SQDC

Un soupir de soulagement

Photo : Camille Godbout
Les sourires affichés sur les visages croisés dans les assemblées générales n’avaient pas de prix.
Par Camille Godbout
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Plus d’un an après l’ouverture des premières succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC), les travailleuses et les travailleurs syndiqués ont finalement obtenu une première convention collective.

Après des mois de négociation et de mobilisation, ils ont enfin signé la convention en décembre dernier, permettant ainsi le versement de la rétroactivité des salaires juste à temps pour les Fêtes.

« Pendant plus d’une année, nous avons gagné 14 $ l’heure. Ce n’est pas un salaire décent qui nous permet de vivre. Ces augmentations salariales, de même que les nouveaux horaires et les semaines de vacances, vont vraiment nous donner la chance de respirer un peu », souligne Stéphanie Martel Gill, présidente du syndicat et conseillère à la succursale Peel. Le salaire à l’embauche passera donc à 16,25 $ ; il augmentera ensuite progressivement et pourra atteindre jusqu’à 21,23 $ l’heure. C’est aussi quatre semaines de vacances, en plus de cinq congés mobiles, qui seront désormais la norme à la SQDC.

Pour plusieurs travailleuses et travailleurs, ce fut une toute première expérience de négociation de convention collective. Les sourires affichés sur les visages croisés dans les assemblées générales, lorsque les détails de l’entente étaient révélés, n’avaient pas de prix ; ils rappellent une fois de plus l’importance d’avoir un syndicat pour défendre ses droits.

Les militantes et militants ne sont certainement pas prêts d’oublier cette première mobilisation qui a porté ses fruits et se préparent déjà pour la prochaine fois. Chose certaine, le SEESQDC–CSN, maintenant fort de 11 succursales, aura du pain sur la planche pour l’implantation de cette convention.

Rappelons que la SQDC a enregistré des ventes totalisant 71 millions de dollars lors de son premier exercice financier et compte ouvrir jusqu’à 56 succursales supplémentaires d’ici 2023.

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