La Ville de Grande-Rivière refuse d’appliquer le projet de loi 110 s’il est adopté

C’est avec enthousiasme que le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) accueille la résolution votée à la Ville de Grande-Rivière hier soir lors de l’assemblée du conseil municipal, qui demande au gouvernement Couillard de respecter l’autonomie des municipalités en matière de négociation et de relations de travail dans le contexte du projet de loi 110.

L’assemblée mensuelle du conseil municipal a adopté une résolution identique à celle votée à la Ville de Sorel-Tracy le 3 octobre, qui dénonce le projet de loi 110 pour son attaque au droit de négociation collective. Pour le président du CCGIM–CSN, Jacques Mimeault, « cette résolution est une bonne nouvelle. Il est clair en ce moment que les maires des municipalités évaluent pleinement les conséquences d’une telle loi. Je ne peux qu’inviter les maires des autres municipalités à emboîter le pas afin de conserver leur autonomie et laisser la place au droit fondamental de négocier. Nous saluons cette décision ».

Du côté du Syndicat des employés municipaux de Grande-Rivière, Jean-Yves Boutin, trésorier, se dit heureux de cette résolution qui défend le droit fondamental de négocier. « Nous sommes contents de cette résolution et cela augure bien pour nos prochaines négociations qui auront lieu en 2017. Lors de nos négociations antérieures, nous n’avons jamais eu de grève et nos relations ont toujours été bonnes ». Jean-Yves Boutin estime que la présente campagne de la CSN porte ses fruits.

Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), note une opposition grandissante au PL 110 parmi les élu-es municipaux partout au Québec. D’autres villes ont également exprimé leur opposition au projet de loi, incluant Mont-Joli et Amqui dans le Bas-Saint-Laurent, Rouyn-Noranda et Ville-Marie en Abitibi-Témiscamingue, de même que Shawinigan et la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau en Outaouais.

« Le projet de loi 110 est un cadeau politique des libéraux aux maires des grandes villes comme Montréal et Québec, déclare Yvon Godin. Toutefois, pour les élu-es des villes de petite et moyenne taille au Québec, le PL 110 est un cadeau empoisonné qui les privera de leur autonomie. Nous invitons tous les maires, ainsi que les employeurs au secteur de transport municipal, à prendre la pleine mesure de ce projet de loi. »

 

À propos

Fondée en 1947, la Fédération des employées et employés de services publics compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Dans le secteur du transport, la FEESP défend plus de 4600 membres et dans le secteur municipal, près de 6300.

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) regroupe plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privé et public. La CSN compte plus de 325 000 membres dans tous les secteurs d’activité aux quatre coins du Québec.

Une mobilisation partout au Québec pour défendre le droit de négocier

Plus de 160 syndicats CSN d’employé-es des secteurs municipal et transport participent en ce 20 septembre à une action autour de leurs lieux de travail un peu partout au Québec afin de marquer la reprise des travaux à l’Assemblée nationale.

Tout au long de la journée, les membres des syndicats poseront des panneaux exprimant leur colère et leur refus d’être relégués au statut de travailleuses et travailleurs de seconde classe au Québec par le gouvernement Couillard, ce qui résulterait du projet de loi 110 déposé le 10 juin dernier par le ministre des Affaires municipales de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux.

Voyez pourquoi cette mobilisation est indispensable.

« Le PL 110 est une attaque sans précédent contre une partie de la main-d’œuvre québécoise, commente le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Denis Marcoux. S’il est adopté à l’Assemblée nationale cet automne, des milliers de travailleuses et travailleurs verront leur droit fondamental de négocier bafoué, voire éliminé par le nouveau pouvoir du ministre de décréter leurs conditions de travail. Il s’agit de discrimination législative pour fins politiques des libéraux, et c’est odieux ! »

L’action coordonnée d’aujourd’hui marque le début d’une importante mobilisation. Cet automne, afin de contrer l’adoption du projet de loi, les syndicats seront appelés à voter un plan d’mobilisation qui vise une intensification des actions au cours des semaines à venir.

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Le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics, Yvon Godin (centre), s’adresse aux médias ce matin devant l’Hôtel de ville de Montréal. À gauche : Dominique Daigneault, présidente du Conseil central de Montréal métropolitain; et a droit, Luc St-Hilaire, président du Syndicat du transport de Montréal – CSN.

« Nous allons nous battre jusqu’à la fin. Nous interpellerons la population, ainsi que nos élu-es municipaux et nos député-es locaux. Nous voulons livrer le message que c’est inacceptable dans une démocratie de s’attaquer à nos droits de cette façon brutale et discriminatoire », déclare Yvon Godin, le vice-président de la FEESP et responsable politique du secteur municipal.

La vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, rappelle que le droit à une réelle négociation est garanti par la Charte des droits et libertés tel que l’a édicté la Cour Suprême.

« Nos membres sont fiers de leur travail, qu’ils font pour la population, ajoute Francine Lévesque. Il faut briser l’idée qu’ils ne sont que des gras dur. Ces militantes et militants défendent le droit de tout le monde d’être syndiqué, d’améliorer les conditions de travail et de vie, et pour ce faire, de négocier librement. Leur lutte, c’est la lutte de chaque personne qui œuvre au Québec – pour préserver le droit fondamental de négocier. »

Mobilisation partout dans la province et manifestation à Québec

En colère, des employé-es du secteur municipal et des transports publics de partout dans la province ont exprimé leur profond sentiment d’injustice devant les locaux du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire à Québec, ce midi.

Pour les syndicats, le projet de loi 110 sur la négociation collective des employé-es municipaux, défendu par le ministre Martin Coiteux, est une attaque frontale contre le droit de négocier. Il apparaît comme une porte ouverte à l’adoption de lois spéciales pour décréter les conditions de travail des salarié-es syndiqués du secteur municipal, dans un contexte de paix industrielle entre les municipalités et leurs employé-es.

« C’est comme si le gouvernement utilisait un bâton de baseball pour tuer une mouche. Dans les faits, depuis l’an 2000, plus de 96 % des conventions collectives des syndicats affiliés à la CSN ont été négociées sans grève, ni conflit de travail. La paix règne au sein des municipalités, rappelle Yvon Godin, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Alors, pourquoi Martin Coiteux choisit-il de rompre cette paix de manière brutale ? »

PL 110 : un retour dans le passé

PL 110 modifierait le Code du travail pour imposer des conventions collectives d’une durée de cinq ans, réduirait la période de négociation à 120 jours maximum, limiterait le droit de grève à quatre mois, et surtout, permettrait au gouvernement de décréter les conditions de travail dans les municipalités.

« C’est carrément un régime d’exception qui nous ramène des décennies en arrière. Un déséquilibre majeur dans le rapport de force, au détriment des employé-es. Il brimerait les droits fondamentaux de négociation, pourtant garantis aux autres travailleuses et travailleurs, partout au Québec », ajoute Denis Savard, président du Secteur municipal à la FEESP–CSN.

Plusieurs élus municipaux sont très réceptifs à notre message. Ils comprennent que le pacte fiscal conclu avec Québec est un cadeau empoisonné. En échange de PL 110, le gouvernement Couillard impose aux municipalités des coupes de 300 millions de dollars par année, pour un total de 1,2 milliard de dollars. Ces compressions feront très mal aux petites municipalités, où le personnel est déjà réduit au minimum.

« À terme, il en va de la qualité des services offerts aux citoyens dans les municipalités et aux usagers des transports collectifs. Il en va aussi de la paix dans les relations de travail dans le monde municipal », prévient Luc St-Hilaire, président du Secteur transport à la FEESP–CSN.

Plan de mobilisation

En ce mercredi, les délégués de la fédération sont réunis à Québec pour mettre en place un plan de mobilisation afin de faire entendre raison au ministre Coiteux. Notamment, les employé-es visés par PL 110 sillonneront la province, informeront leur entourage afin de consolider les appuis et recueilleront leur signature.

La FEESP–CSN sera présente partout afin d’appuyer les membres des syndicats municipaux pour mener cette bataille contre une loi qui constitue une autre pièce dans un ensemble d’attaques contre le mouvement syndical.

À propos

Fondée en 1947, la FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic.

La Coalition syndicale très inquiète de la tournure des travaux

Au lendemain de la fin des travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi 3, la Coalition syndicale pour la libre négociation dresse un bilan gris foncé. Les représentants de la plupart des cols bleus, cols blancs, policiers, pompiers et chauffeurs d’autobus du Québec craignent que le ministre Moreau adopte à toute vitesse le projet de loi sans modification de fond.

Ils rappellent que leurs témoignages établissent que la situation des régimes de retraite du monde municipal est globalement saine. Ils martèlent que la libre négociation a fait ses preuves pour garder les coûts des régimes de retraite à des niveaux acceptables pour les contribuables. Malgré cela, les représentants des employés municipaux ont l’impression de n’avoir pas été entendus par le ministre des Affaires municipales.

« Nous avons démontré plusieurs choses au ministre Moreau. D’abord, qu’une approche « mur à mur », globalisante et simpliste ne fonctionne pas. Ensuite, que nos régimes sont bien capitalisés dans l’ensemble et que nous agissons avec vigueur pour redresser les quelques régimes qui sont en difficulté. Enfin, que nos membres acceptent des efforts applicables aux déficits passés à condition qu’on ne déchire pas les contrats signés », a mentionné Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Nous nous sommes heurtés à la froideur et à la précipitation d’un ministre dont l’idée semblait déjà faite. Mais nous ne jetons pas l’éponge. Nous allons tout faire pour que le gouvernement Couillard respecte la parole donnée aux retraités et aux employés, entende les maires qui rejettent le « mur à mur » et protège la paix industrielle dans les municipalités », ont conclu Denis Marcoux, président de la FEESP-CSN, Denis Côté, président de la FPMQ, Ronald Martin, président de l’association des pompiers de Montréal et Yves Francoeur, de la Fraternité des policiers de Montréal.

La Coalition regroupe plus de 65 000 cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Ses revendications sont expliquées sur le site librenego.com

Elle est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Les retraités et leurs leaders historiques manifestent

C’est dans la bonne humeur et le bruit des sifflets que se sont réunis les Retraités de la Coalition syndicale pour la libre négociation ce matin devant le bureau montréalais du premier ministre Philippe Couillard. Appuyés par de nombreux travailleurs encore actifs, ils ont étaient plus de 1000 à dénoncer le projet de loi 3 ainsi que les conséquences que ce projet aurait sur leur qualité de vie en tant que retraités.

Tour à tour, les leaders historiques des syndicats membres de la Coalition ont pris la parole. Parmi eux, Louis Larivière, président du Regroupement des syndicalistes à la retraite, et François Teasdale, président du Réseau Espaces 50+, tous deux représentants des Retraités de la Coalition, ainsi que Michel Bouliane, président des Retraités du 429 et Jacques Jacques Beaudoin, ex-dirigeant du syndicat des employés d’entretien de la STM-CSN, pour qui « le projet de loi 3, c’est renier la parole donnée. C’est renier les ententes conclues. C’est inadmissible et on ne va pas reculer pour faire valoir nos droits! »

Jean Lapierre, ancien président des cols bleus de Montréal, s’est adressé directement au gouvernement en condamnant le projet de loi 3 : « On ne vous laissera pas aplanir par le bas et démolir ce que des décennies de luttes ont construit afin que les générations futures profitent un peu du partage de la richesse! », a-t-il déclaré. « On ne les laissera pas davantage faire reculer la situation, pour en revenir au temps où la classe ouvrière, comme on le disait, vivait dans la pauvreté, pendant que l’écart entre les riches et les ouvriers s’agrandit continuellement », a ajouté M. Lapierre.

