffre-t-elle d’un sous-financement chronique depuis plus de 20 ans, mais voilà que le gouvernement libéral envisage de fusionner la Cinémathèque à Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ), une idée qui entraînerait des mises à pied et une importante perte d’expertise dans le domaine cinématographique.

« La solution proposée par la ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, n’est pas envisageable. Ce gouvernement semble obsédé par les fusions tous azimuts. Sous prétexte de vouloir réaliser des économies de bouts de chandelle, cette hypothétique fusion entre la Cinémathèque et la BANQ menace sa mission même. Nous demandons donc à madame la ministre de protéger l’intégrité et l’indépendance de la cinémathèque et de prendre le temps d’étudier, avec les employés, les artisans et les acteurs du milieu, d’autres possibilités de scénarios afin d’assurer la pérennité de cette institution vieille de 51 ans. À court terme, nous voulons que le budget soit reconduit et augmenté de 800 000 dollars annuellement pour enrayer le déficit actuel. C’est bien peu, compte tenu de tout ce que nous devons faire et de ce que nous voulons accomplir dans l’avenir », soutient Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN).

Le sacrifice des employé-es

Rappelons que la mission de la Cinémathèque québécoise est d’acquérir, de documenter et de sauvegarder le patrimoine cinématographique, télévisuel et audiovisuel québécois, ainsi que le cinéma d’animation international et des œuvres significatives du cinéma canadien et mondial, pour en assurer la mise en valeur à des fins culturelles et éducatives.

Au fil de ses 51 années d’existence, la cinémathèque a développé une expertise unique et admirée partout dans le monde.

Le sous-financement de la Cinémathèque québécoise étouffe la créativité de ses artisans depuis trop longtemps. « Ce sont les sacrifices des employé-es de la cinémathèque qui, en acceptant de geler nos conditions de travail depuis 2008, ont permis à l’institution de demeurer en vie tout ce temps. Le gouvernement doit reconnaitre nos efforts et nous aider à trouver une solution à long terme qui assurera le rayonnement de notre travail. On ne peut pas conserver 40 000 films et vidéos et 30 000 émissions de télé dans un état extraordinaire sans avoir au préalable développé une expertise unique. Je crains pour l’histoire du cinéma au Québec », a lancé Lorraine LeBlanc, présidente du syndicat des employés et employées de la Cinémathèque québécoise (SEECQ)

Plusieurs membres de la communauté artistique du cinéma et de la télé sont également inquiets. « La Cinémathèque est comme notre cave à vin. Elle protège nos films de leur nature éphémère. Elle leur offre cette pérennité qui témoignera de notre culture », mentionne avec justesse le cinéaste Charles Binamé qui a tenu à défendre la pérennité de cette institution.

« La Cinémathèque québécoise fait partie de nos fondations, ces fondations qui nous permettent comme peuple de nous ouvrir au monde, qui participent à donner à notre jeunesse un lieu d’appartenance, un sentiment de confiance, que cette jeunesse soit née ici ou qu’elle trouve ici une terre d’adoption. La cinémathèque permet aussi à sa population vieillissante de se retrouver, se reconnaître et de se souvenir », a soutenu la comédienne, Suzanne Clément.

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket