Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

Quel sort pour la souveraineté culturelle du Québec?

Du même SUJET

C-18 : une excellente nouvelle pour les médias d’information, estime la FNCC–CSN

C-18 : une excellente nouvelle pour les médias d’information, estime la FNCC–CSN

La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), qui représente la vaste majorité des…
Des attaques inacceptables envers les travailleurs de l’information

Des attaques inacceptables envers les travailleurs de l’information

Lettre d’Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN Les débordements…
Tramway dans la Vieille Capitale - Québec doit privilégier l'empreinte écologique et l'expertise locale

Tramway dans la Vieille Capitale - Québec doit privilégier l'empreinte écologique et l'expertise locale

Avant d’octroyer le contrat de fabrication du futur tramway de Québec, la Confédération des syndicats nationaux…
Culture et communications : lutte à la précarité et assainissement des milieux de travail, au cœur de priorités syndicales

Culture et communications : lutte à la précarité et assainissement des milieux de travail, au cœur de priorités syndicales

Le 25e Congrès de la Fédération de la culture et des communications (FNCC–CSN) s’est terminé aujourd’hui,…
Bois d’œuvre : Ottawa a raté le bateau

Bois d’œuvre : Ottawa a raté le bateau

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) salue la décision d’Ottawa de contester devant les tribunaux les…
Le prix Pierre-Vadeboncœur 2021 remis à Serge Bouchard  et Mark Fortier pour Du diesel dans les veines

Le prix Pierre-Vadeboncœur 2021 remis à Serge Bouchard et Mark Fortier pour Du diesel dans les veines

Du diesel dans les veines, de Serge Bouchard et Mark Fortier, publié chez Lux éditeur, a…

Négociation de l’ALENA

journaux

Quel sort pour la souveraineté culturelle du Québec?

La CSN s’inquiète de ce qui pourrait advenir de mécanismes visant à protéger certains secteurs économiques du Québec à la suite de la renégociation de l’ALENA qui s’annonce à la mi-août. Elle demande en outre au gouvernement fédéral de se montrer intraitable et de faire preuve de fermeté concernant la défense de systèmes qui sont bénéfiques pour des pans entiers de l’économie québécoise.

La présidente de la Fédération nationale des communications (FNC–CSN), Pascale St-Onge, est limpide. « Il serait dangereux de s’engager dans un accord de libre-échange alors qu’on ne connaît même pas encore quelle sera la nature de la nouvelle politique culturelle fédérale à l’ère du numérique et que nos médias d’information ainsi que nos créateurs de contenus vivent déjà une période difficile financièrement. Nous devons d’abord connaître les mécanismes de financement et de soutien aux industries culturelles et médiatiques qui seront mis en place par le gouvernement Trudeau », souligne-t-elle en rappelant qu’il est difficile pour un gouvernement de légiférer en faveur de nos entreprises lorsque les règles du libre-échange sont déjà conclues entre deux États.

« La culture et l’information ne sont pas des marchandises et ne peuvent être traitées comme telles dans un accord de libre-échange, et c’est pourquoi traditionnellement ces secteurs ont été exclus de ces accords. Nous demandons au gouvernement fédéral de dévoiler au plus tôt sa politique afin de protéger notre souveraineté culturelle, particulièrement celle du Québec », ajoute-t-elle.

D’autres industries sur le qui-vive
Pour sa part, le président de la CSN, Jacques Létourneau, perçoit déjà dans les propos de Donald Trump bien des motifs d’irritants à venir. Selon lui, il y a de quoi être préoccupé par les propos du président américain voulant que les États-Unis perdent au change avec l’accord actuel. La volonté exprimée de favoriser la production de biens de son côté de la frontière, d’abolir tout système de quotas ou d’avoir un meilleur accès à certains marchés canadiens est également inquiétante, selon le président de la CSN. « Non seulement les produits laitiers et les produits culturels risquent d’être visés si on ne se tient pas debout devant une telle posture nationaliste du libre-échange à l’américaine, mais d’autres secteurs comme l’aluminium et le bois d’œuvre risquent également passer dans le tordeur de cette vision faussée de la réalité », souligne-t-il.

« Le risque est bien réel : on a récemment appris que l’industrie du bois d’œuvre sera soumise à une taxe frontalière totalisant 27 %. Donald Trump semble déterminé à nous faire la vie dure. J’invite le gouvernement fédéral à se rappeler à chaque moment des priorités de négociation de ses commettants lorsqu’il sera en pleine négociation avec son homologue américain », conclut Jacques Létourneau.

 

Partager cette page sur Facebook Twitter LinkedIn Reddit Pinterest WeChat Mix Pocket