Gaston Fauvel, ex-président de l’Association des pompiers de Montréal, y est allé d’une sortie en règle contre les municipalités : « Plus d’une fois, pendant des années, on a cotisé comme de bons garçons à nos caisses de retraite pendant que la ville n’y mettait pas une cenne! », a-t-il lancé.

Yves Prud’homme, ancien président de la Fraternité des policiers de Montréal, a à son tour soulevé la foule avec des explications détaillées sur les efforts déjà faits à travers les décennies pour assurer un financement adéquat des régimes de retraite : « Ces millions-là, jamais ils n’ont été déposés dans notre caisse de retraite comme prévu. Où est passé tout cet argent aujourd’hui? Dans la collusion! », s’est-il exclamé sous les applaudissements des gens présents.

La manifestation s’est terminée par une invitation à toute la population à une grande marche de la Coalition le 20 septembre prochain, au parc Lafontaine, dès midi. Retraités et actifs ont bien l’intention d’y être en grand nombre, accompagnés de leur famille : « Ce n’est que le début des hostilités! », a rappelé Jean Lapierre.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

«Des modifications fondamentales doivent être apportées au projet de loi 3»

Des représentants de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont lu ce midi une déclaration commune à l’intention du gouvernement libéral et de son projet de loi 3 sur les régimes de retraite municipaux. Cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, professionnels et employés de sociétés de transport à travers le Québec se sont mobilisés pour assister à cette lecture dans neuf villes du Québec et au bureau montréalais du premier ministre Philippe Couillard.

La déclaration, qui fut ensuite remise aux députés visités, rappelle que de nombreux travailleurs ont « renoncé à des augmentations salariales pour qu’en contrepartie, l’employeur accepte de contribuer à [leurs] régimes. » Il y est aussi précisé qu’« employeurs et syndiqués ont fait des choix historiques en exerçant le droit fondamental à la libre négociation que le gouvernement nie radicalement avec son projet de loi ».

« Le ministre Moreau a décidé de foncer dans le tas, sans aucun discernement, et de s’attaquer à tous les régimes de retraite, y compris aux nombreux régimes qui sont en bonne santé. C’est tout à fait excessif et injustifié », a plaidé le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger, en rappelant que le gouvernement prend soin de passer sous silence l’amélioration de la situation financière de plusieurs régimes.

Aux yeux des travailleurs, le projet de loi a été conçu «pour nous refuser cette retraite que nous avons honorablement construite. Voilà qui est terriblement injuste et inéquitable. C’est une rupture de contrat et nous prendrons tous les moyens appropriés pour que nos droits soient protégés», peut-on lire dans la déclaration. Avec ce projet de loi, le gouvernement « remet en question la qualité de vie de milliers de retraités et de futurs retraités. De la sorte, c’est à toutes les générations qu’il s’en prend. Du jamais vu », poursuit-on.

«Des solutions imaginatives existent pour régler les régimes en difficulté et nous voulons continuer à les mettre de l’avant. Contrairement à ce qui est véhiculé par certains élus, nous sommes ouverts à la négociation. Le projet de loi 3, dans sa forme actuelle, coupe toute possibilité d’en arriver à des règlements négociés dans l’avenir», a ajouté Denis Marcoux, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN.

La Coalition demande donc aux parlementaires de tout mettre en œuvre pour éviter de se rendre complices d’une si grande injustice et précise qu’un nombre grandissant de maires sont conscients que le projet de loi 3 va trop loin : eux aussi priorisent la négociation. «Les parlementaires doivent empêcher ce gâchis annoncé», conclut-on.

À propos de la coalition

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Hausse du salaire des députés – « Incohérent et inadmissible »

C’est avec consternation que les membres de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont pris connaissance hier matin de l’intention du premier ministre Couillard d’augmenter le salaire des députés de l’Assemblée nationale du Québec. « Dans le contexte où le gouvernement s’apprête à imposer des reculs majeurs à l’ensemble des employés municipaux, vouloir augmenter de 46 000 $ le salaire des élus est inadmissible », a déclaré Marc Ranger, porte-parole de la Coalition. « Il est de plus grossier de profiter des vacances estivales pour rendre publique cette information », ajoute-t-il.

Marc Ranger dénonce le double discours du gouvernement qui, d’un côté, demande des sacrifices aux employés du secteur public et de l’autre, accorde aux députés une augmentation de salaire injustifiée et disproportionnée. « C’est un affront direct aux retraités à qui le gouvernement impose une coupure de leur prestation de retraite. C’est un affront direct aux dizaines de milliers d’employés municipaux visés par le projet de loi 3 qui veut modifier rétroactivement leur régime de retraite », affirme M. Ranger.

De plus, la Coalition trouve insultant de voir que le premier ministre affirme qu’il faut adopter une approche globale pour l’ensemble des conditions de travail quand on parle de la rémunération des élus, alors qu’il n’en est pas question en ce qui concerne les employés municipaux : «Qu’on veuille saccager nos régimes de retraite sans même nous permettre de considérer la rémunération globale, c’est à n’y rien comprendre! Surtout que la négociation permet de revoir tous les aspects liés aux salaires en même temps, ce que le projet de loi 3 nous empêche de faire», précise M. Ranger.

La Coalition se questionne sérieusement sur ce double standard qui s’ajoute à l’affaire Bolduc, qui mettait au jour l’existence de primes mirobolantes aux médecins pour simplement faire leur travail : « Comment le premier ministre explique-t-il que les députés aient droit à des augmentations de salaire importantes pour compenser les modifications à leur régime de retraite, mais pas les employés municipaux ? », se questionne Marc Ranger. « Ce deux poids, deux mesures est inacceptable, en plus de prouver que le projet de loi 3 est improvisé et qu’il doit être retiré », conclut-il.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

La Coalition syndicale lance l’opération autocollants « On n’a rien volé »

Cette semaine, la Coalition syndicale pour la libre négociation lance graduellement l’opération autocollants dans une multitude de municipalités du Québec. Le coup d’envoi a été donné ce mardi soir à Montréal. Des autocollants « Libre négo » et « On n’a rien volé (nous) » font donc leur apparition dans les lieux de travail et sur différents véhicules à la grandeur du Québec. La Coalition a pris toutes les mesures pour s’assurer que les autocollants soient pleinement amovibles et n’endommagent en aucun cas les équipements publics.

La formule « On n’a rien volé (nous) » souligne que les conditions de travail des employés municipaux ont été négociées de bonne foi avec les municipalités et qu’il est inadmissible de présenter ces conditions comme étant illégitimes. « Nous avons vu à la commission Charbonneau ce que c’était que du vol. Le gouffre financier, il est là. Le scandale, il est là. Nous déplorons que l’UMQ et certains maires fassent diversion en attaquant les conditions de travail des employés municipaux », a expliqué Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Les employés municipaux n’ont rien volé, ils ont négocié de bonne foi. Le projet de loi 3 change les règles du jeu rétroactivement et empêche de trouver des solutions imaginatives pour l’avenir, a souligné Marc Ranger. C’est une attaque en règle contre les employés municipaux qui survient au moment même où il faut valoriser l’expertise interne des villes et municipalités pour faire rempart à la collusion. »

« Certaines villes tentent de nous faire payer leurs propres incapacités de gestion. Elles demandent davantage de pouvoirs au gouvernement mais sont incapables d’user de ceux dont elles disposent déjà pour négocier en toute honnêteté avec leurs employés », a ajouté Marc Ranger. Il rappelle que le saccage des relations de travail par le projet de loi 3 est une réponse démesurée à une situation largement conjoncturelle et pas nécessairement structurelle. En effet, les déficits des régimes de retraite des municipalités fondent sous l’effet conjugué des bons rendements financiers et des concessions consenties volontairement par les employés.

La Coalition déplore également que le projet de loi 3 dévaste la rémunération globale des employés qui ont fait des compromis salariaux au bénéfice d’un meilleur régime de retraite. Le projet de loi impose uniformément des contraintes radicales à 170 régimes de retraite différents.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose fermement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 17 juin dernier, des milliers d’employés municipaux ont participé à des manifestations d’une quinzaine de minutes dans plus de 50 municipalités du Québec. Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

La Coalition syndicale condamne un projet de loi excessif et complètement biaisé

La Coalition syndicale pour la libre négociation a réagi avec colère aujourd’hui au dépôt du projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Selon le regroupement de la quasi-totalité des employés municipaux du Québec, le projet de loi réduirait de façon importante les revenus des retraité-es présents et futurs, en plus de bafouer le principe de la libre négociation « de multiples façons ».

Les pires craintes de la Coalition se concrétisent, que ce soit en termes de rétroactivité des modifications, de plafonnement forcé des cotisations des employeurs, de décret du partage des coûts, d’interdiction de l’indexation automatique des prestations, de restructuration forcée de régimes en bonne santé, etc.

« Nous avons devant nous un projet de loi excessif et complètement biaisé. C’est le pire scénario de loi-bulldozer, de « mur-à-mur » et de cadre rigide. Il ne reflète aucunement les discussions que nous avons eues avec le ministre Moreau. Il parle du projet de loi comme d’une « incitation à la négociation » alors qu’il s’agit clairement d’une incitation à la confrontation », déplore Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« C’est un jour sombre pour les relations de travail dans le monde municipal du Québec. Le gouvernement obéit aveuglément à ceux qui dramatisent la situation et pellettent sur l’Assemblée nationale des problèmes qui doivent se régler par la négociation dans les municipalités. Difficile d’avoir la main plus lourde et d’être plus coercitif », lance Marc Ranger.

La Coalition entend redoubler d’ardeur d’ici la fin de l’année 2014 pour mobiliser les employés municipaux et faire entendre finalement raison au gouvernement du Québec. « Nous sommes loin d’avoir dit notre dernier mot. Nos membres refusent d’être traités comme des boucs émissaires par des politiciens alarmistes qui bénéficient de régimes de retraite extraordinairement plus avantageux que les leurs », a conclu Marc Ranger.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employé-es municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose fermement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle loi imposant des résultats « mur-à-mur » et bloquant la libre négociation.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Une attaque frontale contre les travailleurs

Un plafond à 18 %, c’est non

« Nous sommes estomaqués devant cette attaque sans précédent aux droits à la libre-négociation et à la rémunération des travailleuses et travailleurs par l’imposition d’un plafond à 18 % sur la valeur des régimes de retraite, a d’abord déclaré Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Le gouvernement choisit de taper sur les employé-es municipaux et de les brimer dans leurs choix de négociations, c’est odieux. »

Pour Francine Lévesque, il s’agit d’un choix purement idéologique qui n’est nullement lié à la santé financière des régimes. « Le gouvernement veut couper la rémunération future des employé-es municipaux. Il engage des reculs historiques que nous ne pouvons d’aucune façon cautionner et que nous condamnons vertement », a-t-elle renchérit.

Capitalisation et partage des coûts et des déficits

La CSN n’a jamais refusé de se pencher sur les difficultés dans les régimes de retraite et de tenter de trouver des solutions. Or, les mesures proposées par le gouvernement, qui engagent tous les régimes sans considérer s’ils sont déficitaires ou pas, sont tout simplement inadmissibles. La capitalisation des régimes à 100 % est également inacceptable, et ce, même si l’effort demandé est partagé entre les employés et la ville. À cet effet, les villes disposent d’une période de 15 ans pour donner leur contribution, alors que les employés municipaux doivent procéder dans l’année qui suit. Cette approche du deux poids, deux mesures est complètement injustifiable, estime la CSN. Le partage mur à mur des coûts et des déficits futurs à 50-50 ainsi que du service courant est tout aussi inacceptable, car il vient nier toute la négociation passée et la structure salariale des employés municipaux.

« La restructuration doit passer par la négociation, qui a donné lieu à des ententes dans plusieurs villes et à laquelle il faut accorder toutes les chances de réussir. Le gouvernement choisit le chemin inverse. Il va nous entendre en commission parlementaire, c’est le moins qu’on puisse dire », a ajouté Francine Lévesque.

Respecter les retraités

Le président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux, condamne lui aussi le gouvernement, qui choisit de modifier les règles du jeu en remettant notamment en cause la qualité de vie des retraités et en reniant des décisions prises de bonne foi, en fonction d’un cadre qui était admis par tous. « Nous nous élevons contre l’ensemble du projet de loi. Les retraités ont droit de voir les promesses qui leur ont été faites honorées. Les villes doivent respecter leurs engagements envers eux et garantir les rentes et leur indexation, comme il a été convenu lorsque les ententes ont été négociées. Il s’agit d’une question de crédibilité et de confiance des travailleurs envers le processus de négociation de leur régime de retraite », a-t-il fait valoir.

Il conclut : « Nous ne nous aplatirons pas devant cette attaque frontale : il est clair que la mobilisation va se poursuivre et s’accentuer. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Coalition syndicale se manifeste aux assises de l’UMQ

Ce jeudi matin, plus de 250 membres de l’Outaouais de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont manifesté à l’ouverture des assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Ils demandent aux élus municipaux du Québec de régler les défis des régimes de retraite par la négociation, sans attendre l’adoption éventuelle d’une loi à l’Assemblée nationale. Rassemblés devant le Centre des congrès du Hilton Lac-Leamy, ils ont clamé haut et fort qu’une telle « loi-bulldozer » sur les régimes de retraite serait nuisible, notamment si elle touche aux déficits passés et aux revenus des retraités.

« Nous sommes particulièrement choqués des signaux lancés par quelques maires et le gouvernement sur la question des déficits passés. Revenir sur le passé, c’est une attaque frontale contre les retraités, c’est renier les signatures et les ententes, c’est changer les règles du jeu rétroactivement », a martelé Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Les employés municipaux n’accepteront pas un tel carcan. Les efforts supplémentaires qu’ils acceptent de faire dans de multiples ententes donnent de l’oxygène aux régimes, de même que les très bons rendements des dernières années », a rappelé Marc Ranger.

Les dirigeants de la Coalition participent aux assises de l’UMQ le jeudi 22 et le vendredi 23 mai pour discuter avec les maires de l’importance de miser sur la négociation pour trouver rapidement des solutions innovatrices et sur mesure.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employés municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose catégoriquement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 21 mai, plus de 12 000 membres de la Coalition ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Le 24 avril, plus de 2500 d’entre eux ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal. Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle « loi-bulldozer » imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Plus de 10 000 manifestants devant l’Assemblée nationale

Ce mercredi, plus de 10 000 membres de la Coalition syndicale pour la libre négociation ont manifesté devant l’Assemblée nationale. Ils ont clamé que « la négociation, ça marche » et qu’ils souhaitent « la négociation, pas la confrontation! » Leur but est de convaincre le gouvernement du Québec de protéger le processus de négociation dans le dossier des régimes de retraite des employés municipaux. Ces cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, professionnels et employés de sociétés de transport soulignent que leurs syndicats font leurs devoirs et que la négociation donne des résultats probants.

« Les membres de la Coalition se sont déplacés en très grand nombre de partout au Québec pour lancer un message très clair au premier ministre Couillard et au ministre Moreau : laissez-nous négocier, nous livrons la marchandise, nous trouvons des solutions sur mesure. Un carcan législatif, que ce soit sur le service passé ou encore sur le partage de déficits passés et futurs, fausserait les négociations et nuirait aux relations de travail », a souligné Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Les syndicats du monde municipal sont extrêmement actifs et responsables dans le dossier des régimes de retraite. Ils en font la preuve toutes les semaines. Par exemple, pas plus tard que samedi dernier, les cols bleus de la Ville de Québec ont consenti à des efforts importants pour solidifier leur régime. Il n’y a aucun besoin de sortir un bulldozer législatif puisque la négociation porte fruit, même avec la Ville de Québec! », de mentionner Marc Ranger.

Lancée le 20 mars dernier sur le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport. Elle représente la quasi-totalité des employé-es municipaux syndiqués du Québec. Elle s’oppose catégoriquement à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation dans le dossier des régimes de retraite.

Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle « loi-bulldozer » imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation. Le 24 avril, plus de 2500 membres de la Coalition ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

La Coalition syndicale a fait part de ses inquiétudes au ministre Moreau

Au terme de deux journées de réunions distinctes entre ses membres et le ministre des Affaires municipales, la Coalition syndicale pour la libre négociation a dressé son bilan. Ce regroupement de plus de 65 000 employés municipaux et de sociétés de transport redoute la portée d’un éventuel projet de loi sur les régimes de retraite, qu’il estime inutile. Ses représentants s’inquiètent d’entraves au processus éprouvé de libre négociation. Ils s’objectent particulièrement à ce qu’un projet de loi remette en question les droits des retraités, le service passé, les déficits passés et impose un partage des coûts à 50-50.

« Les rencontres ont été cordiales. L’écoute et le dialogue étaient au rendez-vous. Mais nous sommes déçus de la perspective d’un projet de loi et très soucieux de ce qu’il pourrait contenir. Les syndicats font déjà tout ce qu’il faut pour stabiliser les régimes. La négociation, ça fonctionne : pas plus tard que la semaine dernière, une entente est intervenue pour le régime de retraite des cols bleus de Québec », a souligné Marc Ranger, porte-parole de la Coalition.

« Un projet de loi imposant un carcan sur le service passé serait désastreux. En revenant sur les ententes passées, on fausserait la crédibilité et la dynamique des négociations futures. Chaque groupe et chaque régime trouvent ses solutions propres, pas besoin de ‘mur à mur’. De toute manière, le rendement moyen de nos régimes de retraite dans les municipalités du Québec a été de 16,43 % en 2013. Il n’y a pas lieu de paniquer et de sortir le bulldozer », selon Marc Ranger.

Puisque le ministre Pierre Moreau a accepté de rencontrer les représentants de l’Union des municipalités du Québec au sujet des régimes de retraite, les représentants de la Coalition se préparent eux aussi à rencontrer le ministre au cours des prochaines semaines, cette fois-ci ensemble et non séparément.

La Coalition a aussi rappelé qu’elle tiendra une grande manifestation devant l’Assemblée nationale le mercredi 21 mai prochain. Plusieurs milliers de travailleurs seront au rendez-vous : cols blancs, cols bleus, policiers, pompiers, employés de sociétés de transport, etc.

Après avoir annoncé dimanche dernier que la FEESP-CSN joint ses rangs, la Coalition a profité du point de presse pour souligner l’adhésion de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA). Jean Gagnon, président de la FISA et du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec, était présent.

Lancée le 20 mars dernier sous le thème « La négociation, pas la confrontation! », la Coalition regroupe au total plus de 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers et employés de sociétés de transport. Son but est d’intervenir en tant que partie incontournable dans le débat sur l’avenir des régimes de retraite. Elle réplique aux attaques inconsidérées de certains élus et s’oppose à tout projet de loi qui compromettrait le droit fondamental à la libre négociation.

Le 15 avril dernier au Palais des congrès de Montréal, plus de 1000 délégués des différentes organisations syndicales se sont réunis. Ils ont adopté à l’unanimité une résolution d’opposition à une éventuelle loi bulldozer imposant des résultats « mur à mur » et bloquant la libre négociation. Le 24 avril, plus de 2500 membres de la Coalition ont manifesté devant le siège social de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) à Montréal.

La Coalition est composée du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et de son Conseil provincial du secteur municipal de même que de son Secteur du transport terrestre, de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec, de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, de l’Association des pompiers de Montréal, du Regroupement des associations de pompiers du Québec ainsi que du Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ.

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ) Conseil provincial du secteur municipal Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA) Fédération des policiers et policières municipaux du Québec Fraternité des policiers et policières de Montréal Association des pompiers de Montréal Regroupement des associations de pompiers du Québec Syndicat des pompiers et pompières du Québec – FTQ

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